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Correcteur N°52 du 24 fev. 2009
Faure Gnassingbé en difficulté au sein du RPT : Les caciques du pouvoir s’apprêtent à lui retirer leur confiance et positionner un autre candidat

L’opposition démocratique n’est pas la seule à décrier la gestion calamiteuse que fait Faure Gnassingbé du Togo depuis son arrivée au pouvoir en 2005. Même au sein de son propre parti, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), beaucoup pensent que l’ « esprit nouveau » a montré ses limites et qu’il n’a pas le bagage qu’il faut pour régler les vrais problèmes qui s’imposent au pays. Ainsi, ils sont aujourd’hui nombreux ces barons du RPT qui ne seraient pas prêts à renouveler leur confiance à Faure pour la bataille de 2010. C’est ce qui explique la lenteur constatée dans l’organisation du congrès devant aboutir à l’investiture de Faure Gnassingbé en tant que candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2010.

Une investiture difficile

Si dans les rangs de l’Union des Forces de Changements (UFC) qui est le principal parti d’opposition, on connaît déjà le nom du candidat qui représentera le parti en 2010, ce n’est pas le cas au RPT. A presque un (01) an des élections, le choix du candidat se pose avec acuité et par deux fois déjà, les premiers responsables du parti ont raté l’organisation d’un congrès. Ceci, pour éviter l’humiliation que le nouveau patron du parti pourrait subir.

Ainsi, un travail en coulisse se fait depuis quelques temps au sein du parti pour amener les uns et les autres à une convergence de point de vue. Mais c’est sans compter avec la détermination des caciques du pouvoir qui ne seraient pas prêts à faire des concessions. Cette situation poserait actuellement d’énormes difficultés à Esso Solitoki et les siens qui continueraient quand même de multiplier les tractations en vue de se mettre en ordre de bataille pour 2010.  

Ce que le RPT reprocherait à Faure

I         Ils sont nombreux ses militants du RPT qui trouvent aujourd’hui que Faure Gnassingbé n’a pas apporté grand-chose à leur parti durant ses quatre ans passés à la tête du Togo. « Au lieu d’œuvrer pour unifier le parti, il a plutôt contribuer à le diviser », pense un militant du RPT. On reproche au président de la république de créer la division au sein du parti. Or, cela n’a jamais existé au temps du général Gnassingbé Eyadema.

          Il lui est également reproché le fait qu’il soit entouré des amis qui ne sont pas forcement des militants du RPT mais qui font la loi au même moment que ceux qui ont lutté pour son arrivée au pouvoir sont laissés à la touche.

          C’est ainsi que les noms des Gilbert Bawara, Ingrid Awadé, Marc Bidamon, Robert Dussey, Guy Lorrenzo, Nathalie Bitho, Noupokou Damipi et autres sont cités. Les caciques du parti pensent que ces hommes et femmes à qui le chef de l’Etat donne tous les privilèges n’ont malheureusement pas de bases électorales.

Les mêmes personnes observent que Faure Gnassingbé a manqué de tact dans la gestion de l’Armée qui constitue le vrai socle du pouvoir RPT. On pense que certains officiers en l’occurrence les  retraités sont privilégiés par rapport aux jeunes qui sont dynamiques et qui sont d’ailleurs sur le terrain. Ce qui n’était pas le cas sous « le père de la Nation » qui savait entretenir tout le monde.

L’ « esprit nouveau »  est également accusé de former des gouvernements sans tenir compte des ambitions du parti mais de ses propres intérêts. Ce qui, selon nombre de militants compromet dangereusement l’avenir du RPT.

A toutes ces remarques s’ajoutent les problèmes familiaux notamment celui qui l’avait opposé à son demi-frère Kpatcha Gnassingbé et qu’il n’aurait pas bien géré. 

C’est pour toutes ces raisons que la majorité des militants du Rassemblement du Peuple Togolais critiquent la gestion de « l’homme nouveau ». Et si on se hasarde à aller à un congrès, on risque  de les voir retirer leur confiance à Faure. Voilà ce pour quoi on fait traîner les choses. Mais jusqu’où ira-t-on avec cette prolongation ? Va-t-on vers la fin  du règne du RPT ?

Il appartient donc à l’opposition démocratique de se réunir et de saisir cette occasion pour donner au peuple le changement tant souhaité.
Olivier GLAKPE


La République du désordre

Ce n’est pas du tout étonnant de voir les Togolais se plaindre aujourd’hui que leur République est dirigée dans un désordre. Cela devait se comprendre très vite, à moins que nous soyons dotés d’une mémoire très courte, incapable de nous servir fidèlement les souvenirs des événements qui se sont déroulés sous nos yeux, il y a seulement quatre ans. Parce qu’il y a justement quatre années qu’une mort incontournable est venue arracher le Général Eyadéma de son fauteuil présidentiel.

Pour une source de désordre au Togo, cette disparition brutale du Président Eyadéma en était une. Le coup d’envoi ? C’est d’abord la manière la plus désordonnée au monde par laquelle Faure Gnassingbé, son fils, a accédé au pouvoir, avant de se voir légitimer par une élection présidentielle frauduleuse, marquée au passage par la démission du Ministre de l’Intérieur d’alors, Akila-Esso Boko, dépassé par la gravité du désordre électoral qu’il voyait se profiler à l’horizon.

Le même désordre électoral s’annonce encore. Car les faits et arguments qui le rendent encore plus certain sont là, sous nos yeux. Et cette évidence à laquelle tout Togolais s’éveille déjà, nous recommande de nous intéresser juste, pour toutes fins utiles, aux vagues de cacophonies politico administratives actuelles. Pour preuve, les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) qui offraient des bribes d’espoir aux Togolais connaissent déjà eux aussi des blocages inquiétants, une semaine seulement après leur ouverture. La raison en est que le RPT n’a pas voulu céder à la proposition de l’opposition parlementaire de recourir à un facilitateur en cas de mésentente. Ce que Pascal Bodjona a expliqué par la volonté d’amener les « Togolais à trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes togolais ». C’est-à-dire, laver le linge sale en famille.

Mais l’opposition, très avertie, considère que le RPT n’est pas un parti qui inspire confiance, en ce qui concerne ce que disent ses hommes. De ce sentiment de méfiance, découle alors ce blocage des travaux du CPDC ; l’UFC et le CAR continuant de signer et de persister que soit écrit noir sur blanc, dans le règlement intérieur du CPDC que « les parties ont convenu de recourir à la facilitation » en cas de divergence lors des discussions.

Voilà comment, mine de rien, l’on s’achemine à nouveau vers un désordre électoral qui, au finish, consacrera, à coup sûr, Faure Gnassingbé vainqueur sur fond de contestations et de représailles, comme par le passé.

Plusieurs fois déjà, le RPT a suffisamment démontré sa volonté de ne poser aucun acte susceptible d’ouvrir la voie d’accès au pouvoir à l’opposition. Car pour le RPT de l’ère Eyadéma et celui d’aujourd’hui, c’est le pouvoir d’abord, le reste après, peu importe les moyens et les procédés par lesquels on y parvient. C’est pourquoi, à ce jour, le parti au pouvoir demeure sur le qui-vive pour surveiller de près, tout ce qui peut ressembler à une menace pour le fauteuil présidentiel, tournant ainsi le dos aux préoccupations quotidiennes des populations, leur sécurité. Il n’y a plus de jour aujourd’hui où on n’entende parler de braquage ou de vol à mains armées opérés dans les quartiers de la capitale togolaise ; d’où la sécurité de chaque individu dépend alors de sa  capacité à se défendre. Ce qui de facto, montre à chaque citoyen le chemin vers la recherche des objets ou des moyens personnels de défense. Cette situation à laquelle on assiste à un an de l’élection présidentielle au Togo est une bombe à retardement qui, lorqu’elle s’explosera, le moment venu, n’arrangera les affaires à personne.

L’abus de toute chose est nuisible, dit-on. Mais le RPT abuse éperdument du pouvoir qu’il a entre ses mains ; et comme les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, personne ne sera étonné des nuisances graves qui découleront de cet abus de pouvoir dont font montre le RPT et ses hommes.

Ne nous voilons pas la face,  les Togolais sont encore bien partis pour des élections sanglantes. Et bien malheureux sera alors le pauvre technocrate Gilbert Fossoun Houngbo qui partira aussi un jour de la Primature avec à son actif, une élection présidentielle remportée par Faure Gnassingbé  dans un bain de sang. Et pour un homme de sa carure, ce sera bien d’hommage.

On ne croit pas en ce que disent les tenants du pouvoir au Togo ; c’est alors que Gilbert Fossoun Houngbo comprendra qu’il a tort d’avoir trop vite pris pour parole d’évangile, les professions de foi de Faure Gnassingbé.

Assou ADJIKPA


Apétogbo Elias, parle de son association  ‘‘Guinos Fondation’’

Présentez-vous votre association Association Guinos Fondation ?

          Guinos Fondation est une association chrétienne à caractère international, para-éclésiastique qui travaille avec plusieurs dénominations chrétiennes. Elle est née à Lomé au Togo le 10 juillet 2007. C’est une association d’évangélisation et d’édification par le culture de la bible.

Qu’est-ce qui a motivé la création de cette association ?

          Que de chrétiens sont détournés et se détournement de la foi ?

- Que de chrétiens ne possèdent pas même les faits les plus simples de la Bible !

- Que de chrétiens souffrent d’une absence de cadre d’épanouissement en milieu chrétien ?

- Que de réserves chrétiennes sont non valorisées ?

Voilà les interrogations qui ont conduit à la création de Guinos Fondation.

Que faites-vous exactement en milieu chrétien ?

          Nous offrons un cadre dans lequel le chrétien peut s’épanouir.

- nous transformons la Bible ou son contenu superficiel sous forme de question-réponse pour faciliter son assimilation.

- Nous organisons des championnats bibliques, des excursions, des soirées récréatives et des sorties.

Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confronté ?

          Nous rendons premièrement gloire à Dieu qui a permis la création de Guinos Fondation. Les problèmes sont là. Ils sont de plusieurs ordres entre autres la lenteur d’adhésion de certaines dénominations chrétiennes, le manque des personnes responsables qui vont travailler dans nos différentes commissions et les difficultés financières. Mais nous sommes sereins, parce que sans l’aide du Saint-Esprit, l’œuvre ne pourrait pas évoluer jusqu’à ce point aujourd’hui.

Votre message de fin à l’endroit du monde chrétien ?

          La maison que nous devons faire pour Dieu est très grande. Notre seigneur Jésus-Christ nous l’a rappelé dans Mathieu 9. 37, 38. si on  ne peut pas faire quelque chose seul, Guinos Fondation offre une occasion à tout chrétien de faire quelque chose pour le Seigneur. Même si quelqu’un est distant, il peut recevoir nos sujets de prière et intercéder  pour l’œuvre de christ, en participant aux programmes de Guinos, vous relèvera votre niveau de connaissance biblique et vous pouvez vous rendre plus utile pour le seigneur. Vous voulez nous soutenir d’une quelconque manière, n’hésitez pas à nous écrire sur guinosfondation @yahoo.fr ou appelez-vous au (00228) 9193646  /   9917457.

Interview réalisée par Olivier GLAKPE


Affaire de réaménagement des rues du Grand Marché : De la poudre aux yeux des commerçants décidés à reprendre leurs places

La rénovation des rues du Grand Marché d’Adawlato annoncée en fanfare depuis quelques moments a toujours du mal à commencer. Et pourtant, plusieurs vendeurs et revendeuses qui disposent leurs étalages aux abords de ces rues ont été priés de vider les lieux.

Devant cette lenteur manifeste dans le démarrage des travaux,  certains vendeurs commencent déjà à réintégrer leur place ; car ils estiment qu’ils ne comprennent pas ce que les autorités togolaises veulent faire d’eux en leur « demandant d’aller rester éternellement à la maison », alors que depuis lors, pas une seule brouettée de sable n’a été versée sur une quelconque rue.

 Les raisons qui poussent les vendeurs à agir de la sorte sont nombreuses. Mais comme on peut le comprendre, ces raisons convergent vers le même point qui est celui de la survie en cette période de vie chère. « Quand ils nous demandent d’aller rester à la maison éternellement alors qu’ils ne font rien pour démarrer les travaux pour lesquels ils nous ont chassés de nos places, ils veulent que nous mangions quoi ? », s’interroge un de ces commerçants. Et à une autre de renchérir : « moi je vous dis  qu’il nous sera difficile de rester à la maison. Imaginez que c’est à crédit que les grossistes nous livrent les marchandises, et nous ne les payons qu’au fur et à mesure que nous les coulons. De plus, nous sommes tenus de payer mensuellement les loyers des locaux que nous avons loués pour emmagasiner nos marchandises, et demandez-vous où est-ce que nous trouverons les moyens pour honorer ces engagements si nous ne venons pas au marché ».

Ces multiples plaintes émises par les commerçants à qui on demande de quitter les abords des rues du Grand Marché, cadrent bien avec l’adage selon lequel « on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs », c’est-à-dire qu’on ne peut pas prétendre aménager ces rues sans demander aux commerçants de vider les lieux. Mais c’est la lenteur remarqué dans le démarrage des travaux qui inquiète et suscite la colère des commerçants. Ce qui fait dire à certains que les autorités togolaises n’ont pas bien étudié les conditions de faisabilité de ce projet de réaménagement des rues du Grand Marché avant de commencer à chasser les commerçants. « S’ils ne sont pas encore prêts  pour commencer les travaux, qu’est-ce qui les oblige à venir nous chasser des emplacements où nous exposons nos marchandises ? », se demande une dame.

Par ailleurs, la question qui se pose est de savoir si les travaux finiraient à temps, même s’ils venaient à commencer aujourd’hui. Car on ne doit pas oublier que la grande saison des pluies commence déjà à se signaler. Or, on sait très bien que ces genres de travaux ne font jamais bon ménage avec la pluie.

Visiblement, malgré tout le bruit qu’on a fait autour de cette affaire de réaménagement des rues du Grand Marché de Lomé, c’est malheureusement encore parti pour l’année prochaine, et c’est d’hommage. Les autorités togolaises n’ont maintenant qu’à demander officiellement et de vive voix aux pauvres commerçants de reprendre leurs places et leurs activités.

Assou ADJIKPA


Déclarations communes du Groupe des Démocrates Sans Frontières-New York, à l’attention de Monsieur Gilchrist Olympio

A la suite de notre deuxième réunion hebdomadaire tenue à New York le Jeudi 19 Février 2009, nous avions eu à nous pencher longuement sur les problèmes auxquels le Togo est confronté depuis plus de deux décennies maintenant, les échéances électorales à venir schématisées dans une problématique notoire, et, les éventuelles approches de solutions pour remettre le Togo sur de nouveaux rails. Ainsi, avions-nous décidé patriotiquement et unanimement d’apporter nos contributions pour un redémarrage et prendre en même temps nos responsabilités car, l’histoire nous jugerait très sévèrement dans une quelconque passivité. Nous avions donc pensé à un partenaire de la vie politique du Togo, qui, à nos yeux et après un sondage effectué à New York, peut toujours jouer la carte d’apaisement en se mettant hors de ce labyrinthe et de cet imbroglio politique. Nous voulons dire que sa mise à l’écart décanterait beaucoup la situation. Il s’agit de Monsieur Gilchrist Olympio à qui nous nous adressons en ces termes :

* après avoir analysé et réfléchi pendant longtemps sur la vie politique du Togo,

* après avoir considéré la crise socio-politique qui se profilerait à l’horizon et qui s’activerait à la veille des prochaines échéances électorales et encore plus davantage à la suite des résultats qui y seraient proclamés,

* après avoir considéré le conflit éternel qui déchire vos deux familles Gnassingbé et Olympio, conflit larvé qui ne finit jamais et qui risque de s’envenimer très prochainement encore, mettant en danger le Togo et les fils du Togo,

* après avoir considéré qu’il est grand temps que le Togo se tourne vers le grand pardon et la réconciliation, le GDSF déclare ce qui suit à votre attention :

- que vous usiez de la sagesse africaine et de toutes les qualités qui font votre respectabilité pour vous désengager et vous débarrasser humblement de la politique au Togo,

- que si les informations à nos possessions concernant votre dépôt de candidature sont vérifiées, eh bien, que vous la retiriez afin de donner la seule chance que l’opposition a à un autre poids lourd de l’union,

- que vous profitiez du 27 Avril 2009, date de l’indépendance du Togo pour faire une déclaration solennelle devant le grand public et la presse de votre volonté d’aider le Togo sur un autre plan plutôt que sur le plan politique, tout en mettant à la tête de votre parti l’UFC, un autre leader capable cette fois-ci de mettre beaucoup d’eau dans son vin,

- que vous acceptiez d’occuper une fonction apolitique où vous mettrez en valeur votre savoir-faire, votre fair-play, votre pragmatisme au service du Togo et des fils du Togo que vous aimez tant,

- que vous mettiez vos potentialités physiques, morales, spirituelles voire financières dans des projets privés de développements communautaires comme le cas de Monsieur Barack Obama avant de devenir aujourd’hui le président des Etats-Unis, n’est-ce pas là un bon exemple ?

