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23 Nov 2006

[ 109 : 21 Nov 2006]  
Pour plusieurs raisons : La réconciliation s’impose entre le CAR, la CDPA et l’UFC

Si le commun des togolais se plait à appeler l’UFC, la CDPA et le CAR, l’opposition traditionnelle, ce c’est pas du hasard. Et le togolais sait reconnaître le vrai du faux. D’ailleurs cette appellation a dépassé les frontières du pays pour s’imposer dans la communauté internationale des leaders avisés de la politique togolaise. Même à Bruxelles on n’avait plus souvent besoin de nommer ces trois partis lorsque « l’opposition traditionnelle » est désignée.

            Ils étaient cinq jusqu’au moment où la CPP de l’Administrateur Edem Kodjo et le PDR du maître des adages du terroir Zarifou Ayeva ont choisi de retourner leurs vestes contre le peuple togolais. D’abord le Roi Kodjovi Kodjo, au lendemain des premières élections législatives pluralistes de 1994, quand il avait préféré vendre la tête de son compagnon de lutte, le Bélier Noir, et par là l’espoir de tout un peuple. Il a simplement chipé la primature à Me Agboyibo en se ralliant sans vergogne à son ancien parti le RPT oppresseur du peuple Togolais. Et depuis ce dernier ne l’a jamais pardonné. Il a fini par discréditer et enterrer son parti et sa personne quand pour la deuxième fois comme un voleur qui revient toujours sur son lieu du forfait, arrache encore sans honte la primature à Agboyibo en 2005 après les élections présidentielles meurtrières.

            Ensuite Zarifou Ayeva, par ses multiples prises de position contre la volonté du peuple en affichant clairement depuis un certain temps son ralliement à la cause obscure du RPT a perdu la confiance du peuple togolais. Ces deux fils du pays sont depuis considérés comme ennemis de la démocratie et amis du RPT.

            L’opposition traditionnelle contre vents et marées a réussi à garder dans leurs diversités la même volonté de sortir le peuple togolais de la dictature, de la misère et de l’oppression. Et ça, le togolais ne s’est jamais trompé là dessus. Il a, à chaque fois, renouvelée sa confiance au CAR, à la CDPA et à l’UFC.

            L’UFC pour sa part, et ce n’est pas sans l’aide des deux autres, en sait quelque chose lorsque ce parti a été plébiscité lors des différentes élections présidentielles de 1998, 2002, et 2005.

            En effet le CAR, la CDPA et l’UFC doivent comprendre et c’est à plusieurs reprises que le peuple togolais l’a démontré, que chaque fois qu’ils se mettent ensemble, la mobilisation est totale sur toute l’étendue et le RPT tremble toujours.

            Le Togolais comprend très bien que de temps en temps, pour un mot de trop placé ici ou là, pour un désaccord persistant sur une ou deux questions pertinentes, il y ait désunion entre les leaders de ses partis conduisant à un éclatement qui très souvent est éphémère. Mieux, même dans cet état, la volonté de ces trois partis de démocratiser, de libérer et de rechercher le bonheur du peuple tout entier reste inébranlable dans la politique de chacun. Un démon a encore surgi au sein de l’opposition démocratique au lendemain des élections très contestées et très meurtrières du 24 avril 2005. Oui ! C’est un démon et seules les forces du mal et ennemi du peuple cherchent à diviser l’opposition pour régner. Au sein de cette opposition et du peuple togolais, tout le monde sait qui est qui et qui peut faire quoi.

Le CAR est une Référence

            Depuis le début de la démocratisation du Togo, la Terre de nos Aïeux, le CAR de Me Agboyibo a joué un très important rôle et même de premier plan. Me Agboyibo a toujours incarné, à travers son parti la volonté du peuple togolais. Ce leader aussi charismatique que d’autres de l’opposition, a souvent risqué sa vie et sa réputation en faisant respecter la volonté de son peuple. Il en est très souvent récompensé lors des déclarations, manifestations, distinctions, élections etc.

