|
Le
mardi 21 mars, ils étaient plus de 3000 étudiants
rassemblés devant l’amphi 600, répondant ainsi à
l’assemblée générale convoquée par un mouvement
syndical et le collège des délégués généraux de
facultés et écoles.
Par ce rassemblement, les organisateurs
entendaient manifester leur mécontentement face à la
manière dont le dialogue universitaire est organisé,
de même qu’à dénoncer les fausses promesses du
gouvernement quant à l’attribution de la seconde
tranche d’aide qui avait été annoncée pour le 15
mars.
Perchés au haut de l’amphi 600, devant
une foule compacte d’étudiants et d’étudiantes, les
organisateurs ont, pendant près d’une heure, exposé
leurs préoccupations quant à la dégradation
inquiétante des conditions de vie et d’étude de
l’étudiant togolais. Un message reçu par
l’auditoire qui, en signe d’adhésion à la cause,
scandait des chants à travers lesquels leurs maux
étaient clairement énoncés.
Dans cet esprit pacifique, les
manifestants ont marché à travers le campus pour se
faire entendre, avant de se trouver nez à nez avec
la sécurité à l’entrée principale. Près d’une heure
de face à face, avant que les forces de sécurité ne
dispersent les manifestants.
Il est à souligner que pour l’aide
réclamée, les bulletins ont été apportés le 24 mars,
la veille des congrès universitaires mais comme un
cadeau empoisonné, certains étudiants devront
attendre jusqu’en fin mai et juin avant de percevoir
la modique somme de 20.000 F annoncée plutôt pour le
15 mars. Comportement ignoble du Ministre de
l’Enseignement supérieur envers les étudiants, lui
qui a décidé de ramener la paye des 21.000 à
l’unique guichet de l’UTB ; une plaisanterie de
mauvais goût selon les étudiants qui n’ont jamais vu
de telle. |