|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
25 avril
2006 |
|
[No 79: du 25 avril 2006]
|
|
Klassou gagne une bataille perdue |
|
|
Un rapport publié par l’ONG Plan-Togo a fait
l’objet d’un commentaire le 12 avril sur TV5. Le
journaliste qui commentait en ses termes
« Voici encore un rapport accablant su le Togo »,
a sorti le Ministre de l’Enseignant Primaire et
Secondaire de sa léthargie. Exigeant des excuses
publiques de la part de Plan-Togo, le Ministre
semblait dire que les Notes Sexuellement
Transmissibles (NST) lui sont inconnues. L’ONG ne
voulant pas entrer en guerre avec un pouvoir où
l’autocratie confère un statut de bon apôtre aux
dirigeants, s’est exécutée par la voix de sa
direction, Mme Conrad Stéphanie qui a avoué que le
rapport n’aurait pas pour objectif de « ternir
l’image du pays dans lequel l’ONG travaille depuis
1988 avec l’appui des plus grandes autorités »
Ce rapport se fondant sur une étude faite sur
un échantillon de 1000 élèves dont 750 filles dans
le centre du Togo, révèle des traitements
déshonorants à l’endroit des scolaires. Les filles
principalement sont les victimes étant obligées
d’assouvir parfois le désir sexuel de leurs
enseignants pour passer en classe supérieure :
« Souffrir pour réussir ».
Il est clair que ces révélations pour tout
gouvernement est frustrant mais l’idéologie de la
bonne gestion des affaires de la cité inciterait
tout bon politique à analyser le problème pour lui
trouver un remède. Komi Klassou voulant une fois
encore exhiber sa médaille de militant du RPT, a
politisé ce rapport s’adossant au commentaire sur
TV5.
Klassou aurait-il pris son mal en patience et
commettre des experts pour vérifier les faits
qu’il sortirait grandi de cette affaire en prenant
des résolutions qui soulageraient les pauvres
élèves.
Aurait-il patienté un peu qu’il aurait lu dans un
journal de la place les révélations de jeunes
filles qui ont subi l’acharnement sexuel de leurs
éducateurs.
Désolant. Désolant de traiter tout ce qui a trait
à notre vie sociale en chapitre politique pour
s’attirer les yeux doux de Gnassingbé II.
Il est vrai que Plan-Togo a présenté ses excuses,
mais irréfutable est la thèse de violences
sexuelles dans le milieu scolaire. A qui la
faute ? La question est à tous, mais en attendant
les réponses, reconnaissons le mérite de son
excellence Komi Klassou, Ministre de
l’Enseignement Primaire et Secondaire, qui a gagné
une bataille sans victoire.
Alex MIKODOME |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
Nécrologie |
|
|
|
Leurs propos |
|

Prof. Gnininvi |

Richard Nyahoho |

M. GNANDI Thomas |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Publicité |
|
|
 |
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
| |
|
|