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26 Oct 2006

[ 105 :24 Oct 2006]
Interview exclusive de ATAKPA GMAKAGNI, Régent  de la ville de Bassar  « Ni moi, ni mes notables, ne sommes au courant d’un quelconque soulèvement des jeunes Bassar contre l’exploitation des tecks… »

« Le bon journaliste est celui qui loin de se fier aux rumeurs va sur le terrain  à la recherche  de l’information. » A  AGNI cette citation d’un grand journaliste américain est notre  règle de travail. Ainsi dans le but de rapporter la vérité à nos autorités et à l’opinion publique  notre direction a dépêché du 19 au 21 octobre  à Bassar, une équipe de reporters pour aller vérifier l’information, que dis-je, les intox que publie depuis deux semaines une certaine presse privée de la capitale sur l’exploitation des tecks de ladite localité et les jeunes de cette localité. Nos envoyés spéciaux, en journalistes avertis n’ont pas fait les choses à moitié. C’est ainsi qu’il ont eu à rencontrer au cours de leur séjour de 72 heures, le régent  de Bassar : ATAKPA Gmakagni, le SG du préfet de Bassar M. NADJOMBE Napo et un Conseiller du préfet (Le préfet étant absent), le maire de Bassar M.AMADOU Kodjo, quelques chefs de quartiers en l’occurrence les chefs des quartiers Wadandè, Bikoutchabé, Kpankissi, Bikpassiba et  des jeunes de Bassar. Voici pour ce numéro l’interview  que le régent  de Bassar ATAKPA GMAKAGNI à bien voulu nous accorder malgré son emploi du temps chargé en ce vendredi 20 octobre 2006 jour d’audience, où une foule importante attendait à la devanture du palais royal dans l’espoir d’être reçue par le chef ; mais aussi quelques propos recueillis çà et là au près des jeunes de Bassar.

Bonjour chef.

Chef ATAKPA Gmakagni : Bonjour mes enfants et soyez les bienvenus à Bassar.

Chef, la rumeur court à Lomé que des jeunes de Bassar sont depuis un certains temps en soulèvement de protestation contre l’exploitation des tecks dans leur localité. Est-ce vrai ?

Tout d’abord je vous remercie pour l’initiative que vous aviez prise en venant de vous mêmes à Bassar pour vérifier l’information. Sachez tout simplement que ni moi, ni mes notables assis ici ne sont au courant d’un quelconque soulèvement des jeunes de Bassar contre l’exploitation des tecks. Pourquoi nos jeunes s’opposeront –ils si les exploitants qui arrivent pour exploiter le font dans la légalité en présentant une autorisation du ministère de l’environnement  et des ressources forestières mais aussi en respectant le périmètre que le ministère leur autorise de couper.

Est-ce à dire que parfois ces exploitants légalement recommandés  par le ministère de l’environnement et des ressources forestières excèdent la superficie à exploiter ?

Mais oui, c’est ce que le ministère ne sait pas. Ces exploitants excèdent très souvent la superficie que le ministère leur autorise d’exploiter. Par exemple si ont leur demande d’exploiter 10 pieds ils vont jusqu’à 100 pieds et ça, nous ne pouvons pas le permettre car les tecks servent beaucoup aux habitants de Bassar dans la fabrication des charpentes de maisons et des tables bancs pour les élèves car nos écoles manquent cruellement de tables bancs ; les élèves sont parfois assis à trois. En plus il y a un autre cas que nous déplorons ici. Les voleurs profitent des moments où les exploitants légalement autorisés par l’Etat coupent les tecks  pour à leur tour couper les tecks dans des exploitations privées des habitants ; et c’est en réalité cela qui entraîne des mécontentements dans les familles propriétaires. Mais pas au point de drainer des soulèvements de la population comme toi tu le disais tantôt.

Donc en un mot, il n’y a jamais eu des soulèvements des jeunes à Bassar ?

Non  nos jeunes ne se sont jamais opposés à l’exploitation des tecks aux personnes que l’Etat envoie légalement avec une autorisation à la main. Seulement les voleurs profitent du moment où les exploitants légalement autorisés exploitent les teckeraies pour aussi voler. Et çà nous ne l’accepterons jamais surtout que cette année la pluie s’est faite rare à Bassar. 

Quel message avez-vous à l’endroit des autorités surtout du ministre de l’environnement et des ressources forestières.