- que vous usiez encore de l’amour dans votre cœur, du sourire qu’on vous connaît pour demander au nouveau gouvernement du Ghana voisin, particulièrement aux amis Messieurs John Ata-Mills  et Jerry John Rwalings de veiller à la bonne cohésion togolo-ghanaéene, de sorte qu’aucune immixtion fâcheuse ne vienne saper le développement économique auquel les deux pays aspirent, car nous aspirons aussi aux bonnes relations qui doivent lier le Togo et le Ghana,

- que le Seigneur Tout Puissant vous protège, et vous bénisse dans la prise et dans l’exécution de toutes ces décisions très hardies, très douloureuses mais bien salutaires pour un Togo nouveau et une nouvelle Afrique.
Fait à New York, le 19 Février 2009

Ont signé
Président du GDSF
Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’Honorable APELETE Georges


La politique du spectacle, du paradoxe : Les gangs en opération dans les rues, les forces de l’ordre et de sécurité en exhibition sur les écrans

            L’imbroglio au cadre permanent de dialogue et de concertation occupe sans  conteste, la une de l’actualité nationale. Mais la question de l’insécurité à Lomé lui rivalise assez bien cette primeur. Loin du traditionnel « gbangban » (palabre) politique, c’est  le sujet qui préoccupe plus les populations.

          En effet, l’insécurité est devenue la chose la mieux partagée à Lomé, le quotidien des populations. Il ne se passe plus de nuit où l’on n’enregistre de cas de braquage. Les passants sont littéralement attaqués et dépossédés de tous leurs biens : portables, bijoux, argent. Ça  c’est le moindre mal. Au pire, la victime s’en sort avec le corps tailladé, si elle n’y laisse pas sa peau. La chose est devenue tellement banale que les braqueurs se permettent de signer leurs passages sur le corps des braqués qui n’avaient rien à leur offrir. Et ceci en guise de punition et leur conseillent de toujours sortir avec de l’argent en poche.  C’est l’anecdote de cette victime à qui un braqueur a craché au visage : « Tu n’as aucun rond sur toi.  Et si par mégarde tu endommageais le bien d’autrui, comment vas-tu t’en sortir ? »

          La presse ne s’est donnée aucun répit à rapporter ces cas de braquages, mais leurs révélations ont été minimisées. Mais le coup de filet des gendarmes le mercredi dernier à Ageonyivé Kitidjan est venu convaincre l’opinion  de la résurgence du fléau. Les Togolais ont vu sur la chaîne de Télévision nationale des corps ensanglantés et criblés de balles de trois braqueurs  abattus et beaucoup d’objets volés. Le doute étant ainsi levé sur le phénomène. A ces braqueurs en ville il faut ajouter le cas des coupeurs de routes qui eux, opèrent dans les campagnes, à l’aide de fusils automatiques de fabrication artisanale et autres armes blanches : couteaux, marteaux etc. Ils intimident ou même assomment les paysans et les dépossèdent de leurs biens. Le phénomène dans les environs de Gapé, une localité située dans le Yoto a même fait  l’objet d’un reportage sur RFI.

          L’ampleur du fléau appelait les autorités en charge de la sécurité et leurs éléments à prendre la mesure de la chose et à engager des actions énergiques. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, on n’a trouvé mieux que d’offrir des mises en scènes, du folklore, de l’exhibitionnisme. Le « pseudo ministre » de la sécurité et de la Protection Civile, l’inénarrable  Colonel Atcha Titikpina  n’a trouvé mieux que d’inventer des « journées portes ouvertes sur les forces de sécurité » ; une opération qui frise la comédie, à voir les images qui ont été servies sur la Télévision nationale.

          On se croirait vendredi à une semaine culturelle, à une grande kermesse ou à un récital des forces de l’ordre. Des simulations de sécurité tous d’azimuts ont été offertes. On a vu des éléments des forces de l’ordre pourchasser des gangsters roulants à moto Dubaï , qu’ils ont fini par arrêter et qu’un véhicule Araignée hum…ces véhicules  qui sont aussi rares que l’éclipse  solaire est venu embarquer. Les téléspectateurs ont aussi suivi les prestations d’un agent superman qui a dompté lui seul toute une bande de brigands, les mains vides, mais seulement à coups de Taekwondo, shotokan, kikboxing, bref, de karaté. On dirait la discipline directe de Jean Claude Van dame, Jet Lee et Steven Seagal. On ne s’est pas  empêché  de crier, à la vue de ce spectacle, « Youpi, c’est magique Papa ». On s’est dit que si on pouvait avoir, ne serait-ce que deux de cet homme dans les rangs des forces de l’ordre et de sécurité, les  populations peuvent déjà dire adieu au braquage. Dans la soirée, ce sont les porte-voix des forces de sécurité et de l’ordre qui sont venus blablater sur la Télévision nationale.

          Décidément au Togo, c’est la politique des contradictions, du paradoxe. L’insécurité, le braquage, cela se passe dans les rues pendant les nuits, et c’est là  qu’on a besoin des corps habillés. Pas sur les écrans de télévision. L’heure n’est plus au spectacle, mais aux actions.

Le Correcteur


LES CONSEILS DE DANYITO 

Et si FAURE changeait !!!

AO !

« Lui c’est lui, moi c’est moi » disait Faure au lendemain de son hold-up électoral en parlant de son géniteur de père, feu Eyadéma.

Mais au fil des jours et déjà 4 ans passés à la tête du Togo, qu’est ce qu’on peut retenir du Fils de la Nation ?

AO !

Mis à part la Mayback de 1 milliard pour narguer les Togolais, et des rues dénommées « Kolognon » dans certains quartiers pour éviter que les RAV4 offertes aux nombreuses courtisanes ne tombent dans des nids d’autruche sur nos routes, le Togolais ne voit rien, si ce n’est le Remake des années 70-80.

AO !

Ceux qui ont connu FOLONA (paix à son âme) suivez mon regard vers le tout-puissant ministre de l’intérieur zélé que notre pays a connu et qui est passé de vie à trépas dans l’anonymat total.

AO !

Vanité des vanités, tout est vanité

Les nouveaux maîtres du Togo se doivent de faire une rétrospective de la vie de ces gens qui ont imposé mordicus le RPT au peuple togolais.

AO !

J’ai peur pour certains laudateurs aujourd’hui comme Pascal BODJONA, Gilbert BAWARA, SOLITOKI Esso, KLASSOU Sélom et certains caciques du RPT de voir comment leurs aînés ont quitté ce monde !!!!

AO !

Nous avons vu dans ce pays comment le pouvoir RPT a propulsé des activistes au sommet et les a remerciés du dos de la main.

EYO !

Si Kpatcha GNASSINGBE n’est plus au gouvernement de Faure Gnassingbé, il y a de quoique les BODJONA et les BAWARA et autres soi-disant Barons du parti fassent très attention, car la politique tue souvent ses propres fils.

AO !

Si d’autres peuvent compter sur leurs diplômes pour se caser dans des organismes, d’autres sont obligés de se transformer en de véritables braqueurs suivez toujours mon regard....

Vanité des vanités, tout est vanité. Nouahhhhh

AO !

Souvenez-vous de la fin non glorieuse des Barons qui faisaient la pluie et le beau temps dans les années de la dictature militaro-mafieuse du « Père de la Nation »

AO !

Vanité des vanités, tout est vanité

AO !

Regardez Monsieur aux 100 pages de CV, ex-secrétaire général de l’OUA, malgré ses gymnastiques politiques et intellectuelles, le RPT lui a rappelé cet adage de Danyi je cite : « ce n’est pas parce que le coq est mon ami que je suis obligé de porter un habit en grains de maïs »

Hahahahahaha.  Gbédé

Vous voyez, il a été poliment  remercié par le RPT.

AO !

Ceci est valable pour tous ceux qui pensent remplir leur panse au RPT et oublient qu’ils sont originaires d’un pays qu’on appelle le Togo.

Certains se comportent comme ils sont en aventure à l’étranger et veulent amasser le maximum de richesses avant de quitter pour aller je ne sais où.

YO !

Vanité des vanités, tout est vanité.

AO !

Danyito invite tous ces caciques du RPT à la modération car nous ne sommes que de simples passagers sur cette terre.

Au lieu de laisser des monstres sur terre pour perpétrer vos sales œuvres, il vaut mieux laisser une notoriété et un nom qui au delà du Togo que vos enfants ne baissent pas la tête.

D’accord que vous régnez en Maîtres, mais le monde ne s’arrête pas au Togo et que la Cour Pénale Internationale surveillera de près les potentiels génocidaires de 2010.

MISSé AH !

NOUAH !

Certains qui ont les mains tâchées de sang en 2005 évitent eux-mêmes les voyages de peur d’être pris, mais 2010 au Togo sera l’occasion pour la communauté internationale, les Etats Unis surtout de nettoyer ces vermines qui tiennent tout un pays en otage.

AO !

Ceux qui ont commencé par financer les milices, commencé par tailler des gourdins, dressé des plans d’extermination de leurs propres concitoyens seront épinglés et traduits pour donner un coup de frein à cette bande de voyous qui pillent le Togo.

AO !

Le TOGO sortira grandi quand les membres du Vatican du RPT auront à se pencher sur le jour où leur parti va se retrouver dans l’opposition et à partir de là, ils deviendront plus humbles.

AO !

Les crocodiles ne se mangent jamais entre eux…..

Mais il n’est pas d’arbre que le vent n’ait secoué

AO !

En voulant comprendre ces deux adages de Danyi, en gros Rien n’est éternel

Blabtassé


Les cafouillages de Rock

Comme annoncé, le championnat national de première division a démarré le week-end dernier. La cérémonie de lancement a eu lieu dimanche au stade municipal. En prélude à ce lacement, le ministre des Sports a mis à la disposition de la Fédération Togolaise de Football, une somme de 130 millions de FCFA pour permettre à tous les clubs d’entamer les préparatifs dans de bonnes conditions.

C’est donc un chèque 130 millions que le ministre des Sports Christophe Tchao avait remis à Rock Gnassingbé à son  cabinet le vendredi 20 février 2009.

La distribution de cette somme a eu lieu au siège de la FTF le samedi 21 février, c’est-à-dire la veille du démarrage du championnat. Ainsi, tous les présidents de clubs qui se sont rendus au siège de la fédération ce jour était surpris  de voir que Rock Gnassingbé et les siens ont fait converger au siège de l’institution les 130 millions en espèce. Ainsi, chaque président de club qui se présentait prenait en espèce les 10 millions de F CFA. L’évènement a été même montré à la télévision où on voyait devant Rock, des tas  de liasses de 10 mille francs CFA.   N’est-ce pas curieux qu’en ce moment où on parle de recrudescence des vols à mains armées, braquages et autres on puisse remettre en espèce et devant les écrans de la télévision, 10 millions de francs à un individu.

Pourquoi ne pas tendre des chèques aux présidents de clubs qui pourront aller faire après les retraits selon leurs besoins. N’est-ce pas que c’est pour ces genres d’opération que banques sont installées ?

En tout cas, si Rock lui, est blindé contre les braqueurs, ce n’est pas la même chose pour tous les dirigeants. Les pratiques de ce genre sont d’une autre époque. Aujourd’hui, les temps sont révolus et il doit aussi changer de méthode de travail.

Pour qui se prend Patassé ?

Dans l’incessante pratique de dépôt de gerbes sur la tombe du feu Président Eyadéma, on a vu l’ancien Président centrafricain Ange Félix Patassé aussi venir se mêler à la danse la semaine dernière. Une chose qui n’a pas été du goût  de beaucoup de Togolais, eu égard à ce qui se dégageait de l’événement.

Il n’y a qu’au Togo que ces genres de faits peuvent se produire. Mais de plus en plus, certains Togolais se montrent indignés en voyant certains individus qui ne représentent plus que l’ombre d’eux-mêmes venir orchestrer de la pagaille dans notre pays.

En effet, beaucoup de Togolais ont dit avoir été indignés de voir sur leur petit écran, l’ancien président déchu de la Centrafrique Ange Félix Patassé déclarer qu’il est allé déposer « officiellement » une gerbe de fleurs sur la tombe d’Eyadéma.

On se demande sous quel titre officiel et au nom de quelle institution Patassé   agit-il « officiellement » ? Et le comble, c’est que le Président Patassé, chassé de son propre pays qu’il a eu à diriger, prend ce vilain plaisir de désigner Faure Gnassingbé comme étant son fils, ce que beaucoup de Togolais ont considéré comme une injure à l’endroit du peuple togolais. Car ce n’est pas parce que Mohamar Khadafi ou encore Abdoulaye Wade ont désigné le chef de l’Etat togolais sous les vocables de « mon fils » ou « le petit », que Patassé aussi peut se livrer à ce jeu. Mais à y voir de près, beaucoup ont estimé que cette pagaille de Patassé ne se serait pas produite si les dirigeants togolais ne baignaient pas eux-mêmes là-dedans.

Ce qui est clair c’est que Ange Félix Patassé ne représente plus rien dans son pays, et à plus forte raison, aux yeux des Togolais. Pourquoi alors chercher à tout prix à médiatiser son passage pour un simple dépôt de gerbes sur la tombe d’Eyadéma ? Comme on fait son lit, on s’y couche.

Que la collaboration continue entre civils et forces de l’ordre

La semaine qui vient de s’écouler a été particulièrement marquée par la colère et la rigueur des forces de sécurité du Togo contre des bandes de braqueurs qui sèment quotidiennement la panique et la désolation dans le cœur  de pauvres citoyens de la capitale togolaise. Dans l’intervalle de trois jours, deux importants groupes de braqueurs ont été ainsi  démantelés, avec au finish, sept gangs tués.

C’est vrai que personne ne souhaite la mort de son prochain, mais la mort de ces voleurs a été unanimement saluée par les populations de Lomé. « C’est des actions pareilles que nous attendons de nos forces de sécurité », disaient la plupart d’entre eux.

Mais à chaque fois, les agents de sécurité eux-mêmes ont eu à reconnaître que ces opérations seraient vouées à l’échec sans la parfaite collaboration des populations. Et au cours de la même semaine, lors des manifestations marquant « la journée portes ouvertes sur le Ministère de la Sécurité », les agents de sécurité ont également insisté sur l’importance de cette collaboration dans la réussite de leurs missions.

