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28 juin 2006

[ 88: 27 juin 2006]

Première participation du Togo à la Coupe du monde, un bilan triste

 
 

Les Eperviers du Togo ont perdu de leur superbe depuis vendredi au coup de sifflet final du match qui les opposait aux Bleus  de la France.

Les poulains de l’entraîneur Otto Pfister ont fait une prestation à l’image de la fédération, nulle ! Pendant que leurs adversaires peaufinaient les derniers réglages pour la compétition, Shéyi Adébayor et ses amis se sont bien illustrés dans les faits divers.

Tout commença avec la sortie ratée du Gunner à la TV7 où il fit montre d’une carence en fair-play en critiquant la sélection de Robert Malm. Comme s’il redoutait la concurrence, Shéyi a laissé entendre qu’il ne lui adressera pas de passe sur le terrain. Les critiques ne se sont pas faites attendre et le grand Adébayor s’envole pour Wangen via Paris.

Sur place, les Eperviers signalent leur présence par une ténébreuse affaire d’hébergement. Les joueurs inexpérimentés, s’attendaient à un hôtel cinq étoiles en lieu et place d’une base d’entraînement. La FTF aussi désorganisée qu’on ne pouvait l’imaginer, tend la perche à Shéyi et ses camarades pour animer les faits divers. La ridicule affaire de prime connue à la veille de leur décevante Coupe d’ Afrique des Nations en Egypte refait surface. Les joueurs exigent d’entrée 101 millions de F CFA comme prime de participation avant de le revoir à la baisse à 80 millions. Nibombé Daré et autres Abalo Dosseh arguent que l’enveloppe de la FIFA permettait cette prime.

Le bras de fer entre joueurs et dirigeants togolais devient mondialement préoccupant et le Togo devient la risée des autres  participants. Un journal allemand va jusqu’à traiter les joueurs togolais de 23 acteurs de cirque.

Otto Pfister, le doyen des sélectionneurs à cette 18e Coupe du monde, à quatre jours de la première sortie des Eperviers dans la compétition démissionne. « J’ai tiré les conclusions que l’équipe n’avait plus besoin d’entraîneur », a-t-il laissé entendre ; car depuis 72 heures ses poulains refusaient de participer à toute séance d’entraînement si leur problème de prime n’était pas réglé.

Cette démission donne lieu à toute interprétation ; Pfister sera traité de tous les noms d’oiseaux alors que la fédération et son président Rock étaient perçus comme une confrérie d’incapables. L’envoyé spécial du chef de l’Etat, le Gal. Zoumarou Gnofame  n’arrive pas à débloquer la situation.

La piste d’autres sélectionneurs est vite explorée, l’Allemand Winfried Shäffer, après un tour à Wangen formule des conditions pour prendre la place de son compatriote : l’ordre dans  l’instance dirigeante du football togolais et la discipline des joueurs.

Contre toute attente, « le vieux », Otto Pfister est annoncé à quelques heures de la rencontre contre la Corée du Sud sur le banc togolais. Kodjovi Mawuéna et Akoussa Camélio retrouvent leur rôle de doublure et directeur technique au grand mécontentement de ces derniers.

Togo – Corée, Pfister assiste l’organisation de la déroute

Après avoir vainement réclamé leur prime, les joueurs se rendent à l’évidence qu’ils ont trop perdu d’énergie. Ils retrouvent leur mental de gagneur et promettent de livrer un match mémorable face aux Coréens afin de laver l’affront de la CAN ratée et prouver aux yeux des observateurs du football mondial qu’ils sont capables aussi du meilleur.

Après une dernière disposition tactique à Frankfort le onze de départ est donné. Certains joueurs pressentis titulaires seront délégués le lendemain au banc de touche. Les cadres en ont décidé ainsi.

            Le 13 juin à Francfort ils seront bien servis à la sauce coréenne d’abord avec l’hymne de la Corée du Sud à la place de la Terre de nos aïeux avant de se voir rattraper en deuxième partie de jeu alors que les 45 premières minutes étaient à leur avantage grâce à un but de Kader Touré Coubadja. Les Togolais perdent par 1 but contre 2 et remettent la promesse contre la Suisse.

Togo - Suisse, le rêve brisé

Après leur piètre prestation de leur première sortie en Coupe du monde, les joueurs veulent se racheter face à la Suisse.

            Avec sérénité ils se préparent, seulement, à quelques heures de la rencontre, les éperviers reviennent à la charge et refusent de se rendre à Dortmund s’ils ne sont pas satisfaits.

            La FIFA se mêle au débat et trouve un dénouement en promettant aux joueurs des avances sur primes dès le lendemain de la rencontre face à la Suisse. Enfin Agassa et ses coéquipiers prennent l’avion pour Dortmund, lieu de la rencontre. Le 19 juin, la volonté d’Adébayor d’améliorer son image atteinte en faisant une bonne prestation ne sera que de courte durée. Le Togolais bien contrôlé par le vétéran Patrice Müller a dû se rendre à l’évidence que Dortmund n’est pas le stade de Kégué.

