AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 

Le 15 avril 2007

Interview de Togoforum à M. Tchassona Traoré : Depuis que notre parti est né, nous n’avons pas de relation particulière avec le PDR qui, pour nous, reste une formation politique comme toute autre.

Propos récueillis par Alain Nococo

 

Monsieur Tchassona Traoré:

« Aujourd’hui plus de 400 Km à partir d’Atakpamé jusqu’à Dapaong se ne sont pas couverts par la seule télévision nationale que nous avons et ceci depuis plus de huit mois. Nous sommes entrain d’expérimenter un mode de scrutin qu’on a jamais expérimenté chez nous, les populations ont besoin d’être informées, d’être formées à ce processus, les populations ont besoin d’avoir des explications sur les enjeux du scrutin parce que avec ce scrutin, on ne va pas voter pour les candidats, on va voter pour les partis ; parce que c’est ça  au fond quand il s’agit du scrutin de liste. Mais ces populations là on les garde dans l’ignorance la plus complète et depuis plus de huit mois et cela ne semble émouvoir personne. Nous nous insurgeons contre ce silence là, nous disons que c’est une entrave grave à la mise en place des points inscrits dans l’Accord Politique Global et qu’il faut que les autorités togolaises réagissent et en premier le ministre chargé de l’information »

TOGOFORUM : Bonjour Me Tchassona Traoré. Vous avez été l’un des poids lourds du PDR. Mais aujourd’hui on vous retrouve à la tête d’une formation politique, le MCD. Pouvez vous, pour nos lecteurs,  présenter votre formation et dire les raisons qui vous ont amené à sa création en ce moment précis ?
Monsieur Tchassona Traoré: Bonjour, je vous remercie et remercie Togoforum pour l’intérêt qu’il porte à notre formation politique. Votre question est très intéressante que je peux décomposer en trois morceaux : d’abord la présentation de notre formation politique, ensuite les raisons qui nous ont poussé à sa création enfin, je crois, pourquoi en ce moment précis.

Vous savez, pour la présentation de notre parti, nous l’avons dénommé lors du congrès statutaire qui s’est tenu le 18 novembre 2006  à l’Hôtel Léo 2000, Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement en abrégé MCD, un seul D au lieu de MCDD pour que cela soit plus facile à prononcer chez les paysans qui la plupart du temps ne sont pas des gens instruits. Pour faciliter donc  la prononciation, nous avons préféré MCD. Ce parti qui est un parti qui tout de suite a précisé son cadre idéologique dans la philosophie de la sociale démocratie avec une bonne dose de l’écologie pour la protection de notre environnement se veut un parti qui vient combler les attentes de notre population en matière de démocratie tant les attentes de la population ont été aujourd’hui vaines et que nous croyons qu’il y a encore de l’espace dans notre pays pour que d’autres réflexions, d’autres idées puissent s’exprimer et porter notre pays vers les sorties de crise. Voilà l’idée qui a été l’idée commune des 52 personnes qui, le jour-là, s’étaient retrouvées à l’Hôtel Léo 2000 pour mettre en place ce parti.

Ce parti a pour objectif de concourir à l’expression du suffrage universel dans le respect des valeurs de la République togolaise, défendre par les moyens pacifiques les principes fondamentaux consacrés par notre Constitution. Notre formation politique soutient la liberté de conscience, la liberté d’expression, la dignité de la personne humaine, les droits civiques et politiques, l’Etat de droit, la justice sociale, le dialogue social et la solidarité nationale, l’égalité de chance, la sécurité des personnes et de biens, la protection de la nature et de l’environnement, la diffusion de la culture, de l’instruction et l’épanouissement de la famille. Voilà en résumé les objectifs poursuivis par notre formation politique.

A ce jour, nous avons plus de 4 000 adhérents à travers tout le pays, nous sommes entrain d’installer nos bureaux dans toutes les préfectures et nous comptons être présents aux prochaines échéances électorales pour faire partager notre vision de la société et la faire accepter par nos concitoyens qui certainement porteront leur choix sur notre parti.