            Mais le CAR vient de briser un tabou qui interdit que l’un des trois chouchous du peuple prenne la place présumée de l’autre. Le Roi Kodjovi Edem Kodjo l’a fait et le peuple l’a mis là où il est aujourd’hui. Même si après la nomination de Me Agboyibo Ayawovi devenu Madji (je ne voulais pas). Le peuple n’a pas trop désapprouvé et attend plutôt de voir, cette place était sensée être réservée à l’UFC de Gilchrist Olympio. Oh ! Oui certain me diront sur quelle base. Alors c’était sur quelle base on supposait que Edem Kodjo a usurpé la place de Agboyibo au lendemain des élections du 24 Avril 2005 ? Une logique, ça s’impose ; une logique ne se décrète pas. En acceptant ce poste Me Agboyibo devait en retour faire tout pour que l’UFC le « pardonne » en rentrant dans son gouvernement.

            A la vitesse à laquelle ce gouvernement a été formé tout porte à croire que le CAR n’avait levé aucun doigt pour plaider l’entrée impérative de l’UFC dans celui-ci. Et c’est dommage. C’est vrai que Gilchrist Olympio a des fois blessé plus d’un Togolais par ses déclarations spectaculaires. Mais en bon démocrate et nationaliste, et personne ne peut le lui refuser, Me Agboyibo ne devait pas le condamner sans jugement. Et le jugement c’est le peuple qui le rend.

L’UFC reste le parti le plus populaire

            Quoi qu’on dise l’Union des Forces de Changement est et reste le parti le plus populaire au sein de toute l’opposition quelle qu’elle soit, même réunie (s’il est permis d’exagérer). Les différentes manifestations populaires, les élections présidentielles de 1998 2002 et 2005, les résultats des différents sondages au sein de la population togolaise du nord au sud ont largement démontré la popularité de ce parti nationaliste.

            Certains propos très radicaux du leader charismatique Gilchrist Olympio à certains moments délicats de la vie politique sont dès fois à tort ou à raison considérés par ses compagnons comme déplacé et non réconciliant s mais très souvent aussi et à la longue le peuple se met à l’évidence des réalités exprimées par l’UFC plus tôt lorsque c’est déjà trop tard. C’est sûrement ce qui fait la force et la popularité de ce parti.

            Pour ne pas avoir participé à la formation du Gouvernement d’Union de Me Agboyibo pour des raisons qui leur sont propres et que les autres ne comprennent pas toujours, l’UFC a été isolée non seulement par le système RPT qu’elle combat mais aussi par ses vieux compagnons de lutte, le CAR et la CDPA. Au début le peuple aussi l’avait critiquée mais aujourd’hui nombreux sont ceux qui donnent raison à l’UFC et lui renouvelle leur confiance.

            Néanmoins cette popularité ne doit pas aveugler le parti de Gilchrist jusqu’au point de négliger les autres notamment le CAR et la CDPA.

La CDPA doit jouer son rôle de médiateur

            La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) du Pr. Léopold Gnininvi doit une bonne partie de son estime à l’UFC. On se souvient en 2002, lors des campagnes présidentielles lorsque ce parti d’intellectuels a compris le jeu du partage des forces sur le terrain et a préféré donner sa voix au candidat de l’UFC. Tout le Togo avait applaudi. La CDPA qui était alors presque réduite à son bureau et à quelques partisans irréductibles a repris de l’ampleur grâce à l’estime et à la louange que les partisans de l’UFC ont bien voulu lui accorder à juste titre. Il était alors considéré comme le parti médiateur des trois poids lourds de la vie démocratique du Togo. Personne ne semble reprocher à la CDPA son entrée dans le gouvernement Agboyibo. C’est que le Togolais n’a jamais douté des actes que ce parti pose et lui accorde toujours sa confiance. Ce qui reste à faire pour le Professeur et que le peuple lui reconnaîtra pour toujours, est de jouer son rôle de médiateur et de réconciliateur entre les trois partis de l’opposition démocratique.

