Actualité Tribune Forums Photos Music Sports Sites Interviews Downloads Radio
Interview
Le Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA), M. Atsutsè Kokouvi Agbobli répond aux questions de togoforum.com
AgoraPress - Varsovie le 29 juillet 2008- Interview réalisée par Camus Ali

"Nous sommes au grand regret de constster qu'alors qu'ils avaient suffisamment accumulé de fortune durant près de quarante années de régne despotiques pour penser aider les autres á améliorer leur quotidien,les gens qui se sont accrochées de force au pouvoir á partir du 5 février 2005 tenaient á conserver l'Etat patrimonial tel quel et s'en servir pour conformer les fortunes déjá accumulées et permettre á de nouveaux venus de s'enrichir eux aussi sans travailler aux dépens de la communauté nationale"

 

M. Atsutsè Kokouvi Agbobli
Président du MODENA

Togoforum : Alors que vous-même vous étiez absent du pays votre parti était  de coeur avec l’UFC lors de son congrès, et son représentant avait déclaré que le MODENA reste du côté des forces du changement contre les forces de l’inertie, incarnée par l’équipe gouvernante actuelle. Faure Gnassingbé n’a t-il pas hérité d’un pays où il fallait tout reconstruire pour ne pas attendre de lui des miracles en seulement trois années de règne ?
ATSUTSE KOKOUVI AGBOBLI
(A. K. A.) : Les difficultés et les problèmes auxquels sont confrontés l’actuel locataire du palais de la présidence de la République et son gouvernement dans la gestion du pouvoir viennent tout simplement des conditions terribles dans lesquelles par la force militaire et par une brutalité sanglant inouïe et puis, par des fraudes avérées, ils se sont emparés du pouvoir avec la complicité voire la bienveillance de gouvernants africains et étrangers et de responsables d’une communauté internationale, qui tous, sans honte et sans scrupule, avaient choisi de passer le devenir du peuple togolais par pertes et profits en échanges d’énormes avantages insoupçonnés reçus en compensation.

Mais, quand on s’empare du pouvoir dans des conditions pareilles que tout le monde connaît, l’obligation de résultats s’imposent pour aider les populations meurtries à surmonter leurs rancoeurs et apaiser leurs cœurs.

Certes, à la mort du président Gnassingbé Eyadema le 5 février 2005, notre pays, le Togo, était économiquement exsangue après douze années de suspension de la coopération avec l’Union européenne et les organisations financières internationales précédées par une crise économique et financière qui avait débuté dès 1982 et imposé le programme d’ajustement structurel au pays.         

Pour avoir été membre des derniers gouvernements constitué sous l’égide de son père et à des postes hautement stratégiques, le chef de l’Etat actuel, ne savait que trop la situation dans laquelle se trouvait le pays. Nourrissant des ambitions légitimes de devenir président du Togo et n’ayant pas des soucis d’argent pour être né avec une cuillère d’or entre les dents, il devait avoir un véritable plan de modernisation industrielle du pays avec pour objet socio-économique assurer le travail et la prospérité aux populations, et pour objet politique, la réduction des inégalités entre les Togolais.

Nous sommes au grand regret de constater qu’alors qu’ils avaient suffisamment accumulé de fortune durant près de quarante années despotiques pour penser aider les autres à améliorer leur quotidien, les gens qui se sont accroché de force au pouvoir à partir du 5 février 2005 tenaient à conserver l’Etat patrimonial tel quel et s’en servir pour conformer les fortunes déjà accumulées et permettre à de nouveaux venus de s’enrichir eux-aussi sans travailler et aux dépens de la communauté nationale.

A voir le comportement condescendant, arrogant, outrancier et méprisant de ces gens qui, forts d’un enrichissement illicite avéré, se permettent de provoquer et de narguer les compatriotes tenus pour des manants corvéables et taillables à merci, il faut vous dire le cœur serré que les gouvernants togolais actuels n’ont d’autre raison à avancer pour la persistance de la misère chez les larges masses laborieuses de notre pays qu’à leur propre impéritie doublée de leur soif immodérée de richesses qui les oblige à s’associer à des prédateurs étrangers qui ne leur laissent généralement que broutilles des énormes richesses qu’ils tirent de l’exploitation des potentialités naturelles non négligeables de notre pays.    