Au regard tout cela, n’est-il pas souhaitable que cette parfaite collaboration entre forces de l’ordre et populations civiles soit cultivée davantage ? Et surtout, il ne faudrait pas que cette collaboration soit limitée dans le temps. Cela doit pouvoir continuer pour que, même en période électorale, notamment lors de la présidentielle de 2010 prochaine, les forces de l’ordre  ne transforment plus ces collaborateurs d’aujourd’hui en ennemis de guerre sur qui ils ouvriront le feu pour de simples contestations des fraudes électorales que ne cesse d’orchestrer le RPT.

C’est un petit conseil d’ami qui mérite d’être pris en compte pour que se perpétue la collaboration entre les forces de l’ordre et les populations civiles.

Quand Antoine Folly fait rire les Togolais

L’ancien ministre des Sports Antoine Folly était l’invité dimanche dernier de l’émission « Plateau de la Semaine » sur la TVT.

Il a été reçu par le confrère Déla Agbo avec qui, il a fait le tour de l’actualité politique togolaise. D’autres domaines tel que le sport et le social ont été également touchés. Mais, c’est un Antoine pratiquement et complètement métamorphosé que les Togolais ont vu sur les écrans de la télévision togolaise. Les propos qu’il tenait ne ressemblaient en rien aux propos d’un dirigeant d’un parti de l’opposition.  Répondant à une question relative à son appréciation de l’union entre le CAR et l’UFC pour la présidentielle de 2010, le patron de l’UDS-Togo a laissé entendre que ce n’est pas l’important pour lui et qu’à l’UDS-Togo, la priorité reste le redressement du pays. Entre-nous, peut-on redresser un pays dans un climat politique confus comme c’est le cas au Togo ? Qu’est-ce que lui-même a pu changer lors de son passage au gouvernement ?

Justement à propos, le confrère a demandé à l’ancien ministre ce qu’il a pu apporté concrètement lors de son passage au ministère des Sports. Après moult hésitation, le N°1 de l’UDS-Togo a répondu qu’il a évité de justesse une suspension de la FTF par la FIFA. Et il était revenu sur le fait que le Comité provisoire de gestion de la FTF (CPG) était illégitime.

E tout cas, les Togolais étaient très étonnés de l’entendre dire encore cette chose là. Puisque le ministre Pascal Bodjona, au retour d’une mission qu’il a effectué à Zurich avait déjà annoncé que la FIFA a bel et bien reconnu le CPG.

De toutes les façons, c’est Folly seul qui peut savoir de quoi il parlait. Mais c’est quand même honteux pour lui de revenir sur ce sujet. N’est-ce pas que c’est sa prise de position dans l’affaire FTF qui lui a coûté son fauteuil ministériel ?

          Il ferait donc mieux de penser à chercher un siège pour son parti. Car les élections, c’est pour bientôt.

Des responsables de clubs inconséquents

          Le week-end dernier, on a assisté à une drôle de reprise du championnat national de football de 1ere division. Annoncé le 27 janvier dernier lors d’une rencontre entre le bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football et les présidents des clubs et ligues, ce démarrage est entaché d’irrégularités monstres au point qu’on se demande si le Togo pratique un football différent de celui des autres pays du monde.  Sinon dans quel pays peut-on démarrer un championnat de 1ere division sans avoir établi de licences aux joueurs ? Même pour les tournois de petits poteaux dans les villages, les organisateurs exigent des licences aux participants.

          Tenez ! Pour le programme de l’année, il a fallu attendre la veille de l’ouverture de la saison pour voir la Fédération balancer un papier volant faisant office de calendrier sur lequel on ne voit que la combinaison des matches.

          Mais face à ce désordre manifeste, les présidents des clubs comme des moutons de panurge s’alignent et observent un mutisme coupable. Un silence qui ne leur ressemble pas du tout quand on se réfère à un passé récent où chacun de son côté s’est fait entendre.

          En fait, il s’agit des responsables inconséquents qui n’agissent que pour leur propre ventre. Même face au choix complaisant à visée électoraliste des clubs de 2e division, composé pour la plupart, des recalés et des suspendus, ces présidents amphotères n’ont trouvé rien à dire. D’ailleurs, nombre de ces présidents n’avaient-ils pas vendu leur dignité et leur âme au diable en buvant des potions magiques d’alliance contre l’argent avant de voter le candidat Rock le 18 janvier dernier ?

          En tout cas, on peut comprendre que les buveurs de potions soient incapables de réagir, peut-être que l’effet de la potion continue, mais que les autres, pour montrer  que ce sont eux qui animent la vie du football au pays arrivent à dire la vérité sans langue de bois à Rock et sa bande. Sinon à cette allure, le président de la Fédération n’est pas loin de décider à la volée les clubs qui vont descendre en fin de saison.

Drôles de présidents de clubs !

 

Faure Gnassingbé et la pagaille

          Depuis l’avènement du Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, le ministère des Travaux Publics est rattaché à la Présidence de la République pour des raisons non élucidées jusqu’à ce jour.

          Cette incongruité a fait le lit au désordre et à l’amateurisme au sein de ce ministère qui n’existe que dans l’imagination de Faure Gnassingbé lui-même. Et  ceci pénalise outrageusement les entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics qui ont exprimé leur ras-le-bol au cours d’une conférence le 17 février dernier. Pour les entrepreneurs, vu le laxisme ambiant de Faure Gnassingbé, les ministères qui ne devraient même pas jouer une partition dans ce secteur délicat se sont introduits forcés dans le jeu. Pour le Secrétaire général du Syndicat des entrepreneurs Hervé Piza, au niveau de la passation des marchés, c’est « la pagaille et comme cette pagaille profite à certaines personnes autour du chef de l’Etat, elles ne veulent pas laisser les syndicats le rencontrer pour lui exposer la situation. » Plus loin, Hervé Piza fustige l’attitude de Faure Gnassingbé. « En venant au pouvoir le chef de l’Etat a parlé de la politique des grands travaux. Ces grands travaux sont où actuellement ? C’est remplacer les entreprises par le genie militaire ? », a-t-il pesté.

          Les entrepreneurs en appellent à la citoyenneté et au civisme du Président et de son entourage encombrant. Le syndicat  réclame que Faure Gnassingbé restitue le ministère afin qu’un ministre soit nommé en bonne et due forme dans un bref délai.

          Si cette pagaille s’opère dans un ministère dont  Faure Gnassingbé a la charge, c’est l’image du chef de l’Etat même qui est ternie. Et dans ce cas, il y a des raisons que le pays soit à l’agonie.


Réaménagement des rues à Lomé : Quand la médiocrité de Gilbert Houngbo met en danger la vie des citoyens

Depuis quelques temps, il est procédé au réaménagement des rues et sentiers de la capitale. Ainsi des bulldozers et caterpilars sont visibles un peu partout à Lomé en train d’opérer sur ces ruelles.

          Cette opération annoncée en grande pompe par le Premier ministre Gilbert Houngbo a permis la réhabilitation de nombre de routes. De Bè à Agoè, Adidogomé en passant par Ablogamé, Akodésséwa, Nukafu, Atikumé…, tous ces quartiers de la capitale ont reçu la visite des « racleurs » de rues.

          Les quartiers périphériques en l’occurrence sont ainsi désenclavés et laissent entrevoir un paysage pittoresque. Cependant, les travaux de réfection font des dégâts énormes à telle enseigne qu’on se demande si cela vaut la peine de continuer. A ce jour, il est presque impossible aux passagers à pieds de pratiquer ces rues aménagées au même moment que des véhicules et des motos, pour la simple raison que le passage de ces véhicules et motos, soulève un magma de poussières terribles. 

          C’est inconcevable de voir en pleine capitale tout le ciel couvert de poussière au passage d’un véhicule. Cette situation cause également des dommages aux riverains étant donné que ceux qui font de petits commerces au bord de ces rues visitées ne sont plus les bienvenus. Et ceux qui ont la malchance d’avoir leur service ou leur maison à côté des rues « made by Houngbo » sont arrosés en permanence par la poussière jusque dans leur cuisine et chambre. Imaginons le flot de microbes que transportent ces poussières dans lesquelles vivent quotidiennement ces populations. Une dame rencontrée dans le quartier Avédji raconte : « Je suis très malheureuse de constater que la réparation de nos routes ne nous apporte que des maladies et des désagréments. Maintenant pour aller au service, je dois m’habiller et avoir des habits secours dans mon sac parce que avant d’arriver au bureau, je suis souvent couverte de poussière partout sur mon corps. Je suis désolée, si c’est ça réparer les routes, il vaut mieux les laisser comme avant. »

          Ce genre de réaction, beaucoup de gens le font à tous les niveaux de la capitale où ces simulacres de réfections ont été effectuées. A ce jour, on se demande ce à quoi les autorités du pays ont pensé avant d’engager les travaux. Le Premier ministre Houngbo n’avait-il pas mesuré l’ampleur des dégâts avant  d’initier de pareilles actions de raclages ?

          C’est bien dommage pour le technocrate qui va boucler dans moins de trois semaines ses six mois à la tête du gouvernement. Le  seul élément concret à mettre à son actif est la réfection des routes qui suscitent malheureusement autant d’interrogations.  C’est dire  finalement que durant les six mois bientôt, Houngbo n’aura rien apporté au quotidien des Togolais. Et ceux qui pensent que Houngbo n’est pas l’homme de la situation et par conséquent doit démissionner pour retrouver son asile doré onusien, n’ont que trop raison.

XAVIER NONO


Discussions au sein du CPDC : La menace d’une élection aux contours incertains en 2010

Les partis politiques engagés dans les discussions au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont repris leurs travaux hier après une suspension de quelques jours à la demande de l’Union des Forces de Changement (UFC), face au blocage dû au refus du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) de concéder le recours à la facilitation demandée par l’opposition. Lors de la séance d’hier, les protagonistes sont encore revenus sur la question portant sur  la question du recours à la facilitation. Malheureusement, les discussions n’ont abouti à aucune décision concrète ; si ce n’est le pessimisme qu’on pouvait lire sur le visage des délégués.

Ce que beaucoup de Togolais ne comprennent pas au blocage enregistré dans le déroulement de ces travaux, c’est le comportement du parti au pouvoir qui se montre visiblement fermé à toute idée de recours à un facilitateur, en l’occurrence le Président Burkinabé Blaise Compaoré, en cas de divergences sur certaines questions portant sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles. L’UFC et le CAR ayant exigé que soit mentionné dans le règlement intérieur que les partis ont convenu de recourir à un facilitateur en cas de mésententes. Pour Jean-Pierre Fabre, Président du Groupe Parlementaire UFC, la position de l’opposition parlementaire s’explique par la crise de confiance qui existe au Togo depuis un certain moment, et ceci du fait de la politique de « la duplicité et du double langage » dont use toujours le RPT. « Il faut faire le constat qu’il existe au Togo, depuis un moment déjà, une crise de confiance ; c’est la raison pour laquelle je crois qu’il n’est pas incongru d’envisager la possibilité de faire appel à un facilitateur », a fait comprendre Jean-Pierre Fabre.

De son côté, le RPT qui ne veut pas du tout l’entendre de cette oreille estime que l’opposition parlementaire n’a pas le droit de faire d’une faveur concédée par le chef de l’Etat, une obligation. Ainsi pour Gilbert Bawara, « Il ne faut pas détourner l’objectif du cadre permanent de dialogue et de concertation qui est un mécanisme facultatif et non impératif. Le gouvernement estime qu’en dépit des désaccords qui persistent sur la question de la facilitation, notamment, il y a lieu de poursuivre les discussions ». Et il ajoute que « le gouvernement estime que s’il advenait des désaccords majeurs et profonds sur des questions essentielles débattues actuellement, rien n’empêche de saisir le Président de la République et lui rendre compte des difficultés. Nous ne serions pas en train de discuter aujourd’hui s’il n’y avait pas la volonté au niveau du gouvernement. Si cette volonté et cette bonne foi doivent être abîmées par certains partis, c’est là que nous ne serons pas d’accord ».

C’est donc clair que là où l’opposition parlementaire parle de droit, le gouvernement et le RPT font état d’une faveur « facultative ». Ce qui, de ce fait, implique que les deux parties auront du mal à accorder leurs violons, les positions étant diamétralement opposées. Les discussions du CPDC prennent l’allure d’une perte de temps qui augure déjà d’une élection présidentielle aux contours incertains, si le RPT n’est pas capable de concéder un simple règlement intérieur.

Assou ADJIKPA


Discussions au sein du CPDC :  La menace d’une élection aux contours incertains en 2010

Nous nous investissons au GDSF dans un travail tatillon d’instruction, d’information et de réconciliation de notre pays le Togo.

Ainsi, au nom de toute l’opposition démocratique, au nom du pouvoir en place, au nom de l’armée togolaise et enfin au nom de tout le peuple togolais, le GDSF demande pardon à tous ceux qui ont été blessé physiquement et moralement tout au long de notre voyage de démocratisation entamé depuis la nuit des temps et qui ne finit point. A tous nos disparus, nous recommandons une minute de silence et nous disons paix à leurs âmes. Aux familles éplorées, nous leur nettoyons les larmes et devant eux, nous disons plus jamais cela au Togo. A tous ceux qui auraient toujours une rancœur et détiendraient encore des armes de vengeance de toutes sortes en leurs mains, sagement et humblement nous leur disons d’enterrer toutes ces armes et de regarder l’avenir du Togo avec optimisme et sérénité.

Ceci dit, et en vue de recentrer le combat démocratique au tour de nos amis et nos aînés leaders de l’opposition présents sur le terrain même de l’enjeu au Togo, nous nous faisons le devoir au GDSF de vous faire mieux découvrir un grand homme de justice, d’égalité, des droits humains et un farouche défenseur des causes démocratiques en la personne de Me Yawovi Agboyibo.

Qui est donc cet homme sur qui nos espoirs, nos rêves et nos ambitions doivent être portés pour le renouveau démocratique au Togo ?

A cette question, il y a eu des tentatives de réponses basées sur notre foi et notre pragmatisme de voir et de concevoir le caractère, l’éthique, la vision, la philosophie et la sagesse même de cet homme, Me Agboyibo.

En effet, lorsque certains affirment tout de go que Me Agboyibo est une colombe qui voyage à travers de pénibles mers dans un navire de déséquilibre social et d’intolérance humaine, d’aucuns estiment sans ambages que l’homme est le promoteur, le précurseur même de l’égalité, de liberté, de justice, de démocratie et des droits de l’homme.

Cependant, au GDSF à New York, nous voyons en lui une représentation par excellence du génie politique, un génie qu’il veut toujours utiliser pour concilier le radicalisme et le pacifisme, le pouvoir écrasant et le peuple écrasé, prémices d’une démocratie apaisée. Il est toujours à l’opposé de la philosophie de « tout ou rien ». Préférant une société togolaise plus équilibrée dans la justice et l’égalité, car reconnaît-il que cette même philosophie de « tout ou rien » on devient adepte de la philosophie du néant qui conduit nécessairement à une civilisation où l’homme devient « un loup pour l’homme ». C’est cette intolérance et ce déséquilibre dans notre société que nous voulons corriger aujourd’hui au GDSF afin que, dans un futur proche, les mers et les océans, à travers lesquels nous voyagerons tous ensemble au Togo, soient ceux de tolérance et d’équilibre. C’est à ce titre que, de loin, de très loin, nous apprécions la vision de ce grand homme que nous vous demandons de supporter de tout cœur dans sa lutte. Nous reconnaissons aussi en lui une célébrité qui est hors du commun des mortels, une célébrité qu’il a toujours prise avec humour en acceptant toujours l’autre avec son plus grand sourire. La clarté de sa mémoire, la justesse de sa volonté et la profondeur de sa connaissance sur les droits humains sont très fascinantes.

