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Le vendredi dernier, le PM Edem Kodjo a procédé à
l’ouverture officielle des travaux du dialogue
intertogolais tant attendu. C’était à l’hôtel
Corinthia 2 Février en présence de tous les
acteurs politiques même l’UFC. En effet, le
dialogue qui a connu de fortunes diverses a enfin
démarré ses travaux. Les Togolais dans leur
majorité ont placé leur espoir dans cette reprise
du dialogue. A cette occasion on discutera des
dossiers brûlants à savoir : l’étude du cadre
électoral, la lutte contre l’impunité, le statut
et le financement des partis politiques, sans
oublier le contentieux électoral du 24 Avril 2005
qui a porté Faure Gnassingbé à la magistrature
suprême. Le dialogue a démarré dans un sursaut
patriotique de part et d’autre en oubliant
l’épineux problème de médiateur en ce début du
dialogue.
Donc les Togolais vont devoir discuter sur place
de leur problème ; ils vont se regarder en face et
il urge qu’ils se disent la vérité afin de trouver
des solutions à nos problèmes qui datent de
plusieurs années déjà. Par cet acte on aura
satisfait à l’un des principaux engagements.
Au demeurant avec ce dialogue le RPT doit prendre
le ferme engagement de partager le pouvoir avec
l’opposition, il doit cesser de détenir seul les
rouages de l’Etat. En acceptant de dialoguer avec
l’opposition il veut se dédouaner en face l’UE qui
l’accuse de violations massives des droits de
l’Homme, de tripatouillage de la constitution, de
fraudes électorales… Il va s’en dire que le RPT
veut l’argent du beurre c’est-à-dire qu’il veut
l’onction de l’opposition pour se faire valoir
auprès de l’UE. Donc l’opposition doit exiger et
obtenir des choses concrètes et précises au cours
de ce dialogue. Le RPT doit dire la main sur le
cœur de ne plus enregistrer des violences au cours
des prochaines élections ; il doit concéder une
partie du pouvoir à l’opposition à travers la
formation d’un vrai gouvernement d’Union qui
conduira les opérations électorales prochaines.
L’avenir du Togo en dépend. En nous disant tous
que : Plus jamais ça sur la terre de nos aïeux.
Les travaux s’étaient poursuivis dans l’après-midi
en comité. Un bureau de 3 membres a été élu pour
diriger les travaux à la tête duquel se trouve
l’opposant Me Agboyibo du CAR (Comité d’Action
pour le Renouveau) un membre de la Société civile
a été nommé vice-président et le poste de
Rapporteur est assuré par le Ministre Gilbert
Bawara (RPT). Nous espérons que le choix judicieux
du Président du Comité directeur du dialogue fera
renaître la confiance du peuple Togolais dont a
besoin la classe politique toutes tendances
confondues pour réussir ce dialogue.
Le RPT a vraiment mis du temps pour faire cette
concession très fort louable. Il l’aurait pu être
aussi compréhensible depuis le 05 février 2005 que
beaucoup de choses auraient pu être évitées sur la
Terre de nos aïeux. Reste aussi que l’opposition
joue le jeu en ne perdant toutefois pas de vue
l’aspiration et le désir du peuple togolais.
Maurice |