Togoforum : Mr Olympio parle d’un rapprochement de son parti avec l’ADDI. Pouvez-vous vous imaginez une alliance avec l’UFC au MODENA ?

A.K. A 
:  la direction de l’UFC, un parti qui, à notre avis, incarne pour des raisons historiques connues de tous, l’âme du peuple togolais, a un son programme et sa stratégie pour la conquête du pouvoir. Il est libre d’afficher ses préférences pour se donner des alliés.

Comme parti politique indépendant constitué, ayant le seul avec son Manifeste pour une société industrielle togolaise, un véritable projet de développement du pays, doublé d’un Plan National pour la solution durable de la crise togolaise.

Le MODENA revendique son appartenance aux forces du changement et tient beaucoup à un changement sans violences, sans règlements de compte, sans chasse aux sorcières. Un changement qui rapproche les Togolais et qui ne se fondent surtout pas sur les réminiscences d’un passé douloureux. Un changement qui ne s’inscrit pas dans une logique dynastique ni sous l’égide d’un homme providentiel ou d’un thaumaturge.

Jusqu’à nouvel ordre, pour le MODENA, l’Union des Forces de Changement (UFC) appartient aux vastes forces structurelles et sociales avides du changement dans notre pays et qui sont contenues par le glaive toujours brandi par ceux qui discrètement mais fermement soutiennent les détenteurs actuels du pouvoir dans notre pays.

Manifestement le MODENA est trop jeune pour agir seul sur un échiquier politique togolais où les ambitions personnelles débridées se sont aiguisées au point d’étouffer l’expression des ambitions collectives notre peuple. De plus,  la puissance de la réflexion et de l’action de sa direction en matière de préparation intellectuelle du changement sociopolitique conçu comme une conjonction nécessaire entre le développement économique et le progrès politique ne manque pas de susciter des réticences qui cachent un réel agacement de la part ce ceux qui ont refusé depuis longtemps toute préparation intellectuelle du processus de développement et de démocratisation des sociétés togolaises au regard de l’histoire universelle et des enjeux mondiaux actuels.

Ainsi donc, comme la direction du MODENA n’a cessé de le dire, le parti restera toujours au côté de l’UFC au rassemblement des toutes les forces du changement sans exclusive et sans chercher à étouffer ceux qui restent opposés à toute forme de tyrannie dans notre pays.

De là, à demander si le MODENA peut imaginer une alliance avec l’UFC, sachez que le plus puissant n’est grand que dans la munificence. Tout jeune qu’il est le MODENA est comme le roseau qui ploie devant le vent et n’est pas à être négligé car « Nul n’est rien sans les autres » et comme le fait dire, le dramaturge français Pierre Corneille à Phèdre « Si grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes. » 


Togoforum :
Maître Yawovi Agboyibor dit concernant les aides et prêts « qu’il ne sait pas si c’est le peuple qui en profite ou les aideurs ». Pourquoi selon vous le gouvernement Komlan Mally surfe-t-il tellement sur l’aide, les prêts et autres que sur les capacités humaines et les ressources dont disposent le Togo ?
A.K. A. 
: Manifestement, en homme politique averti et en ancien premier ministre avisé, notre ami Maître Yawovi Agboyibor sait de quoi il parle.

Et, de fait, il faut lire l’ouvrage « Les confessions d’un financier assassin », par l’Américain John Perkins et publié en 2006, à Paris, dans sa version française par l’édition al Terre, pour se faire une idée exacte de l’objet de la coopération internationale pour le développement : elle sert à tout sauf aider les contrées sous-développées et riches de ressources naturelles qui font les pays industriels prospères à devenir des nations économiques concurrentes de puissances industrielles confirmées.

