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ENTRETIEN AVEC ELISABETH BOUETARD
Elisabeth BOUETARD prépare une
Maîtrise en gestion et mise en oeuvre de projets Culturels.
Arrivée début juillet 2002, elle est à tous les compartiments de
l’organisation. Nous avons réussi à lui arracher quelques propos
entre deux taxis
Interview
réalisée par Ted Hangui, Envoyé spécial
de Togoforum à Assahoun
TOGOFORUM: Comment trouvez-vous l’organisation du Festhef 2002?
Fascinant ou harassant?
Elisabeth BOUETARD: Assez compliquée parce que les choses se sont faites tardivement.
Comme dans tous les festivals, il y a eu le problème de financement: les budgets sont
toujours difficiles à boucler : on souhaite, on espère jusqu'au
dernier moment, qu'on pourra faire venir tous les spectacles programmés.
Difficile. Nous avons travaillé dans l’urgence mais heureusement
dans la bonne humeur : Leonard, Daniel et John...
TOGOFORUM: Le détail argent est-il la seule différence avec ce qui se passe en France?
E.B: Evidemment, les réalités matérielles sont différentes: ici,
souvent les gens ne sont pas payés pour faire le travail. Même s’ils le sont, ils ont autre
chose à faire. Il n’y a pas de formation dans le secteur culturel.
D’un autre côté, il y a une équipe de volontaire qui se greffe sur les
premiers organisateurs et se forme sur le tas. Cela est positif. Il y
a des échanges, cela donne également lieux à des apprentissages,
des rencontres. Cela humanise sur plusieurs dimensions le Festhef. Par
exemple, il y a des familles qui accueillent, nourrissent, hébergent.
D'ailleurs, cette année, je crois que le "Home Hospitality" a été une
vraie réussite: même les plus rétissents des participants, les fatigués
de la veille, les bougons sont revenus enchantés de leur passage dans les
fêtes dominicales.
TOGOFORUM: Le Festhef a écourté ses manifestations pour, comme le dit Léonard
Yakanou, situation d’argent. Quel bilan faites-vous de tout le
Festival?
E.B: Globalement, même si comme je vous l'ai dit précédemment, un festival n'est
jamais chose facile à organiser, le bilan du FESTHEF est positif:
qu'un événement tel que celui-ci puisse tenir sans intervention
financière significative de l'état est un défi relevé, un pari
gagné.
Les rencontres, même si elles étaient brèves, ont eu lieu: les
artistes ont joué, échangé; le public était au rendez vous.
Désormais, on attend l'année prochaine, les 10 ans, pour mettre en
place une grande fête.
TOGOFORUM: Reviendrez-vous pour un autre Festhef?
E.B: Peut-être serai-je avec vous toute l'année prochaine pour les 10 ans du FESTHEF,
cette fois en spectatrice...
Je l'espère vivement : cette participation au FESTHEF était également
mon "baptême" du Togo et de l'Afrique, j'avais tout à
apprendre et à découvrir...
TOGOFORUM: Alors à l’année prochaine!
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