Le moment de sa création, il n’y a pas un moment propice pour créer un parti, le moment le meilleur,  c’est le moment lui-même ; c’est l’époque où on choisit d’exprimer sa pensée. L’essentiel, c’est quoi cette pensée, c’est la façon dont on aura à présenter cette pensée. Nous pensons que le peuple togolais qui est très mûr, malgré ce que les gens veulent faire de ce peuple, sait lire et comprendre les bonnes idées et les démêler des fausses idées politiques qui ont jalonné son parcours.


TOGOFORUM : La création de votre parti intervient au lendemain de la signature de l’Accord Politique Global qui a accouché de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Quel bilan faites-vous de l’application de cet Accord Politique Global ?
TT: L’Accord Politique Global depuis sa signature à Lomé n’a pas connu une exécution en ligne directe ; il y a eu beaucoup d’hésitations que nous déplorons, certes que les dernières nouvelles nous laissent croire que le gouvernement veut mettre l’accélérateur pour la mise en place de certaines dispositions de cet Accord Politique Global ; mais seulement, nous allons nous attarder sur un aspect qui est celui de l’organisation des prochaines élections législatives. Le processus tel qu’il est enclenché, bien sûr nous y adhérons, mais nous constatons tout simplement qu’il y a un mutisme cynique sinon criminel de la part du gouvernement par rapport à l’enfermement d’une partie du pays dans l’ignorance complète de tout ce qui se déroule sur ce processus électoral.

Nous sommes d’autant plus amers que nous ne comprenons pas que ceux qui étaient hier avec nous dans l’Opposition ce soit eux aujourd’hui qui dirigent et la primature et le ministère chargé de l’information.

Aujourd’hui plus de 400 Km à partir d’Atakpamé jusqu’à Dapaong se ne sont pas couverts par la seule télévision nationale que nous avons et ceci depuis plus de huit mois. Nous sommes entrain d’expérimenter un mode de scrutin qu’on a jamais expérimenté chez nous, les populations ont besoin d’être informées, d’être formées à ce processus, les populations ont besoin d’avoir des explications sur les enjeux du scrutin parce que avec ce scrutin, on ne va pas voter pour les candidats, on va voter pour les partis ; parce que c’est ça  au fond quand il s’agit du scrutin de liste. Mais ces populations là on les garde dans l’ignorance la plus complète et depuis plus de huit mois et cela ne semble émouvoir personne. Nous nous insurgeons contre ce silence là, nous disons que c’est une entrave grave à la mise en place des points inscrits dans l’Accord Politique Global et qu’il faut que les autorités togolaises réagissent et en premier le ministre chargé de l’information. Ça est un raté grave et ce silence de la classe politique nous étonne. Nous sommes très amers et nous nous posons des questions : Est-ce une partie du peuple doit être soustraite ou gardée dans l’ignorance la plus complète des enjeux politiques qui se jouent aujourd’hui dans notre pays ? Est-ce à dessein que les gens se comportent comme ça ? Nous ne comprenons, nous avons besoin de connaître, de savoir.

TOGOFORUM : Vous avez été un acteur du processus démocratique au Togo. S’il vous était demandé de jeter un regard rétrospectif sur ce processus ?

TT: Le processus démocratique au Togo a connu beaucoup d’étapes. Si nous retournons un peu en arrière, disons que nous avons connu une étape révolutionnaire, une étape d’affrontement et nous sommes entrain maintenant d’être une étape de stabilisation. La période révolutionnaire part du 5 octobre 1990 partant de la Conférence Nationale avec le premier gouvernement Koffigoh. Qu’il nous vienne que la Conférence Nationale a été constituée par des forces vives qui se sont autoproclamées souveraines pour pouvoir porter le changement tant attendu par le peuple togolais et ceci avec l’adhésion de la population. Mais, bien sûr que le leitmotiv de ce soulèvement était l’instauration de la démocratie au Togo.

La démocratie qui a pour vecteur ou instrument de travail la loi de la majorité n’a pas pu inspirer à cette époque là ceux qui ont mené le processus à ces débuts. Nous avons opposé à un régime qui était là des moyens plutôt révolutionnaires parce que nous voulions tout de suite qu’il y ait changement et dans la façon de gérer le pays et dans l’équipe qui gouverne le pays, donc il fallait que tout le monde parte, qu’on mette en place une nouvelle forme de gestion de notre cité avec de nouvelles têtes. Pour y parvenir, toute révolution nécessite un certain nombre d’éléments pour sa réussite.

