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Les nominations faites le mercredi 1er Mars
2006 au sein du Ministère de la Communication et de
la Formation Civique continuent de faire couler
beaucoup d’encre et de salive. Des commentaires
diversifiés fusent de part et d’autres à propos de
ces nominations que certains n’hésitent pas à
qualifier de clientélistes et de vindicatives.
Un observateur averti de la scène
politique togolaise qui a fait ses entrées dans les
hautes hiérarchies administratives de notre pays,
s’est un peu penché sur ces nominations
controversées.
A en croire cet observateur, l’actuel
Ministre de la Communication et de la Formation
Civique M. Biossey Kokou TOZOUN, n’a rien à voir
dans ces nominations. Tout aurait été décidé en haut
lieu et lui il n’aurait été informé qu’au denier
moment.
Au sujet de ces nominations notre
observateur révèle que le jeune Aouli Poutouli ôté
de la tête de la Télévision et envoyé à la Direction
Générale de la Communication, serait sans doute
l’œuvre du tout Puissant Conseiller Spécial en
Communication du chef de l’Etat.
Monsieur Pitang Tchalla n’aurait pas du
tout apprécié la nomination à l’époque du jeune
Aouli Poutouli comme Directeur de la Télévision
Togolaise, puisque son nom ne figurait pas sur la
liste que notre actuel « Consultant en
communication » avait établi. Notre observateur
affirme à cet effet que c’est le défunt président,
feu Général Eyadema qui avait imposé le jeune Aouli
POUTOULI en ces termes : « Et Aouli Poutouli ;
ne peut-il pas être Directeur de la Télévision »
Tout le monde avait cru que c’est M. PITANG Tchalla
Ministre de la Communication et de la Formation
Civique à l’époque qui avait fait promouvoir Aouli
Poutouli par sa proposition. Vexé donc par la
nomination forcée de M. Aouli sur décision du défunt
Président, l’actuel Conseiller spécial en
Communication de Faure aurait depuis attendu une
occasion pour prendre sa revanche. Selon notre
observateur, il semble que M. Pitang n’aime jamais
être contrarié dans ses décisions mais face au plus
fort que lui, il avait courbé l’échine. Peut-il le
faire maintenant face au jeune et dynamique
Président Faure Gnassingbé qui fait des conseils de
M. Pitang des Paroles d’Evangiles ?
Sous un autre angle, l’observateur croit
savoir qu’on reprocherait aux deux directeurs
« limogés » à savoir Amevi DABLA de Radio Lomé
et Aouli Poutouli de la Télévision Togolaise, de ne
pas alimenter les caisses du Trésor public par les
recettes issues des divers frais de Publicité de
leurs organes.
Et l’observateur de se demander : ces
derniers, en ne le faisant pas ne suivaient-ils pas
les instructions du même ministre Pitang ? En
réponse à cette question, l’observateur croit savoir
en effet que les deux directeurs « incriminés »,
notamment celui de la Télévision utilisait ces
recettes pour payer la pléthore « de stagiaires
permanents » que le ministre Pitang lui-même
faisait inonder les stations des deux organes.
Le malheureux Poutouli aurait plusieurs
fois vainement sollicité l’intervention de son Ex
Patron pour faire prendre en charge par le Trésor
Public les émoluments de « ces stagiaires qu’il
ne pouvait pas renvoyer de son propre chef, car, il
semble qu’à chaque fois qu’il « laissait » un
stagiaire, le Super ex-ministre de la Communication
lui intimait l’ordre de le reprendre immédiatement
et de se débrouiller pour lui trouver quelque chose
à la fin de chaque mois. Voilà, souligne
l’observateur, pourquoi les Directeurs des deux
organes auraient été contraints d’utiliser les
recettes des publicités pour payer « les
Stagiaires de M. Pitang ».
Commentaire
Si
c’est pour ce problème de non versement des recettes
de la Radio et de la Télévision au Trésor Public que
les deux Directeurs ont été en quelque sorte
limogés, pourquoi M. Pitang n’a-t-il-pas osé lever
le petit doigt pour les défendre au près de son
Patron ? N’aurait-il pas lui-même créé des problèmes
à ses propres collaborateurs d’antan ?
Personne n’est contre la nomination de
M. Kouessan Yovodévi comme Directeur de la
Télévision Togolaise au moment où on parle
aujourd’hui de réconciliation Nationale,
d’apaisement, d’équité et d’équilibre dans
l’attribution des postes administratifs. Mais nous
disons que vu sous cet angle Yovodevi en méritait
plus. Ce dernier en voulant coûte que coûte prendre
les rennes de la Télévision Togolaise sait très bien
« le grand profit » qu’il peut ou veut en
tirer.
Notons sincèrement que Messieurs Amevi
DABLA et Aouli Poutouli, ont abattu chacun de son
coté un travail de Titan à la tête de leurs organes
respectifs vu les moyens matériels et les
infrastructures vétustes mis à leur disposition. On
constate cependant, suite aux récentes nominations,
que l’homme le plus lésé est M. Aouli Poutouli.
Quant à M. Amévi DABLA, il a été un peu récompensé
en héritant le poste de Directeur de la Formation
Civique, car on croit savoir que les projets de ce
nouvel organes du Département de la Communication
seront financés par les Etats-Unis, le Canada et
plusieurs autres Institutions financières
internationales ayant pour objectif primordial
l’instauration de l’Etat de droit et la Démocratie
en Afrique. Et l’on sait que Amevi DABLA est un
génie en matière de conception de bons projets. Mais
on murmure que sa Direction manque de locaux.
Pourquoi ne pas prendre la villa destinée au
logement du Directeur de la TVT vacante depuis
plusieurs mois déjà ?
Quant à M. Aouli Poutouli on peut dire
que sa nomination au poste de Directeur Général de
la Communication et de la Formation Civique
constitue, sauf coup de théâtre, un frein pour la
suite de sa carrière professionnelle. Et pour
cause : lorsqu’on t’attribue ce titre ronflant au
sein du Ministère de la Communication, il est très
difficile de s’en débarrasser. Cette Direction est
une coquille vide qui n’a même pas un budget en tant
que tel. Nous plaignons le jeune Aouli Poutouli qui
vient d’être, ainsi mis au garage car, désormais son
rôle ne consiste qu’à parapher les demandes de
reportages que son planton va ventiler dans les
différents organes compétents en matière de gestion
desdites demandes. Sa nomination, loin d’être une
promotion comme le croient certains naïfs, constitue
plutôt une véritable sanction. La personne qui a
orchestré l’attribution de ce poste au jeune Aouli
Poutouli le sait très bien. Au demeurant, cette
personne est pour le moment très puissante. Mais
nous l’invitons à bien disséquer cette phrase : « Un
jour le Grand Alexandre en contemplant l’étendue de
son empire pleura car il ne lui restait pas assez de
monde à conquérir ».
M.M. |