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3 Oct 2006

[ 102 : 2 Oct 2006]  
Du PM au Conseiller du Président de la République : Edem Kodjo s’illustre dans ses manœuvres sous-marines

La rumeur est devenue réalité. Edem Kodjo n’a jamais voulu quitter la Primature. Les spéculations allaient bon train dans la presse annonçant le refus catégorique de Edouard Kodjo de quitter la primature et surtout de céder la place à un opposant en la personne de Me Agboyibo Yawovi ou plus grave d’un membre de l’UFC. La preuve, après la passation du pouvoir entre lui et son successeur, le plus administrateur de tous les togolais a, semble-t-il, refusé de rendre les clefs de la primature au nouveau locataire.

Vomi par le peuple togolais suite à ses nombreux coups bas qu’il n’a jamais eu la peine de porter à ses compagnons de lutte et par là à tous les togolais, l’ex-PM Edouard Edem Kodjo, a été naturellement remercié par son premier patron de Lomé II, feu Etienne Gnassingbé et ensuite par le fils Faure Gnassingbé.

Edouard Edem Kodjovi Kodjo est le « mauvais esprit  qui gêne l’Unité Nationale du Togo » comme le dit si bien l’hymne du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) dont il a été l’un des membres fondateurs et aussi le Premier Secrétaire Général.

En effet, à la suite des élections législatives de 1994 il est devenu parti charnière et vole la primature à son compagnon et ami Me Agboyibo à qui logiquement était destiné ce poste. C’était le début d’une suite de trahison dont lui seul maîtrise le secret.

Les manœuvres sous-marines auprès du Général président d’alors n’ont eu leurs effets que durant deux ans. En 1996, il sera chassé de la primature suite à des élections législatives anticipées qui donnent victoire au RPT.

Ce n’était que partie remise, Edem Kodjo refait surface au sein de l’opposition où il est accueilli bien sur avec une méfiance. Un pied dans l’opposition et un autre dans le système RPT, Edem Kodjo s’est laissé découvrir par le peuple, trahi par son ventre et les effets de son pacte avec le système RPT. Les scores microscopiques de son parti réduit à lui et à quelques amis, aux différentes élections présidentielles et législatives qui vont suivre montreront combien ce diplômé des grandes écoles administratives est méprisé et considéré comme « le mauvais esprit qui gène l’unité nationale ».

Le 05 février 2005, le Général Eyadema mourut et son fils Faure Gnassingbé prend le pouvoir dans une situation de violence indescriptible et à la suite d’une élection présidentielle la plus meurtrière et la plus frauduleuse au monde.

C’est alors que le sieur Edem Kodjo revient à la charge et dame encore une fois le pion à Me Agboyibo, président de la Coalition démocratique, pressenti Premier ministre de transition et soutenu par le peuple.

Les armes secrètes de cet ancien fonctionnaire de l’OUA (devenue UA) ont encore servi. Edem Kodjovi Kodjo est rappelé à la primature pour soit disant « rétablir le calme dans le  pays à la suite des troubles survenus après la mort de Gnassingbé Eyadema ».

En somme son deuxième passage à la primature a fait plus de tort que de bien au peuple togolais.

Après l’Accord politique global, Edem Kodjo se verra encore chasser de la primature et cette fois remplacé par son éternel tourment Me Agboyibo. Et ceci n’a pas été facile pour le président Faure de prendre cette décision tellement le vieux coq a repris ses racines au sein de son ancien parti politique le RPT qu’il a sorti toutes ses griffes et menacé qui de droit pour qu’on ne puisse pas le bouter hors de la primature qu’il considère désormais comme son héritage aussi.

Quelques jours après la formation du gouvernement déjà pléthorique de Agboyibo, le Roi Gbogboyagbo est nommé Ministre d’Etat à la Présidence élevé au rang du numéro 2 du régime ou encore vice Premier ministre. Et c’est là que le bas blesse. Me Agboyibo se voit talonner par son éternel porc-épic qu’il est désormais obligé de rencontrer dans les couloirs  de la présidence. Les basses manœuvres de ce fils de Noépé n’ont jamais cessé.

D’ailleurs ceci a des racines lointaines. Lors de  son passage à la tête de l’OUA il a laissé des tâches indélébiles dans la mémoire de la communauté internationale : la reconnaissance de la République Sahraoui sans l’accord des chefs d’Etat et de gouvernement ; le plan de Lagos qui apparaît comme une incantation plutôt qu’un remède contre le sous-développement des pays africains etc.