Détrompez-vous en parlant du gouvernement du premier ministre Komlan Mally comme si celui-ci gouvernement de manière automne voire indépendante du chef de l’Etat.

Comme la majorité parlementaire que le Rassemblement s’est octroyée, le gouvernement agit sous l’égide du chef de l’Etat comme le stipule la Constitution.


Sans réelle autonomie d’action vis-à-vis des colossales forces et puissances étrangères dominatrices de l’Afrique et conductrices des affaires mondiales et auxquelles elles doivent leur pouvoir, les autorités togolaises n’ont le choix que de se soumettre à leur vision de la coopération internationale pour le développement : cette assistance financière et technique sert tout juste pour aider à l’exploitation des ressources naturelles indispensables à leur croissance économique et à la prospérité des populations dans les grandes puissances industrielles et surtout pas pour le développement des forces productives concurrentes dans les pays sous-développés.

En somme, c’est à cause nos ressources naturelles dont regorgent les pays africains dont le Togo qui est relativement bien doté par Dame Nature, selon les résultats des études allemandes, que  tant de prêts et de dons parviennent au Togo de la part des Etats amis.

Togoforum : L’économiste Nadim Kalife dit  que 200 familles ont mis main basse sur le Togo.Comment expliquez-vous que mêmes les partis d’opposition, et la société civile soient inactifs face aux problèmes du détournement des deniers publics et du bradage des ressources naturelles du Togo ?
A.K. A. 
: Pour qu’une homme d’affaires si expérimenté, doublé d’un intellectuel sérieux, comme notre ami Nadim Kalife, connu pour sa réserve sur le plan politique pour le succès de ses affaires en arrive à rompre la loi du silence, c’est qu’en matière de spoliation du pays, l’inacceptable est dépassé avec la dilapidation et le détournement des deniers publics, la réduction voire l’exemption des droits de douanes et des impôts et l’attribution gré à gré et la surfacturation des marchés publics et l’enrichissement illicite de quelques compatriotes qui ne sont ni plus studieux que les autres.

Si on peut comprendre que sous le règne de feu le président Gnassingbé Eyadema la patrimonialisation de l’Etat en plusieurs décennies avait permis à de fortunes de se constituer dans le cadre d’une économie crypto-capitaliste que l’étranger dominateur et conquérant imposait à nos pays de construire, un homme sensé ne peut pas accepter que la patrimonialisation se poursuit de plus belle et que, se sentant incapables d’investir les énormes richesses accumulées, les gouvernants et leurs copains et coquins continuent de piller revenus nationaux et laisser exploiter à leur seul et unique profit les ressources nationales au détriment de l’intérêt général et au mépris des intérêts des génération futures.

Notre pays est devenu le pays de Cocagne pour des mafiosi et des prédateurs d’Afrique et des pays extra-africains qui ne cessent de se moquer sous cape de nos gouvernants avec lesquels ils font des affaires et qu’ils grugent à volonté.


Togoforum :
Même le MODENA aime se focaliser aussi sur le politique que sur l’économie. L’économie serait elle au Togo l’affaire de la classe dirigeante ? Pourquoi aucune action d’envergure contre la vie chère n’a menée par le MODENA votre parti ?
A.K. A : Je vous réponds sans ambages que votre jugement prouve que vous n’êtes pas du tout informé du programme du MODENA et de son action en matière de préparation intellectuelle et de mobilisation politique pour le changement.

En effet, le Manifeste pour la modernisation industrielle de la société togolaise, programme du MODENA, est fondé sur une conception de l’action publique entendue comme « assurer le développement et la modernisation de la société togolaise par l’industrialisation et y réduire les inégalités sous l’égide d’un Etat fort à orientation démocratique avérée.»

Et nous avons pris soin de contester la vison actuelle que certains exégètes font de l’évolution de la société humaine en parlant de société post-industrielle voire de civilisation post-moderne alors qu’en fait nous sommes toujours dans la société industrielle fondée sur les progrès scientifiques, les inventions techniques et les innovations technologiques sans cesse renouvelées.

