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Une curieuse affaire de milliards brûlés par les
fils de Feu EYADEMA a fait le tour du monde en début
de cette année. Selon des informations le Président
Faure E. GNASSINGBE et ses frères auraient fait
brûler mi janvier des centaine de milliards de
francs CFA, au Champ de tir situé au nord de Lomé et
cela sous haute surveillance militaire. Ces billets
de banque étaient constitué des billets de la série
A émis par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique
de l’Ouest (BCEAO) à partir de 1992 et qui ont été
retirés de la circulation l’année dernière.
Selon certains habitants qui vivent depuis des
années dans les alentours du Champ de tir, ils
auraient aperçu un convoi de véhicules militaires et
des chars une nuit de la mi janvier 2006 et un
véhicule non militaire de couleur blanche, emprunter
la voie qui mène au champ de tir. Certains curieux
auraient aperçu des militaires extraire du véhicule
blanc, qui serait probablement un fourgon blindé,
des tas d’argent. Ils les auraient ensuite entassés,
aspergés d’essence avant d’y mettre le feu pendant
que d’autres militaires assuraient la garde.
« Il n’y avait pas moyen de s’approcher mais on
pouvait distinguer à la lueur du feu que c’était un
pactole d’argent »
confie un témoin de la scène. Depuis, le bruit court
dans le coin sur ce qu’ils appellent là-bas ‘’la
méchanceté de l’homme’’ ; mais tout le
monde se garde de l’évoquer publiquement, par peur
de représailles.
Selon certaines indiscrétions, cette somme d’argent
dont il est difficile de donner un montant exact,
serait constituée des billets CFA de 1992 que le
Général EYADEMA n’avait pu échanger par négligence
avant sa mort, et qui se trouvaient dans une cave
au sous-sol à Lomé2, sa Résidence privée. La
dernière opération de retrait de ces billets par la
BCEAO ayant été fixé au 17 février de l’année
dernière, le Président EYADEMA est décédé bien
avant. D’abord sa maladie lui avait fait oublier
cette nécessité d’échanger ces billets. Ensuite
après son décès, les nouveaux tenants du pouvoir
dont son fils, Faure E. GNASSINGBE, étaient
préoccupé par les funérailles, ensuite par les
stratégies de contrôle de l’appareil d’Etat et la
gestion de toutes ces relations tentaculaires que
Feu EYADEMA avaient noué à coups de milliards pour
stabiliser son pouvoir et le mettre à l’abri de
toute tentative de renversement. A côté de tout
ceci, il y a la tradition kabyè qui exige qu’on ne
discute pas des biens d’un défunt de la trempe
d’EYADEMA qui était un sage, avant les grandes
funérailles qui consacrent véritablement la mort de
ce dernier au vu de toute la communauté dont il est
issu. Toutes ces choses ont contribué à éloigner les
fils d’EYADEMA de la simple idée d’échanger les
billets qui se trouveraient dans le sous-sol de la
résidence privée de Lomé 2. Au cours des funérailles
de Feu EYADEMA qui se sont déroulées la semaine
dernière, il leur est subitement apparu qu’ils ont
fait preuve d’une grande négligence vis-à-vis de
toute cette fortune. Des contacts auraient donc été
établis avec l’Agence principale de la BCEAO à Lomé
à ce sujet. La stratégie a été de faire croire à la
BCEAO que ces billets provenaient d’une réserve que
l’Etat togolais avait constitué. Le Directeur
national de la BCEAO, M. GBEASSOR…. bien qu’ayant
averti les autorités togolaises de l’irrégularité et
de l’impossibilité d’une telle procédure, se serait
référé quand même au siège de la Banque à Dakar. Le
gouverneur de la Banque par intérim le Burkinabé……
aurait opposé un niet catégorique face à une telle
procédure inhabituelle et à un tel montant.
L’affaire aurait même été traitée au niveau des
Chefs d’Etat de l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africaine (UEMOA) qui auraient opposé un
refus systématique pour cette transaction hors
norme. Conséquences, le chef de l’Etat togolais et
ses frères ont finalement opter pour la solution
idoine : se séparer à contrecœur de cette fortune
encombrante, sans aucune utilité aujourd’hui. La
méthode la plus appropriée dans ce cas était donc de
brûler cette fortune.
Wilfried S. T. |