Malheureusement, nous ne remplissons pas ces conditions là ; ça a pu expliquer les ratés. Parce que celui qui gouverne ou l’équipe qui gouverne le régime  a su développer des résistances qui ont fait échouer le processus révolutionnaire ; et s’ensuivra à partir de 1993 puisque nous devions revenir au processus électoral qui est le moyen plus approprié pour aller vers la démocratie. Donc, depuis 1993 nous sommes revenus vers les moyens beaucoup plus démocratiques pour accéder au pouvoir, mais toutes les rancœurs nées du processus révolutionnaire qui n’a abouti ont pesé de tout leur poids dans la conduite de cette étape là qui a été une période d’affrontement terrible entre ceux qui luttaient pour l’avènement de la démocratie et ceux qui tenaient le pays parce que ça devenait une question de survie et rappelons-nous que pour avoir tenu le pays pendant de longues années, feu Gnassingbé Eyadema était devenu presque ce qu’on appelle en sociologique politique un épiphénomène.

Donc tous les togolais ne réfléchissaient que par rapport à lui, ceux qui l’admiraient ou le combattaient ne réfléchissaient que par rapport  à lui. Il était hors de question qu’on développa une tierce réflexion portant sur une méthode où une stratégie tierce porteuse d’espoir. Vous verrez que c’est l’action et la réaction qui ont toujours conditionné la vie des togolais depuis 1994 jusqu’à son décès. Aussi, les sanctions que l’Union Européenne a fini par prendre après les évènements douloureux de Fréau Jardin n’ont pas été aussi de nature à arranger les choses puisque ces sanctions ont  ôté à notre budget national une partie de son capital. Ajouté à cela, le droit de regard qu’avait l’extérieur notamment les institutions financières internationales  sur la gestion de nos finances publiques.

Du coup nous avons connu une période de crise qui dure jusqu’ici et qui a fait qu’on a aujourd’hui le tissu social qui est sérieusement délabré, nos hôpitaux qui ne sont plus l’image de ce qu’on n’attendait d’eux, l’école qui n’est que l’ombre d’elle-même et nos infrastructures de communication en général, les routes qui sont dans un piteux état. Aujourd’hui comme pour couronner le tout, nous avons notre crise énergétique qui dit que le Togo est au fond de l’abîme. Donc, tout cela donne à réfléchir et heureusement les togolais se sont ressaisis depuis l’Accord Politique Global pour qu’on remette les pendules à l’heure de la démocratie, pour que le changement puisse intervenir par des moyens beaucoup plus démocratiques et c’est dans cette voie que nous notre parti s’inscrit. Nous disons qu’il faut avoir des élections libres et transparentes qui ne soient plus sujettes à contestation pour que désormais le Togo retrouve l’image que tout le monde attend de lui.

TOGOFORUM : Me Tchassona, deux mois après le congrès statutaire du MCD, peut-on savoir l’état de santé de votre jeune formation et ses ambitions ?
TT: J’ai déjà répondu à cette question ; je crois que nous continuons à occuper l’espace, les adhésions à notre parti dépassent même nos prévisions et nous sommes entrain d’occuper le terrain, nous allons être présents aux prochaines législatives pour tenter nos chances et nous comptons y gagner.

TOGOFORUM : Si l’on sait que depuis 1991 les partis politiques qui ont animé la vie politique togolaise n’ont pas comblé les attentes du peule, que compte alors proposer le MCD pour s’affirmer et gagner la confiance de ce peuple ?
Oui, nous au MCD nous avons comme je vous l’ai dit au début axé notre action sur un certain nombre d’axes. Nous pensons que ce peuple a tellement souffert et qu’il faut que l’espoir renaisse en lui. Pour que l’espoir renaisse en lui, il faut faire la politique autrement : fini le rejet de l’autre, finie l’époque où on crie au sorcier ; le sorcier étant en chacun des togolais, nous pensons que la seule chose qui nous reste et qui soit commune c’est les valeurs de la République ; que tous les partis politiques partagent dans leur statut et dans les programmes que nous devons nous mettre ensemble. Et à notre niveau, nous voulons que la démarche politique s’inscrive dans un cadre de dialogue permanent avec le rejet systématique de la violence, avec la recherche constante de tout moyen pour assurer à notre pays un développement durable et en tenant compte du respect de nos diversités et là-dessus nous insistons beaucoup : le Togo est une grande richesse, richesse pas par le nombre de ses habitants, mais par le diversité de la composition de cette population. C’est une richesse culturelle, c’est une richesse linguistique et on pourra dire que c’est un don de Dieu parce que, toutes ces minorités qui constituent notre pays n’ont pas d’autre territoire que le Togo ; elles n’ont pas choisi être sur ce petit rectangle.