Le fait qu’il soit avocat a été pour lui un atout incontestable, mais la finesse, l’art et la vision par lesquels il accomplit sa mission au service de son pays constituent, à nos yeux, une école de sagesse. Au GDSF à New York, nous soutenons fermement et résolument ce grand homme dans son allure de candeur royale et nous vous demandons d’en faire pareillement. Car il reste incontournable au changement dans notre pays. Nous aurons tous raison de nous nourrir d’espoirs (pour ce changement) et de voir en ce magicien des droits de l’homme, l’un des meilleurs dirigeants du monde contemporain. Dieu a tellement mis de bonnes choses en lui que nous voulons qu’il les mette à son tour au service de son peuple. Nous l’avons vu à l’œuvre, maintes fois déjà. Et nous ne doutons plus en rien de son pragmatisme et de son travail bien fait, pour le bien du peuple. Il est l’incarnation même de notre philosophie. Il reste un échantillon à aimer et à adorer. C’est un pèlerin du pardon. Marchons avec lui, souffrons avec lui dans un amour vrai.

C’est aussi un homme de cause commune qui n’a nullement d’ambitions personnelles. Nous pouvons étayer cela par la surprenante façon dont il s’est éclipsé de la tête du parti CAR. Cependant, nous lui demandons au GDSF d’être toujours présent aux côtés du peuple, car nous aurons toujours besoin de lui pour les prochaines échéances électorales.

Fait à New York, le 19 Février 2009 

Ont signé
Président du GDSF
Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’Honorable APELETE Georges


Me Yawovi Agboyibo vu par le Groupe des Démocrates Sans Frontières
Nous nous investissons au GDSF dans un travail tatillon d’instruction, d’information et de réconciliation de notre pays le Togo.

Ainsi, au nom de toute l’opposition démocratique, au nom du pouvoir en place, au nom de l’armée togolaise et enfin au nom de tout le peuple togolais, le GDSF demande pardon à tous ceux qui ont été blessé physiquement et moralement tout au long de notre voyage de démocratisation entamé depuis la nuit des temps et qui ne finit point. A tous nos disparus, nous recommandons une minute de silence et nous disons paix à leurs âmes. Aux familles éplorées, nous leur nettoyons les larmes et devant eux, nous disons plus jamais cela au Togo. A tous ceux qui auraient toujours une rancœur et détiendraient encore des armes de vengeance de toutes sortes en leurs mains, sagement et humblement nous leur disons d’enterrer toutes ces armes et de regarder l’avenir du Togo avec optimisme et sérénité.

Ceci dit, et en vue de recentrer le combat démocratique au tour de nos amis et nos aînés leaders de l’opposition présents sur le terrain même de l’enjeu au Togo, nous nous faisons le devoir au GDSF de vous faire mieux découvrir un grand homme de justice, d’égalité, des droits humains et un farouche défenseur des causes démocratiques en la personne de Me Yawovi Agboyibo.

Qui est donc cet homme sur qui nos espoirs, nos rêves et nos ambitions doivent être portés pour le renouveau démocratique au Togo ?

A cette question, il y a eu des tentatives de réponses basées sur notre foi et notre pragmatisme de voir et de concevoir le caractère, l’éthique, la vision, la philosophie et la sagesse même de cet homme, Me Agboyibo.

En effet, lorsque certains affirment tout de go que Me Agboyibo est une colombe qui voyage à travers de pénibles mers dans un navire de déséquilibre social et d’intolérance humaine, d’aucuns estiment sans ambages que l’homme est le promoteur, le précurseur même de l’égalité, de liberté, de justice, de démocratie et des droits de l’homme.

Cependant, au GDSF à New York, nous voyons en lui une représentation par excellence du génie politique, un génie qu’il veut toujours utiliser pour concilier le radicalisme et le pacifisme, le pouvoir écrasant et le peuple écrasé, prémices d’une démocratie apaisée. Il est toujours à l’opposé de la philosophie de « tout ou rien ». Préférant une société togolaise plus équilibrée dans la justice et l’égalité, car reconnaît-il que cette même philosophie de « tout ou rien » on devient adepte de la philosophie du néant qui conduit nécessairement à une civilisation où l’homme devient « un loup pour l’homme ». C’est cette intolérance et ce déséquilibre dans notre société que nous voulons corriger aujourd’hui au GDSF afin que, dans un futur proche, les mers et les océans, à travers lesquels nous voyagerons tous ensemble au Togo, soient ceux de tolérance et d’équilibre. C’est à ce titre que, de loin, de très loin, nous apprécions la vision de ce grand homme que nous vous demandons de supporter de tout cœur dans sa lutte. Nous reconnaissons aussi en lui une célébrité qui est hors du commun des mortels, une célébrité qu’il a toujours prise avec humour en acceptant toujours l’autre avec son plus grand sourire. La clarté de sa mémoire, la justesse de sa volonté et la profondeur de sa connaissance sur les droits humains sont très fascinantes.

Le fait qu’il soit avocat a été pour lui un atout incontestable, mais la finesse, l’art et la vision par lesquels il accomplit sa mission au service de son pays constituent, à nos yeux, une école de sagesse. Au GDSF à New York, nous soutenons fermement et résolument ce grand homme dans son allure de candeur royale et nous vous demandons d’en faire pareillement. Car il reste incontournable au changement dans notre pays. Nous aurons tous raison de nous nourrir d’espoirs (pour ce changement) et de voir en ce magicien des droits de l’homme, l’un des meilleurs dirigeants du monde contemporain. Dieu a tellement mis de bonnes choses en lui que nous voulons qu’il les mette à son tour au service de son peuple. Nous l’avons vu à l’œuvre, maintes fois déjà. Et nous ne doutons plus en rien de son pragmatisme et de son travail bien fait, pour le bien du peuple. Il est l’incarnation même de notre philosophie. Il reste un échantillon à aimer et à adorer. C’est un pèlerin du pardon. Marchons avec lui, souffrons avec lui dans un amour vrai.

C’est aussi un homme de cause commune qui n’a nullement d’ambitions personnelles. Nous pouvons étayer cela par la surprenante façon dont il s’est éclipsé de la tête du parti CAR. Cependant, nous lui demandons au GDSF d’être toujours présent aux côtés du peuple, car nous aurons toujours besoin de lui pour les prochaines échéances électorales.

Fait à New York, le 19 Février 2009

Ont signé
Président du GDSF
Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’Honorable APELETE Georges

Correcteur N°51 du 17 fev. 2009
Le « Groupe des Démocrates Sans Frontières » porté sur les fonds baptismaux aux USA

Il s’agit d’un mouvement à but politique ayant un bureau exécutif de 5 membres dont 3 hommes et 2 femmes et présidé par M. Prince Hanvi Noël. Les travaux de sa création se sont déroulés à New York le 9 Février 2009.

« En ce jour solennel du 9 Février 2009 et dans un élan patriotique, nous, Togolais résidant à New York et désireux d’apporter nos contributions à un changement effectif et définitif dans notre pays le Togo, avons convergé ensemble nos idées, nos forces et nos énergies pour porter sur les fonds baptismaux, un groupe de travail et d’actions que nous avons unanimement dénommé « Groupe des Démocrates Sans Frontières (GDSF) », avait déclaré le président du mouvement à l’issue des travaux.

Deux presses locales, « METRO » et « AM New York » ont couvert les travaux. Etaient aussi présents à la cérémonie, les membres du « Club des Amis OBAMA », un club avec qui les membres du GDSF ont battu campagne ensemble en 2008 pour l’élection du nouveau président des USA. 

But et objectif du mouvement

Aider l’opposition démocratique de près comme de loin à une victoire pacifique lors des prochaines élections, tel est l’unique but poursuivi par le mouvement.

Selon les membres du GDSF, « le Togo est arrivé à un tournant décisif de la vie de son histoire. L’opposition démocratique togolaise est à la croisée des chemins et le défi à relever devenait très énorme telle une épée de Damoclès sur la tête du peuple. L’armée togolaise, une armée par nature républicaine et protectrice des libertés individuelles reste toujours une crainte pour le peuple. L’amitié et la confiance entre les deux bords ne se sont toujours pas installées. La situation socio-économique est toujours décadente mettant le peuple dans une situation de précarité qui ne sait à quel saint se vouer.

Nous avons pensé à New York que, pour palier tous ces problèmes et passer de l’ancien ordre à un renouveau démocratique, la clé de voûte se trouve dans la main de l’opposition qui a besoin d’une nouvelle source d’énergie de travail d’une force démocratique à même de l’aider à une nouvelle orientation ». 

Les objectifs du GDSF

          M. Hanvi et les siens pensent que le Togo est « dans une ère de transformation sociale et la prise de conscience s’émerge partout, surtout dans les grandes républiques à grandes idéologies. L’Afrique ne doit pas être du reste, le Togo doit, aidé par tous ses fils, sortir de son monde sensible, de sa tour d’ivoire pour faire la « tabula rasa » avec son passé tumultueux, en pardonnant et à se réconcilier avec lui-même ». C’est dans cette logique que s’inscrivent les objectifs du  GDSF  qui sont de trois volets :

- Aider l’opposition togolaise à s’unir autour d’un seul et même candidat,

- Aider le peuple à pardonner et à se réconcilier avec lui-même, prémices nécessaires pour une démocratie apaisée,

- Œuvrer pour une prise de conscience collective de tout le peuple.


Lettre ouverte du «  Groupe des Démocrates Sans Frontières » (GDSF) au Président de l’UFC, monsieur Gilchrist Olympio Monsieur le Président,  

Le « Groupe des Démocrates Sans Frontières » depuis New York où il a été créé vous adresse à travers cette première lettre ouverte qu’il vous écrit, toutes ses salutations et ses amitiés les plus cordiales et les plus fraternelles. Nous sommes toujours au courant de tous les efforts moraux et même physiques que vous déployez avec le parti du CAR pour un changement effectif dans notre pays. De loin, nous ne voulons pas rester bras croisés. Une fois encore, nous tenons à vous remercier très sincèrement dans ce grand combat et qui venait d’aboutir à une union parlementaire des deux partis CAR-UFC. Nous vous exhortons, au sein du GDSF, à continuer par apprécier les valeurs d’une union et de vous rappeler que, les humains, lorsqu’ils sont unis pour une même cause créent une force et un pouvoir dans le sacrifice et l’engagement, et qu’il y a une victoire à chaque moment de combat dans l’union.

Vous êtes et vous demeurez l’esprit et le corps de l’UFC. C’est à ce titre seulement que le GDSF vous prie d’entamer des contacts sûrs, francs, sincères et fraternels avec le CAR pour une union définitive de l’opposition. Ne tergiversez pas. Les temps pressent. Nous vous assurons au GDSF tous nos soutiens pour cette grande et salutaire union CAR-UFC. Nous vous demandons de mettre tout votre poids dans la balance, et de faire feu de tout bois pour réaliser ensemble avec le CAR cette union, trésor, qui est le soubassement de notre victoire.

Dieu vous aidera tous pour cette bonne cause.

Le GDSF vous prie d’accepter toutes ses expressions les plus affectueuses.

          Togolais viens, Bâtissons la cité.

Fait à New York, le 09 Février 2009
Pour le GDSF, le président
Prince Hanvi Noël


Discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation Le RPT marqué à la culotte par le CAR et l’UFC

Le pouvoir était parti pour organiser le processus électoral selon ses desiderata. Le code électoral qui est un paramètre essentiel de transparence a failli passer à la trappe. Le 23 janvier, le conseil des ministres décida l’introduction d’un projet de loi à l’Assemblée nationale pour adoption, prenant de court toute l’opposition.

          Le texte était sorti de nulle part, mieux, du laboratoire du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) qui voulait imprimer ses couleurs au processus. Après la rencontre du  04 décembre 2008 qui a réuni la classe politique autour du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales Pascal Bodjona, l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) étaient dans l’expectative d’une autre rencontre devant plancher sur les observations et propositions à apporter par toutes les parties pour l’élaboration d’un texte consensuel. C’était compter sans l’obscurantisme du pouvoir. Nuitamment, un texte fut mijoté et introduit au parlement pour adoption. L’opposition est ainsi court-circuitée et mise devant les faits accomplis. Mais décidés à ne plus se faire compter les évènements, l’UFC et le CAR se sont fait entendre.

          Ces deux formations politiques lancent des cris d’alarme et menacent de boycotter les séances au parlement et se retirer carrément du processus si le pouvoir ne revenait pas à de meilleurs sentiments.  Cette levée de boucliers portant ses fruits et le  mercredi 04 février dernier, le fameux Cadre permanent de dialogue et de concertation recommandé par l’APG et qui est habilité à plancher sur les questions d’intérêt national dont les réformes institutionnelles et constitutionnelles fut mis en place.

          En concédant la création de ce cadre, certainement qu’au sein du pouvoir, on pense user du forcing au cours des discussions pour imposer ses marques. Car au RPT, on ne fait pas de concession gratuite. Mais ici, le pouvoir est marqué à la culotte par l’opposition parlementaire.

          Si la toute première réunion vendredi 06 février de cette institution a été emprunte de fair-play et de convivialité, cette ambiance a disparu par la suite. C’est plutôt le CAR et l’UFC qui mènent la danse et font monter les enchères. Connaissant la mauvaise foi légendaire, la duplicité et le réflexe aux coups bas du RPT, l’opposition veut les prévenir et exige d’ores et déjà des garde-fous. C’est ainsi qu’elle exige l’assistance des observateurs étrangers. Le CAR et l’UFC demandent particulièrement le suivi des discussions de ce cadre par le facilitateur Blaise Compaoré dont l’apport a été salutaire dans les négociations ayant  abouti à la signature de l’Accord Politique Global (APG) du 20 août 2006. La transparence étant le talon d’achille du RPT, on rejette formellement cette proposition. C’est le sujet qui crée de l’impasse et voici cinq (05) séances de suite que les discussions marquent le pas.  Cette position du RPT intrigue plus d’un et on se demande en quoi l’observation des discussions par des personnalités étrangères pourrait gêner. On use simplement de dilatoire car les raisons avancées sont tirées par les cheveux. On argue  que les acteurs politiques togolais doivent apprendre à se faire confiance au lieu de se rendre esclave éternellement de l’assistance extérieure. La question de la composition de la CENI constitue également un point de blocage des discussions.

          C’est manifeste, le RPT est l’objet d’un marquage strict au sein de ce cadre de la part du CAR et de l’UFC qui mettent la barre assez haute.

Même la rencontre d’hier n’a pas permis de régler les vraies questions qui préoccupent l’opposition parlementaire. S’agissant surtout de la question du recours du facilitateur, les déclarations du ministre Pascal Bodjona laissent transparaître la position du RPT. « Nous allons continuer le débat sur le recours à la facilitation mais ce qui est évident, les vrais compromis sont d’abord entre les mains des Togolais. Il faudrait que les togolais sachent que nous avons plus à nous entendre que d’aller vers le pessimisme. Mais nous ne réfutons pas que les bonnes volontés puissent nous aider », a-t-il déclaré.

En tout cas, l’opposition togolaise qui tient tant aux réformes constitutionnelles et institutionnelles est cette fois-ci, décidé au bout de sa logique.

Olivier GLAKPE


Phénomène de la vie chère : Faure et Houngbo abandonnent les Togolais à leur triste sort

Il ne se passe de jour où le « Leader nouveau » ne se fasse peindre comme le plus préoccupé par le sort des populations. Et les allocutions sont les tribunes par excellence de ces déclamations et professions de foi. En cela, il se trouve aussi bien aidé par les caisses de résonance du pouvoir. Il a encore remis le coup lors de la récente tournée qu’il a organisé à travers le pays pour dit-on souhaiter les meilleurs vœux aux populations. Devant les paysans affamés et les fonctionnaires à bout de souffle, Faure Gnassingbé  a partout parlé de son pseudo reformes politiques, économiques et sociales qu’il a entreprises pour le bonheur des Togolais et dit une litanie de bonnes intentions pour  améliorer leur sort et circonscrire la pauvreté au Togo. Et si seulement ces discours étaient suivis d’actes sur le terrain !

