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TOGOFORUM : M. Claude Améganvi,
bonjour. Nous vous remercions d’avoir accepté cet entretien.
D'entrée,
présentez-nous sommairement le
mouvement “Quelle solution pour le Togo ?”
Claude Améganvi:
Le Regroupement «Quelle solution pour le Togo ? »
est un cadre d’unité constitué, à l’initiative du Parti des travailleurs,
sur la base d’un Appel daté du 24 mai 2001 qui rassemble des militants de
divers horizons, membres ou non de la plupart des partis, syndicats
associations se réclamant de la démocratie. Structuré en comités d’unité à
l’échelle des quartiers et localités (villes, villages), il s’adresse à tous
ceux qui pensent, comme les milliers de manifestants dans les rues de Lomé
qui ne cessent de dire «36 ans, Ca suffit, ils doivent partir !»,
qu’il faut, par-delà les programmes, les divergences, s’unir sur
l’essentiel. Il s’agit d’une part de la nécessité de préserver la
souveraineté nationale, c’est-à-dire de refuser ces interventions étrangères
dans la crise togolaise qui ont fait tant de mal au peuple togolais
puisqu’elles ont essentiellement servi par au moins huit fois à sauver le
régime d’Eyadéma contre la volonté du peuple. Il est essentiel d’autre part
pour nous que soient satisfaits les besoins des travailleurs, paysans et
jeunes et que, dans ce cadre, soit notamment arrêté le remboursement d’une
dette extérieure pour laquelle sont détournées les richesses produites par
le peuple togolais.
Indiquons que les
initiatives que nous avons pu développer dans le pays ont suscité une féroce
répression des autorités contre nos camarades Takana Badjessa et Djaoura
Tiguéna, arrêtés le 23 juillet 2002 à Siou, dans la Préfecture de Doufelgou,
dans le nord du pays, pour avoir distribué notre Appel à la commémoration du
Xe anniversaire de l’assassinat de Tavio AMORIN, contre moi-même,
arrêté le 6 août 2002 et libéré le 8 février 2003, contre nos camarades Agbo
Oniankitan et Kouyone Komi, arrêtés le 7 février 2003 et finalement libérés
au terme d’un procès qui les a mis hors de cause, pour avoir simplement
photocopié des documents à l’intention d’agents du service des TP en grève
contre leur licenciement.
TOGOFORUM :
Vous pensez certainement entre autres au très
fameux accord cadre de Lomé, à Colmar 1, 2, 3, et à Ouago 1, 2, 3.
Monsieur Améganvi, nous
aimerions aborder la question d’actualité avant de revenir à votre
expérience carcérale. La constitution togolaise a été tronquée, retaillée.
Le code électoral a été réécrit, on le sait pour permettre à Eyadema de se
préserver son fauteuil présidentiel. Que pensez-vous des consultations du 1er
juin 2003 ?
Claude Améganvi:
Elles s’annoncent comme une mascarade électorale au regard
de tout ce que vous venez de dire sur les conditions mêmes de sa préparation
et où les choses ont été organisées pour exclure certains comme c’est le cas
pour Gilchrist Olympio, le candidat de l’UFC qui était pourtant candidat
lors de la présidentielle de 1998. Tout cela, comme la mainmise absolue du
régime RPT sur l’organisation complète de cette élection afin d’en sortir le
résultat qui lui convient est une machination qu’il faut dénoncer, ce
d’autant plus qu’elle constitue une menace contre la
paix dans notre pays.
TOGOFORUM : Au
fait pourquoi votre parti politique ne participe-t-il pas aux élections ? Il
semble pourtant que vous ayez une certaine audience dans la population.
Claude Améganvi:
Parce que les conditions pour que
le peuple togolais s’exprime librement et souverainement ne sont pas
réunies, les conditions démocratiques minimales de
déroulement de cette élection et de proclamation de ses résultats étant
inexistantes. Dans les conditions où elle
est organisée, présenter un candidat, cela ne s’apparente-t-il pas à une
caution donnée à une mascarade ?