            Les Togolais seront renvoyés à leurs chères études par les helvètes. 2 buts à 0 c’était le score qui a sanctionné la rencontre.

            Les Togolais éliminés, avaient le dos au mûr. Tous les regards se tournent vers les Bleus de France, leur troisième adversaire : Sauver l’honneur.

France - Togo, l’expérience a payé

Les Togolais avaient la pression au dos car les cadres se sont illustrés plus dans la rubrique des faits divers et leur image sévèrement atteinte « Shéyi, beau parleur mais nul » pourrait on lire dans certaines presses qui ont trouvé l’occasion  pour remettre le jeune à sa place.

            Conscient de cette situation, les hommes d’Otto Pfister remettent le cœur à l’ouvrage face à la bande à Patrice Vierra le 23 juin. Seulement une mi-temps a permis d’apprécier la bonne présence des Eperviers. On s’attendait à une seconde partie bien disputée mais les Togolais qui jouaient à dix, à cause de la méforme de Shéyi présent sur la pelouse mais anéanti  par les milieux français, vont s’incliner par deux fois devant les Bleus.

            Les Eperviers du Togo et le mondial, c’est fini. Les joueurs après trois défaites en trois sorties auront désormais le regard tourné vers les éliminatoires de la CAN 2008 qui va se dérouler au Ghana.

            Les Eperviers pour leur première phase finale à une Coupe du Monde ont fait montre d’une équipe en manque d’expérience.

            L’ambiance morose entre les joueurs entretenue par certains qui se prenaient pour des stars, a pesé dans le résultat médiocre bien concocté par une Fédération ridicule aux yeux des observateurs de la compétition.

            Les Togolais quittent tout de même la compétition avec des enseignements. Si la prestation des joueurs ne prête guère à l’euphorie, des satisfactions individuelles se dégagent.

            Kader Touré Coubadja entre dans l’histoire comme unique butteur togolais dans cette compétition.

            Alaixys Romao, le jeune milieu récupérateur qui a relégué au banc de touche Aziawonou Kaka, le « spice boy » et Akoto Eric, a démontré que ce n’est pas sur les médias qu’il doit démontrer qu’il est une pièce maîtresse de l’effectif togolais.

            Tchangaï, Nibombé Daré, Ludovic Assémoassa, et à la moindre mesure Salifou Moustapha et Agassa Kossi contre la France, ont démontré qu’ils méritent leur sélection.

            Le Togo rentre avec 3 défaites en autant de matches disputés avec un seul but marqué contre six encaissés.

Alex.

Une preuve de la gestion opaque des fonds des Eperviers : Où sont passés les 450 millions de Kadhafi?

La participation des Eperviers au mondial 2006  en Allemagne a suscité d’énormes polémiques. A présent que leur élimination a été constatée au premier tour, ils vont rentrés et nous allons balayer la maison. Ne dit-on pas que le linge sale se lave en famille ? Le linge de la FTF est très sale et pue. Depuis les préparatifs jusqu’à la participation, la FTF a sa responsabilité engagée dans ce second échec des Eperviers après la CAN bien sûr. En dehors des maux qui minent cette fédération à savoir la mauvaise organisation, du président jusqu’au simple agent, a été longtemps épilogué. Beaucoup de choses ont été dites à propos de la gestion opaque des fonds alloués pour soutenir l’équipe nationale. L’ardoise est très noire. Mais nous ne citerons ici que 2 cas. Il y a 450 millions et 100 millions provenant d’opérateurs économiques libanais.

En effet selon une dépêche de l’AFP repris sur les antennes d’une Radio Nationale, le Guide de la Révolution Libyenne
aurait alloué une somme de 450 millions pour soutenir les Eperviers. Selon une indiscrétion les responsables de la FTF se seraient appropriés cette somme. Ils soutiennent au passage que c’est pour soutenir la Fédération qu’une telle somme a été allouée. En fin de compte on se rend à l’évidence car cette somme n’a pas été comptabilisée à l’actif des Fonds alloués aux Eperviers. Par ailleurs on apprend aussi que des opérateurs économiques libanais opérant sur le territoire auraient aussi cotisé une somme de 100 millions et remis à 2 membres proches de la FTF pour le compte des Eperviers. Une indiscrétion fait état de ce que ces 2 responsables n’ont rien déclaré à la FTF. Comme quoi ils se seraient mis pleines les poches.

Avec cette participation des Eperviers au Mondial 2006, les gens se sont enrichis sur le dos du peuple togolais. Nous poursuivons nos investigations et nous mettrons leurs noms sur la place publique.

AGNI

 
 

 

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