Pour s’arrimer au train de la modernité marquée aujourd’hui par la révolution de l’information et de la communication, fondement de la civilisation du savoir, les  Togolais comme les autres Africains sont tenus réaliser un changement social global marqué par la révolution agricole, la révolution des transports et des communication et la révolution du machinisme, toutes les trois basées sur la révolution scientifique et technique, elle-même fruit d’une révolution intellectuelle et morale qui exige des Africains une nouvelle vision dynamique du monde, une conception combattante de la vie et une méthodologie de recherche fondée sur l’expérimentation.

Parti politique sérieux, le MODENA peut se vanter d’être de loin une de rares formations politiques africaines qui ait étudié et analysé l’action publique dans toutes ses dimensions intellectuelle, politique, économique, sociale et culturelle en tenant compte des grands enjeux mondiaux permanents dans leur mutation géopolitique sans oublier que le monde est fait d’intense compétition, de rude  concurrence, de dur combat  et de guerre féroce.


Togoforum :
Faure Gnassingbé dit de son père que : «  Lui c’est lui et moi c’est moi ». Pouvez-vous faire un parallèle entre la gestion de Faure Gnassingbé en cette année 2008 dans les domaines économique, politique et sociale  et la gestion de son père défunt ?
A.K. A.
Laissons le président Gnassingbé Eyadema se reposer en paix : de son vivant, a fait ce qu’il pouvait et nous l’avons suffisamment critiquer pour n’avoir pu, avec sa main de fer, transformer le Togo en une société quelque peu développé.

Le chef de l’Etat actuel ne peut être la réincarnation de son père. Ce que le peuple lui demande, à lui, le chef de l’Etat actuel du pays, imposé de force au peuple togolais, c’est de préoccuper de la vie des populations sans distinction ethnique, régional, religieuse et d’opinion politique.

Il a choisi d’exercer le pouvoir d’Etat dans notre pays : il est tenu impérativement à l’obligation de résultats dans tous les domaines de l’action publique notamment aux plans du progrès politique par l’avènement de la démocratie, du développement économique par la construction d’une société industrielle moderne et prospère, de l’amélioration des conditions de vie des populations par une politique hardie de correction des injustices historiques et de réduction des inégalités, et culturel par l’extension de l’école moderne à tous sans distinction.


Togoforum :
Quelle appréciation faites-vous de la lutte contre la corruption  lancée par Faure Gnassingbé ?
A.K. A.
 : Si cette nouvelle campagne de lutte contre la corruption est sérieuse pour atteindre des résultats probants, il faut la saluer comme une initiative heureuse. A ce sujet et compte tenu d’un passé tout récent où le genre de campagne n’a débouché sur rien de sérieux, le MODENA ne peut donner Dieu sans confession au chef de l’Etat. Et, le meilleur signe de bonne foi et de bonne volonté passe d’abord, par le combat résolu et immédiat contre la corruption et l’enrichissement illicite dans l’entourage immédiat des gouvernants eux-mêmes.

Togoforum : Sur Fm Liberté Faure Gnassingbé dit que les Togolais n’aiment pas leur pays. Erreur d’appréciation d’un président envers son peuple ou un appel au sentiment nationaliste ? Faure Gnassingbé peut-il rentrer dans l’histoire comme un grand homme politique ?
A.K. A. : Avec tout le respect que l’on doit à tout chef de l’Etat togolais et au regard des conditions fondatrices du pouvoir du chef de l’Etat actuel, nous sommes nous étonnons de cette remarque.

De tout temps et sous tous les cieux, les principaux critères qui fondent et valident le nationalisme ou l’amour du pays natal consistent à conquérir la direction du pays avec le consentement de la majorité des populations, à nourrir de véritables ambitions de développement et de prospérité pour le peuple tout entier et non pour ses seuls partisans, à œuvrer efficacement pour la réduction des inégalités entre tous les habitants et surtout à ne pas mettre le pays sous coupe réglée au profit d’une minorité de privilégiés au détriment des larges couches populaires.

