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27  juillet 2006

[ 92: 25 juillet 2006]  
Pourquoi Faure refuse-t-il d’utiliser le nouveau Palais présidentiel
 
 

Nombre de togolais ne cessent de se poser des questions sur les raisons du refus de Faure à occuper les nouveaux locaux du palais de la présidence ; aussi ceux qui ne le savent pas, en l’apprenant n’hésitent pas à manifester leur surprise. Près de trois mois donc après l’inauguration de ce somptueux palais, à la veille de la fête de l’indépendance, le joyau ne trouve pas encore de locataire. Et comme on peut se l’imaginer, en pareille situation de vacance de lieux, dames araignées s’en réjouissent  tissant ici et là dans tous les coins leur toile.

Face à ce refus du président de regagner son palais, une question se pose : y a-t-il quelque chose en ces lieux qui lui fasse peur ? Sinon, que fait-il ? Face à cette réticence du N° 1 à occuper le nouveau palais, cela nous a conduit à rechercher les causes ; car il ne serait pas gratuit que Faure s’obstine et s’attache à la vielle présidence que son père de son vivant avait abandonnée pour sa résidence privée de Lomé II. Outre, son frère cadet, ministre de la défense a vidé son bureau qui n’était qu’une partie de ce palais pour cause de vétusté  et en délabrement, allant s’installer à la cité OUA. Dans le même sens, notre premier ministre s’est retrouvé dans une résidence de la cité OUA, laissant derrière lui l’ex direction de l’OPAT que KOFFI SAMA  l’ex PM avait occupé, parce que lui Kodjo n’est pas Koffi et surtout n’est pas agriculteur. Faure ne connaîtrait il donc pas l’esthétique sinon pourquoi poser la première pierre d’un palais présidentiel n’étant alors que ministre, inaugurer ce palais aujourd’hui en tant que président et refuser après de le regagner. Nos investigations ont abouti à ces conclusions : les ingénieurs chinois qui ont construit les locaux, ont livré un bâtiment avec une cour en piscine. Le site du nouveau palais serait, si ce n’est un marécage, un bassin et donc, il est très difficile de trouver où mettre les pieds en période de pluie.

Aussi, nos amis les chinois, semble t-il, n’auraient pas équipé le bâtiment. Pourquoi ? Quelles étaient les clauses du contrat de travail ? Face à ce dilemme, Faurevi est contraint murmure t-on de rester dans la vieillerie en face de la mer où il se bouscule dans les insuffisants bureaux avec son cortège de conseillers. Autres faits, c’est que le palais ignoré gît outre les eaux, à présent dans une véritable broussaille. Quel gâchis financier si le jeune ne venait pas à occuper cette infrastructure.

 
Conflit de culture : Qui des adeptes vaudou ou des chrétiens doivent disparaître au Togo ?

L’Afrique a ses réalités et la culture traditionnelle en est une. Depuis le temps ancien l’Afrique est un continent animiste bien organisé. Le vaudou étant donc son protecteur soumet aux adeptes à travers les prêtes hounouns des interdits scrupuleux qui garantissent leur protection. Mais avec l’avènement du christianisme en Afrique la force du vaudou semble porter un coup dur à la culture traditionnelle. Pire la prolifération des sectes surtout au Togo en ces temps-ci laisse un emprunt négatif dans les foyers, sème de véritable trouble et crée des conséquences douloureuses dans notre pays.

Ce qui est encore plus grave et donne la force à ces « champignons » d’églises que nous remarquons même dans les maisons, est que l’Etat togolais lui-même donne du crédit à ces sectes en leur octroyant des autorisations sans même penser réglementer leur existence. Quel drôle de désordre qu’organisent ces protégés de nos autorités ? Le Togo a connu le christianisme (l’évangélisation) au début du 19e siècle. Chaque région, préfecture, canton, village… ou encore chaque clan ou tribu, à des moments donnés, s’organise traditionnellement ne serait-ce que pour obéir aux règles traditionnelles et culturelles de leur milieu comme le cas de l’Evala qui a ouvert le bal aux cérémonies traditionnelles au Togo. Malheureusement la protection de certains interdits de la communauté Bè a suscité un conflit de culture avec une conséquence assez douloureuse entre les adeptes du vaudou et l’une des églises installée dans cette localité.

