|
Le vendredi 13 octobre dernier, le nouveau ministre
de la santé était en visite au CHU-Tokoin de Lomé.
Il s’agissait pour lui de voir les conditions de
travail et difficultés auxquelles sont confrontés
les départements dont-il a la charge. Après avoir
touché du doigt les problèmes qui minent le
CHU-TOKOIN et qui empêchent son bon fonctionnement,
ceci à travers les explications du personnel
administratif et des médecins, il a pour sa part
placé son mot. Tel qu’on le connaît de par ses
propos suffisants, il n’a pas manqué de leur cracher
la vérité au visage : les malades sont mécontents
des services du CHU Tokoin. Là-dessus, le ministre AGBA à sa raison. Les patients meurent à
cause des mauvaises dispositions qui y sont prises.
En exemple nous citerons ceci : pour une césarienne,
si le mari ou la famille ne dépose pas
80.000 F pour frais de quittance et de séjour à la
Réanimation, la femme enceinte peut mourir, tant
pis ; si un accidenté est acheminé vers ce service,
même si c’est les sapeurs pompiers ou l’ambulance
qui l’y ont conduit, il peut perdre du sang à
mourir, si sa famille ne vient pas payer les bons
d’admission et de soins, c’est sous les yeux des
médecins qu’il mourra et non entre leurs mains.
Aujourd’hui, les patients qui auraient pu être
sauvés meurent parce qu’ils ne sont suivis que par
des élèves médecins, étudiants à la faculté de
médecine à l’Université de Lomé, les médecins mêmes
sont introuvables. La question reste, ces docteurs
et professeurs en médecine ont été formés et engagés
par l’Etat pour les hôpitaux ou plutôt ont-ils été
formés pour leurs cliniques privées ? Chaque jour
ouvrable, les patients doivent attendre quelque soit
leur état sur les morceaux de bancs et surtout par
terre dans les couloirs du CHU-Tokoin parfois
jusqu’à 10 h 30’ parce que les médecins sont en
réunion. Aussi, dès leur retour, ils repartent parce
qu’ils ont à dispenser un cours à 10 h. Quelle
situation déplorable ? Quelle inconscience
professionnelle ? Ces messieurs ont-ils un état
d’âme ? Quel sermon d’hypocrate ont-ils prêté ? A
vouloir relever les tares liées au fonctionnement de
cette institution nous risquons d’écrire des livres,
alors on passe.
Pour un observateur, cela va changer à présent ;
pour lui, les médecins faisaient à leur tête parce
qu’ils n’entendaient pas recevoir les ordres d’une
petite assistante sociale qui se prend pour une
donneuse de leçons. Donc, à l’en croire les médecins
reviendront à de meilleurs sentiments parce que
désormais c’est un professeur qui les dirigera. Mais
nous, notre inquiétude subsiste car ce vétérinaire
de formation est passé être maître dans l’arrogance
dans ces propos et nous l’avons dit les médecins
togolais sont des orgueilleux, ils n’aiment pas
recevoir de leçons et pire qu’on leur parle d’un ton
hautain comme notre ministre vient de le faire le
vendredi pour son bal d’entrée. Aussi, nous nous
posons cette question : qu’est-ce que ce monsieur
peut-il apporter au ministère de la santé puisque
sous Eyadema, il y a séjourné déjà mais pour quel
résultat ? En outre, à l’observer, il ne laisse
après lui que des problèmes puisqu’à la santé comme
à l’enseignement supérieur c’était la même chose. Si
le rang de ministre d’Etat devait changer la
personne, durant un an au cabinet du ministère de
l’agriculture, il devait faire mieux, ironie du
sort, il a plutôt laissé les pauvres paysans dans un
état piteux avec l’augmentation vertigineuse du prix
des intrants sans mesure d’accompagnement. Au vu de
ce qui précède, le ministre AGBA n’est pas bien
placé pour donner des leçons aux médecins du
CHU-Tokoin même si ceux-ci doivent mieux faire…
|
|
Un Pasteur abuse de la fille d’un ancien ministre et lui propose
l’avortement
La prolifération des Eglises dans notre pays
continue de faire sur son parcours plusieurs
victimes chaque jour que Dieu fait. L’histoire que
vous allez lire s’était déroulée il y a juste une
semaine dans le quartier Hédzranawoé dans une église
dont nous taisons volontiers le nom. Dans cette
Eglise une demoiselle s’est faite avoir par un
pasteur qui, voulant satisfaire les pulsions de sa
libido, a abusé de sa naïveté. Pour la petite
histoire sachez qu’il nous a été raconté que le
pasteur A.Z était employé dans une société de la
place où il occupait la fonction de comptable
Mécanographe avec son CAP obtenu dans les années
85-86 au Lycée Technique de Lomé (ex Lycée d’Adjidogomé).