C’est au vu du succès d’une politique axée sur ces critères que l’on sait qui est nationaliste et qui, comme grand homme politique, mérite la reconnaissance da la patrie.

Togoforum : Les réformes tant prônées sont au ralenti. Que répondez-vous á ceux qui disent que la naiveté de l’opposition au Togo est légendaire et qu’au RPT on ne fera aucune de ces réformes qui vont précipiter la chute du parti au pouvoir ?

A.K. A. 
: Il y a manifestement mauvaise volonté caractérisée de la part de ceux à qui l’Accord politique global (APG) suggérait des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Du moment où ils disposent de cinquante députés sur quatre-vingt et un à l’Assemblée, une majorité imposante, ils peuvent s’en prévaloir pour laisser en l’état une constitution et des institutions taillées sur mesure pour la préservation de leur pouvoir.

De là, à parler de la naïveté des dirigeants de l’opposition togolaise, c’est aller vite en besogne. Surtout que faire de l’opposition contre un régime militaire despotique d’un autre âge, dirigé par des tribalo-ethno-régionalistes patentés qui considèrent tout opposant comme un ennemi à abattre, n’est pas une partie de plaisir mais la galère.

Dans la réalité tragique que vit l’opposition togolaise, une bonne partie de ses dirigeants de jadis, réduits à la commisération pour survive, a baissé les bras, préférant se mettre au service des invincibles accrochés de force au pouvoir. Ils se retrouvent de fait dans une situation morale difficile. Mais, comme « ventre affamé n’a point d’oreilles », il faut les comprendre et les plaindre plutôt que de les condamner.

C’est pour cela qu’au MODENA nous ne cessons de dire que les élections à elles toutes seules ne peuvent résoudre la crise togolaise.   

Togoforum :
On dirait que le spectre des années difficiles, connu il y a pas longtemps par les Togolais, est à prévoir dans l’avenir à cause du non-respect manifeste des dispositions inscrites dans l’APG…

A.K. A. 
: En effet, il faut être fakir pour jurer que notre pays va vers l’instauration d’un ordre acceptable par tous à moins que l’épée de Damoclès de la Cour Pénale Internationale (CPI) soit suffisamment visible pour imposer aux uns et aux autres les limites à ne pas dépasser la violations des droits des gens.

Togoforum : Les cas kenyan et zimbabwéen ne vont-il pas faire école avec un pays comme le Togo encore très fragile lors des élections de 2010 ?
A. K. A. : Il est inconcevable de raisonner de cette manière car, c’est le cas togolais marqué par des résultats frauduleux de l’élection présidentielle du 24 avril 2OO5, suivis de massacre des contestateurs qui a plutôt fait école au Kenya puis au Zimbabwe.

Depuis le 13 janvier 1963, où il fut le tout premier à opérer un renversement de gouvernement avec l’assassinat du père de l’indépendance, le despotisme togolais s’est révélé donneur de leçon en matière de répressions violentes des mouvements pro-démocratiques, de la proclamation des résultats électoraux frauduleux et de la répression sanglantes des manifestations électorales et post-électorales. 

Tant que les forces et puissances étrangères dominatrices et conquérantes continueront de verser des larmes de crocodile alors qu’elles tirent généralement les ficelles de ces tragiques situations, il faut penser que les gouvernements en place un peu partout en Afrique ne lésineront devant aucun moyen y compris la répression violence et sanglante pour se maintenir au pouvoir.

Togoforum : Le MODENA reste un peu un des rares partis á se faire entendre. La jeunesse de votre parti et la non participation aux élections passées expliquent-elles votre foi á y croire ?
A. K. A.
 : Nous sommes heureux que vous constatez par vous-même le petit bonhomme de chemin que fait le MODENA. Il doit son audience actuelle auprès de l d’abord au titre qu’il s’est donné, le Mouvement pour le développement national, qui est tout un programme détaillé dans son « Manifeste pour une société industrielle togolaise », ensuite sa façon de faire la politique sans haine sans violence et dans la compréhension mutuelle et d’occuper le terrain politique par des activités de formation intellectuelle et d’éducation politique et civique des populations et enfin par son suivi permanent des actions du gouvernement interpellé constamment par les dirigeants du MODENA à l’occasion des débats et interview dans la presse, sur les ondes et à la télévision.

