 |
27 juillet 2006 |
|
|
 |
|
|
|
Pourquoi Faure refuse-t-il d’utiliser le nouveau
Palais présidentiel |
|
Nombre de togolais ne cessent de se poser des
questions sur les raisons du refus de Faure à
occuper les nouveaux locaux du palais de la
présidence ; aussi ceux qui ne le savent pas,
en l’apprenant n’hésitent pas à manifester
leur surprise. Près de trois mois donc après
l’inauguration de ce somptueux palais, à la
veille de la fête de l’indépendance, le joyau
ne trouve pas encore de locataire. Et comme on
peut se l’imaginer, en pareille situation de
vacance de lieux, dames araignées s’en
réjouissent tissant ici et là dans tous les
coins leur toile.
Face à ce refus du président de regagner son
palais, une question se pose : y a-t-il
quelque chose en ces lieux qui lui fasse
peur ? Sinon, que fait-il ? Face à cette
réticence du N° 1 à occuper le nouveau palais,
cela nous a conduit à rechercher les causes ;
car il ne serait pas gratuit que Faure
s’obstine et s’attache à la vielle présidence
que son père de son vivant avait abandonnée
pour sa résidence privée de Lomé II. Outre,
son frère cadet, ministre de la défense a vidé
son bureau qui n’était qu’une partie de ce
palais pour cause de vétusté et en
délabrement, allant s’installer à la cité OUA.
Dans le même sens, notre premier ministre
s’est retrouvé dans une résidence de la cité
OUA, laissant derrière lui l’ex direction de
l’OPAT que KOFFI SAMA l’ex PM avait occupé,
parce que lui Kodjo n’est pas Koffi et surtout
n’est pas agriculteur. Faure ne connaîtrait il
donc pas l’esthétique sinon pourquoi poser la
première pierre d’un palais présidentiel
n’étant alors que ministre, inaugurer ce
palais aujourd’hui en tant que président et
refuser après de le regagner. Nos
investigations ont abouti à ces conclusions :
les ingénieurs chinois qui ont construit les
locaux, ont livré un bâtiment avec une cour en
piscine. Le site du nouveau palais serait, si
ce n’est un marécage, un bassin et donc, il
est très difficile de trouver où mettre les
pieds en période de pluie.
Aussi, nos amis les chinois, semble t-il,
n’auraient pas équipé le bâtiment. Pourquoi ?
Quelles étaient les clauses du contrat de
travail ? Face à ce dilemme, Faurevi est
contraint murmure t-on de rester dans la
vieillerie en face de la mer où il se bouscule
dans les insuffisants bureaux avec son cortège
de conseillers. Autres faits, c’est que le
palais ignoré gît outre les eaux, à présent
dans une véritable broussaille. Quel gâchis
financier si le jeune ne venait pas à occuper
cette infrastructure.
|
|
|
|
Conflit de culture : Qui des adeptes vaudou ou des
chrétiens doivent disparaître au Togo ? |
|
L’Afrique a ses réalités et la culture
traditionnelle en est une. Depuis le temps ancien
l’Afrique est un continent animiste bien organisé.
Le vaudou étant donc son protecteur soumet aux
adeptes à travers les prêtes hounouns des interdits
scrupuleux qui garantissent leur protection. Mais
avec l’avènement du christianisme en Afrique la
force du vaudou semble porter un coup dur à la
culture traditionnelle. Pire la prolifération des
sectes surtout au Togo en ces temps-ci laisse un
emprunt négatif dans les foyers, sème de véritable
trouble et crée des conséquences douloureuses dans
notre pays.
Ce qui est encore plus grave et donne la force à
ces « champignons » d’églises que nous
remarquons même dans les maisons, est que l’Etat
togolais lui-même donne du crédit à ces sectes en
leur octroyant des autorisations sans même penser
réglementer leur existence. Quel drôle de désordre
qu’organisent ces protégés de nos autorités ? Le
Togo a connu le christianisme (l’évangélisation) au
début du 19e siècle.
Chaque région, préfecture, canton, village… ou
encore chaque clan ou tribu, à des moments donnés,
s’organise traditionnellement ne serait-ce que pour
obéir aux règles traditionnelles et culturelles de
leur milieu comme le cas de l’Evala qui a ouvert le
bal aux cérémonies traditionnelles au Togo.
Malheureusement la protection de certains interdits
de la communauté Bè a suscité un conflit de culture
avec une conséquence assez douloureuse entre les
adeptes du vaudou et l’une des églises installée
dans cette localité.
