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Bonjour chef.
Chef ATAKPA Gmakagni :
Bonjour mes enfants et soyez les bienvenus à
Bassar.
Chef, la rumeur court à Lomé que des jeunes de
Bassar sont depuis un certains temps en
soulèvement de protestation contre l’exploitation
des tecks dans leur localité. Est-ce vrai ?
Tout d’abord je vous remercie pour l’initiative
que vous aviez prise en venant de vous mêmes à
Bassar pour vérifier l’information. Sachez tout
simplement que ni moi, ni mes notables assis ici
ne sont au courant d’un quelconque soulèvement des
jeunes de Bassar contre l’exploitation des tecks.
Pourquoi nos jeunes s’opposeront –ils si les
exploitants qui arrivent pour exploiter le font
dans la légalité en présentant une autorisation du
ministère de l’environnement et des ressources
forestières mais aussi en respectant le périmètre
que le ministère leur autorise de couper.
Est-ce à dire que parfois ces exploitants
légalement recommandés par le ministère de
l’environnement et des ressources forestières
excèdent la superficie à exploiter ?
Mais oui, c’est ce que le ministère ne sait pas.
Ces exploitants excèdent très souvent la
superficie que le ministère leur autorise
d’exploiter. Par exemple si ont leur demande
d’exploiter 10 pieds ils vont jusqu’à 100 pieds et
ça, nous ne pouvons pas le permettre car les tecks
servent beaucoup aux habitants de Bassar dans la
fabrication des charpentes de maisons et des
tables bancs pour les élèves car nos écoles
manquent cruellement de tables bancs ; les élèves
sont parfois assis à trois. En plus il y a un
autre cas que nous déplorons ici. Les voleurs
profitent des moments où les exploitants
légalement autorisés par l’Etat coupent les tecks
pour à leur tour couper les tecks dans des
exploitations privées des habitants ; et c’est en
réalité cela qui entraîne des mécontentements dans
les familles propriétaires. Mais pas au point de
drainer des soulèvements de la population comme
toi tu le disais tantôt.
Donc en un mot, il n’y a jamais eu des
soulèvements des jeunes à Bassar ?
Non nos jeunes ne se sont jamais opposés à
l’exploitation des tecks aux personnes que l’Etat
envoie légalement avec une autorisation à la main.
Seulement les voleurs profitent du moment où les
exploitants légalement autorisés exploitent les
teckeraies pour aussi voler. Et çà nous ne
l’accepterons jamais surtout que cette année la
pluie s’est faite rare à Bassar.
Quel message avez-vous à l’endroit des autorités
surtout du ministre de l’environnement et des
ressources forestières.
Mon message c’est de dire aux autorités que les
personnes qu’elles envoient pour exploiter les
teckeraies dépassent, parfois largement les
surfaces qui leurs sont autorisées. Donc une
solution rapide et efficace s’impose. En plus à
Bassar ici nous avons nous mêmes besoin du teck
pour nos charpentes et autres choses comme les
tables bancs des élèves. Le ministre Issifou doit
permettre le plus rapidement possible à nos élèves
qui sont au lycée à trois par banc de couper les
tecks aux alentours des bâtiments du lycée pour
construire des bancs. C’est une promesse qu’il a
lui-même faite lors de son dernier passage ici à
Bassar. En plus le ministre doit aider les
familles propriétaires de quelques teckeraies à
les exploiter à titre privé ; ils en n’ont besoin
pour vivre car c’est tout ce que ces familles ont
hérité de leurs grands parents. Enfin, il faut que
la population de Bassar aussi bénéficie, à l’image
des autres localités de la région où sont
exploitées des tecks d’une partie du bénéfice de
ces exploitations.
Votre mot de fin ?
Je vous remercie pour l’initiative que vous avez
prise en venant à Bassar pour nous interroger.
Saluez vos parents et vos amis, et n’oubliez
surtout pas de dire tout ce dont on a parlé aux
autorités.
Interview réalisée par L. Las et traduit de Bassar
en français par M. BASSABI Gnandi
A lire l’interview de ATAKPA Gmakagni
régent de Bassar et les propos recueillis çà et là
dans Bassar, on se rend à l’évidence que nos
confrères qui ont diffusé l’information de
soulèvement des jeunes de Bassar ont publié des
informations sans avoir de preuves.
Au vue de ce qui précède, on constate qu’il s’agit
ni plus ni moins d’un montage grotesque dont on
ignore les tenants et les aboutissants. Nous
reviendrons la semaine prochaine sur les
déclarations du Maire de la ville de Bassar, du SG
de la préfecture et bien d’autres jeunes encore. |