La réconciliation s’impose entre le CAR, la CDPA et l’UFC

            La coalition entre les trois partis à déjà fait ses preuves durant toute l’histoire de démocratisation du Togo, surtout lors des élections du 24 avril 2005, après la mort du Général dictateur Etienne Gnassingbé Eyadema. L’Accord Politique Global du 20 août dernier entre tous les acteurs de la vie politique du Togo a lancé les bases d’une réelle démocratisation de la Terre de nos Aïeux. Mais une réalité crève les yeux. Il faut être ensemble du côté de l’opposition pour terrasser une fois pour de bon le système RPT. Ce parti fidèle à sa politique de « diviser pour régner » ne rate jamais les occasions pour dresser les uns contre les autres. Le Père défunt a usé de la même politique, le Fils héritier fait de même.

            L’opposition démocratique doit gagner les prochaines élections législatives, seule voix possible pour concrétiser l’air démocratique et de renouveau qui souffle actuellement sur le Togo. Les élections doivent être gagnées à plus des ¾ des voix. Ce qui permettra d’enclencher sans souci l’installation et la normalisation des grandes institutions démocratiques du pays.

            Pour ce faire le « médiateur » Pr. Léopold Gnininvi doit faire appel aux hommes religieux intègres, aux responsables des sociétés civiles dignes de ce nom pour l’aider.

D’autres partis émergents doivent être associées

            A l’exemple du PRR de Nicolas Lawson et de l’Alliance de Dahuku Péré, certains partis jeunes ont fait et continuent de faire leurs preuves de partis démocratiques soucieux du bonheur du peuple Togolais. Surtout le PRR de Nicolas Lawson doit être intégré et associé à cette nouvelle coalition des partis démocratiques. La réconciliation s’impose. Le peuple togolais n’attend que ça pour retrouver le chemin des urnes et achever le système RPT sur son autel.

Sani Vich

Faure rentre de Bruxelles avec 40 millions d’Euro : Des barons aiguisent déjà leur appétit glouton en mijotant dans l’ombre des projets bidon

Les journées Européennes tenues du 13 au 15 Novembre dernier a connu la participation du Président Togolais Faure E. Gnassingbé. Ce dernier a mis à profit ce voyage pour une énième rencontre avec les responsables de l’Union Européenne pour encore une fois plaider la cause du Togo. Au terminus on signale qu’il aurait réussi à obtenir le déblocage du reliquat du 7ème et du 9ème FED soit environ 40 millions d’Euros. Voilà le paquet d’argent dont parlait le commissaire Louis Michel lors d’une de ses visites dans notre pays.

Selon des indiscrétions on révèle que certains barons du vieux système aiguiseraient déjà leurs appétits gloutons en mijotant des projets bidons pour le développement de leur préfecture d’origine. Ces projets qui font objet d’assainissement, de constructions de centres de Santé, d’adductions d’eau, de construction d’Ecoles équipées de bibliothèques etc.… doivent bientôt être soumis au Président de la République. Une source proche des milieux féminins que fréquentent ces barons indique que bientôt avec le déblocage des fonds leurs préfecture seront l’une des meilleures du pays car un baron avait circulé dans les cases rondes pour dire aux populations que leur situation précaire est due à la rupture de la coopération avec l’UE. Tout cela entre en pré-campagne de ce baron pour amadouer les populations à voter massivement pour son protégé lors des prochaines législatives prévues pour juin 2007. Des discours de ce genre on l’a écouté, des comportements de mépris envers les populations on en a vu. Ces barons qui ont réussi à foutre du bordel dans la politique de Feu Eyadema continuent de le faire avec Faure. Dans l’ombre ils sont les premiers à jubiler pour le déblocage du reliquat du 9ème FED. Sûrement qu’ils feront valoir leur puissance sur Faure surtout que le congrès du RPT est prévu pour les 15 et 16 Décembre prochain. Ce jour-là beaucoup de choses seront dites, beaucoup de décisions seront prises. Déjà une lutte dans l’ombre s’est engagée pour la succession de M. Dramani qui selon des indiscrétions serait tenté par les législatives et que pour cette raison il pense se débarrasser de l’encombrant fauteuil du SG du RPT.

            Plusieurs barons iront vers les populations avec des projets mirobolants mais qui ne sont que des feux de paille. Ils ont fait leur temps avec feu Eyadema, ils doivent être mis à la touche, ils n’ont plus rien à offrir aux populations. Qu’on laisse les jeunes prendre la relève comme on aime tant le chanter.

Agni

 
 
 

 

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