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TOGOFORUM :
Bonjour Me Tchassona Traoré. Vous avez été l’un
des poids lourds du PDR. Mais aujourd’hui on vous
retrouve à la tête d’une formation politique, le
MCD. Pouvez vous, pour nos lecteurs, présenter
votre formation et dire les raisons qui vous ont
amené à sa création en ce moment précis ?
Monsieur
Tchassona Traoré:
Bonjour, je vous remercie et remercie Togoforum
pour l’intérêt qu’il porte à notre formation
politique. Votre question est très intéressante
que je peux décomposer en trois morceaux : d’abord
la présentation de notre formation politique,
ensuite les raisons qui nous ont poussé à sa
création enfin, je crois, pourquoi en ce moment
précis.
Vous savez, pour la présentation de notre parti,
nous l’avons dénommé lors du congrès statutaire
qui s’est tenu le 18 novembre 2006 à l’Hôtel Léo
2000, Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le
Développement en abrégé MCD, un seul D au lieu de
MCDD pour que cela soit plus facile à prononcer
chez les paysans qui la plupart du temps ne sont
pas des gens instruits. Pour faciliter donc la
prononciation, nous avons préféré MCD. Ce parti
qui est un parti qui tout de suite a précisé son
cadre idéologique dans la philosophie de la
sociale démocratie avec une bonne dose de
l’écologie pour la protection de notre
environnement se veut un parti qui vient combler
les attentes de notre population en matière de
démocratie tant les attentes de la population ont
été aujourd’hui vaines et que nous croyons qu’il y
a encore de l’espace dans notre pays pour que
d’autres réflexions, d’autres idées puissent
s’exprimer et porter notre pays vers les sorties
de crise. Voilà l’idée qui a été l’idée commune
des 52 personnes qui, le jour-là, s’étaient
retrouvées à l’Hôtel Léo 2000 pour mettre en place
ce parti.
Ce parti a pour objectif de concourir à
l’expression du suffrage universel dans le respect
des valeurs de la République togolaise, défendre
par les moyens pacifiques les principes
fondamentaux consacrés par notre Constitution.
Notre formation politique soutient la liberté de
conscience, la liberté d’expression, la dignité de
la personne humaine, les droits civiques et
politiques, l’Etat de droit, la justice sociale,
le dialogue social et la solidarité nationale,
l’égalité de chance, la sécurité des personnes et
de biens, la protection de la nature et de
l’environnement, la diffusion de la culture, de
l’instruction et l’épanouissement de la famille.
Voilà en résumé les objectifs poursuivis par notre
formation politique.
A ce jour, nous avons plus de 4 000 adhérents à
travers tout le pays, nous sommes entrain
d’installer nos bureaux dans toutes les
préfectures et nous comptons être présents aux
prochaines échéances électorales pour faire
partager notre vision de la société et la faire
accepter par nos concitoyens qui certainement
porteront leur choix sur notre parti.
Le moment de sa création, il n’y a pas un moment
propice pour créer un parti, le moment le
meilleur, c’est le moment lui-même ; c’est
l’époque où on choisit d’exprimer sa pensée.
L’essentiel, c’est quoi cette pensée, c’est la
façon dont on aura à présenter cette pensée. Nous
pensons que le peuple togolais qui est très mûr,
malgré ce que les gens veulent faire de ce peuple,
sait lire et comprendre les bonnes idées et les
démêler des fausses idées politiques qui ont
jalonné son parcours.
TOGOFORUM :
La création de votre parti intervient au
lendemain de la signature de l’Accord Politique
Global qui a accouché de la formation d’un
gouvernement d’union nationale. Quel bilan
faites-vous de l’application de cet Accord
Politique Global ?
TT:
L’Accord Politique Global depuis sa signature à
Lomé n’a pas connu une exécution en ligne
directe ; il y a eu beaucoup d’hésitations que
nous déplorons, certes que les dernières nouvelles
nous laissent croire que le gouvernement veut
mettre l’accélérateur pour la mise en place de
certaines dispositions de cet Accord Politique
Global ; mais seulement, nous allons nous attarder
sur un aspect qui est celui de l’organisation des
prochaines élections législatives. Le processus
tel qu’il est enclenché, bien sûr nous y adhérons,
mais nous constatons tout simplement qu’il y a un
mutisme cynique sinon criminel de la part du
gouvernement par rapport à l’enfermement d’une
partie du pays dans l’ignorance complète de tout
ce qui se déroule sur ce processus électoral.
