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26 Oct 2006

[ 105 :12 Oct 2006]  
Entretien entre le ministre AGBA et les personnels du CHU-Tokoin de Lomé La population est très révoltée contre vos prestations de service… Les paysans ont-ils contents de son séjour au ministère de l’agriculture ?

Le vendredi 13 octobre dernier, le nouveau ministre de la santé était en visite au CHU-Tokoin de Lomé. Il s’agissait pour lui de voir les conditions de travail et difficultés auxquelles sont confrontés les départements dont-il a la charge. Après avoir touché du doigt les problèmes qui minent le CHU-TOKOIN et qui empêchent son bon fonctionnement, ceci à travers les explications du personnel administratif et des médecins, il a pour sa part placé son mot. Tel qu’on le connaît de par ses propos suffisants, il n’a pas manqué de leur cracher la vérité au visage : les malades sont mécontents des services du CHU Tokoin. Là-dessus, le ministre AGBA à sa raison. Les patients meurent à cause des mauvaises dispositions qui y sont prises. En exemple nous citerons ceci : pour une césarienne, si le mari ou la famille ne dépose pas 80.000 F pour frais de quittance et de séjour à la Réanimation, la femme enceinte peut mourir, tant pis ; si un accidenté est acheminé vers ce service, même si c’est les sapeurs pompiers ou l’ambulance qui l’y ont conduit, il peut perdre du sang à mourir, si sa famille ne vient pas payer les bons d’admission et de soins, c’est sous les yeux des médecins qu’il mourra et non entre leurs mains. Aujourd’hui, les patients qui auraient pu être sauvés meurent parce qu’ils ne sont suivis que par des élèves médecins, étudiants à la faculté de médecine à l’Université de Lomé, les médecins mêmes sont introuvables. La question reste, ces docteurs et professeurs en médecine ont été formés et engagés par l’Etat pour les hôpitaux ou plutôt ont-ils été formés pour leurs cliniques privées ? Chaque jour ouvrable, les patients doivent attendre quelque soit leur état sur les morceaux de bancs et surtout par terre dans les couloirs du CHU-Tokoin parfois jusqu’à 10 h 30’ parce que les médecins sont en réunion. Aussi, dès leur retour, ils repartent parce qu’ils ont à dispenser un cours à 10 h. Quelle situation déplorable ? Quelle inconscience professionnelle ? Ces messieurs ont-ils un état d’âme ? Quel sermon d’hypocrate ont-ils prêté ? A vouloir relever les tares liées au fonctionnement de cette institution nous risquons d’écrire des livres, alors on passe. 

Pour un observateur, cela va changer à présent ; pour lui, les médecins faisaient à leur tête parce qu’ils n’entendaient pas recevoir les ordres d’une petite assistante sociale qui se prend pour une donneuse de leçons. Donc, à l’en croire les médecins reviendront à de meilleurs sentiments parce que désormais c’est un professeur qui les dirigera. Mais nous, notre inquiétude subsiste car ce vétérinaire de formation est passé être maître dans l’arrogance dans ces propos et nous l’avons dit les médecins togolais sont des orgueilleux, ils n’aiment pas recevoir de leçons et pire qu’on leur parle d’un ton hautain comme notre ministre vient de le faire le vendredi pour son bal d’entrée. Aussi, nous nous posons cette question : qu’est-ce que ce monsieur peut-il apporter au ministère de la santé puisque sous Eyadema, il y a séjourné déjà mais pour quel résultat ? En outre, à l’observer, il ne laisse après lui que des problèmes puisqu’à la santé comme à l’enseignement supérieur c’était la même chose. Si le rang de ministre d’Etat devait changer la personne, durant un an au cabinet du ministère de l’agriculture, il devait faire mieux, ironie du sort, il a plutôt laissé les pauvres paysans dans un état piteux avec l’augmentation vertigineuse du prix des intrants sans mesure d’accompagnement. Au vu de ce qui précède, le ministre AGBA n’est pas bien placé pour donner des leçons aux médecins du CHU-Tokoin même si ceux-ci doivent mieux faire…

 