La nature, la colonisation ont voulu que toutes ces peuplades là sur ce petit rectangle soient ensemble et côte à côte. Ces différences là, nous devons les positiver et ceci du sommet de l’Etat en commençant par les premiers responsables qui gouvernent ce pays jusqu’en bas. Le pays n’est à personne, il est pour tous ; faire en sorte qu’il y ait une égale chance pour tous les togolais à l’accès à l’emploi,  à la distribution de la richesse et réduire en néant toute forme de discrimination qui aujourd’hui est la plus grosse plaie qui gangrène notre pays. Ça fait qu’aujourd’hui, toutes les communautés de notre pays, dans chacune de ces communautés les velléités s’élèvent parce que les gens croient qu’en ayant un président de la République originaire de chez soi, on règle tous les problèmes de sa communauté, tout simplement parce qu’il y a un malaise qu’il faut régler. Notre parti se veut un parti qui va s’élever contre toutes ces formes de discrimination, faire en sorte que le Togo redevienne le Togo de tous pour que tous deviennent togolais d’un Togo uni.

Ou nous tendons la main, ou nous travaillerons à construire le pays dans nos diversités sans que l’évocation  de nos noms patronymiques n’évoque chez l’autre un phénomène de rejet. Voilà autant d’éléments sur lesquels notre parti entend insister sur le volet du langage politique, élever le débat politique au niveau des idées et non au niveau du dénigrement, au niveau des insultes, au niveau du mensonge. Certes qu’on ne peut pas faire de politique sans promesse mais nous voudrons que les promesses que nous puissions faire à nos vaillantes populations togolaises restent dans  le cadre du possible ; des promesses démagogiques, le peuple en a marre.

TOGOFORUM : De quel courant (opposition radicale, modérée, centrisme) se réclame le MCD ?
TT:  Le MCD tel que je vous l’ai décrit, je ne sais si les partis politiques choisissent leur camp ; il n’est  aujourd’hui un seul parti qui vous dira voilà le camp auquel j’appartiens. Il me semble que c’est les médias qui de par les courants classent les partis dans tel ou dans tel camp. Nous au niveau du MCD ce que nous pouvons affirmer par rapport à cette question, c’est que notre parti est prêt, notre idéologie politique, notre programme politique, nos moyens d’action mises ensembles nous autorisent à travailler de main de concert avec toute formation politique qui nécessitera notre soutien ou notre adhésion à une coalition pour peu que nos programmes coïncident ou puissent coïncider dans le seul intérêt de la nation togolaise et conformément à nos valeurs ; les valeurs que nous partageons dans notre parti.

Quelque soit le parti qui sortira vainqueur ou  nécessitera le soutien de notre formation à l’issue des prochaines législatives,  si son programme et le nôtre s’autorisent à se mettre en place pour une coalition de sortie définitive de crise de ce pays dans l’intérêt supérieur de la nation, nous le ferons. Ceci dit, je ne sais pas répondre si je suis centriste, je suis radical ou je suis participationniste, je n’en sais rein. Mais voilà la ligne politique du MCD qui est claire, finies les querelles de clocher qui n’apportent rien à notre pays. Mais nous restons fermes sur nos convictions sur nos principes et nous les défendrons. Nous appartiendrons à telle coalition pour peu que nous nous mettons d’accord sur le minimum ; mais lorsque nous ne trouverons pas du répondant dans cet accord, nous n’hésiterons pas à le dénoncer et à quitter cette coalition et rester dans le cadre d’une opposition qui relève au peuple togolais les ratés de nos gouvernants, nous le ferons et telle est notre promesse

