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Plus
que quelques jours, et Faure aura bouclé un an à
la tête du Togo après une élection controversée du
24 avril 2005.
Une année de règne qui ne laisse pas les
observateurs dans le mutisme car il y a lieu de se
demander qu’est-ce que Faure a apporté en un an
aux Togolais et que leur apportera-t-il dans les 4
ans à venir ? A cette inquiétude, les sceptiques
répondent d’emblée par la négative.
En effet, celui qui a été vanté pour être un
maître en finances, sorti des grandes écoles
d’économie et de gestion de France et des
Etats-Unis ne semble pas être à la hauteur de ce
qui a été annoncé. Il avait crié redresser
l’économie du pays, elle qui a été sévèrement
éprouvée par les 38 ans de mauvaise gestion de son
père ; mais voici qu’à ce jour la famine s’est
introduite jusque dans les foyers des salariés. Au
Bénin d’à côté, quelques jours ont suffi au
banquier Yayi Boni, élu président, pour annoncer
le payement des agriculteurs de la filière
cotonnière de son pays mais l’économiste togolais
n’arrive pas à redresser
la SOTOCO que son père et ses frères ont mis à
genoux.
Et c’est dans une indifférence totale que M. le
président continue de se balader de pays en pays,
on ne sait à la recherche de quoi, comme si pour
dire : « je n’ai rien à perdre ».
Dans ce silence coupable, Faure poursuit sa
gestion opaque des affaires de l’Etat. Et ce n’est
pas trop dire lorsque au-delà des critiques faites
à son frère cadet, Ministre délégué à
la Défense, qui semble se substituer au président
par moment on lui reconnaît des qualités notamment
ses sorties à travers lesquelles on voit la
volonté de travailler, de faire changer les
habitudes des togolais.
C’est dans cette atmosphère de crise perpétuelle
que l’on apprend selon des sources officieuses que
les pays fondateurs de l’union européenne en
l’occurrence
la France, l’Allemagne, le Benelux etc. auraient
demandé à Faure Gnassingbé d’abandonner le pouvoir
à la fin de son mandat. Selon ces sources, le
président togolais qui avait pour mission de
sortir le pays de la crise ne convainc en rien et
son inertie face aux problèmes socio-économiques
et politiques jète un discrédit sur ses réelles
compétences. Pour l’instant, il ne s’agit que
d’informations prises pour rumeur mais au cas où
elles venaient à se confirmer, la grande
inquiétude reste si ces décisions ne vont pas
plonger le pays dans une nouvelle impasse.
AGNI |