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Depuis quelques semaines Lomé enregistre des pluies
abondantes. Elles s’abattent aussi bien sur nos
villes que sur les villages et font le plaisir des
cultivateurs mais un deuil pour la population de la
ville de Lomé.
Les quartiers sont plus inondés que
jamais. Ce qui rend la population plus furieuse est
la route internationale Lomé-Cotonou qui constitue
une vraie honte pour le pays. Et dire que ce pays
est gouverné pendant près de quarante ans par le
régime de ceux qui ont toujours gagné les élections
quelques soient les conditions. La nationale
Lomé-Cotonou est devenue impraticable depuis très
longtemps. Les fosses remplies d’eau à tous les
niveaux découragent les usagers de ce tronçon qui
ont toutes les difficultés à circuler librement. Et
pourtant Faure Essozimna Gnassingbé, le jeune brave,
est arrivé dans le bain de sang pour «construire
et reconstruire» tout ce que papa n’a pas fait
et a peut-être mal fait avec ses ambitions de grands
travaux (l’euphorie de la jeunesse).
Un an déjà pas d’initiative, pas de
réalisation pour signaler sa présence positive.
Seules des fêtes qui ne répondent pas aux
assentiments de ce peuple avide de liberté, ont
renforcé la douleur des cœurs. Pour un trajet (Lomé
Aného) de 45 km, il faut au moins 2 heures de route.
Et pourtant, les faucons du régime,
rassuraient la population « ensanglantée »
que le fils du père détient la baguette magique pour
ouvrir le « Césame » qui abritait la fortune
de son excellence, le dictateur.
Et
pourtant la population savait que le jeune, le fils
à papa, Faure Gnassingbé, s’est mis la corde au coup
et servirait tout simplement comme appât à ces
pilleurs, à ces voleurs des biens de l’Etat qui ne
feront qu’accroître le chiffre d’affaire des banques
étrangères. Ou encore il constitue une occasion à
ces barons de continuer par vider les caisses du
pays pour que nos infrastructures routières,
hôtelières, sportives, culturelles, souffrent
cruellement d’existence. |