          C’est malheureusement un abandon manifeste dont font preuve les gouvernants quand on évoque la question de la  cherté de la vie qui  a touché la plupart des pays africains, pour ne pas dire tous, dont bien sûr le Togo. Le sujet a défrayé la chronique et dans certains pays, on est en droit d’en parler au passé, mais pas au Togo. La  crise de la vie chère est encore d’actualité ; mais aussi bizarre que cela puisse apparaître, plus personne n’en parle, même ceux-là qui ont promis monts et merveilles.  

Un abandon inédit

            Les Togolais ont déjà un pouvoir d’achat assez faible. Et ce n’est qu’un euphémisme pour ne pas dire qu’il est nul. Mais ils sont encore obligés de subir les affres de la vie chère caractérisée par le renchérissement des prix des produits de grande consommation, particulièrement alimentaires et donc de premières nécessités. Les prix des produits locaux comme le maïs, le haricot, et des produits manufacturés ont grimpé de façon exponentielle. Le gouvernement togolais en a rajouté à la souffrance des populations en procédant de manière cynique, en pleine crise, à des augmentations des prix sur certains produits. C’est le cas du ciment où le gouvernement a entendu la cause des fabricants et développé un raisonnement tiré par les cheveux. Cette hausse s’imposait pour contrer la spéculation, nous a-t-on rebattu les oreilles. C’est encore le cas du carburant revu à la hausse à l’époque, car le gouvernement n’en pouvait plus de subventionner les produits pétroliers qui lui coûtaient des milliards de F CFA. A l’époque, c’était dit que cette somme devrait servir à investir dans d’autres secteurs non moins vitaux. Mais Dieu seul sait ce qu’il en a été dans les faits.

          Si à l’époque, le coût du baril de pétrole sur le marché mondial était l’argument fondamental pour justifier cette décision, et donc handicape le  gouvernement dans ses actions de trouver des solutions à la vie chère, aujourd’hui cet alibi ne peut plus être avancé. De 150 dollars US à l’époque, le baril de pétrole est descendu à nos jours sous la barre des 45 dollars. Une chute spéculaire de près de 150%, qui avait également obligé le gouvernement Togolais à revoir à la baisse les prix à la pompe. Mais de quelle manière ? En tenant compte du prix du baril de pétrole sur le marché international, le litre de l’essence devait descendre en bas des 500 F CFA actuels. Puisqu’il est à 300 F Cfa au Bénin et encore moins au Ghana.    Mais toute cette marge de bénéfice qui se dégage ne suffit pas toujours au gouvernement togolais  pour entreprendre des actions majeures contre la vie chère.  

Les pseudo priorités sociales de Houngbo

          « Le technocrate » n’a pas mis du temps pour se faire connaître. Gilbert Houngbo a tout de suite donné les couleurs de ce qui sera son mandat. Son programme de gouvernement présenté le 16 septembre devant les élus du peuple reste dominé par un ensemble de chantiers devant améliorer substantiellement le quotidien des populations. On dirait sa mission exclusivement sociale. En tout cas, les chantiers sociaux se révèlent  ses priorités : santé, éducation, infrastructures routières, lutte contre la pauvreté. L’homme a fait beaucoup de surenchère autour de ses programmes dits d’urgence et promis révolutionner le quotidien des Togolais dans un délai de six mois.

          Parlant de social, la vie chère se retrouve au centre des ces priorités et leur matérialisation ne relèguerait que cette crise au second plan. Mais  plus de quatre mois après l’entrée en fonction de Gilbert Fossoun Houngbo, aucun nuage prometteur ne zèbre le ciel togolais. Plus grave, « le technocrate » revient sur ses engagements pris et parle de ne pas faire de miracle en six mois, mais de montrer aux Togolais que ça bouge. La conséquence directe est que le coup d’envoi de la prolongation de la vie chère vient d’être ainsi sifflée. Le bilan de ces cent jours présenté devant la presse le vendredi 23 janvier dernier en dit long sur le sujet.

Les populations doivent donc encore continuer pendant un long moment  à en  vivre les affres de la vie chère, abandonnées à leur triste sort. Les priorités de Faure et Houngbo semblent se situer ailleurs. Si le premier a visiblement sa tête à la présidentielle de 2010 et multiplie les opérations de charme à travers voyages à l’extérieur, tournées et dons folkloriques aux populations à des fins électoralistes, le second semble  se mettre à son service. 

Olivier GLAKPE


La Loupe du Correcteur : De quoi se plaint-on à la CPP ?

Le peuple a sa volonté qu’aucun homme politique ne saurait ignorer. Et quand vient l’heure de se plier à cette volonté populaire, source et gage de la légitimité et de la souveraineté nationale, toute tentative de s’y soustraire devient une peine perdue et livre, par voie de conséquence, son auteur au ridicule. « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant », disait l’autre. Quiconque prétend diriger un pays a l’impérieuse obligation d’être à l’écoute du désir et des aspirations profondes des citoyens, sous peine de perdre la légitimité populaire.

L’évolution de l’histoire de la démocratie togolaise a voulu que ceux qui, hier, suscitaient estime et admiration auprès du peuple perdent aujourd’hui leur place dans le cœur de ce même peuple. Mais visiblement, certains partis politiques togolais donnent l’impression d’un refus inconditionnel de regarder les choses en  face et d’admettre la réalité de leur disgrâce vis-à-vis du peuple togolais. C’est alors que ces formations politiques, avec à leur tête la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) du Père du défunt parti UTD, Edem Kodjo, dont la sphère d’adhérents ne dépasse plus aujourd’hui, le minuscule cercle des membres de leur Bureau directeur, se dressent sur leurs ergots pour réclamer une place autour de la table du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). Puisque le décret portant sa création a explicitement dit que ne font partie de ce cadre que le gouvernement et les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale. Ce qui veut dire que l’opposition ne sera représentée dans ce cadre que par le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et l’Union des Forces de Changement (UFC) qui disposent de sièges au parlement. Et c’est ce que dénoncent les autres partis de l’opposition.

« Nous ne sommes pas moins une quatrième force politique de ce pays ; ce n’est pas le fait d’être représenté à l’Assemblée nationale seulement qui détermine la manière dont vous pouvez concourir à l’expression du suffrage. C’est-à-dire que la CPP a été en mesure de positionner des candidats de Lomé jusqu’à Cinkassé et la CPP a eu environ cinquante mille voix. Donc on ne peut pas décemment faire une réforme constitutionnelle, des réformes institutionnelles sans que la CPP ait son mot à dire » ; tels ont été les propos de Cornélius Aïdam. Et les réactions à ces propos n’ont pas tardé à fuser de partout. On reproche alors à Monsieur Aïdam d’avoir oublié qu’un parti politique n’est vraiment considéré comme tel que lorsqu’il a de son côté une frange de citoyens susceptibles de lui conférer une représentativité considérable. Puisque avant tout, un leader politique n’est rien sans l’adhésion de ses concitoyens en sa personne et en ses idéaux. Or, tout le monde sait depuis que ces partis qui revendiquent aujourd’hui une certaine légitimité, n’existent plus dans le cœur des Togolais.

C’est de cette manière que le peuple a voulu sanctionner tous les partis politiques qui ont fait une sorte de prostitution politique et d’allégeance au RPT en entrant dans le gouvernement. Même le CAR n’a pas été totalement exempté de cette punition. En un mot, la majorité du peuple togolais ne se reconnaît pas dans le parti au pouvoir. Mais comment ne pas comprendre la réaction de ces « minuscules » partis tombés en disgrâce ? Quand on sait que nous sommes à un an de l’élection présidentielle et qu’il s’agit d’un moment où chacune des tendances politiques, même les plus insignifiantes, trouve l’occasion de s’agiter dans le but de revendiquer ultérieurement un portefeuille ministériel, quitte à accepter de jouer, d’ores et déjà, le rôle de parti satellite au profit des poids lourds de la scène politique nationale.

Chacun des partis politiques se doit d’assumer la responsabilité de ses actes. Car, écrit Louis Bonald, « dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n’est pas de faire son devoir, mais de le connaître ». C’est dire qu’à un moment donné de la crise politique togolaise, la CPP et consorts ont manqué de discerner le devoir que leur assignait le peuple. Et voici venue l’heure d’en assumer la responsabilité et céder la place aux partis qui ont toujours cru, comme Jean Ronstand, que deux erreurs qui se combattent sont plus fécondes qu’une vérité qui règne éternellement sans conteste

Assou ADJIKPA


CHRONIQUE de Danyito:  Danyito au RPT

AO !

L’homme n’est pas un épi de maïs pour qu’on puisse écarter l’enveloppe pour voir la qualité de ses grains.

Makoula !

Le RPT est insondable comme l’épi de maïs qui représente ce parti.

AO !

Les hommes qui dirigent ce parti qui a pour hymne  « Ecartons tout mauvais esprit qui gêne l’unité nationale » sont loin de respecter leur parole.

YO !

Entre les fêtes qui divisent que ce parti célèbre allègrement, on est loin d’écarter ces mauvais esprits qui divisent.

AO !

Le Rassemblement du Peuple Togolais  qui devrait constituer un creuset national où viendront se fondre les forces vives de ce pays s’est complètement tribalisé et tous les natifs de la région septentrionale du pays sont ipso facto membre.

AO !

Qu’on ait la carte ou pas, on est assimilé membre du RPT et doit se serrer les coudes comme si l’implantation des partis sur un territoire doit se faire compte tenu de l’origine des habitants.

EYO !

Suivez bien, le RPT est bien assis dans la région de la Kozah et des régions qui ont connu l’exode des populations kabyè en quête de terres fertiles. C’est pourquoi, on les retrouve à Atakpamè, Adjengré, Gléi, Anié, pour ne citer que celles-là.

AO !

Un parti politique a pour vocation de former ses militants et d’éduquer le peuple, mais au RPT, le seul slogan qu’on distille est que  nous devons rester au pouvoir malgré tout ; même s’il faut marcher sur des cadavres comme ils nous l’ont démontré en 2005 en tuant 500 personnes (Rapport de la LTDH) pour confisquer un pouvoir arraché dans le sang.

AO !

Pour être un baron du RPT, certaines qualités sont requises :

Avoir été un bon activiste

Etre d’origine proche du clan au pouvoir

Avoir de la gueule

Savoir manipuler la langue de bois

Prononcer à chaque bout de phrase : mon frère, mon frère comme les membres d’une secte

Assister à tout ce qui se passe à Kara, même la mort d’un chien de compagnie du Maître

Devenir un renégat pour pouvoir garder son poste à la fonction publique

Etre corruptible et savoir mentir.

Faire de l’esbroufe et savoir être hypocrite.

Savoir manipuler les opposants et les amener à la mangeoire à petit feu.

AO !

Le RPT, parti qui dirige ce pays depuis 40 ans n’offre rien pour former les militants à part distribuer des T-shirts et autres pagnes à l’effigie du « Père et du Fils de la Nation »

AO !

Un parti politique vit par les cotisations de ses membres, mais au RPT, c’est  plutôt le parti qui distribue de l’argent pour acheter les consciences.

AO !

Edefun nto

Sont-ils prêts à se transformer en milice en 2010  comme ce fut le cas en 2005 ?

Sont-ils prêts à considérer les membres des autres  partis politiques comme de réels frères ou c’est juste un slogan qu’on prononce pour tromper le peuple ?

AO !

Pourquoi le RPT considère l’armée comme sa chasse gardée ?

AO !

L’armée est elle prête à suivre les consignes du RPT pour « sécuriser » encore les urnes en 2010 ?

AO !

Si le RPT est vraiment sincère et sérieux, les Togolais attendent 2010 pour appliquer le Mindêfrèrisme qu’il prône tous les jours et éviter des morts innocentes pour garder un pouvoir.

AO !

Au RPT, quand on boit à la source, on ne regarde pas sur la berge.

AO !  


Encore une route en danger dans les Lacs

Il est vraiment des faits qui montrent clairement l’insouciance criarde des dirigeants togolais face à certaines situations données, malgré les multiples discours propagandistes dont on ne cesse de rabattre les oreilles des Togolais. Quelles leçons tirent les gouvernants togolais de certaines situations que le pays a eu à parcourir par le passé si aujourd’hui on se montre encore désinvolte dans des circonstances qui en appellent à des actions immédiates ?

Nous disons ceci parce qu’à ce jour, la portion de route allant de la Préfecture des Lacs à la bifurcation menant vers Glidji est en voie de devenir impraticable. Au jour le jour, les usagers de la route ne cessent de se plaindre de l’état de délabrement de cette partie de la route Aného-Anfoin. Et à cette allure, rien ne laisse présager que les dirigeants togolais vont trouver une solution adéquate à cela avant le début de la prochaine saison des pluies. Et ce sera un cas qui viendra s’ajouter aux ponts cassés que les autorités togolaises peinent toujours à réparer. Cette route est dans cet état mais  nos dirigeants s’activent à créer un camp militaire à Zowla dans la zone.

Ce qui est sûr mais que les gouvernants togolais semblent ignorer, c’est que cette partie de la route Aného-Anfoin ne sera plus praticable à la prochaine saison pluvieuse. Et c’est l’économie togolaise qui en pâtira pour une fois encore ; car c’est par là que passent tous les gros camions qui transportent le ciment de Tabligbo vers le Bénin voisin. En tout cas, le Premier ministre Houngbo et son gouvernement peuvent continuer par dire tout ce qu’ils pensent, mais les faits parlent plus que les discours. 

Le Patron a déconné

Jeudi 12 février dernier, il s’est passé quelque chose de banal mais plein de sens par rapport à l’auteur de l’acte. Ce jour-là, aux environs de 9 heures 45, le plus Patron de tous les Patrons du Togo empruntait l’Avenue Augustino de Souza en allant vers la Lagune de Bè. Aussi pressé qu’il était, le N°1 du Patronat togolais n’a pas cru bon de respecter le langage des feux tricolores de Bè. Bref, notre grand Patron a grillé les feux, mais malheureusement le feu vert de l’autre coté s’est allumé, autorisant le passage des véhicules allant dans le sens perpendiculaire à la direction empruntée par notre cher Patron. Le beau véhicule (4X4)  du grand patron a dû alors s’immobiliser au beau milieu de la route en attendant que le feu vert ne s’allume de son côté. Pendant tout ce temps, le Patron du Patronat feignait de consulter son joli téléphone portable, alors que les conducteurs de Taxi-moto et certains piétons lui lançaient des quolibets.

Mais entre nous, est-ce donner un bon exemple pour un Président du Patronnât togolais que de violer les feux tricolores dans une capitale ? C’est assez grave si une telle personnalité n’est pas capable de respecter les feux tricolores.

A  vrai dire, cette scène qui s’est déroulée au feu tricolore de Bè serait venue d’un conducteur de Zémidjan que personne ne crierait au scandal. Mais pour ce qui concerne le N°1 du Patronat togolais, c’est jeter du discrédit sur l’institution dont il est le premier responsable, et ce n’est pas du tout encourageant. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, il fait partie de ceux-là qui ne cessent de gaver les populations de discours mielleux. Cela laisse vraiment à désirer . 

Le RPT à la recherche de soutien

Sous la pression des partis de l’opposition démocratique présents à l’Assemblée nationale, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a concédé, il y a deux semaines, la création du cadre permanent de dialogue et de concertation. Au début des assises, tout allait bon train et on lisait le sourire sur les visages des différents acteurs qui prennent part aux travaux. Mais depuis la semaine derrière, les donnés ont changé. Le Comité d’Action pour le Renouveau ( CAR ) et l’Union des Forces de Changements ( UFC ) connaissant bien le RPT,  réclament la participation du facilitateur Blaise Compaoré et des observateurs de l’Union Européenne lors des assises.