Nous sommes d’autant plus amers que nous ne
comprenons pas que ceux qui étaient hier avec nous
dans l’Opposition ce soit eux aujourd’hui qui
dirigent et la primature et le ministère chargé de
l’information.
Aujourd’hui plus de 400 Km à partir d’Atakpamé
jusqu’à Dapaong se ne sont pas couverts par la
seule télévision nationale que nous avons et ceci
depuis plus de huit mois. Nous sommes entrain
d’expérimenter un mode de scrutin qu’on a jamais
expérimenté chez nous, les populations ont besoin
d’être informées, d’être formées à ce processus,
les populations ont besoin d’avoir des
explications sur les enjeux du scrutin parce que
avec ce scrutin, on ne va pas voter pour les
candidats, on va voter pour les partis ; parce que
c’est ça au fond quand il s’agit du scrutin de
liste. Mais ces populations là on les garde dans
l’ignorance la plus complète et depuis plus de
huit mois et cela ne semble émouvoir personne.
Nous nous insurgeons contre ce silence là, nous
disons que c’est une entrave grave à la mise en
place des points inscrits dans l’Accord Politique
Global et qu’il faut que les autorités togolaises
réagissent et en premier le ministre chargé de
l’information. Ça est un raté grave et ce silence
de la classe politique nous étonne. Nous sommes
très amers et nous nous posons des questions :
Est-ce une partie du peuple doit être soustraite
ou gardée dans l’ignorance la plus complète des
enjeux politiques qui se jouent aujourd’hui dans
notre pays ? Est-ce à dessein que les gens se
comportent comme ça ? Nous ne comprenons, nous
avons besoin de connaître, de savoir.
TOGOFORUM :
Vous avez été un acteur du processus démocratique
au Togo. S’il vous était demandé de jeter un
regard rétrospectif sur ce processus ?
TT:
Le processus démocratique au Togo a connu beaucoup
d’étapes. Si nous retournons un peu en arrière,
disons que nous avons connu une étape
révolutionnaire, une étape d’affrontement et nous
sommes entrain maintenant d’être une étape de
stabilisation. La période révolutionnaire part du
5 octobre 1990 partant de la Conférence Nationale avec le premier gouvernement Koffigoh. Qu’il nous
vienne que
la Conférence Nationale a été constituée par des forces vives qui se sont
autoproclamées souveraines pour pouvoir porter le
changement tant attendu par le peuple togolais et
ceci avec l’adhésion de la population. Mais, bien
sûr que le leitmotiv de ce soulèvement était
l’instauration de la démocratie au Togo.
La démocratie qui a pour vecteur ou instrument de
travail la loi de la majorité n’a pas pu inspirer
à cette époque là ceux qui ont mené le processus à
ces débuts. Nous avons opposé à un régime qui
était là des moyens plutôt révolutionnaires parce
que nous voulions tout de suite qu’il y ait
changement et dans la façon de gérer le pays et
dans l’équipe qui gouverne le pays, donc il
fallait que tout le monde parte, qu’on mette en
place une nouvelle forme de gestion de notre cité
avec de nouvelles têtes. Pour y parvenir, toute
révolution nécessite un certain nombre d’éléments
pour sa réussite.
Malheureusement, nous ne remplissons pas ces
conditions là ; ça a pu expliquer les ratés. Parce
que celui qui gouverne ou l’équipe qui gouverne le
régime a su développer des résistances qui ont
fait échouer le processus révolutionnaire ; et
s’ensuivra à partir de 1993 puisque nous devions
revenir au processus électoral qui est le moyen
plus approprié pour aller vers la démocratie.
Donc, depuis 1993 nous sommes revenus vers les
moyens beaucoup plus démocratiques pour accéder au
pouvoir, mais toutes les rancœurs nées du
processus révolutionnaire qui n’a abouti ont pesé
de tout leur poids dans la conduite de cette étape
là qui a été une période d’affrontement terrible
entre ceux qui luttaient pour l’avènement de la
démocratie et ceux qui tenaient le pays parce que
ça devenait une question de survie et
rappelons-nous que pour avoir tenu le pays pendant
de longues années, feu Gnassingbé Eyadema était
devenu presque ce qu’on appelle en sociologique
politique un épiphénomène.