Togoforum :
Mr Atsutsè Kokouvi Agbobli, président du MODENA,  va t-il se présenter à l’élection présidentielle de 2010 ?
A.K.A. : En système de gouvernement démocratique, les postes politiques et les fonctions publiques sont électives.

La fonction de président de la République n’étant donc l’apanage d’aucune personne ni d’une ethnie, d’une region et d’une religion, toute Togolaise et tout Togolais, jouissant de ses droits civils et politiques et remplissant les conditions d’éligibilité édictées par la Constitution, peut se porter candidate ou candidat à la présidence de la République.

Du coup, nombreux sont nos comparriotes qui aspirent à accéder à cette fonction, oublieux qu’ils sont que, dans un Togo dominé de l’extérieur comme la plupart des pays africains, l’heureux élu de la présidentielle est généralement coopté puis soutenu par des forces et puissances étrangères dans le but de maintenir leur emprise sur les pays.

Vous voulez savoir si le président du MODENA se portera à la rochaine élection présidentielle.

Je vous réponds que « L’homme propose, Dieu dispose » dit-on couramment et « Le destin de chacun est inscrit dans son étoile », selon un vieil adage.

Comme président du MODENA, je nourris avec les membres de notre parti de sérieuses ambitions de participer de toutes mes forces à la modernisation industrielle de la société togolaise sous l’égide d’un Etat fort à orientation démocratique avérée.

A quel niveau de responsabilité le faire personnellement. Fort des aspirations des représentants qualifiées des forces structurelles, ethnies, classes et couches sociales ou catégories socioprofessionnelles et élites, fondatrices du peuple togolais, j’en déciderai en tant opportun.

Toutefois, le seul et profond regret que l’homme politique accompli peut avoir, c’est qu’il n’y ait pas de concours écrit avec un grand oral pour choisir les gouvernants d’un pays sur la base de leur aptitude en matière de clairvoyance, de compétence et d’efficacité dans l’accomplissement des aspirations profondes de leur peuple à la paix et la sécurité, au développement et à la propérité dans une société de liberté et de justice dans un monde d’incertitudes et de combat.  
 