Mais le parti au pouvoir ne voit pas les choses sous cet angle. Pour lui, les Togolais sont suffisamment mûrs pour leurs problèmes entre eux. Donc, c’est cette question qui bloque actuellement l’évolution des travaux au sein du cadre permanent. Ce que beaucoup ne comprennent pas, parce que la présence des observateurs n’est qu’un garde-fou pour la bonne marche des discussions et ne doit normalement gêner aucune partie.

En tout cas, le fait que le parti de Faure Gnassingbé s’attarde sur cette question montre à suffisance qu’ils n’ont aucune volonté d’opérer les réformes Institutionnelles et Constitutionnelles. Le RPT reste donc fidèle à sa logique. Le slogan « un homme nouveau, un esprit nouveau » n’est qu’une facétie. Le système est resté inchangé. Faure n’a donc pas pu rénover la méthode de fonctionnement durant les quatre ans passés à la tête du parti.

Pire encore, on observe les agitations de certains petits partis comme la CPP et le NID ces derniers temps. Ces partis qui seraient à la solde du RPT cherchent simplement à semer la confusion dans les esprits. Car tout le monde sait qu’ils cherchent à intégrer le cadre permanent et prendre partie pour le RPT et bouleverser les actions de l’opposition comme ils en ont l’habitude.

De toutes les façons, la population est attentive à tout ce qui se fait.  Elle rendra son jugement en dernier ressort. Les différents protagonistes ne doivent donc pas oublier que 2010 arrive à grand pas. 

Quel avenir pour le PAL ?

C’est bien la question que nombre de Togolais se posent aujourd’hui. Au fait, la grande force du Port Autonome de Lomé ( PAL ) aujourd’hui est son partenariat avec les pays du Sahel avec à la clé un vaste réseau d’importation de véhicules d’occasion communément appelés les « venues d’Europe ». Mais avec l’introduction de la COTEC dans le système douanier togolais, les détenteurs de ce réseau risquent de se retirer du Togolais pour d’autres pays de le sous-région. Et c’est le Port Autonome de Lomé, considéré comme le poumon de l’économie qui s’en sortira perdant.

En effet, cette décision de confier à la COTEC les formalités de dédouanement des véhicules d’occasion à contribuer à revoir à la hausse, les valeurs autrefois attribuées à ces mêmes voitures. Une situation qui paralyse sérieusement les activités au sein du Port Autonome de Lomé.

Le mal dans tout ça est que cette situation survient au moment où les autres Ports de la sous-région font feu de tout bois pour conquérir le Sahel. Au Burkina Faso, au Niger et au Mali, les Ports de Téma, d’Abidjan et même de Cotonou font passer des publicités à longueur de journée sur les médias invitant les commerçants à leur faire confiance. Même le président ivoirien Laurent Gbagbo lors d’une récente tournée au Burkina Faso a eu une rencontre avec les hommes d’affaires pour leur présenter les avantages que le Port d’Abidjan était prêt à leur offrir.

Voilà qu’au même moment, ces commerçants qui continuent de faire confiance au PAL sont confrontés à un blocage répété des activités au sein dudit port. N’est-ce pas une façon de les obliger à quitter le Togo. En tout cas, Faure Gnassingbé et ses copains sont avertis. A force de vouloir trop gagner, ils risquent de perdre tout. La COTEC bien sûr mais ils feront mieux de baisser les frais de dédouanement et les ramener si possible au niveau initial.   

La mésaventure de Lawson-Gallus

          Les jours se suivent et se ressemblent malheureusement pour l’ancien conseiller de la Fédération Togolaise de Football. Il nous revient que malgré son soutien et sa fidélité au Groupe de Gabriel  Améyi jusqu’à la victoire à l’élection du 18 janvier dernier, le Président du club Essor de Lomé est laissé dans les oubliettes. Lors de la réunion du 27 janvier du Bureau Exécutif et des clubs pour la reprise des championnats, il a fallu toute une bataille à M. Lawson-Gallus Téyi pour que le président Rock Gnassingbé ne puisse accepter intégrer son club pour la 2e  division. Pourtant, au terme de la saison écoulée, Essor à bien sûr assuré son maintien en se classant 3e  de son groupe.  Le plus surprenant aujourd’hui, est que l’accès aux locaux de la Fédération devient un calvaire pour M. Lawson-Gallus.

          En effet, le jeudi 05 février dernier, il se rendait au Secrétariat de la FTF lorsqu’il a été intercepté par un bonhomme au service d’accueil qui lui a signifié que désormais l’accès aux instances est subordonné au remplissage d’audiences et suivi de l’accord préalable du nouveau Secrétaire Kossivi Reinhardt. Ce qui est une nouveauté.

Malgré son mécontentement, M. Gallus a fini par obtempérer. Mais le plus dur après, c’est qu’il aurait passé plus d’une demi-heure sur place sans que « le planificateur » Reinhardt ne donne la consigne de le faire rentrer. Désemparé et furieux, Lawson-Gallus qui n’en revenait pas, a fini par repartir sous l’effet d’une colère provocatrice de tension. Ce n’est qu’après son départ quelques minutes plus tard que le « retraité » Reinhardt demanda d’après lui. N’a-t-il  pas eu l’assurance que Gallus serait déjà parti ?

          A ce jour, c’est plus qu’un conte de fée pour M. Gallus qui n’imaginait pas du tout qu’un tel piteux sort lui serait réservé par Reinhardt avec qui il avait travaillé lors du 1er  mandat de Rock Gnassingbé.

          Décidément, le pouvoir saoule et affole. Il a suffi que Reinhardt détienne une parcelle de pouvoir à la Fédération sur fond de mensonge grotesque sur les médias, pour narguer ses camarades et amis d’hier.  C’est vrai que dans toute administration, il faut de l’ordre. Mais lorsqu’on veut instaurer un nouveau système, il faut le faire dans le strict respect des autres. Hormis Lawson-Gallus, beaucoup se sont plaint de la condescendance du Secrétaire Kossivi Reinhardt qui n’a aucun égard pour ses invités.  Tantôt il est au bureau, mais il annonce qu’il est en réunion avec le président. Tantôt, il se déclare très occupé. Par quoi ?

 Il faut que Kossivi Reinhardt change de comportement. Etre Secrétaire à la Fédération n’est pas une fin en soi. Surtout que c’est  une nomination de Rock Gnassingbé vis-à-vis de ses affinités et M. Reinhardt doit savoir que si c’était sur concours, peut-être qu’il ne se retrouverait pas là pour se faire le grand connaisseur du football et profiter des perdiems de voyages.

          Pour mener à bien sa mission, M. Reinhardt doit se départir de ses comportements rétrogrades et cesser de traiter les gens avec mépris..  

Atcha Titikpina toujours impuissant

          S’il y a un ministre du gouvernement Gilbert Houngbo qui mérite une retraite anticipée, c’est celui de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Atcha Titikpina devenu inefficace et impuissant au point que sa mission première, celle d’assurer la sécurité des paisibles populations est complètement bafouée. Presque partout dans le pays, dans les préfectures de Haho, de Vo et du Golfe entre autres, chaque jour suffisent son braquage et ses tueries.

          Le phénomène prend une telle ampleur qu’on se croirait dans le Delta, Sèmè ou Port Harcourt au NIgéria où les brigands opèrent leurs forfaits à tout  moment. Toute la semaine dernière, de nombreux cas de braquages ont été signalés sur le boulevard du Mono dans les encablures de l’Hôtel Sarakawa. Des gens ont été agressés, des conducteurs de taxi-moto braqués et leurs engins emportés. C’est plus qu’un drame que vivent les habitants des quartiers Ablogamé, Akodéséwa et autres.

          En plus, le samedi matin, le corps d’un jeune homme d’environ 35 ans, a été rejeté par la lagune de Nyékonakpoé. Le corps de la victime est couvert de blessures et d’hématomes. On ignore jusque-là la cause de cette mort atroce. Mais la découverte de ces images macabres dans la capitale Lomé n’illustre que trop bien l’insécurité galopante dans le pays. Finalement on se demande où se trouvent « les araignées » dans tout ça.

          Depuis que le phénomène va grandissant et malgré les cris d’alarme des uns et des autres, on a l’impression que cela n’émeut pas du tout les décideurs du pays. Le ministre Titikpina donne l’impression d’avoir démissionné vis-à-vis  de ses responsabilités. C’est inconcevable d’autant plus qu’il s’agit de la sécurité des citoyens  que l’on prétend diriger. Combien cela peut coûter à Titikpina et ses nombreuses nouvelles recrues de soldats de cibler les points névralgiques de la ville pour repousser les bandits ? 

Bidamon, COTEC et ses dérives pernicieuses sur les populations

Les motos chinoises coûtent de plus en plus chères

. Après les transitaires, les conducteurs de taxi-moto contraints au chômage

On ne le dira jamais assez, l’implantation de la Compagnie Togolaise d’Evaluation et de Contrôle (COTEC) par le bon vouloir de Marc Ably-Bidamon et ses complices continue de pénaliser les pauvres populations.

          Dès que la majorité écrasante des Togolais qui croupissent dans la misère galopante cherchent des voies et moyens pour alléger leurs souffrances, les pontes du pouvoir dans leur appétit glouton s’invitent.

          En effet, depuis la mise en place de la fameuse COTEC, le prix des véhicules ne cesse de gonfler. Cette situation a suscité la colère des déclarants en douanes communément appelés transitaires et des Libanais vendeurs de véhicules d’occasion qui se sont  mis en grève, il y a quelques jours, pour crier leur ras-le-bol. Par rapport aux complications nées de la COTEC, bon nombre de ces transitaires sont contraints aujourd’hui au chômage au grand dam de leurs familles.

          Tout à côté, les prix des motos connaissent aussi une hausse vertigineuse, entraînant des conséquences graves tant sur les vendeurs que sur les conducteurs de taxi-motos. « Avant l’arrivée des motos chinoises, il faut reconnaître qu’il n’est pas facile de se procurer aussi facilement une moto. Mais depuis bientôt sept ans, ce n’est plus le cas. Tout récemment, nous vendons les  motos type 125-10 à 280.000 F CFA. Mais aujourd’hui avec les problèmes de la douane, on est arrivé à 340.000 F. Cela diminue énormément nos chiffres d’affaires parce que les gens ne viennent plus comme avant», a déclaré un vendeur de motos au centre-ville. Ailleurs, les mêmes types de motos mais de marques différentes sont à 365.000  F.

Cette exagération née des désagréments de la  création Bidamon, influe sur les propriétaires qui deviennent réticents dans l’achat des motos aux « Zémidjan ».

          Justement un conducteur de Taxi-moto raconte : « La plupart des motos avec lesquelles nous travaillons, c’est sur contrat  « work and pay ». Et le plus souvent, on paie le double du prix au propriétaire pour garder définitivement la moto au terme du contrat. Mais vous savez, les motos chinoises ne sont pas résistantes comme les autres. Après des essais, nous faisions comprendre cela aux propriétaires qui nous font des contrats avec le prix d’achat plus la moitié ou le ¾ du prix  pour faciliter le travail. Mais avec ce qui se passe aujourd’hui, on ne peut même plus s’aventurer.

          Si vous prenez une moto à 400.000  F et que vous devez payer 700.000 F au propriétaire, le risque est grand que vous ne finissiez pas avant que la moto ne se gâte », s’est-il emporté. Ainsi pas de motos, pas de Zémidjan, peut-on conclure, étant donné que les propriétaires de moto disent qu’ils ne gagnent plus grand-chose.

          Ces déclarations illustrent bien le profond malaise créé par la gourmandise et l’avidité de Marc Ably-Bidamon et sa  bande de criminels économiques  qui continuent d’abuser de la patience des Togolais. Malgré les supposés avantages de ce système annoncés  en fanfare par le Directeur Général de la Douane togolaise, c’est plutôt le contraire. La corruption et le favoritisme sont accrus. Et ce sont les pauvres populations qui en pâtissent.

          Il est temps que Ably-Bidamon mette fin à ce système de vol qui ne rapporte rien au Trésor public. Au contraire, le taux de véhicules et de  motos continue de baisser. Ce qui est un manque à gagner pour l’économie nationale.

Kokou AGBEMEBIO


Vente illicite du carburant 

Le gouvernement entre rigueur et indulgence

Tous les jours que Dieu fait, le Gouvernement togolais ne cesse d’insister sur l’interdiction formelle de la vente illicite de carburant aux abords des routes au Togo et surtout à Lomé la capitale.

Malgré tout cela, le phénomène persiste toujours, et pour cause : il s’agit d’une activité qui est devenue un gagne-pain pour ceux qui s’y adonnent et qui s’y accrochent. « Le gouvernement fait bien d’interdire la vente de l’essence au bord des routes, mais il doit comprendre que c’est cela notre seul et unique source de revenu ; et c’est ça qui nous permet de survivre », nous a confié un jeune homme de la vingtaine devant son étalage au quartier Bè Kpota à Lomé.

Selon nos enquêtes, ceux qui font ce commerce illicite de l’essence aux abords des routes dans la capitale togolaise sont pour la plupart, des jeunes chômeurs ou encore des élèves qui en font la source de leur argent de poche. Et pourtant personne d’entre eux n’ignore le caractère dangereux de cette activité commerciale. « Nous savons très bien que c’est une activité dangereuse et que le gouvernement l’interdit ; mais on doit comprendre que c’est parce que nous n’avons plus d’autre choix pour le moment alors que nous sommes dans le besoin », a fait observer l’un de ces vendeurs.

          Il faut donc comprendre que la précarité et le chômage qui sévissent au Togo ont contribué à encourage ce commerce dangereux que le gouvernement a du mal à interdire aujourd’hui. Mais il faut retenir qu’il y a un autre facteur qui encourage ce commerce illicite de l’essence aux abords des routes. Il s’agit de la difficulté qu’ont les conducteurs de taxi-moto (Zémidjan) de joindre les deux bouts.

En effet, des conducteurs de taxi moto ont affirmé qu’ils entretiennent de très bonnes relations avec ces vendeurs illicites de carburant. Ce qui leur permet de contourner certaines difficultés liées à leur métier. A ce propos, un conducteur de taxi-moto a affirmé que « nous avons des contraintes qui nous obligent à nous diriger toujours vers ces vendeurs d’essence qui s’installent au bord des routes. Parce que chez eux, nous avons la possibilité de nous procurer le carburant à crédit et de revenir payer plus tard ; ce qui n’est pas faisable avec les pompistes dans les stations service ». Par ailleurs on affirme que le prix du litre d’essence est légèrement en deçà du prix à la pompe.

La question alors est de savoir si ces arguments soulevés sont suffisants pour déterminer le gouvernement togolais à baisser les bras dans sa marche vers l’éradication de ce commerce illicite des produits pétroliers ?

De toutes les façons, les autorités togolaises ont le choix entre la sécurité des populations y compris les vendeurs illicites eux-mêmes et les arguments qui font état d’une activité qui permet d’obtenir le gagne-pain.

Nicolas AGBOSSOU


Cadre Permanent de Dialogue de Concertation

Les petits partis sèment le trouble dans les esprits

« Nous sommes là, face à une discrimination étonnante et à un déni de droit qui porte atteinte aux notions d’équité, de justice, de transparence, et d’égalité de traitement des partis politiques, notions vivement recommandées par l’Accord Politique Global dont nous sommes l’un des partis signataires ». C’est ainsi que le Vice-Président de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), Cornélius Aïdam dénonçait la mise à l’écart de son parti dans les discussions autour de la table du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).

Pour Cornélius Aïdam, il est inadmissible que la CPP qui n’est « pas moins une quatrième force politique » du Togo soit mise sur le carreau dans les discussions de « grandes questions concernant la nation toute entière »

Le Vice-Président de la CPP sera rejoint dans son action par Sassouvi Dosseh-Anyron, Président du parti le Nid qui pour sa part estime qu’on n’a pas besoin d’aller discuter dans un cadre spécifique, les questions relatives à des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Pour lui, le parlement seul suffit à régler ces problèmes.