TOGOFORUM :
Supposons que Eyadema soit “reélu” le 1er juin prochain pour
encore 5 ans. Pouvez-vous anticiper sur ce que sera le Togo sur le plan
économique et sur plan des droits de l’Homme?
Claude Améganvi:
Aucun démocrate ne peut souhaiter
ni supposer cette «réélection» qui ne peut être qu’un nouveau coup de force
ouvrant la voie à une aggravation de la situation déjà dramatique dans
laquelle se trouvent les travailleurs, paysans et jeunes du Togo. Rappelons
que ces derniers croulent sous une misère des plus atroces avec des
salaires, pensions, bourses et allocations accusant des arriérés de paiement
de plusieurs mois, la ruine des systèmes publics d’Ecole et de Santé, les
conséquences d’une économie ruinée avec des ressources nationales détournées
pour le paiement au FMI et à la Banque mondiale d’une dette extérieure qui
n’est pas celle du peuple togolais, une corruption tentaculaire et la
violation systématique des droits de l’Homme et des libertés publiques à
travers des arrestations arbitraires, des parodies de procès, etc.. Personne
ne peut souhaiter le maintien voire l’aggravation d’une telle situation déjà
des plus catastrophiques.
TOGOFORUM :
Considérons une simple hypothèse : Supposons que les élections du 1er juin
puissent aboutir à quelque chose de salutaire pour notre population. Qui de
tous ceux qui se battent aujourd’hui, peut nous apporter le changement à la
malgache et pourquoi?
Claude Améganvi:
Peut-on penser qu’une mascarade
électorale du type de celle qui se prépare pour le 1er juin
puisse apporter quoi que ce soit de positif au peuple togolais ? En tout cas
permettez-moi d’en douter vraiment et de n’avoir aucune illusion à son
sujet. Pour le reste, je pense que l’heure est trop grave pour qu’on se
complaise dans de telles «considérations» ou «suppositions» découlant de
fictions politiques. Elles ne peuvent que contribuer à désarmer le peuple
togolais et à nous conduire tout droit dans le mur.
TOGOFORUM :
Quel est selon vous, l’audience actuelle de l’opposition togolaise auprès de
la population? Lui trouvez-vous assez de forces pour renverser le régime en
place ? Quelles devraient être les stratégies de cette opposition au regard
de ses multiples échecs à renverser le régime Eyadema?
Claude Améganvi:
De quelle opposition parlez-vous ? On y
distingue plusieurs courants vous savez : il y a notamment ceux qui ne
voient d’issue à la crise togolaise qu’à travers des négociations avec le
régime RPT sous l’égide des grandes puissances et qui se font régulièrement
rouler en moyenne tous les ans et demi et il y a ceux qui, comme nous au
Parti des travailleurs, sont contre.
Ceci étant,
le peuple togolais a toujours souhaité l’unité de tous les partis qui se
réclament de la démocratie pour tourner effectivement la page de ce régime
en place depuis 36 ans. Qu’ils se rassemblent tous et
envoient un message clair comme
celui que l’écrasante majorité de la population fait jaillir de toutes les
manifestations : «36 ans, Ca suffit, ils doivent partir !»
et vous verrez ce qui se passera ! Au fait, y a-t-il meilleure stratégie que
celle qui consisterait à s’organiser clairement pour réaliser cette
aspiration que le peuple togolais n’a cessé d’exprimer depuis 13 ans ?
TOGOFORUM :
Selon un des candidats à cette élection, en l’occurrence Monsieur Dahuku
Péré, ce n’est pas seulement le RPT qui a besoin de réformes profondes mais
toute la politique entière y compris celle pratiquée par l’opposition. Mais
n’est-ce pas là une flèche lancée à l’opposition togolaise qui se bat depuis
1990 contre Eyadema? Qu’est-ce que cela vous fait lorsque quelqu’un vous dit
qu’en tant qu’opposant vous ne semblez pas être à la hauteur de votre
mission ?