TOGOFORUM : Les législatives prochaines détermineront le poids politique de chaque formation politique. Quelles stratégies le MCD entend mettre en place pour être dans l’hémicycle ?
TT: Les stratégies, chaque parti développe des stratégies conformément à ses moyens, à son idéologie, à ce qu’il entend ; nous sommes entrain comme je vous l’ai dit d’installer dans presque toutes les préfectures du pays nos bureaux préfectoraux, nous sommes entrain de sensibiliser les populations par rapport à notre programme économique, notre programme social, notre programme politique et la stratégie que nous attendons mettre en place, c’est cette stratégie que nous offrent les instruments légaux de notre pays ;  par la campagne, la sensibilisation, de porte à porte et tout passera, sauf que nous n’allons jamais nous attarder sur les récriminations, les insultes, nous ne nous attarderons pas là-dessus et nous ne répondrons pas à la provocation parce que notre parti est un parti qui prône la non-violence.  

TOGOFORUM : Le président, nous sommes à un peu plus deux mois des législatives. Croyez-vous à la tenue de ces élections à la date prévue et à leur transparence ?
TT: Au jour d’aujourd’hui, au MCD les dates ne sont pas pour nous des fétiches. Pour nous, l’administration qui est mise en place pour organiser les élections a la maîtrise de son ouvrage. Si elle nous dit qu’elle est prête pour le 24 Juin, nous, nous ferons tout pour qu’à cette date notre parti soit présent dans la compétition. Mais si toutefois, pour des raisons évidentes, on devrait repousser ces élections, nous n’avons aucun inconvénient à pouvoir nous en conformer parce que, il ne faut pas trop s’en tenir aux dates. Nous remarquons tout simplement que le processus a pris du retard. On vient de recevoir les kits que nous avons empruntés à la RDC. Le temps qu’on mette en place les CELI, qu’on forme ces CELI à la manipulation de ces kits, qu’on recrute du personnel qualifié qui va travailler sur ces kits, qu’on informe la population sur le mode d’enregistrement et de réception de leur carte d’électeur, tout cela risque de prendre du temps. Aujourd’hui même (jeudi 12 avril) les partis politiques rencontrent la CENI qui certainement étalera dans le temps son chronogramme et au vu de ce chronogramme nous pourrons utilement réagir pour dire nos inquiétudes ou nos craintes par rapport à la date qui est fixée.

Les élections transparentes tel est le vœu de tous les togolais.  Pour une fois, il faut que les togolais à l’issue de ces élections disent cette fois est la bonne et je crois que tous les acteurs politiques travaillent pour ce faire. Ce n’est pas seulement l’affaire de la CENI, ce n’est pas l’affaire seulement du gouvernement, il faut que tous les partis politiques qui veulent aller à ces élections se forment à cela, forment leurs militants, forment les électeurs à ce que dans lors de notre présence sur le terrain nous puissions contribuer de manière pacifique à ce qu’il y ait des élections transparentes dans notre pays.

TOGOFORUM : Quelles sont aujourd’hui vos relations avec le PDR votre ancienne formation politique et les autres ?
TT: Depuis que notre parti est né, nous n’avons pas de relation particulière avec le PDR qui, pour nous, reste une formation politique comme toute autre. Si demain l’ironie de l’histoire veut que nous nous retrouvions ensemble parce que ça devait être le cas, nous n’avons aucune crainte à le faire. Nous n’animons aucune réserve vis-à-vis d’une autre formation politique mais l’heure est à la tâche électorale, je crois que tous les états-majors des partis politiques n’ont que faire de cultiver des relations inter parti, ils ont mieux à faire maintenant qu’à affermir leurs stratégies pour les prochaines législatives. L’histoire nous dira quant aux relations qu’on pourra entretenir avec toutes les autres formations ; je crois que les togolais  sont des gens mûrs, c’est des gens intelligents, c’est des gens qui savent se tendre la main et nous travaillerons ensemble avec toute formation politique qui le souhaiterait.

TOGOFORUM :
 Avez-vous un mot à l’endroit de la population ?
TT: Le message à l’endroit de la population c’est un message d’espoir, il est temps que le peuple renaisse à l’espoir. Nous savions que tous les ratés de notre processus démocratique au Togo ont créé le doute chez le togolais, on se demande est-ce qu’il faut encore croire à l’événement de cette démocratie, à l’avènement de la liberté d’expression, à l’avènement de la liberté de circulation et  à  la prise en compte de la dignité humaine, du respect de l’autre, du respect des principes des droits de l’homme,  tout cela les Togolais se sont retrouvés à douter. Nous disons que le peuple doit retrouver le chemin de l’espoir car un peuple qui perd espoir est un peuple mort. L’espoir fait vivre, faisons vivre l’espoir pour que demain soit différent d’aujourd’hui et que le Togo soit cette Suisse Africaine dont nous avons toujours l’orgueil d’évoquer la ressemblance.  

