Le Togo comme tous les autres pays d’Afrique
sont essentiellement agricoles. Les pays
industrialisés de l’occident sont passés
également par là, donc l’étape de nos pays
s’explique aisément aujourd’hui. Mais
seulement, l’agriculture togolaise connaît
d’énormes difficultés qui par moment
annihilent les efforts de nos braves paysans.
Les institutions qui accompagnent les
paysans.
Au niveau du ministère de l’agriculture il y a
une kyrielle de structures qui sont créées
pour accompagner l’agriculteur dans ses
efforts. L’ICAT, le Konrad Round 2 (KR2) etc.
A celles-ci s’ajoutent d’autres structures
privées comme l’IFDC, l’Inades-Formation etc.
Il est vrai que chacune de ces structures
essaie dans la mesure de ses possibilités
d’aider à obtenir des résultats plus ou moins
probants sur le terrain.
Que seraient ces conseils, ces efforts des
paysans et des structures sans les engrais ?
L’éternel problème des engrais
La surexploitation de nos espaces cultivables
rend nécessaire l’apport des engrais pour
espérer de bonnes récoltes. Le Togo n’étant
pas le seul pays à avoir un besoin crucial en
engrais, il va s’en dire que cette denrée
nécessaire à l’agriculture sera convoitée par
tous les pays. Combien de millions de tonnes
d’engrais importe-on en Afrique ? On ne
saurait avoir un chiffre exact. Mais ce qui
est sûr, c’est que l’obtention de l’engrais ne
sera pas chose aisée.
Ces opérateurs qui se battent dans le
domaine des engrais
Le KR2 n’arrive pas à lui tout seul à
gérer de manière efficiente le problème des
engrais. C’est ainsi que des opérateurs
togolais animés d’un patriotisme sans borne se
sont lancés dans ce combat pour les intrants.
N’est pas opérateur en intrants qui le
souhaite
L’improvisation dans ce sensible secteur
serait fatale à notre agriculture. Ceux qui
ont voulu forcer les données en se lançant
dans les intrants ont compris que les choses
ne se passent pas comme ils le pensaient. Dieu
merci, qu’ils ont jeté les éponges sinon notre
agriculture aurait pris un sérieux coup.
Il faut avoir foi en ce qu’on fait et avoir la
confiance des fournisseurs. Le sérieux dont
font preuve certains opérateurs togolais dans
le domaine des intrants, a séduit les
partenaires au point de faire la part belle au
Togo. Avec bientôt 15 années de rupture de la
coopération avec nos partenaires en
développement, il n’est pas aisé d’avoir des
engrais et autres. Mais des patriotes ont pris
sur eux cette lourde responsabilité d’oser.
Les résultats ont été payants et le Togo a
l’essentiel de son tonnage pour sa culture.
Au moment où les députés interpellaient le
ministre en charge de l’agriculture au sujet
de la disponibilité des engrais pour cette
campagne agricole, il y avait un déchargement
de plusieurs milliers de tonnes de cette
précieuse denrée. C’est clair, rien ne pourra
plus empêcher nos braves paysans d’assurer
dans le temps requis l’apport en NPK et urée
aux plants.
C’est un vibrant hommage que le peuple rend à
ces sociétés de renommée internationale telle
Bayer qui soutiennent le Togo dans son
récurrent problème d’intrants. Une mention
spéciale à Sot’ Agri qui fait chaque jour un
peu plus pour que l’agriculture togolaise ait
un sens. Derrière Sot’Agri, des dignes fils du
pays qui ne ménagent aucun effort pour
répondre aux attentes du monde paysan.
La hausse du prix du sac d’engrais
Le prix a presque doublé depuis la campagne
passée à cette nouvelle. Cette hausse ne s’est
pas faite sur un saut d’humeur des opérateurs.
La hausse est le résultat de certaines
contingences de l’heure notamment la hausse du
prix du baril du pétrole et la demande sans
cesse croissante de l’engrais de part le
monde.
Les paysans préfèrent avoir cher l’engrais
pour sauver la campagne agricole que d’en
manquer et bousiller toute une année de dur
labeur.
Si les précipitations sont constantes dans le
sud du pays, il faudrait qu’elles soient au
rendez-vous dans la partie septentrionale du
Togo pour que les efforts des uns et des
autres soient couronnés de succès.
Pierrot