Seulement voilà, beaucoup de Togolais ont considéré ces réactions de la CPP et du Nid comme une tempête dans un verre d’eau. Ceux-ci ne comprennent pas comment des dirigeants et leurs partis politiques qui se sont déjà largement illustrés comme des partis satellites du RPT puissent revendiquer aujourd’hui le manteau d’opposant au régime au pouvoir et réclamer par la même occasion, une place autour de la table de négociation au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation.

Pour ceux qui considèrent la limitation du CPDC aux seuls partis représentés à l’Assemblée Nationale,  c’est en toute logique que les partis qui ne disposent pas de siège au parlement soient ainsi écartés. Ce qui implique que le bruit orchestré par la CPP et le Nid doit être considéré comme une prêche dans le désert, surtout qu’il s’agit de partis qui ne bénéficient plus d’aucune audience auprès des citoyens. Et ceci eu égard au sort réservé à ces partis lors des législatives de 2007.

Le seul sens que certains donnent alors aux gesticulations de la CPP reste donc celui de manœuvres tendant à jouer le jeu du régime RPT.

En effet, la majorité des Togolais ne considèrent pas aujourd’hui, le Nid, la CPP et consort comme des partis de l’opposition ; voilà pourquoi ils estiment que le fait de permettre à ces partis de prendre part aux discussions dans le CPDC, consisterait à renforcer le RPT dans les prises de décision, ce qui compromettrait davantage le sérieux et les chances d’une issue heureuse de ces discussions.

On a encore en mémoire la manière dont le N°1 de la CPP Edem Kodjo, a été nommé à la primature après l’élection frauduleuse de 2005 qui a porté Faure Gnassingbé à la présidence de la République togolaise. Et cela s’est passé à un moment où la coalition de l’opposition soumettait une plate-forme revendicative au Président Faure Gnassingbé.

La nomination d’Edem Kodjo, qui s’était même retiré de la scène politique togolaise pendant ce temps, avait donc compromis totalement les revendications des partis de l’opposition. Et visiblement, c’est ce même rôle que la CPP entend encore jouer dans ce contexte de discussions dans le CPDC. Malheureusement, les époques ne sont plus les mêmes et les partis de l’opposition ainsi que les hommes politiques qui se sont fait baiser par le régime RPT ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Assou ADJIKPA


Recrutement du nouveau sélectionneur pour les Eperviers

Le ministre Christophe Tchao avait menti au peuple

Le recrutement d’un nouveau sélectionneur  pour les Eperviers polarise l’attention du public sportif togolais depuis la mise en place du nouveau Bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football le 18 janvier dernier.

          En effet, depuis le départ du Français Henri Stambouli en Août 2008 pour non paiement de son salaire, c’est l’éternel pneu de secours Mawuena Kodjovi qui assure l’intérim. Compte tenu de l’envergure des échéances à venir, la conclusion d’un contrat avec  un entraîneur de « haut niveau » devient un impératif. Mais un mois après l’élection du B.E de la FTF, l’arrivée de ce technicien est toujours attendue.

          Des sources proches de la Fédération indiquent que tout est fini pour la signature avec le Belge Jean Thissen qui serait choisi au détriment de l’Allemand Christoph Ebner. Les mêmes sources précisent que le salaire du technicien belge serait estimé à 13  millions F CFA par mois. Mais ce qui retarde véritablement le dossier est à rechercher et constitue aujourd’hui un piège à cons. Pourtant, le  ministre Christophe Tchao a dit avoir fait l’essentiel.

Et si Tchao avait menti sur toute la ligne ?

          Aujourd’hui, le fait que le dossier de l’éventuel nouvel entraîneur soit toujours à l’étape des promesses pose de sérieux problèmes quant à la crédibilité du ministre des Sports et des Loisirs.

          On a souvenance qu’une semaine avant l’élection du B.E de la Fédération, M. Christophe Padumhèkou Tchao avait effectué un voyage en Europe contre toute attente pour, dit-on, faciliter les négociations avec le nouveau sélectionneur. Pour la circonstance, M. Tchao    était accompagné de l’inamovible Directeur Technique national Togbé Akoussah Camélio et du Directeur des Sports au ministère des Sports Salokoffi Kodjo Eloi. Ainsi du lundi 05 janvier au samedi 10 janvier, les trois mousquetaires étaient en Europe pour relancer les candidats au poste d’entraîneur du Togo.

          A l’époque, des voix se sont élevées pour dénoncer l’attitude du « businesseur » Tchao et ses sbires étant donné que c’est une entorse flagrante au processus de recrutement d’entraîneur. En fait, il revenait plutôt aux différents candidats d’effectuer le déplacement de Lomé pour défendre leurs dossiers qui devraient être soumis à la Fédération. Le ministre n’intervient qu’en dernier ressort pour entériner le choix du B.E de la FTF après avoir étudié les modalités du paiement de salaire.

          Christophe Tchao à l’époque avait tenté de justifier son voyage par le seul souci d’aider le Bureau qui devrait être mis en  place une semaine plus tard. Mais le fait que le recrutement tarde à être effectif fait croire que le ministre Tchao avait menti et ne maîtrise rien de ce pour quoi il a été nommé à ce département.

          C’est vrai qu’il est beaucoup plus sur le terrain politique dans les meetings et surtout la lecture des motions endiablées, mais qu’il vienne à tromper tout un peuple sur un sujet aussi sensible montre à suffisance que Faure Gnassingbé choisit ses collaborateurs par rapport à leur dégré de militantisme que de leurs compétences. Et la plupart du temps, ces arrivistes tombent dans des milieux déjà pourris. Sinon, on comprend difficilement que le sulfureux Salokoffi et Togbé Akoussah qui sont censés maîtriser les choses puissent accompagner Tchao dans ses dérives mensongères juste pour satisfaire leurs poches.

          En tout cas, pour ceux qui ont suivi de près le natif d’Adjengré depuis son arrivée le 15 septembre 2008 à ce département des Sports, ce n’est pas du tout une surprise de voir traîner ce dossier d’entraîneur jusqu’à ce jour. On se rappelle, avant ces élections à la FTF, le sieur Tchao avait vomi et professé que le gouvernement n’aura pas de candidat. Mais c’est plutôt dans ses locaux que la liste de Rock Gnassingbé a été constituée le 09 décembre  2008 avant que lui-même ne descende sur le terrain pour aider le retour du frère de son patron.

          C’est quand même regrettable que des thuriféraires à l’image de Padumhèkou Tchao puissent s’accorder le luxe de voyager sur le dos du contribuable togolais pour des missions qui n’existent même pas.

          De toutes les façons, cette situation est la preuve irréfutable du manque de volonté criard de la part du président Faure Gnassingbé et ses copains. Et les moyens saugrenus et rédhibitoires mis en œuvre pour imposer Rock Gnassingbé ne répondent qu’à une seule aspiration : Faire plaisir au « blindé du port » qui devient menaçant, comme si le Togo est devenu un gâteau à l’image de l’Afrique à la conférence de Berlin en 1885 

Kokou AGBEMEBIO

Révélation troublante : Comment le Colonel Atcha Titikpina a divisé
Correcteur N°50 du 9 fev. 2009

La famille Gnassingbé 

Ce n’est plus un secret pour les Togolais que les relations entre les fils « du père de la nation » notamment le président de la république Faure et Kpatcha Gnassingbé connaissent de sérieux ennuis depuis quelques temps. La presse nationale et internationale en ont fait largement échos. Mais les vraies raisons de cette division n’ont pas été jusque-là évoquées. Selon une source proche de la famille, c’est bien le Colonel Atcha Titikpina qui serait à l’origine de la guéguerre entre les deux frères.

En effet, c’était une famille Gnassingbé parfaitement unie que les Togolais ont découvert au lendemain du 05 février, date du décès du président Gnassingbé Eyadéma. La même cohésion a régné au sein de la famille après le 24 avril, jour de l’élection controversée de Faure à la tête de l’Etat Togolais. Mais tout va capoter avec la nomination du Colonel Atcha Titikpina en tant que ministre de la Sécurité. 

Le mauvais rôle du ministre Titikpina

A en croire notre source, c’est l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants qui aurait pesé de tout son poids pour que le Colonel, considéré comme un fidèle des fidèles du feu président Gnassingbé Eyadéma, soit nommé ministre de la Sécurité. Il lui aurait même apporté une aide financière pour lui permettre de se mettre véritablement dans la peau d’un ministre. Mais une fois installé, il serait aller dire à Faure que selon ses services de renseignement, son demi-frère serait une menace pour la sécurité de son fauteuil.

Voilà donc l’origine des problèmes entre les deux héritiers. C’est ce qui aurait amené le chef de l’Etat à «humilier» son demi-frère en le sortant subitement du gouvernement Mally et en rattachant le ministère de la Défense à la Présidence. Nul n’a besoin de démontrer aujourd’hui jusqu’où  cette affaire avait secoué la famille Gnassingbé. Et il a fallu l’intervention de plusieurs chefs d’Etat pour calmer les uns et les autres.

Finalement, Faure se serait rendu compte qu’il s’agissait d’un gros canular, d’une affaire montée de toute pièce. C’est ce qui explique le fait qu’il multiplie ces derniers temps des opérations de charme envers son demi-frère. Même lors de la composition du gouvernement Houngbo, Faure aurait mis tout en œuvre pour que Kpatcha fasse son entrée. Mais l’ancien ministre de la Défense aurait refusé.

En tout cas, le Colonel Titikpina seul sait d’où il tire cette information. Mais pour ceux qui le connaissent, l’homme n’aime pas vivre dans la quiétude.  

La responsabilité de Titikpina dans les incidents de Tchamba

            C’est le ministre qui serait en partie responsable des évènements malheureux qui se sont déroulés récemment à Tchamba.

            Tout a commencé en mi-2007 lorsqu’il s’était agi de dégager le candidat qui devait représenter le RPT dans la zone pour les élections législatives d’octobre 2007. A l’époque, le chef canton aurait apporté son soutien à Mme Larba Apoudjak contre Agbéré Kabala, le candidat du Colonel lors des primaires organisées au sein du Rassemblement du Peuple Togolais pour le compte des législatives en question. Et au finish, c’est le candidat du « tout-puissant » ministre de la Sécurité qui avait perdu. Cette situation n’aurait pas plu au Colonel et depuis ce temps, il est décidé à rendre les comptes à son demi-frère qu’il accuse d’avoir joué un mauvais rôle dans cette affaire.

          Pour ce faire, il a d’abord demandé le partage des biens de leur père qui concernait surtout une maison à étage de 41 pièces où habitait le chef canton. Or le vieux Titikpina a laissé derrière lui, 54 enfants. Titikpina  B. Oudja-Bouh a donc senti que le Colonel voulait l’expulser de la maison et il a ainsi libéré les lieux pour aller habiter une maison appartenant à ses oncles maternels, où il exerce ses fonctions de chef canton. C’est à partir de cet instant que le Colonel a dévoilé ses intentions de détrôner son demi-frère au profit de Agbéré Kabala, le candidat malheureux aux élections primaires au sein du RPT.

          La majorité de la population se serait opposée à cette démarche mais le Colonel, fort de son titre de ministre, continue de forcer les choses. La tension était devenue vive à Tchamba et pour éviter le pire, le ministre de l’Administration Territoriale, de la  Décentralisation et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona s’est saisi  du dossier et a même reçu les deux parties à son cabinet le 25 février 2008. Il les a invitées à la réconciliation, mais le Colonel Titikpina n’a pas pris en considération tout ce que son collègue avait dit. Il avait même fait renvoyer manu militari son frère et une délégation qui s’étaient rendus à son domicile pour lui présenter des excuses. En plus, il a fait saisir le véhicule qui a servi à transporter la délégation de son frère de Bassar à Lomé. Jusqu’ici, le véhicule est garé à la Sûreté.

          Entre-temps, il a réussi à avoir sous la main, un  petit groupe de chefs traditionnels de la région dont il se sert pour demander le départ de son demi-frère, Titikpina B. Oudja-Bouh. Ce groupe de chefs traditionnels avait signé en vain une pétition pour détrôner le chef canton.

          Ce n’est qu’après toutes ces tentatives que le Colonel a mis à contribution les jeunes qui ne sont autres que ces milices pour renvoyer son frère de Tchamba. Malheureusement que le président de la république n’a pas pris la hauteur dans cette affaire et a finalement détrôné l’innocent chef canton Titikpina B. Oudja-Bouh.

          C’est dommage qu’on puisse confier un poste ministériel aussi sensible que la Sécurité et la Protection Civile à un homme de cette nature. 

Olivier GLAKPE


Présidence du cadre permanent de dialogue et de concertation

Le choix de Pascal Bodjona compromet la réussite des discussions           Le fameux cadre permanent de dialogue et de concertation recommandé par l’Accord Politique Global (APG) du 20 août 2006 et censé plancher sur les questions d’intérêt national a été créé au forceps. Un décret a été pris mercredi par le chef de l’Etat dans ce sens. La première réunion de cet organe de réflexion a eu lieu 48 heures après, vendredi. Mais il a fallu que l’eau coule sous les ponts avant qu’on n’en arrive là.

Levé de bouclier

          Vendredi 23 janvier en conseil des ministres, le gouvernement décida d’introduire à l’Assemblée national pour adoption un sujet de loi portant modification du code électoral.

L’opposition parlementaire ne l’entendait pas de ces oreilles et décida de s’opposer à ce énième forcing du  Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) qui vise à imposer sa volonté, se cachant derrière sa position majoritaire au parlement. L’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) se sont concertés et ont pris la décision d’unir leurs forces pour barrer la route à «  l’unilatéralisme » et à ces « initiatives antidémocratiques » du RPT étant dans une logique de bradage des réformes institutionnelles et constitutionnelles et de verrouillage de la présidentielle de 2010.

Ainsi à la conférence des commissions vendredi 30 janvier, les représentants de l’opposition parlementaire ont quitté la salle après avoir fustigé la démarche malhonnête du RPT. Ils récidivent le lundi 02 février et se retirent de la salle, créant ainsi une impasse. A l’appui de cette dénonciation, ils ont fait des observations sur le projet de loi de code électoral introduit à l’Assemblée et ont réclamé la création du cadre.

Cette levée de boucliers et la détermination de l’UFC et du CAR ont eu raison de l’obscurantisme du clan au pouvoir. Comme s’il ignorait la nécessité de consensus, le chef de l’Etat, « dans un souci d’apaisement » - c’est la formule standard- décréta la création du cadre permanent de dialogue et de concertation. Cette structure a, disions-nous, tenu sa toute première réunion vendredi dernier. Mais déjà, il se pose le problème de l’impartialité de celui qui est appelé à représenter le chef de l’Etat qui est fait patron du cadre, et  qui doit présider les séances.  

L’équation Pascal Bodjona

          C’est le ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales qui a représenté le chef de l’Etat vendredi, et il sera sans doute ainsi à chaque fois. Ce choix pose un problème sérieux de partialité quand on jette un regard sur les manœuvres de Pascal Bodjona et sa responsabilité dans l’impasse qui a précédé la mise en place du cadre permanent de dialogue et de concertation. Sans exagérer, il faut souligner que c’est lui le chairman de l’unilatéralisme dont fait preuve le pouvoir.

          En effet, le 04 décembre 2008, le ministre a convié les parties prenantes à la crise à une réunion pour plancher sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Il aurait été demandé aux protagonistes de faire parvenir leurs propositions au ministre en vue de l’élaboration d’un projet de loi pour la modification du code électoral. C’est sur ces entrefaits que la séance a été levée et les protagonistes devraient se voir à nouveau pour les débats lors d’une rencontre ultérieure. Les partis de l’opposition étaient dans l’expectative de cette réunion qui ne viendra pas.