La prolifération de ces sectes continue de défrayer la chronique et ne cesse de créer des ennuis aux populations des quartiers où se localisent ces soi-disant églises : leur incessante veillée de prière  jusque tard dans la nuit. Tout ceci crée des conflits entre les sectes et les habitants. Le cas des adeptes de la Forêt Sacrée de Bè qui ont fait une sortie inhabituelle (toutes nues) pour protester contre  l’arrestation de leur grand prêtre par les forces de l’ordre.

Cette situation finira-t-elle ? Alors que le gouvernement continue de délivrer les autorisations d’installation à ces églises ? Faudra-t-il alors rester sous la domination sonore de ces sectes ? Ou des dispositions seront prises par les  autorités togolaises pour régulariser cette situation fâcheuse ? Qui de l’animisme couplé du fétichisme et la prolifération faramineuse des sectes doit revoir sa copie de compétence et d’utilité morale ? Les autorités compétentes finiront-elles par taper sur la table pour qu’enfin le désordre cesse ? Elles ont du pain sur la planche. Attendons de voir.

Jérôme SOSSOU

 
Processus de titularisation des enseignants auxiliaires : Véritable casse-tête chinois pour les candidats

L’annonce de la décision du gouvernement d’intégrer dans la fonction publique au 1er janvier 2006, tous les enseignants auxiliaires ayant accompli au moins cinq ans de service avait été saluée par plus d’un togolais surtout par ceux qui ont souci le rôle de l’enseignant dans la construction d’une nation. Ce décret pris en conseil des ministres au dernier trimestre de 2005 prévoyait pour effective cette titularisation en janvier 2006.

Ainsi, les plus optimistes s’étaient accordés à dire que les enseignants étaient les plus grands bénéficiaires de l’avènement de Faure au pouvoir. Seulement, à ce jour, aucun enseignant ne peut dire quand est-ce qu’il commencera par jouir de ses droits annoncés donc pour la même période que le déblocage des avancements. Manque de moyens par le régime Faure pour honorer ses engagements ; lenteur administrative ou plutôt manque de volonté manifeste pour sortir les auxiliaires de leur misère, seuls Faure et son régiment de ministres peuvent répondre. Sinon, comment expliquer que les lettres de nomination des auxiliaires, signées le
30 décembre 2005, ne leur parviennent qu’entre mai et juin en période du probatoire. Avaient-ils quitté le pays pour un cinquième continent ? Sinon pourquoi tout un semestre pour faire parvenir les nominations ? Peut-être à cette interrogation, nous dira-t-on, c’est tout un processus. Un long processus s’il en faut pour expédier de simples nominations, en retour, la constitution de tous les dossiers par les enseignants est davantage compliquée et est un véritable dilemme.

Du ministère de la fonction publique à celui de l’économie et des finances en passant par celui de l’éducation, y déposer toutes les pièces exigées n’est pas chose facile ; ce qui fait penser que cette promesse de titularisation a ouvert la voie à un calvaire qui ne dit pas son nom et le bout du tunnel ne semble pas pour demain. Sinon, est-ce qu’en signant le décret, on ne pouvait pas faire en sorte qu’au
31 décembre 2005, tout soit à jour côté administration tout comme côté enseignant.

Malheureusement, ce désir manifeste si on peut le dire de nos ministres de faire saigner financièrement jusqu’à faire périr ces laissés-pour-compte, a donné l’occasion à certains intermédiaires de faire fortune. Véritable aubaine, ces messieurs et dames chargés de faire parvenir et signer les dossiers par les ministres ou directeurs n’hésitent pas à prendre les commissions pour dit-on « faire vite passer le dossier ». Si ce n’est une escroquerie déguisée, y-a-t-il des voies VIP pour certains dossiers dans l’administration ? Des systèmes institués et ainsi que ce soit au CASEF ou à la Fonction Publique
, la pratique des mêmes méthodes et le scénario, soutirer de l’argent à des individus financièrement éprouvés et à une vie déjà précaire. Si on pouvait au moins se poser cette petite question : la commission anti-corruption a-t-elle des limites dans l’exercice de ses fonctions ? Pour l’heure, nous osons croire que Faure saura mettre la pression sur ses ministres pour un heureux aboutissement de cette intégration afin que d’ici la reprise des classes les enseignants retrouvent la joie de vivre et de travailler. Pour notre part, nous leur souhaitons beaucoup de courage, comme le dit « ça va aller ».

Pierrot

 
 

 

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