Donc tous les togolais ne réfléchissaient que par
rapport à lui, ceux qui l’admiraient ou le
combattaient ne réfléchissaient que par rapport à
lui. Il était hors de question qu’on développa une
tierce réflexion portant sur une méthode où une
stratégie tierce porteuse d’espoir. Vous verrez
que c’est l’action et la réaction qui ont toujours
conditionné la vie des togolais depuis 1994
jusqu’à son décès. Aussi, les sanctions que
l’Union Européenne a fini par prendre après les
évènements douloureux de Fréau Jardin n’ont pas
été aussi de nature à arranger les choses puisque
ces sanctions ont ôté à notre budget national une
partie de son capital. Ajouté à cela, le droit de
regard qu’avait l’extérieur notamment les
institutions financières internationales sur la
gestion de nos finances publiques.
Du coup nous avons connu une période de crise qui
dure jusqu’ici et qui a fait qu’on a aujourd’hui
le tissu social qui est sérieusement délabré, nos
hôpitaux qui ne sont plus l’image de ce qu’on
n’attendait d’eux, l’école qui n’est que l’ombre
d’elle-même et nos infrastructures de
communication en général, les routes qui sont dans
un piteux état. Aujourd’hui comme pour couronner
le tout, nous avons notre crise énergétique qui
dit que le Togo est au fond de l’abîme. Donc, tout
cela donne à réfléchir et heureusement les
togolais se sont ressaisis depuis l’Accord
Politique Global pour qu’on remette les pendules à
l’heure de la démocratie, pour que le changement
puisse intervenir par des moyens beaucoup plus
démocratiques et c’est dans cette voie que nous
notre parti s’inscrit. Nous disons qu’il faut
avoir des élections libres et transparentes qui ne
soient plus sujettes à contestation pour que
désormais le Togo retrouve l’image que tout le
monde attend de lui.
TOGOFORUM :
Me Tchassona, deux mois après le congrès
statutaire du MCD, peut-on savoir l’état de santé
de votre jeune formation et ses ambitions ?
TT:
J’ai déjà répondu à cette question ; je crois que
nous continuons à occuper l’espace, les adhésions
à notre parti dépassent même nos prévisions et
nous sommes entrain d’occuper le terrain, nous
allons être présents aux prochaines législatives
pour tenter nos chances et nous comptons y gagner.
TOGOFORUM :
Si l’on sait que depuis 1991 les partis
politiques qui ont animé la vie politique
togolaise n’ont pas comblé les attentes du peule,
que compte alors proposer le MCD pour s’affirmer
et gagner la confiance de ce peuple ?
Oui, nous au MCD nous avons comme je vous l’ai dit
au début axé notre action sur un certain nombre
d’axes. Nous pensons que ce peuple a tellement
souffert et qu’il faut que l’espoir renaisse en
lui. Pour que l’espoir renaisse en lui, il faut
faire la politique autrement : fini le rejet de
l’autre, finie l’époque où on crie au sorcier ; le
sorcier étant en chacun des togolais, nous pensons
que la seule chose qui nous reste et qui soit
commune c’est les valeurs de la République ; que
tous les partis politiques partagent dans leur
statut et dans les programmes que nous devons nous
mettre ensemble. Et à notre niveau, nous voulons
que la démarche politique s’inscrive dans un cadre
de dialogue permanent avec le rejet systématique
de la violence, avec la recherche constante de
tout moyen pour assurer à notre pays un
développement durable et en tenant compte du
respect de nos diversités et là-dessus nous
insistons beaucoup : le Togo est une grande
richesse, richesse pas par le nombre de ses
habitants, mais par le diversité de la composition
de cette population. C’est une richesse
culturelle, c’est une richesse linguistique et on
pourra dire que c’est un don de Dieu parce que,
toutes ces minorités qui constituent notre pays
n’ont pas d’autre territoire que le Togo ; elles
n’ont pas choisi être sur ce petit rectangle.