 

Interviews

Paul Ayivon : «C’est d’une voix unie depuis l’étranger que nous pourrons avoir un impact, aussi petit soit-il, sur les grandes décisions de notre gouvernement»
M Kofi Yamgnane : «Charles Debbasch, alias Koffi SOUZA, n'est pas seulement le CHEF du clan des Blancs» au service du régime togolais, il est en réalité surtout le vrai chef de l'Etat togolais !»
Bawara : Nous envisageons avec le soutien de l’UE la tenue d’un Forum des Togolais de l’Extérieur
Interview avec Kangni Alem : La neutralité politique est une posture mensongère
Maître Martial Akakpa : Martial Akakpo présente l'observatoire togolais de la bonne gouvernance et revient sur l'affaire Moévi
M Victor Alipui repond aux questions de togoforum.com : «C’est une supercherie. Les élections législatives n’auront pas lieu le 5 août 2007»
Interview de Togoforum à M. Tchassona Traoré : Depuis que notre parti est né, nous n’avons pas de relation particulière avec le PDR qui, pour nous, reste une formation politique comme toute autre
Monsieur Antoine Bodjona s'entretient avec togoforum : « Quelques fois aussi il ne faut pas se plaindre d’être un parent d’un membre du parti adverse »
Entretien avec le Docteur Thierno Maadjou Sow de Guinée : « Aucun guinéen n’est plus prêt á se faire tricher » et je vous dis que l’expression est devenue générale
L’Honorable Frititi Voulé repond aux questions de togoforum : « La célébration du 13 Janvier dans ses formes originelles n’a plus sa raison d’être… »
CTR : togoforum tend son micro à M. Isidore LATZOO du Comité togolais de résistance
UFC : Jean-Pierre FABRE de l'Union des forces de changement répond aux questions de Togoforum
Monsieur Kofi FOLIKPO de PYRAMID of YEWEH : Monsieur Kofi FOLIKPO repond aux questions de togoforum.com
Entretien avec Monsieur Comi Toulabor : Echec ou réussite du dialogue : tout est fonction de quel bout de la lorgnette où on se trouve pour apprécier
UFC: Causerie avec Monsieur Elliot Ohin, Représentant de l’Union des Forces de Changement (UFC) en Amérique du Nord
Réponses du Professeur Léopold M. GNININVI, SG de la CDPA, aux questions de Togoforum
Entretien de togoforum avec M. Alex BINIZI, SG de l’A.P.U.A.-FRD
Péré: Désormais, avec le parti qui naît, les choses ne font que commencer et tout espoir est permis. Que Dieu bénisse et protège le Togo !
Causerie avec le Prof. Ayayi Togoata APEDO-AMAH, Secrétaire Général de la LTDH
Interview exclusive de Me Dégli au "Forum de la Semaine"
Les dernières élections belges et européennes analysées par Monsieur Labitey Combey Vioto
Quel bilan de 13 ans de lutte pour la démocratie au Togo et quelles perspectives d'avenir? Maître  Sitti analyse
Après les Elections Présidentielles du 1er juin 2003, M. Dahuku Péré s'entretient avec togoforum
Gilchrist Olympio s'entretient avec RFI après le rejet de sa candidature
Laurent Lawson du CTSD
Le Journaliste Abass M. S
sur la presse privée au Togo
Apédo-Amah dissèque la politique togolaise et ses acteurs
Regard croisé sur le théâtre en Afrique
Causerie avec Elizabeth Bouetard
Entretien avec La Compagnie "Le Roseau du Burkina Faso
Interview avec le Porte-Parole du PSR, le Professeur Wolu Kouami
Un éclairage  sur les questions monétaires actuelles avec le Professeur Jérémie Mbow KADOUMTA
Entretien avec l'avocat de M. Agboyibo, Me Kodjo APEVON
Interview accordée par Monsieur Bassirou Ayéva
 

 

 

 
  © 2005  www.togoforum.com All rights reserved