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Quand on veut toujours opter pour la voie de la
facilité dans les règlements des problèmes, on en
crée plutôt d’autres dont la gestion s’avère des
casse-tête. C’est ce qui risque d’arriver à l’église
catholique dans notre pays. La démission ou mieux la
contrainte à la démission de l’Evêque du diocèse
d’Atakpamé Mgr Julien Kouto doit inciter à bien
d’interrogations. En effet, les événements ayant
conduit à cette première dans l’histoire de la foi
dans notre pays ont été traités avec une légèreté
déconcertante que tout peut arriver désormais.
Ce n’est un secret pour personne
qu’Atakpamé s’est toujours singularisée par des
coups de toute sorte sur les prélats qui y ont servi
Jérémie MORAN, Mgr Atakpa, l’actuel archevêque de
Lomé Fanoko Kpodzro et aujourd’hui Mgr Julien Kouto
ont goutté chacun à sa façon aux dures réalités du
milieu.
Ce qui est arrivé à Mgr Kouto peut
arriver à n’importe quel autre prélat. A partir du
moment où un antidote sérieux n’a pas été apporté au
mal, c’est que tous les débrayages sont désormais
permis.
La clique de prêtres insoumis doit se
sentir revigorée et de même se voir donner le OK
pour d’autres coups tordus.
A-t-on peur de ces prêtres qui mènent la
fronde? Qui on dirait à voir le film de toutes les
actions qu’ils posent. Ils ont juré en finir avec
montages, porter atteinte à l’intégrité physique et
morale du prélat. Ne trouvant pas ces montages
portés leurs fruits, on a jugé bon d’explorer la
dangereuse piste du sacrilège. Des hommes de main
proches du diocèse sont allés à Ayomé pour tout
simplement profaner le sanctuaire en saccageant la
statue de la très vierge mère du Christ.
Avec cet acte, l’on comprend aisément
ceux à qui l’on a affaire. Ce sont des gens qui
n’entendent reculer devant aucun obstacle pour
assouvir leurs bas desseins.
Aujourd’hui que Mgr Kouto a été mis à la
touche à la tête de ce complexe diocèse, les
ténèbres ne se dissipent toujours pas sur la vérité
pour certains. Mais ceux qui ont cette crainte de
l’Eternel dans leur cœur arrivent à faire la part
des choses. Pour eux, l’évêque démissionnaire n’est
que la victime d’un complot pour saquer son moral et
du coup freiner son ascension vers d’autres plus
hautes responsabilités ecclésiastiques.
A Atakpamé aujourd’hui, ce sont des
catholiques très marqués qui tiennent encore grâce à
leur foi. Un fidèle a déclaré sans ambages qu’il ne
peut plus assister à un culte célébré par des
prêtres qui n’ont aucun égard pour la morale. Il
préfère aller prier chez les religieux Canadiens
d’Atakpamé. Des cas se comptent par dizaine à partir
du moment où des gens ont dit ouvertement être
contents de l’heureux aboutissement de la lutte
qu’ils ont menée.
Ce n’est pas encore tard pour que le
Saint Siège rende justice en réhabilitant avec la
manière le prêtât.
C’est la seule et unique alternative
pour sauver la foi dans ce milieu. Loin d’attendre
une reconduction de Mgr à la tête du diocèse, mais
en l’élevant à d’autres charges au service de la
foi.
Ce fait majeur dans la vie de l’église
catholique a mis à nu le manque de solidarité entre
nos Evêques qui de par leur silence ont conduit à ce
que nous vivons aujourd’hui.
En attendant la nomination d’un nouvel
évêque pour le diocèse d’Atakpamé, les manœuvres de
toute sorte sont mises en branle pour ceux qui ont
toujours estimé que c’est eux ou rien à ce diocèse.
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