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Bolloré tente de s’approprier l’exclusivité de la
manutention du conventionnel
Pour le passage à la deuxième phase de
libéralisation de la manutention Jacques Dupuydauby
avait, en accord avec les Autorités togolaises,
déposé une demande de licence de manutention du
conventionnel par l’intermédiaire de la société
SE2M Togo.
Le
Groupe Bolloré lui ayant fait savoir qu’il entendait
présenter via sa filiale SAGA-Togo une demande
séparée, Jacques Dupuydauby s’est vu contraint de
concourir sans armateur de référence à l’obtention
de cette licence de manutention du conventionnel,
via la société SE3M Togo dans laquelle le Groupe
Bolloré n’était pas présent,
Au
final, SAGA Togo renonçait à présenter sa
candidature, et prenait une participation
minoritaire de 30 % au capital de SE3M Togo.
C’est dans ces conditions que l’agrément pour la
manutention conventionnelle a été attribué en avril
2004 à SE2M Togo, par décret du Président de la
République Togolaise. Echec de cette première
tentative.
Refus du groupe Bolloré de participer à la
construction d’un troisième quai - projet vital pour
Le
Port de Lomé est le seul port de la région à
bénéficier d’un tirant d’eau naturel permettant
l’accueil des navires porte-conteneurs de nouvelle
génération, et les Autorités Togolaises ont toujours
souhaité exploiter cet atout majeur pour faire de ce
port le point de transbordement vers l’hinterland du
Togo (Burkina, Mali, Niger), ainsi qu’un centre
d’éclatement vers la sous-région maritime.
Dans un premier temps, le Groupe Progosa a créé dans
chacun de ces pays des filiales qui ont vocation à
développer des ports secs dans ces pays.
Dans un second temps, le Groupe Progosa s’est
attaché à développer le projet d’adaptation du
deuxième quai et de construction d’un troisième
quai. Ces infrastructures, spécifiquement adaptées
à l’accueil de navires porte conteneurs de nouvelle
génération, sont indispensables pour confirmer la
vocation du Port de Lomé à devenir le premier port
de transbordement de la sous-région maritime.
Ce projet est donc un enjeu majeur pour le Togo. A
ce titre, sa mise en oeuvre était suivie avec une
particulière vigilance par son Excellence le Général
Eyadèma alors Président de la République Togolaise.
Insupportable perspective de concurrence pour, le
Port d’Abidjan ce développement a été perçu par le
Groupe Bolloré comme une menace directe pour ses
intérêts, puisque ce groupe exploite sur un
fondement dépourvu de base légale le terminai de
Vridi en Côte d’Ivoire, et s’assure de fait une
situation de monopole dans un pays où il possède de
puissants intérêts.
Le
masque est alors tombé.
En
sa qualité d’actionnaire présent au capital de SE2M
Togo, le Groupe Bolloré s’est opposé à ce que cette
société participe à l’aménagement du Môle II du port
de Lomé.
Le Groupe Bolloré a également refusé de participer
au projet de construction du troisième quai.
Affichant sans aucune ambiguïté sa stratégie
d’obstruction à tout projet de développement
menaçant ses positions de monopole, le groupe
Bolloré manifestait ainsi clairement tout l’intérêt
qu’il porte au développement des pays qui ont assis
sa prospérité.
A la demande des Autorités Togolaises et du
Président de la République, Jacques Dupuydauby s’est
donc rapprochée d’autres partenaires pour mener à
bien ce projet.
Le Groupe CMA-CGM, premier armateur français et
cinquième armateur mondial, s’est intéressé à ce
développement et le projet s’est ainsi concrétisé
par la signature au mois de novembre 2004 d’un
protocole entre la République Togolaise, par
son Excellence Faure Gnassingbé, alors Ministre de
la République Togolaise, et la société SITC
(partenariat Progosa/ CMA-CGM).
Le démarrage de la première tranche de travaux a
fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration en date
du 12 janvier 2005, en présence de son Excellence le
Général Eyadema, Président de la République
Togolaise.
Le projet est aujourd’hui en voie de réalisation.
Echec de cette deuxième tentative.
Le Groupe Bolloré tente la mise hors jeu de
Dupuydauby le Gêneur
Par une prise de contrôle de Progosa Investment en
Espagne Dirigé par un raider, le groupe Bolloré
excelle dans les montages financiers et les prises
de participations qui, avec le soutien d’associés
apparents ou occultes, lui permettent d’investir un
groupe en catimini, puis de s’en assurer
brutalement lé contrôle.
Prévoyant que Progosa Investment pourrait un jour
lui porc ter ombrage, le groupe Bolloré avait
discrètement préparé une opération de prise de
contrôle par ses voies et moyens habituels, oubliant
au passage que Jacques Dupuydauby les avait déjà
personnellement éprouvés. Puisque viré sans
ménagement de la présidence de la SCAC en 1986 par
Vincent Bolloré lui-même.
Dès qu’en 2004 l’éventualité d’une telle prise de
contrôle avait été évoquée, Jacques Dupuydauby
s’était immédiatement enquis de la position des plus
hautes Autorités Togolaises, ainsi que de celle des
plus hautes Autorités Gabonaises où le groupe est
attributaire de la gestion des ports d’Owendo et de
Port Gentil.
Ces Autorités ont confirmé leur totale opposition à
ce raid, et confirmé qu’en cas de réalisation de
cette prise de contrôle, les licences et
concessions dont bénéficient les filiales du groupe
au Togo et au Gabon pourraient faire l’objet de
procédure d’annulation.
Avec l’accord et l’appui de ces autorités, Jacques
Dupuydauby a donc mis en œuvre une stratégie
préventive permettant de sortir les sociétés
africaines du périmètre de Progosa Investment, au
cas où le groupe Bolloré prendrait effectivement le
contrôle de cette dernière.
C’est aujourd’hui chose faite, et depuis la fin du
premier trimestre 2005 les sociétés africaines sont
sous contrôle du groupe Progosa Shipping Investment,
où cette fois Bolloré n’est pas prêt d’entrer par
effraction.
Le développement du Port de Lomé peut désormais se
poursuivre sereinement.
Echec de cette troisième tentative.
Il faut noter que sommé d’assister à la conférence
de presse que M. Jacques Dupuydauby a donné le 30
juin à l’Hôtel Mercure Sarakawa pour présenter au
nom de son groupe toutes observations sur
l’attitude adoptée par le groupe Bolloré quant à la
réalisation et la construction du troisième quai au
Port Autonome de Lomé et des accords qui avaient
été convenus à cet effet. M. CZKOWSKI directeur
juridique de la division développement Afrique du
groupe Bolloré n’a pas répondu à l’appel.
AGNI |