La prolifération de ces sectes continue de
défrayer la chronique et ne cesse de créer des
ennuis aux populations des quartiers où se
localisent ces soi-disant églises : leur incessante
veillée de prière jusque tard dans la nuit. Tout
ceci crée des conflits entre les sectes et les
habitants. Le cas des adeptes de la Forêt Sacrée de
Bè qui ont fait une sortie inhabituelle (toutes
nues) pour protester contre l’arrestation de leur
grand prêtre par les forces de l’ordre.
Cette situation finira-t-elle ? Alors que le
gouvernement continue de délivrer les autorisations
d’installation à ces églises ? Faudra-t-il alors
rester sous la domination sonore de ces sectes ? Ou
des dispositions seront prises par les autorités
togolaises pour régulariser cette situation
fâcheuse ? Qui de l’animisme couplé du fétichisme et
la prolifération faramineuse des sectes doit revoir
sa copie de compétence et d’utilité morale ? Les
autorités compétentes finiront-elles par taper sur
la table pour qu’enfin le désordre cesse ? Elles ont
du pain sur la planche. Attendons de voir.
Jérôme SOSSOU |
|
|
|
Processus de titularisation des enseignants
auxiliaires : Véritable casse-tête chinois pour les
candidats |
|
L’annonce de la décision du gouvernement d’intégrer
dans la fonction publique au 1er janvier
2006, tous les enseignants auxiliaires ayant
accompli au moins cinq ans de service avait été
saluée par plus d’un togolais surtout par ceux qui
ont souci le rôle de l’enseignant dans la
construction d’une nation. Ce décret pris en conseil
des ministres au dernier trimestre de 2005 prévoyait
pour effective cette titularisation en janvier 2006.
Ainsi, les plus optimistes s’étaient accordés à dire
que les enseignants étaient les plus grands
bénéficiaires de l’avènement de Faure au pouvoir.
Seulement, à ce jour, aucun enseignant ne peut dire
quand est-ce qu’il commencera par jouir de ses
droits annoncés donc pour la même période que le
déblocage des avancements. Manque de moyens par le
régime Faure pour honorer ses engagements ; lenteur
administrative ou plutôt manque de volonté manifeste
pour sortir les auxiliaires de leur misère, seuls
Faure et son régiment de ministres peuvent répondre.
Sinon, comment expliquer que les lettres de
nomination des auxiliaires, signées le
30
décembre 2005,
ne leur parviennent qu’entre mai et juin en période
du probatoire. Avaient-ils quitté le pays pour un
cinquième continent ? Sinon pourquoi tout un
semestre pour faire parvenir les nominations ?
Peut-être à cette interrogation, nous dira-t-on,
c’est tout un processus. Un long processus s’il en
faut pour expédier de simples nominations, en
retour, la constitution de tous les dossiers par les
enseignants est davantage compliquée et est un
véritable dilemme.
Du ministère de la fonction publique à celui de
l’économie et des finances en passant par celui de
l’éducation, y déposer toutes les pièces exigées
n’est pas chose facile ; ce qui fait penser que
cette promesse de titularisation a ouvert la voie à
un calvaire qui ne dit pas son nom et le bout du
tunnel ne semble pas pour demain. Sinon, est-ce
qu’en signant le décret, on ne pouvait pas faire en
sorte qu’au
31
décembre 2005,
tout soit à jour côté administration tout comme côté
enseignant.
Malheureusement, ce désir manifeste si on peut le
dire de nos ministres de faire saigner
financièrement jusqu’à faire périr ces
laissés-pour-compte, a donné l’occasion à certains
intermédiaires de faire fortune. Véritable aubaine,
ces messieurs et dames chargés de faire parvenir et
signer les dossiers par les ministres ou directeurs
n’hésitent pas à prendre les commissions pour dit-on
« faire vite passer le dossier ». Si ce n’est
une escroquerie déguisée, y-a-t-il des voies VIP
pour certains dossiers dans l’administration ? Des
systèmes institués et ainsi que ce soit au CASEF ou
à la Fonction Publique,
la pratique des mêmes méthodes et le scénario,
soutirer de l’argent à des individus financièrement
éprouvés et à une vie déjà précaire. Si on pouvait
au moins se poser cette petite question : la
commission anti-corruption a-t-elle des limites dans
l’exercice de ses fonctions ? Pour l’heure, nous
osons croire que Faure saura mettre la pression sur
ses ministres pour un heureux aboutissement de cette
intégration afin que d’ici la reprise des classes
les enseignants retrouvent la joie de vivre et de
travailler. Pour notre part, nous leur souhaitons
beaucoup de courage, comme le dit « ça va
aller ».
Pierrot |
|
 |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|