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Assahoun, le 26 août 2002  

ENTRETIEN AVEC ELISABETH BOUETARD

Elisabeth BOUETARD prépare une Maîtrise en gestion et mise en oeuvre de projets Culturels. Arrivée début juillet 2002, elle est à tous les compartiments de l’organisation. Nous avons réussi à lui arracher quelques propos entre deux taxis

Interview réalisée par Ted Hangui, Envoyé spécial de Togoforum à Assahoun



TOGOFORUM: Comment trouvez-vous l’organisation du Festhef 2002? Fascinant ou harassant?

Elisabeth BOUETARD: Assez compliquée parce que les choses se sont faites tardivement. Comme dans tous les festivals, il y a eu le problème de financement: les budgets sont toujours difficiles à boucler : on souhaite, on espère jusqu'au dernier moment, qu'on pourra faire venir tous les spectacles programmés. Difficile. Nous avons travaillé dans l’urgence mais heureusement dans la bonne humeur : Leonard, Daniel et John...

TOGOFORUM: Le détail argent est-il la seule différence avec ce qui se passe en France?

E.B: Evidemment, les réalités matérielles sont différentes: ici, souvent les gens ne sont pas payés pour faire le travail. Même s’ils le sont, ils ont autre chose à faire. Il n’y a pas de formation dans le secteur culturel.

D’un autre côté, il y a une équipe de volontaire qui se greffe sur les premiers organisateurs et se forme sur le tas. Cela est positif. Il y a des échanges, cela donne également lieux à des apprentissages, des rencontres. Cela humanise sur plusieurs dimensions le Festhef. Par exemple, il y a des familles qui accueillent, nourrissent, hébergent. D'ailleurs, cette année, je crois que le "Home Hospitality" a été une vraie réussite: même les plus rétissents des participants, les fatigués de la veille, les bougons sont revenus enchantés de leur passage dans les fêtes dominicales.

TOGOFORUM: Le Festhef a écourté ses manifestations pour, comme le dit Léonard Yakanou, situation d’argent. Quel bilan faites-vous de tout le Festival?

E.B: Globalement, même si comme je vous l'ai dit précédemment, un festival n'est jamais chose facile à organiser, le bilan du FESTHEF est positif: qu'un événement tel que celui-ci puisse tenir sans intervention financière significative de l'état est un défi relevé, un pari gagné.

Les rencontres, même si elles étaient brèves, ont eu lieu: les artistes ont joué, échangé; le public était au rendez vous. Désormais, on attend l'année prochaine, les 10 ans, pour mettre en place une grande fête.

TOGOFORUM: Reviendrez-vous pour un autre Festhef?

E.B: Peut-être serai-je avec vous toute l'année prochaine pour les 10 ans du FESTHEF, cette fois en spectatrice...

Je l'espère vivement : cette participation au FESTHEF était également mon "baptême" du Togo et de l'Afrique, j'avais tout à apprendre et à découvrir...

TOGOFORUM: Alors à l’année prochaine!

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