Claude Améganvi:
Personnellement, je ne me sens
pas concerné parce que, pour ma part, je n’ai jamais cessé d’œuvrer pour
aider à ce que se réalise la volonté du peuple togolais de mettre fin à ce
régime de l’arbitraire.
TOGOFORUM :
Que pensez-vous du concept de la candidature unique ? Le Prof Apédo-Amah
pense qu’il s’agit d’une diversion ou d’une trahison du peuple. Est-ce aussi
votre avis ?
Claude Améganvi:
Ce concept de candidature unique est un
non sens car fondamentalement contraire à la démocratie. Pour moi, des
élections doivent d’abord et avant tout permettre aux formations politiques
de soumettre leurs programmes au peuple qui, seul juge, est à même de
trancher en faisant son choix entre les différentes propositions qui lui
sont faites. Le concept de candidature unique interdit cela et on peut
effectivement parler d’une trahison des aspirations démocratiques du peuple
togolais.
TOGOFORUM :
Monsieur Améganvi, vous appartenez à l’aile qu’on peut qualifier de dure
contre Eyadema. Vous aviez même réclamé sa destitution à la conférence
nationale de 1991. D’aucuns avaient estimé que cette position était
excessive et qu’elle expliquait le durcissement de ton chez le locataire de
Lomé II. A votre avis, pourquoi Eyadema ne veut-il pas lâcher le pouvoir?
Serait-ce par crainte de ce qui lui arriverait après? Que lui proposer? S’il
fallait tout refaire comme en 1990, qu’auriez vous recommandé avec
insistance ?
Claude Améganvi:
Pourquoi le locataire de Lomé II ne veut
pas quitter le pouvoir ? Mais c’est à lui qu’il faut poser la question !
Que lui proposer : de respecter la
volonté du peuple togolais qui, au moins depuis octobre 1990, montre
ouvertement qu’il veut la fin de son régime !
Et il n’y a pas l’ombre d’un doute :
s’il fallait tout refaire comme en 1990 je n’hésiterais pas une seule
seconde pour recommencer, certain cette fois-ci qu’avec les leçons que le
peuple togolais aura tiré de ses 13 ans de combat,
il est mieux armé pour arriver à tourner effectivement la page de ce régime
dictatorial.
TOGOFORUM : Le
8 février 2003, vous avez été libéré des geôles d’Eyadema. Voudriez-vous
bien partager votre expérience carcérale avec nos lecteurs?
Claude Améganvi:
Il y a lieu de dire que les conditions de détention à la Prison civile de
Lomé sont des plus horribles. Pour ne relever que quelques aspects parmi les
plus inhumains on peut d’abord indiquer qu’elle se distingue par la
surpopulation et la promiscuité qui y règne. Prévu, à l’origine, pour 300
personnes, ce pénitencier en contient en moyenne
aujourd’hui de 1 200 à 1 700, ce qui oblige notamment les détenus à dormir,
tête-bèche, en moyenne à 65 dans un bâtiment de 5,50m x 6 m, entassés comme
des sardines dans une boîte, généralement dans une position surnommée
«Single way», avec, dans un coin, des seaux destinés à recueillir
les urines et les selles des détenus pendant la nuit et qu’on vide le matin.
Naturellement,
dans cette situation, les conditions sanitaires et d’hygiène sont des plus
déplorables conduisant à une fulgurante propagation de toutes sortes de
maladies : tuberculose, dermatoses, infections, sida, etc.. Quant à la
qualité de l’alimentation servie aux détenus, elle est tout aussi
déplorable, un seul repas est servi par jour, consistant souvent en une pâte
de maïs infecte que les détenus surnomment «Bokaya» et qui est
tellement indigeste qu’ils doivent la délayer dans de l’eau avec un peu de
sucre pour pouvoir la consommer. Cette pâte de maïs est généralement
accompagnée d’une sauce qui est un brouet clair qu’on surnomme là-bas
«Sauce miroir».