La nature, la colonisation ont voulu que toutes
ces peuplades là sur ce petit rectangle soient
ensemble et côte à côte. Ces différences là, nous
devons les positiver et ceci du sommet de l’Etat
en commençant par les premiers responsables qui
gouvernent ce pays jusqu’en bas. Le pays n’est à
personne, il est pour tous ; faire en sorte qu’il
y ait une égale chance pour tous les togolais à
l’accès à l’emploi, à la distribution de la
richesse et réduire en néant toute forme de
discrimination qui aujourd’hui est la plus grosse
plaie qui gangrène notre pays. Ça fait
qu’aujourd’hui, toutes les communautés de notre
pays, dans chacune de ces communautés les
velléités s’élèvent parce que les gens croient
qu’en ayant un président de la République
originaire de chez soi, on règle tous les
problèmes de sa communauté, tout simplement parce
qu’il y a un malaise qu’il faut régler. Notre
parti se veut un parti qui va s’élever contre
toutes ces formes de discrimination, faire en
sorte que le Togo redevienne le Togo de tous pour
que tous deviennent togolais d’un Togo uni.
Ou nous tendons la main, ou nous travaillerons à
construire le pays dans nos diversités sans que
l’évocation de nos noms patronymiques n’évoque
chez l’autre un phénomène de rejet. Voilà autant
d’éléments sur lesquels notre parti entend
insister sur le volet du langage politique, élever
le débat politique au niveau des idées et non au
niveau du dénigrement, au niveau des insultes, au
niveau du mensonge. Certes qu’on ne peut pas faire
de politique sans promesse mais nous voudrons que
les promesses que nous puissions faire à nos
vaillantes populations togolaises restent dans le
cadre du possible ; des promesses démagogiques, le
peuple en a marre.
TOGOFORUM :
De quel courant (opposition radicale, modérée,
centrisme) se réclame le MCD ?
TT:
Le MCD tel que je vous l’ai décrit, je ne sais si
les partis politiques choisissent leur camp ; il
n’est aujourd’hui un seul parti qui vous dira
voilà le camp auquel j’appartiens. Il me semble
que c’est les médias qui de par les courants
classent les partis dans tel ou dans tel camp.
Nous au niveau du MCD ce que nous pouvons affirmer
par rapport à cette question, c’est que notre
parti est prêt, notre idéologie politique, notre
programme politique, nos moyens d’action mises
ensembles nous autorisent à travailler de main de
concert avec toute formation politique qui
nécessitera notre soutien ou notre adhésion à une
coalition pour peu que nos programmes coïncident
ou puissent coïncider dans le seul intérêt de la
nation togolaise et conformément à nos valeurs ;
les valeurs que nous partageons dans notre parti.
Quelque soit le parti qui sortira vainqueur ou
nécessitera le soutien de notre formation à
l’issue des prochaines législatives, si son
programme et le nôtre s’autorisent à se mettre en
place pour une coalition de sortie définitive de
crise de ce pays dans l’intérêt supérieur de la
nation, nous le ferons. Ceci dit, je ne sais pas
répondre si je suis centriste, je suis radical ou
je suis participationniste, je n’en sais rein.
Mais voilà la ligne politique du MCD qui est
claire, finies les querelles de clocher qui
n’apportent rien à notre pays. Mais nous restons
fermes sur nos convictions sur nos principes et
nous les défendrons. Nous appartiendrons à telle
coalition pour peu que nous nous mettons d’accord
sur le minimum ; mais lorsque nous ne trouverons
pas du répondant dans cet accord, nous
n’hésiterons pas à le dénoncer et à quitter cette
coalition et rester dans le cadre d’une opposition
qui relève au peuple togolais les ratés de nos
gouvernants, nous le ferons et telle est notre
promesse
TOGOFORUM :
Les
législatives prochaines détermineront le poids
politique de chaque formation politique. Quelles
stratégies le MCD entend mettre en place pour être
dans l’hémicycle ?
TT:
Les stratégies, chaque parti développe des
stratégies conformément à ses moyens, à son
idéologie, à ce qu’il entend ; nous sommes entrain
comme je vous l’ai dit d’installer dans presque
toutes les préfectures du pays nos bureaux
préfectoraux, nous sommes entrain de sensibiliser
les populations par rapport à notre programme
économique, notre programme social, notre
programme politique et la stratégie que nous
attendons mettre en place, c’est cette stratégie
que nous offrent les instruments légaux de notre
pays ; par la campagne, la sensibilisation, de
porte à porte et tout passera, sauf que nous
n’allons jamais nous attarder sur les
récriminations, les insultes, nous ne nous
attarderons pas là-dessus et nous ne répondrons
pas à la provocation parce que notre parti est un
parti qui prône la non-violence.
