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La
période infernale de l’élection suicidaire du 24
avril vécue par un peuple à l’Etat de droit
confisqué, est loin d’être oubliée.
Le militarisme du régime en place, des
initiatives indécentes du gouvernement illégitime de
l’usurpateur permanent de la primature Edem Kodjo et
surtout les violences post-électorales préétablies
et dûment planifiées qui avaient créé du fil à
retordre à la magistrature suprême sous la houlette
de Faure Gnassingbé, investi sur les cadavres des
valeureux combattants pour la liberté « Comme on
fait son lit, on s’y couche » ont tendance à
laisser leur place à une réconciliation déjà
utopique.
Aux problèmes des réfugiés qui sont
laissés pour compte, seuls des speeches creux à qui
voulait l’entendre, sont réservés. Et Faure
Gnassingbé est engagé dans un marchandage politique
à sens unique pour, pense-t-il, pouvoir trouver la
solution là où il n’y a en a pas c’est-à-dire auprès
de ces chefs d’Etat « Falsifiés » d’Afrique
qui ne cessent de plonger leurs peuples dans une
aventure sans issue. Ne dit-on souvent que : la
charité bien ordonnée commence chez soi ?
Il va donc sans dire que les
initiatives de réhabilitation de la vraie histoire
du Togo ne seront jamais honorées puisqu’il s’agit
du changement dans la continuité qui est le
leitmotiv qu’on observe toujours sans raison au
niveau des indécis du feu Président Eyadema.
Les poursuites judiciaires des coupables
des violences qui ont émaillé les élections
présidentielles qu’attendait la population depuis
longtemps sont rangées dans les tiroirs de la
présidence synonyme d’un feuilleton sans instruction
au profit de l’inutilité (fêtes 13 janvier, 24
janvier, 2 février, 5 février, 23 septembre). Or,
ces idéologies, seules résolutions derrière
lesquelles se range un seul et unique peuple,
pourraient redémarrer la vie économique du pays et
stabiliser ces voyages à perpétuité démagogique du
« fils du père ».
Ou
bien encore, le Président Faure, est en passe de
stratégie, de l’insatiabilité de ces intellectuels
« ratés » du régime de son feu père, composés
d’un rouage en perte de vitesse, adopte un
simulacre de combat de démocrate aux yeux de
l’opinion internationale.
Ainsi son fin stratège, dit-on, est
doublé d’un talent morbide de manager politique
l’exclut d’emblée du jeu démocratique togolais. Ceci
est une suite logique de son ambition perfide sans
stratégie pouvant lui provoquer un automatisme
réalisateur de son objectif des campagnes
électorales : faire de son pays un symbole
respectable et respecté de la planète, de le
réconcilier avec lui-même pour amorcer un véritable
développement. Tout ceci handicape le processus de
réconciliation qu’il a tant prôné.
Le Togo qui est donc sur le chemin d’une
réconciliation utopique doit motiver la conscience
de Faure Essozimna Gnassingbé à relever le plus tôt
possible le défi, renouer dialogue un franc avec
l’ensemble de l’opposition démocratique pour aboutir
au dénouement rapide de la crise politique togolaise
sous peine d’être considéré comme un jeune président
plus dictateur que tout autre: son papa feu
Gnassingbé Eyadema.
Jérôme Sossou |