Les détenus, jeunes dans leur écrasante majorité, ont
affaire à une magistrature non seulement inféodée au
pouvoir politique comme l’ont montré de retentissants procès ces dernières
années mais non exempte de corruption non plus, comme
l’ont dénoncé la très officielle «Commission anti-corruption»,
le nouveau ministre de la justice lors de sa prise de fonction et même une
association de magistrats. Rien d’étonnant alors dans ces conditions si on
compte nombre d’innocents emprisonnés, ensemble avec des criminels,
attendant parfois pour certains l’instruction de leur affaire pendant 3, 7
voire 10 ans.
Décidément, il faut mettre fin au scandale que constitue les conditions
carcérales honteuses en vigueur dans cette prison.
TOGOFORUM : En
effet vous en avez parlé le 8 mars dernier à Bruxelles, mais la question qui
vient à l’esprit est sûrement celle de savoir comment fonctionne les
systèmes judiciaire et pénitentiaire dans notre pays. Que doit-on retenir à
ce sujet et que doivent faire nos hommes de droit pour améliorer les choses?
Claude Améganvi:
La réalité est que toutes les
institutions du Togo sont à l’image du système politique en place : c’est
l’arbitraire et la violation de la loi qui gouverne, les systèmes judiciaire
et pénitentiaire ne faisant pas exception à la règle. Dans la mesure où la
magistrature est instrumentalisée au point que l’on sait par le pouvoir
politique (n’est-ce pas un magistrat qui va avoir à diriger la mascarade
électorale qui se prépare au Togo ?), il faut d’abord mettre fin au régime
RPT comme première condition de l’instauration d’un système judiciaire digne
de ce nom,
c’est-à-dire qui puisse rendre la justice en toute impartialité et
honnêteté.
TOGOFORUM :
Le principal chef d’accusation contre vous était que vous avez dévoilé la
colossale fortune de la famille Gnasingbé. A l’époque
vous n’aviez pas reconnu les faits et le MO5 avait dit en être l’auteur.
Avec le recul du temps et dans le cadre de cet entretien, maintenez-vous que
vous n’êtes pas l’auteur de ce pot aux roses?
Claude Améganvi:
Je le maintiens comme je n’ai
solennellement cessé de le dire tout au long de mes procès, en première
instance et en appel : je ne suis pas l’auteur de cet article que je n’ai
pas transmis non plus pour publication. Et ceux qui ont organisé cette
machination contre moi le savent d’ailleurs mieux que quiconque !
Avec le recul, on a pu comprendre
l’objectif réel qu’ils visaient : me mettre en prison pour désorganiser le
combat du Regroupement «Quelle solution pour le Togo ? ».
Pendant le même temps où
j’étais emprisonné, d’autres militants étaient pourchassés, des meetings et
réunions interdits ou interrompus manu militari. Cette désorganisation,
sciemment orchestrée, avait pour objectif de donner au régime RPT le temps
de tripatouiller tranquillement la Constitution et le Code électoral.
N’est-ce pas ce qu’ils ont réussi pendant les six mois que j'ai passés en
prison ?
TOGOFORUM : Alors que vous
reprochait au juste le “Timonier”?
Claude Améganvi:
Peut-être avait-il un plan dont il
pensait ne pas donner l’occasion à notre action de compromettre la mise en
œuvre ?
N’est-ce pas le fond de cette
affaire ?
TOGOFORUM : A
Lomé il y a eu à un moment donné des rumeurs persistantes relayées par
certains journaux sur votre possible retournement de veste en dépit de votre
pugnacité et de votre verbe, on s’en rappelle, rasoir, à la Conférence
Nationale Souveraine.
Au fait, peu de gens pouvaient comprendre que vous
ayez pu quitter votre exil béninois. Avez-vous Regretté un seul instant
d’être rentré ?
Claude Améganvi:
Non ! Quant au
caractère «rasoir» de mon verbe, je vous laisse la responsabilité d’une
telle appréciation. Au peuple d’en juger !
TOGOFORUM : Que répondez-vous à
ceux qui ont fait circuler des rumeurs malveillantes sur vous?
Claude Améganvi:
Je n’ai rien à leur répondre parce
qu’ils savaient ce qu’ils faisaient.