Selon des indiscrétions, il aurait détourné une
forte somme à son patron par des falsifications de
documents comptables et autres surcharges des
factures. Pris en flagrant délit son patron l’a jeté
en prison. Il y a passé 2 bonnes années avant de
recouvrer la liberté suite à une remise de peine du
chef de l’Etat. A sa sortie de prison, il prit le
chemin de l’exil et atterri plus précisément au
Nigeria. On ne sait plus le nombre d’années qu’il y
a passé encore moins ses études théologiques
accomplies. Seulement, le voilà qui débarque au Togo
avec le titre ronflant de Pasteur et érige une
Eglise dans la banlieue de Hédzranawoé. Au départ,
il n’avait pas assez de fidèles mais comme Dieu aide
souvent ceux qui l’invoquent, il se fait une
personnalité à travers des guérisons miraculeuses et
autres désenvoûtements. Ce qui lui avait
considérablement augmenté de fidèles surtout parmi
la gente féminine en souffrance. On raconte qu’il
lui arrive souvent de régler entre les couples les
litiges conjugaux, et il lui arrive d’unir les
couples en divorce ou en état de divorcer. Mais la
tentation a eu raison de ce pasteur à la vue de
Sabine qui lui a été introduite par une de ses
fidèles. Rappelons que Sabine se trouve être la
fille d’un ancien ministre sous le règne de feu
Eyadema. C’est une fille dont la vie sentimentale
n’a pas du tout été rose malgré la position de son
père qui l’aurait eu à la suite d’un deuxième
mariage illégitime clandestin. La fille Sabine est
rentrée dans les bonnes grâces de notre fameux
Pasteur qui lui proposa des séances nocturnes de
prières en vue d’obtenir sa délivrance des mains de
satan et autres mauvais esprits. Les séances
devenaient fréquentes et se terminaient tard dans la
nuit. Ce qui devait arriver arriva et notre pasteur
se mit à découvrir le fruit fendu de Sabine. Il en a
pris goût et à chaque séance ils finissaient la
soirée là où vous imaginez. Notons qu’entre temps le
pasteur aussi dribblait sa femme et se jetait à
corps dévolu sur la jeune fille Sabine celle-là
qu’il devait désenvoûter. Plus tard elle se rend
compte de l’arrêt de ses menstruations qui sont les
conséquences des œuvres pastorales. Elle va informer
notre fameux pasteur qui sans détour, sans craindre
Dieu lui proposa l’avortement. Devant le refus de
Sabine qui menace de nuire au pasteur en jouant sur
ses relations et celles de son Père, l’homme de
Dieu ne sait plus où mettre la tête. Il a peur des
réactions de sa femme légitime à la maison avec qui
il a eu 2 enfants et Sabine bien connue de sa femme
comme étant une fidèle bien assidue dans l’Eglise de
son époux. L’affaire suit son cours actuellement au
sein de l’Eglise et nous ne manquerons pas de vous
informer de son évolution à travers le temps et
l’espace. Voilà ce que font les pasteurs dans les
Eglises créées ça et là dans plusieurs quartiers de
Lomé.
Nous y reviendrons.
La Rédaction |
|
Un baron surpris en flagrant délit de mensonge par
Faure
Le 30 août dernier, le RPT célébrait l’anniversaire
qui l’a porté sur les fonds baptismaux dans les
monts de Kloto. A cette occasion toutes les sections
du parti de Lomé à Dapaong étaient représentées à
cette manifestation. Du simple militant aux membres
du gouvernement en passant par les barons les plus
rompus tous avaient effectué le déplacement de
Kpalimé berceau de leur parti. A la fin un déjeuner
leur a été offert dans le triste et abandonné Hôtel
du 30 Août. Des informations en provenance de
Kpalimé font état de ce que le déjeuner aurait coûté
une somme de 6 millions de F CFA. Ce qui aurait été
immédiatement réglé sur ordre du Président Faure.
De retour à Lomé un baron impliqué dans
le comité d’organisation approcha gaillardement le
Président Faure et sans honte lui présente une
facture de 12 millions. Surpris le Président aurait
laissé entendre au baron que la facture s’élevait
plutôt à 6 millions de F CFA et qu’il a d’ailleurs
donné les instructions pour qu’elle soit réglée.
Comme quoi le Président ignore d’où il sort une
facture de 12 millions.
Face à ces révélations du Président de
la République, notre baron s’est jeté dans des
calculs abracadabrants qui étaient loin de
convaincre son chef qui prit congé de lui. Ainsi le
Président Faure est en train de découvrir les
manœuvres pratiquées par les barons pour voler et
piller son feu Père par des surfacturations
énormes. S’il pouvait se débarrasser des services de
ces barons indélicats, cela ferait du bien à lui et
à tout le Togo.
AGNI |