Un Pasteur abuse de la fille d’un ancien ministre et lui propose l’avortement
La prolifération des Eglises dans notre pays continue de faire sur son parcours plusieurs victimes chaque jour que Dieu fait. L’histoire que vous allez lire s’était déroulée il y a juste une semaine dans le quartier Hédzranawoé dans une église dont nous taisons volontiers le nom. Dans cette Eglise une demoiselle s’est faite avoir par un pasteur qui, voulant satisfaire les pulsions de sa libido, a abusé de sa naïveté. Pour la petite histoire sachez qu’il nous a été raconté que le pasteur A.Z était employé dans une société de la place où il occupait la fonction de comptable Mécanographe avec son CAP obtenu dans les années 85-86 au Lycée Technique de Lomé (ex Lycée d’Adjidogomé). Selon des indiscrétions, il aurait détourné une forte somme à son patron par des falsifications de documents comptables et autres surcharges des factures. Pris en flagrant délit son patron l’a jeté en prison. Il y a passé 2 bonnes années avant de recouvrer la liberté suite à une remise de peine du chef de l’Etat. A sa sortie de prison, il prit le chemin de l’exil et atterri plus précisément au Nigeria. On ne sait plus le nombre d’années qu’il y a passé encore moins ses études théologiques accomplies. Seulement, le voilà qui débarque au Togo avec le titre ronflant de Pasteur et érige une Eglise dans la banlieue de Hédzranawoé. Au départ, il n’avait pas assez de fidèles mais comme Dieu aide souvent ceux qui l’invoquent, il se fait une personnalité à travers des guérisons miraculeuses et autres désenvoûtements. Ce qui lui avait considérablement augmenté de fidèles surtout parmi la gente féminine en souffrance. On raconte qu’il lui arrive souvent de régler entre les couples les litiges conjugaux, et il lui arrive d’unir les couples en divorce ou en état de divorcer. Mais la tentation a eu raison de ce pasteur à la vue de Sabine qui lui a été introduite par une de ses fidèles. Rappelons que Sabine se trouve être la fille d’un ancien ministre sous le règne de feu Eyadema. C’est une fille dont la vie sentimentale n’a pas du tout été rose malgré la position de son père qui l’aurait eu à la suite d’un deuxième mariage illégitime clandestin. La fille Sabine est rentrée dans les bonnes grâces de notre fameux Pasteur qui lui proposa des séances nocturnes de prières en vue d’obtenir sa délivrance des mains de satan et autres mauvais esprits. Les séances devenaient fréquentes et se terminaient tard dans la nuit. Ce qui devait arriver arriva et notre pasteur se mit à découvrir le fruit fendu de Sabine. Il en a pris goût et à chaque séance ils finissaient la soirée là où vous imaginez. Notons qu’entre temps le pasteur aussi dribblait sa femme et se jetait à corps dévolu sur la jeune fille Sabine celle-là qu’il devait désenvoûter. Plus tard elle se rend compte de l’arrêt de ses menstruations qui sont les conséquences des œuvres pastorales. Elle va informer notre fameux pasteur qui sans détour, sans craindre Dieu lui proposa l’avortement. Devant le refus de Sabine qui menace de nuire au pasteur en jouant sur ses relations et celles de son  Père, l’homme de Dieu ne sait plus où mettre la tête. Il a peur des réactions de sa femme légitime à la maison avec qui il a eu 2 enfants et Sabine bien connue de sa femme comme étant une fidèle bien assidue dans l’Eglise de son époux. L’affaire suit son cours actuellement au sein de l’Eglise et nous ne manquerons pas de vous informer de son évolution à travers le temps et l’espace. Voilà ce que font les pasteurs dans les Eglises créées ça et là dans plusieurs quartiers de Lomé.

            Nous y reviendrons.

 La Rédaction

 

Un baron surpris en flagrant délit de mensonge par Faure
Le 30 août dernier, le RPT célébrait l’anniversaire qui l’a porté sur les fonds baptismaux dans les monts de Kloto. A cette occasion toutes les sections du parti de Lomé à Dapaong étaient représentées à cette manifestation. Du simple militant aux membres du gouvernement en passant par les barons les plus rompus tous avaient effectué le déplacement de Kpalimé berceau de leur parti. A la fin un déjeuner leur a été offert dans le  triste et abandonné Hôtel du 30 Août. Des informations en provenance de Kpalimé font état de ce que le déjeuner aurait coûté une somme de 6 millions de F CFA. Ce qui aurait été immédiatement réglé sur ordre du Président Faure.

            De retour à Lomé un baron impliqué dans le comité d’organisation  approcha gaillardement le Président Faure et sans honte lui présente une facture de 12 millions. Surpris le Président aurait laissé entendre au baron que la facture s’élevait plutôt à 6 millions de F CFA et qu’il a d’ailleurs donné les instructions pour qu’elle soit réglée. Comme quoi le Président ignore d’où il sort une facture de 12 millions.

            Face à ces révélations du Président de la République, notre baron s’est jeté dans des calculs abracadabrants qui étaient loin de convaincre son chef qui prit congé de lui. Ainsi le Président Faure est en train de découvrir les manœuvres pratiquées par les barons pour voler et piller son feu Père par  des surfacturations énormes. S’il pouvait se débarrasser des services de ces barons indélicats, cela ferait du bien à lui et à tout le Togo.                          

  AGNI

 
 

 

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