Par contre, à tous ceux qui ont pu se
laisser abuser je répéterai qu’il ne faut pas qu’ils se laissent intoxiquer
car, dans le contexte où je suis rentré, c’est-à-dire fin 1997, la campagne
de calomnies qui a été déchaîné contre moi par certains adversaires
politiques n’avait qu’un seul objectif : m’éliminer politiquement. C’est
pourquoi ils ont utilisé cette histoire de ma pseudo rencontre avec Eyadéma
qui n’a jamais eu lieu. Ils pensaient en effet que j’étais rentré pour être
candidat à l’élection présidentielle de 1998 qui devait avoir lieu quelques
mois après. Pour eux, le meilleur moyen d’avoir un concurrent en moins
c’était de l’éliminer par cette campagne de calomnies qui visait à me salir
et à me discréditer. Le jour où j’ai rendu publique une mise au point
expliquant que je ne pouvais pas me présenter à cette élection pour la
simple raison que je ne remplissais pas les conditions d’âge minimum de 45
ans révolus pour être candidat, toutes les calomnies se sont arrêtées comme
par enchantement. N’étant plus une menace pour quiconque dans la campagne
électorale qui s’ouvrait, je n’intéressais plus mes détracteurs.
Ce que beaucoup ignorent sur le fond,
c’est que mon retour au Togo ne relève pas d’une initiative personnelle mais
est plutôt une décision collective prise par mon parti, l’OTTD de l’époque
qui est devenue le Parti des travailleurs en décembre 1998.
Mais, vous savez ce qu’il en est des
campagnes de calomnies : il en reste toujours quelque chose. C’est cela qui
continue à faire son effet jusqu’aujourd’hui mais il est temps que cela
s’arrête !
Je dois d’ailleurs indiquer que j’ai
fait un procès pour diffamation à une publication qui avait relayé cette
campagne de calomnies en demandant que les preuves de ses allégations
mensongères contre moi soient apportées devant les tribunaux mais cela n’a
pu être fait. J’ai donc gagné ce procès ; le directeur de cette publication
a été condamné à un mois de prison avec sursis et j’ai eu droit à des
excuses publiques en plein tribunal pour l’atteinte qui avait été portée à
mon honneur.
TOGOFORUM : Parlez-nous de vos
amis Badjessa et Takana arrêtés pour avoir lu et fait circuler des tracts
pour le compte de votre mouvement “Quelle solution pour le Togo ?”.
Que deviennent-ils?
Claude Améganvi:
Après avoir purgé la peine de deux mois
d’emprisonnement sur les douze auxquels ils ont été arbitrairement condamnés
dont dix avec sursis, ils ont pu reprendre leurs fonctions dans
l’enseignement catholique. J’ai pu constater par la suite qu’ils sont plus
déterminés que jamais à poursuivre le combat pour la conquête de la
démocratie au Togo.
TOGOFORUM:
Estimez-vous que l’action des associations et mouvements de la diaspora est
assez efficace pour mettre fin à la tyrannie quarantenaire que vit le Togo ?
Claude Améganvi:
S’il faut se féliciter de ce que ces
associations mènent des activités de dénonciation du régime dictatorial qui
continue de sévir dans notre pays, il faut tout de même préciser que le
combat pour mettre fin à la tyrannie ne peut se mener qu’au Togo même. C’est
pourquoi tant que l’action que mènent ces associations ne sera pas reliée à
la lutte vivante qui se mène au Togo pour la relayer effectivement à
l’extérieur à travers des actions concrètes conjointes, elle manquera
d’efficacité. Il ne peut en découler que divisions, invectives stériles,
etc. comme nous le voyons malheureusement dans de nombreux pays où ont
émigré les Togolais tout particulièrement les jeunes issus du mouvement
d’octobre 1990. Nous tentons, pour notre part, d’œuvrer à surmonter toutes
ces difficultés en prenant des initiatives pour mettre en place les
structures du Regroupement «Quelle solution pour le Togo ? »
dans les différents pays d’émigration.
TOGOFORUM :
Nous vous remercions |