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Le premier ministre de Faure, sa toute suffisance
Edouard Kodjo vient de boucler les 200 jours à la
tête du controversé gouvernement d'union nationale.
Pour les 100 jours, devant un parterre de
journalistes, le show a régné en maître par rapport
au réel bilan qu'on présentait. Rien de tangible
n'avait prévalu pour que le premier ministre se
fasse aimer de sa population. Le chef de
gouvernement s'est laissé prendre dans son propre
piège par rapport à son programme de société.
La pauvreté a élu domicile au Togo, rien ne semble
aller. Les seuls qui peuvent se réjouir du partage
de la manne se sont nos ministres et la myriade de
conseillers qui infestent l'atmosphère à la
Présidence de la République et à la Primature.
Les voyages, les missions s'effectuent et ce sont
nos amis près de la mangeoire qui se la coulent
douce.
Pour les 200 jours passés, le P.M a adopté une
attitude de retenue. Que dira-t-il encore ?
Sur tous les plans, c'est le zéro pointé. Le Chef du
gouvernement n'a pas l'antidote des maux dont
souffrent les Togolais. Le chef du gouvernement a
effectivement manqué le courage politique en ayant
pas pris l'initiative d'organiser un point de presse
pour faire son propre procès devant la presse.
Le
programme très ambitieux qu'il a présenté aux
députés ne saurait attendre indéfiniment.
Le
social, le politique, l'économie, etc. sont dans un
état de profond engourdissement. Tout est à refaire
et les travailleurs aiguisent leur manchette pour
sévir le moment propice.
Le
fusible de Faure va sauter et rien ne saura mette
fin aux nombreuses revendications qui fuseront de
toute part.
Il
y a beaucoup à faire par l'actuel gouvernement de
large effectif. Des ministres et pas des moindres,
ne sont pas arrivés à marquer leur territoire par ce
pourquoi ils ont été nommés.
La
réconciliation ne s'est pas encore matérialisée. On
semble se perdre sur la conduite à tenir pour la
rendre effective.
En
dépit de la création du ministère de la ville, Lomé
reste ce bazar où on vend en pleine rue des
marchandises.
S'agissant de l'éducation, de la santé et bien
d'autres domaines, on attend, le peuple se demande
si la vue du bout du tunnel est pour bientôt.
On
sait que le fossé creusé était trop grand pour qu'on
puisse le combler de si tôt, cependant le manque de
volonté de nos gouvernants en est pour quelque chose
dans la situation de déconfiture que le peuple vit.
Petit à petit, on égrène les jours, le quinquennat
de tous les espoirs et toutes les réformes passe
inexorablement au grand dam des naïfs qui continuent
toujours de croire au paradis promis.
Pharaon |