TOGOFORUM :
Le président, nous sommes à un peu plus deux
mois des législatives. Croyez-vous à la tenue de
ces élections à la date prévue et à leur
transparence ?
TT:
Au jour d’aujourd’hui, au MCD les dates ne sont
pas pour nous des fétiches. Pour nous,
l’administration qui est mise en place pour
organiser les élections a la maîtrise de son
ouvrage. Si elle nous dit qu’elle est prête pour
le 24 Juin, nous, nous ferons tout pour qu’à cette
date notre parti soit présent dans la compétition.
Mais si toutefois, pour des raisons évidentes, on
devrait repousser ces élections, nous n’avons
aucun inconvénient à pouvoir nous en conformer
parce que, il ne faut pas trop s’en tenir aux
dates. Nous remarquons tout simplement que le
processus a pris du retard. On vient de recevoir
les kits que nous avons empruntés à la RDC. Le
temps qu’on mette en place les CELI, qu’on forme
ces CELI à la manipulation de ces kits, qu’on
recrute du personnel qualifié qui va travailler
sur ces kits, qu’on informe la population sur le
mode d’enregistrement et de réception de leur
carte d’électeur, tout cela risque de prendre du
temps. Aujourd’hui même (jeudi 12 avril) les
partis politiques rencontrent la CENI qui
certainement étalera dans le temps son
chronogramme et au vu de ce chronogramme nous
pourrons utilement réagir pour dire nos
inquiétudes ou nos craintes par rapport à la date
qui est fixée.
Les élections transparentes tel est le vœu de tous
les togolais. Pour une fois, il faut que les
togolais à l’issue de ces élections disent cette
fois est la bonne et je crois que tous les acteurs
politiques travaillent pour ce faire. Ce n’est pas
seulement l’affaire de la CENI, ce n’est pas
l’affaire seulement du gouvernement, il faut que
tous les partis politiques qui veulent aller à ces
élections se forment à cela, forment leurs
militants, forment les électeurs à ce que dans
lors de notre présence sur le terrain nous
puissions contribuer de manière pacifique à ce
qu’il y ait des élections transparentes dans notre
pays.
TOGOFORUM :
Quelles sont aujourd’hui vos relations avec le
PDR votre ancienne formation politique et les
autres ?
TT:
Depuis que notre parti est né, nous n’avons pas de
relation particulière avec le PDR qui, pour nous,
reste une formation politique comme toute autre.
Si demain l’ironie de l’histoire veut que nous
nous retrouvions ensemble parce que ça devait être
le cas, nous n’avons aucune crainte à le faire.
Nous n’animons aucune réserve vis-à-vis d’une
autre formation politique mais l’heure est à la
tâche électorale, je crois que tous les
états-majors des partis politiques n’ont que faire
de cultiver des relations inter parti, ils ont
mieux à faire maintenant qu’à affermir leurs
stratégies pour les prochaines législatives.
L’histoire nous dira quant aux relations qu’on
pourra entretenir avec toutes les autres
formations ; je crois que les togolais sont des
gens mûrs, c’est des gens intelligents, c’est des
gens qui savent se tendre la main et nous
travaillerons ensemble avec toute formation
politique qui le souhaiterait.
TOGOFORUM :
Avez-vous
un mot à l’endroit de la population ?
TT:
Le message à l’endroit de la population c’est un
message d’espoir, il est temps que le peuple
renaisse à l’espoir. Nous savions que tous les
ratés de notre processus démocratique au Togo ont
créé le doute chez le togolais, on se demande
est-ce qu’il faut encore croire à l’événement de
cette démocratie, à l’avènement de la liberté
d’expression, à l’avènement de la liberté de
circulation et à la prise en compte de la
dignité humaine, du respect de l’autre, du respect
des principes des droits de l’homme, tout cela
les Togolais se sont retrouvés à douter. Nous
disons que le peuple doit retrouver le chemin de
l’espoir car un peuple qui perd espoir est un
peuple mort. L’espoir fait vivre, faisons vivre
l’espoir pour que demain soit différent
d’aujourd’hui et que le Togo soit cette Suisse
Africaine dont nous avons toujours l’orgueil
d’évoquer la ressemblance. |