Retourner à la page Accueil

Interviews

Bassirou Ayéva : «Nos artistes traditionnels méritent valorisation, promotion, et reconnaissance»
Me Madji Yawovi Agboyibo, Ex-président du CAR: « Entre partenaires, la construction d’une alternative efficace pour l’alternance en 2010 passe par le renvoi mutuel de l’ascenseur ».
Nadim M. Kalife : «Tout d’abord, il nous manque toujours la mise en place de la COUR des COMPTES prévue dans la Constitution, et cela traîne depuis 1974»
La science fiction de l’Honorable Voulé Frititi : «L’âge limite de fonction présidentielle doit être fixé à 65 ans…»
Comi Toulabor : « Faure comme son père n’est pas là pour construire des ponts, des écoles, des routes, des hôpitaux »
M. Radji Latifou, président du comité Miss Inter collégienne : « Encourager la jeune élève à prendre conscience de son éducation »
Gabriel Dosseh-Anyron : Il serait contre productif de vouloir faire croire à la population que ces Consultations sont une rnanoeuvre
Odile Biyidi : Sarkozi n'a aucune politique africaine
Bibish Môlah : En Concert le 14 Juin 2008 á Düsseldorf
Education nationale : L'Honorable député Voulé-Frititi explique les causes profondes de la mauvaise santé de l'école au Togo
Gilbert Atsu de la NDP : « Il est tout à fait judicieux de limiter l’âge pour les candidats à l’élection présidentielle »
A propos de la crise à la Fédération : « Ne pas respecter nos statuts, c’est renier notre identité. La FIFA ne respectant pas nos statuts, renie notre identité»
Maître Yawovi Agboyibo : Au nom de sa conception biologique de la lutte, le leader de l'UFC s'emploie à éliminer les autres leaders
Paul Ayivon : «C’est d’une voix unie depuis l’étranger que nous pourrons avoir un impact, aussi petit soit-il, sur les grandes décisions de notre gouvernement»
M Kofi Yamgnane : «Charles Debbasch, alias Koffi SOUZA, n'est pas seulement le CHEF du clan des Blancs» au service du régime togolais, il est en réalité surtout le vrai chef de l'Etat togolais !»
Bawara : Nous envisageons avec le soutien de l’UE la tenue d’un Forum des Togolais de l’Extérieur
Interview avec Kangni Alem : La neutralité politique est une posture mensongère
Maître Martial Akakpa : Martial Akakpo présente l'observatoire togolais de la bonne gouvernance et revient sur l'affaire Moévi
M Victor Alipui repond aux questions de togoforum.com : «C’est une supercherie. Les élections législatives n’auront pas lieu le 5 août 2007»
Interview de Togoforum à M. Tchassona Traoré : Depuis que notre parti est né, nous n’avons pas de relation particulière avec le PDR qui, pour nous, reste une formation politique comme toute autre
Monsieur Antoine Bodjona s'entretient avec togoforum : « Quelques fois aussi il ne faut pas se plaindre d’être un parent d’un membre du parti adverse »
Entretien avec le Docteur Thierno Maadjou Sow de Guinée : « Aucun guinéen n’est plus prêt á se faire tricher » et je vous dis que l’expression est devenue générale
L’Honorable Frititi Voulé repond aux questions de togoforum : « La célébration du 13 Janvier dans ses formes originelles n’a plus sa raison d’être… »
CTR : togoforum tend son micro à M. Isidore LATZOO du Comité togolais de résistance
UFC : Jean-Pierre FABRE de l'Union des forces de changement répond aux questions de Togoforum
Monsieur Kofi FOLIKPO de PYRAMID of YEWEH : Monsieur Kofi FOLIKPO repond aux questions de togoforum.com
Entretien avec Monsieur Comi Toulabor : Echec ou réussite du dialogue : tout est fonction de quel bout de la lorgnette où on se trouve pour apprécier
UFC: Causerie avec Monsieur Elliot Ohin, Représentant de l’Union des Forces de Changement (UFC) en Amérique du Nord
Réponses du Professeur Léopold M. GNININVI, SG de la CDPA, aux questions de Togoforum
Entretien de togoforum avec M. Alex BINIZI, SG de l’A.P.U.A.-FRD
Péré: Désormais, avec le parti qui naît, les choses ne font que commencer et tout espoir est permis. Que Dieu bénisse et protège le Togo !
Causerie avec le Prof. Ayayi Togoata APEDO-AMAH, Secrétaire Général de la LTDH
Interview exclusive de Me Dégli au "Forum de la Semaine"
Les dernières élections belges et européennes analysées par Monsieur Labitey Combey Vioto
Quel bilan de 13 ans de lutte pour la démocratie au Togo et quelles perspectives d'avenir? Maître  Sitti analyse
Après les Elections Présidentielles du 1er juin 2003, M. Dahuku Péré s'entretient avec togoforum
Gilchrist Olympio s'entretient avec RFI après le rejet de sa candidature
Laurent Lawson du CTSD
Le Journaliste Abass M. S
sur la presse privée au Togo
Apédo-Amah dissèque la politique togolaise et ses acteurs
Regard croisé sur le théâtre en Afrique
Causerie avec Elizabeth Bouetard
Entretien avec La Compagnie "Le Roseau du Burkina Faso
Interview avec le Porte-Parole du PSR, le Professeur Wolu Kouami
Un éclairage  sur les questions monétaires actuelles avec le Professeur Jérémie Mbow KADOUMTA
Entretien avec l'avocat de M. Agboyibo, Me Kodjo APEVON
Interview accordée par Monsieur Bassirou Ayéva
 
  © 2005  www.togoforum.com All rights reserved