La vie politique d’Edem Kodjo depuis son retour au Togo en 1964 après ses études, est faite d’intrigues et de trahison, le tout au service de son ambition. Que retiendront les togolais de l’action politique de ce personnage imbu de sa personne qui a toujours trahi ses collègues pour assouvir ses intérêts ? L’histoire nous le dira. Mais pour l’heure, il semble que l’exaltation de son ego presque atrophié pourra être retenue comme fait marquant sa carrière politique.

Pourquoi Faure Gnassingbé n’arrive pas à se débarrasser de ce personnage conspué par la population toute entière ?

De la primature au Conseiller du Président de la République en passant par le poste de ministre d’Etat à la présidence, Edem Kodjo apparaît aujourd’hui comme un Vice-président et celui là qui est choisi pour soutenir l’action du pouvoir après les législatives afin de permettre à l’héritier du « Royaume du Général Fondateur du Togo nouveau » d’aborder l’échéance présidentielle de 2010 avec moins de soucis et moins de sang que celle de 2005. Ou encore de servir de remplaçant au PM actuel au cas où. Me Agboyibo doit passer des nuits blanches et rêver d’Edouard Kodjo qui lui hante le sommeil. Un faux pas de sa part et M. Kodjo prendra sa place automatiquement. Me Agboyibo a des soucis à se faire car cette position dominante d’Edem Kodjo qui jouera le rôle de conseiller prééminent au Palais, ne lui facilitera pas la tâche. Lui qui n’avait pas ménagé ses acerbes flèches contre celui qui se considère comme étant le plus qualifié des opposants à diriger le Togo.

Pauvre Togo ! Tes fils n’ont aucun idéal pour toi, sinon à satisfaire leurs intérêts personnels.

 Vich S.

 

Formation du Gouvernement d’Union National sans l’UFC : Le Président Faure doit rompre le silence
Le mercredi 20 septembre 2006, le PM Agboyibo en collaboration avec le Président de la République Faure Gnassingbé a rendu public un gouvernement qualifié d’Union Nationale regroupant le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR, le NID, la NDP, le PSR, le RPT et la Société Civile à savoir le REFAMPT et le GF2D. L’UFC le parti de Gilchrist est monté au créneau pour dénoncer ce gouvernement et en rejetant son 2e vice Président Amah Gnassingbé qui serait rentré dans celui-ci à titre individuel. Auparavant Gilchrist Olympio, leader de l’UFC a réagit au lendemain de la nomination de Me Agboyibo au poste de Premier Ministre en laissant entendre que le Président de la République a violé un accord entre eux deux. L’accord est passé à quel moment, où et devant quels témoins ? Dans ce pays et à un moment donné des négociations un leader a dit que « les accords n’engagent que les signataires ». Donc s’il y a un accord secret entre le leader de l’UFC et le leader du RPT, cet accord n’engage qu’eux deux. Aujourd’hui on apprend que le leader de l’UFC est en train de mener des tractations sous marines pour faire rentrer son parti dans le gouvernement qu’il a boycotté hier.

            Il est temps que le Président de la République Faure Gnassingbé lève le voile sur les accords secrets  qu’il a signés en catimini avec Gilchrist Olympio lors de leur rencontre à Rome, à Paris, à Ouagadougou ou ailleurs. Il faut que dans un message à la Nation le peuple soit éclairé avant de situer la responsabilité des mécontentements de l’UFC. Ou bien, il accorde une interview sur le plateau de la semaine pour expliquer au peuple ce qu’il a promis à Gilchrist et à son UFC. Nous estimons au journal AGNI que le Président Faure doit dire au peuple ce qu’il a promis à l’UFC et qu’elle n’a pas aujourd’hui. Le chef de l’Etat doit rompre le silence. Le dimanche passé le SG de l’UFC, sur le plateau de la semaine, a constamment rabattu les oreilles des téléspectateurs du mot « accord pris à un haut niveau ». Il en est resté là et a laissé entendre qu’il ne veut pas dire des choses à un moment ou à un lieu qu’il ne fallait. Il urge que le Président de la République rompt le silence afin de clarifier les positions.

Maurice

 
 
 

 

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