Mon message c’est de dire aux autorités que les personnes qu’elles envoient pour exploiter les teckeraies dépassent, parfois largement les surfaces qui leurs sont autorisées. Donc une solution rapide et efficace  s’impose. En plus à Bassar ici nous avons nous mêmes besoin du teck pour nos charpentes et autres choses comme les tables bancs des élèves. Le ministre Issifou doit permettre le plus rapidement possible à nos élèves qui sont au lycée à trois par banc de couper les tecks aux alentours des bâtiments du lycée pour construire des bancs. C’est une promesse qu’il a lui-même faite lors de son dernier passage ici à Bassar. En plus le ministre doit aider les familles propriétaires de quelques teckeraies à les exploiter à titre privé ; ils en n’ont besoin pour vivre car c’est tout ce que ces familles ont hérité de leurs grands parents. Enfin, il faut que la population de Bassar aussi bénéficie, à l’image des autres localités de la région où sont exploitées des tecks d’une partie du bénéfice de ces exploitations.

 Votre mot de fin ?

 Je vous remercie pour l’initiative que vous avez prise en venant à Bassar pour nous interroger. Saluez vos parents et vos amis, et n’oubliez surtout pas de dire tout ce dont on  a parlé aux autorités. 

Interview réalisée par L. Las et traduit de Bassar en français  par M. BASSABI Gnandi

            A lire l’interview de ATAKPA Gmakagni  régent de Bassar et les propos recueillis çà et là dans Bassar, on se rend à l’évidence que nos confrères qui ont diffusé l’information de soulèvement des jeunes de Bassar ont publié des informations sans avoir de preuves.

Au vue de ce qui précède, on constate qu’il s’agit ni plus ni moins d’un montage grotesque dont on ignore les tenants et les aboutissants. Nous reviendrons la semaine prochaine sur les déclarations du Maire de la ville de Bassar, du SG de la préfecture et bien d’autres jeunes encore.

 
[ 104 :12 Oct 2006]  
Exploitation des tecks : Trop de bruits contre le ministre Okoulou Kantchati pour rien

Depuis un certain temps une campagne de désinformation et d’intoxication est menée par certains médias privés contre l’actuel ministre de l’environnement et de l’exploitation des ressources forestières, M. Okoulou Kantchati Issifou. A tort ou à raison on accuse ce dernier d’avoir confié l’abattage et la commercialisation des tecks de Bassar à une société du nom de Globe Timber Trading Company (GTTC). Le ministre Kantchati est présenté comme un fossoyeur de l’environnement qui délivre des licences et autorisations à des groupes d’intérêts qui détruisent nos espaces verts. Derrière un dossier aussi sensible que celui-ci ne peuvent se cacher que des hommes dont on s’abstient de désigner pour le moment l’identité. Les informations font état de ce que à Bassar, les esprits sont surchauffés et que les jeunes auraient formé un rideau de fer autour des teckeraies pour freiner les bulldozers qui arrachent les tecks de la localité. Compte tenu de l’importance du sujet, et en vu d’éclaire l’opinion public, notre rédaction a mené des enquêtes pour en savoir davantage. Après plusieurs recoupements, il ressort de l’enquête que le ministre Kantchati n’en est pour rien. Au contraire, il se bat pour la sauvegarde de l’environnement et la protection des ressources forestières. D’ailleurs on sait dans les moindres détails qui a fait quoi dans ce ministre allant dans le sens de la sauvegarde de notre environnement et qui a contribué à sa spoliation ? Dès lors il est à noter que contrairement à certaines informations qu’on distille au sein de la population, le contrat portant attribution des parcelles de tecks à la société GTTC n’es pas signé par le ministre Okoulou Kantchati Issifou. Ce contrat a plutôt été signé par l’ancien, ministre de l’environnement et des ressources forestières, Adadé en 2000. C’est dire qu’avant l’arrivée du ministre Kantchati, bien d’autres personnes sont passées par là et ont géré ce département comme une propriété privée. Le général Gnofame en sait quelque chose. Alors pourquoi tant d’acharnements à l’égard de Kantchati. Cette campagne de dénigrement et de désinformation à l’égard du ministre Okoulou Kantchati Issifou doit cesser car ce dernier n’a pris fonction qu’en 2005 au ministre de l’environnement et des ressources forestières.

            Aux dernières nouvelles on signale que les groupes des jeunes auraient été mobilisés par une autorité pour protester contre les décisions du Ministre Kantchati. Une source proche dudit ministère affirme qu’ils connaissent bien l’autorité qui dresse les jeunes et qui orchestre la campagne médiatique contre le ministre. Plus loin on signale que cette autorité fait simplement du cessionnaire. Car on se demande la raison qui motiverait les jeunes de Bassar à s’opposer à l’exploitation des Tecks ; c’est à l’image des jeunes de Bè qui s’opposerait à l’exploitation du Port par exemple. Tout contre fait cette façon de dresser les jeunes contre une décision d’un Ministre est mal venue. Nous y reviendrons.

            La Rédaction

 
 
 
 
 
 

 

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