Contre toute attente, ils apprennent l’introduction d’un projet de loi portant modification du code électoral à l’Assemblée nationale le vendredi 23 janvier. D’où pouvait provenir le texte proposé par le gouvernement ? Une seule piste est crédible, au vu de ses prérogatives juridiques : le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivité Locales, Pascal Bodjona. C’est donc lui qui a parrainé ce forcing opéré par le RPT, mis en force le texte proposé par le gouvernement. Les nombreuses dispositions discriminatoires favorables au RPT relevées dans le texte par l’UFC et le CAR portent donc son sceau. L’homme savait que le texte devrait être discuté au préalable et requérir le consensus avant d’être proposé au gouvernement. Mais volontairement, Pascal Bodjona a court-circuité l’opposition en transmettant un texte au conseil des ministres. Et c’est cet homme qui n’a pas cherché le consensus qu’on parachute à la tête du cadre permanent de dialogue et de concertation créé au forceps.

Déjà, il se pose des problèmes de représentativité au sein de la structure. Le RPT est super représenté, au détriment de l’opposition. Comment seront réglées alors les divergences ? Autant de problèmes soulevés par les représentants de l’opposition parlementaire au sortir de la première réunion de ce cadre permanent de dialogue et de concertation.   

Olivier GLAKPE


La Loupe du Correcteur : Où allons nous encore ?

Et si c’était dans les vieux pots que l’on faisait les meilleures soupes ? Lentement mais sûrement, le régime RPT montre les signes de son obstination à retourner à l’absence presque totale de la démocratie au Togo. C’est en tout cas la conclusion à laquelle on aboutit lorsqu’on jette un regard sur ce qui se passe aujourd’hui dans la classe politique togolaise.

Que le temps passe trop vite ! Déjà quatre ans que le Président Gnassingbé Eyadéma quittait ce monde, ouvrant ainsi la voix à une accession de son fils Faure Gnassingbé au pouvoir, avec en toile de fond, un coup d’état constitutionnel suivi d’une élection présidentielle teintée du sang humain. Conscient qu’il était de sa mauvaise presse auprès des populations, Faure Gnassingbé avait opté pour un langage qui proclame le changement et appelle à la réconciliation. Mais 2009 n’est pas 2005. Et les actes auxquels on assiste désormais ne cessent de trahir le langage de réconciliation et de changement.

Une fois la reprise de la coopération obtenue avec les bailleurs de fonds, le régime RPT renoue avec les vieilles habitudes : de son seul gré, le Ministre de l’Administration Territoriale Pascal Bodjona taille un projet de loi portant modification de Code Electoral que le Gouvernement venait de déposer sur la table des députés pour adoption. Et c’était bien parti pour une nouvelle coupe de lois au format RPT ; puisque le vote de cette loi ne rencontrera aucune difficulté devant la majorité absolue dont dispose le RPT à l’Assemblée Nationale. Et cela, les partis de l’opposition ne le savent que trop bien, et ils ont très vite haussé le ton et brandi la menace d’un retrait de l’Assemblée, obligeant ainsi Faure Gnassingbé et sa cour à reconsidérer leur copie.

Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) recommandé par l’Accord Politique Global, a ainsi vu le jour, son décret de création étant déjà signé et son Président aussi nommé par le Chef de l’Etat. Mais c’est la nomination de Pascal Bodjona à la tête du CPDC qui inquiète beaucoup de Togolais. Car cela ressemble un peu à une manière de faire du ministre de l’Administration territoriale, juge et partie. Personne n’ignore que Pascal Bodjona n’a jamais affiché une seule bribe de volonté de lâcher prise ; et de surcroît, il est l’artisan du fameux projet de loi portant modification du code électoral.

L’une des questions qui invitent déjà à la méditation est de savoir si toutes les tendances politiques assignent dans leur conscience, la même finalité à ce Cadre Permanent de Dialogue qui vient d’être mis en place par le Président de la République. Ne risquons-nous pas de nous retrouver du jour au lendemain dans une circonstance de cadre permanent de divergences ; ce qui conduira immanquablement à un échec de plus ?

Autant comprendre alors que le seul fait de doter la classe politique togolaise d’un Cadre Permanent de Dialogue n’est pas une fin en soi. Les protagonistes de la scène politique togolaise doivent comprendre que tous leurs actes ne doivent avoir pour seul et unique objectif que d’asseoir une réelle démocratie dans le pays. Et cela passe par de franches et sincères discussions qui doivent aboutir à un consensus autour des questions touchant à la constitution plusieurs fois tripatouillée par le régime RPT, et aux réformes institutionnelles.

Nous parlons ici de réformes sérieuses et non de changement de façade qui n’ont jamais suscité l’adhésion des citoyens togolais.

Faure Gnassingbé et son régime RPT ont leur carte de crédibilité en mains. Et c’est l’occasion ou jamais pour le « leader nouveau » de prouver qu’il n’y aura « plus jamais » de violences électorales au Togo. Et la voie royale pour y parvenir reste l’éviction des fraudes électorales, la mise en place d’une loi électorale juste qui prenne en compte l’intérêt et la volonté du peuple togolais et non celle d’un parti dont on veut assurer la pérennité au pouvoir.

Assou ADJIKPA


L’homme est de nature trouble et profond&

AO !

Le vent de la démocratisation qui a commencé à souffler dans les années 90 a vu l’émergence des leaders d’opinion  en qui la jeunesse débordée a fait naïvement confiance en leur confiant la tête des mouvements de protestation contre la dictature militaro-mafieuse sur le continent.

AO !

Notre pays le Togo n’a pas été épargné où on a vu des partis politiques naître comme des champignons, au slogan creux et vide de sens. C’est dans ce lot que Danyito a voulu classer la CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains)

AO !

Un nom très ambitieux qui parle de toute l’Afrique

Hahahahha

AO !

Mais ce parti devient quoi ?

AO !

Notre émérite professeur Secrétaire Général du parti est devenu quoi ?

AO !

Celui-là que jadis les Togolais considéraient comme le plus intègre des hommes politiques est devenu muet comme une carpe depuis qu’il a mangé le cou (EDOUKO) parce que quand on a faim on mange les interdits.

FO LEO, c’est bien de lui qu’il s’agit, a déçu plus d’un.

AO !

Celui qui a lancé en novembre 1993 la grève générale illimitée se retrouve aujourd’hui dans un gouvernement RPT avec le titre pompeux de ministre d’Etat  sans avoir levé cette grève!

AO !

Au Togo, il suffit de crier ou d’aboyer plus pour avoir une place à la mangeoire.

AO !

Au nom de la réconciliation dira t-on, on crée le « Mangeons –club ».

AO !

Ceux qui ont été les vrais acteurs de ce soulèvement sont laissés sur le quai à l’instar de LOGO Dossouvi Hilaire, qui, revenu au pays au nom de l’APG n’ont rien eu de ce partage de gâteau.

AO !

LOGO, nommé chargé de mission, n’a effectué que des missions entre les bureaux des Affaires étrangères pour se procurer des journaux à lire afin de tuer l’ennui.

AO !

La CDPA de FO LEO est muette et regrette la somme faramineuse dépensée dans les législatives de 2007 qui selon mes sources avoisine 500 millions de nos francs.

AO !

Où est-ce que des professeurs cadres A1 de la fonction publique réunis au sein de ce parti ont trouvé ce financement ?

AO !

Comme quoi ,  il y a un deal entre les tenants du pouvoir et ces leaders qui sont  à l’apogée de leur vie biologique mais qui veulent goûter aux délices et honneur de la Res-publica oubliant ainsi le peuple : c’est ça la POLITIQUE qui est l’art de tromper au maximum le peuple.

FO LEO  AO !

AO !

FOLEO !

Qui croirait que tu pourras devenir ainsi ?

AO ! FOLEO !

Tes amis professeurs ont préféré te quitter

AO !

FOLEO, tes coéquipiers du club AAT de tennis ne te reconnaissent plus

AO !

Foleo, que diras-tu à Tanty Dédé (suis mon regard).

AO ! Foleo !

Tu as tronqué tes chemises CHIVIVO de lutte contre des costumes SMALTO pendant que les natifs de Tokpli tirent le diable par la queue ainsi que les membres de ton parti

AO !

Le parti est mort et sacrifié par les ténors professeurs du parti.

La CDPA a vécu ce que vivent les roses en l’espace d’un matin.

Ainsi va la politique en Afrique.

AO !


Y a-t-il un Léopold Gnininvi au sein du Gouvernement ?

Cette question, beaucoup de Togolais se la posent aujourd’hui. Pas pour avoir une réponse, mais juste pour ironiser, eu égard à l’attitude qu’observe, en ce moment précis, le Professeur Léopold Gnininvi face à l’allure que prend le processus démocratique au Togo.

Au fur et à mesure que l’on s’approche de l’échéance électorale de 2010, on remarque que le régime RPT pose, de façon flagrante, des actes qui sont guidés par le souci de se maintenir éternellement au pouvoir. Des actes qui certainement ne garantiront pas un climat de paix dans le pays. Ce qui pousse les partis de l’opposition, notamment l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), à hausser le ton et à brandir la menace d’un retrait de l’Assemblée Nationale, histoire de mettre le RPT devant ses responsabilités.

Mais dans tout cela, le « Grand Léopold Gnininvi » lui-même ne se fait même pas sentir ; alors que c’est en de pareilles circonstances de la vie politique de notre pays que l’on ressent le plus les actes et les actions du patron de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA). Et pourtant, nombreux sont les Togolais qui avaient pensé que la présence de Gnininvi au sein du Gouvernement serait d’un apport pour l’opposition. Puisqu’on estimait que l’homme va peser de « tout son poids » pour refuser certaines choses au pouvoir en place.

Malheureusement, notre ministre Gnininvi fait plutôt preuve d’un étonnant silence qui ne lui ressemble pas et qui fait dire à certains que le Professeur agit pour devenir le prochain Directeur de Campagne de Faure Gnassingbé.

En tout cas, si le CAR et l’UFC font une alliance pour aller à l’élection présidentielle de 2010, en quoi cela gène de voir la CDPA faire aussi une alliance avec le RPT ? Bon vent, Fo-Léo ! Seulement l’histoire retiendra que vous avez été l’opposant le plus tenace mais aussi le plus dompté par le régime RPT.  

Cessons de mentir au peuple !

Le pilotage à vue qu’on a toujours reproché aux dirigeants togolais commence déjà à faire ses dégâts.

En effet, c’est une coutume connue de tous que lorsque tout le monde crie que ça ne va pas, c’est en ce moment que les hommes du pouvoir font comprendre à qui veut les entendre que tout avance comme sur des roulettes dans le pays.

Tout doucement, on s’achemine vers une paralysie des activités dans plusieurs domaines au Togo, et ceci du fait des gouvernants qui, au lieu de résoudre une fois pour de bon les problèmes qui se posent aux populations, essayent plutôt de faire preuve d’un pilotage à vue laissant la situation évoluer jusqu’à la pourriture.

Déjà au cours de la semaine dernière, deux secteurs de l’économie togolaise, notamment la Douane et le Port Autonome de Lomé ont été secoués par le mouvement de débrayage des transitaires et l’interruption d’activités des Libanais vendeurs de véhicules d’occasion au Port de Lomé. Ceux-ci ont ainsi montré leur mécontentement face aux conséquences désagréables que leur cause la mise en place de la  COTEC.

Au cours de la même semaine, les enseignants des écoles primaires publiques ont également observé un mouvement de grève pour protester contre les désagréments liés à la décision du gouvernement de rendre l’école primaire et préscolaire gratuite au Togo. Et ce que les syndicats des enseignants ont beaucoup déploré, c’est le fait qu’un communiqué de leur ministre de tutelle, Yves Madow Nagou, ait déclaré au peuple que la grève annoncée par ces enseignants n’aurait plus lieu. Ce que les syndicats avaient qualifié de mensonge.

A force de continuer à tronquer la vérité, alors que les populations ne cessent de se lamenter dans le pays, les gouvernants se transforment en leurs propres fossoyeurs sans le savoir. Il vaut mieux corriger cela pour éviter le pire qui s’annonce déjà. 

ONG ou PNG ?

          Depuis quelques temps, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) pillulent  au Togo et envahissent les coins et recoins du pays. Ces ONG, pour la plupart apportent des soutiens non négligeables aux populations tant urbaines que rurales.  Mais, on constate parfois que certaines ONG, au lieu de rechercher le bien-être des couches socio-professionnelles pour lesquelles elles existent, font du business sur le dos de cette frange de la population souvent démunie. Les exemples sont légion mais le dernier en date remonte à la semaine dernière où une ONG pourtant respectée de la place, a organisé un atelier pour sensibiliser les femmes rurales sur leurs droits souvent bafoués.

Il est établi que ces femmes souvent analphabètes, ignorent leurs droits au foyer et dans leurs activités économiques. Quoi de plus normal que d’apporter la lumière à ces vaillantes femmes qui ignorent leurs droits. Mais le hic, c’est que dans cette salle située dans un quartier au nord-ouest de Lomé, où l’on prétend défendre les intérêts des femmes rurales, elles sont à compter au bout des doigts pour ne pas dire qu’aucune n’était invitée. Comment peut-on vouloir aider des gens qui ne sont pas impliquées dans cette formation ? C’est tout comme un professeur qui dispense des cours en l’absence des élèves. C’est inconcevable que des responsables d’ONG se comportent de la sorte et continuent de surfer sur le dos des pauvres femmes paysannes. Personne ne peut parler à leur place si ce ne sont elles-mêmes, car elles sont seules à même de parler de leur situation et de recevoir des conseils pratiques à propos. Le contraire ressemble beaucoup plus à du business sans pareil.

          Il est temps que tous ceux qui animent les ONG changent d’attitudes pour ne pas donner raison à l’artiste togolais Jad Fozis qui pense que les ONG sont devenues des PNG, c’est-à-dire des Personnes non gouvernées.

Pourquoi déchirer les affiches de vœux du Père de la Nation ?

          Le 05 février dernier, le peuple togolais a commémoré le 4e anniversaire du décès du Général Président Gnassingbé Eyadéma. Malgré cette disparition depuis quatre ans, les Togolais ont découvert avec stupéfaction à côté des affiches géantes de Faure Gnassingbé présentant ses vœux de fin d’année aux populations, une autre affiche portant la photo de Eyadéma sur laquelle est inscrit : Meilleurs vœux 2009. Cela a suscité frayeur et indignation pour bon nombre de Togolais qui se demandaient comment quelqu’un qui est mort il y a 4 ans, peut continuer par s’adresser au peuple. Le caractère immoral de l’acte posé par les pontes du pouvoir a été l’objet d’une averse de critiques aussi bien dans les rues que dans la presse.  Mais il y a deux semaines, le panneau sur lequel étaient gravés les vœux du « Père de la Nation » dans les encablures du garage central sur le Boulevard Eyadéma, a disparu miraculeusement ! Au même moment, les enseignes lumineuses de Faure Gnassingbé sont toujours visibles à travers tout le pays.

          On suppose que ce sont des gens survoltés qui ont enlevé cette affiche. Si c’est le cas, combien de temps faut-il aux affidés de Eyadéma pour remettre ça ? Ce qui exclurait de facto cette piste. Si ce n’est pas le cas et que c’est plutôt les laudateurs à tout poils qui, après les reproches, ont tenté de rectifier le tir, c’est une bonne chose car l’erreur est humaine. Mais ce serait trop facile pour ces nostalgiques de revenir nuitamment toute honte bue, déchirer cette affiche sans présenter au préalable des excuses au peuple. C’est la preuve suffisante que des individus sans foi ni loi continuent de narguer tout un peuple à travers des actes dénués de tout sens.

          Depuis quand un Président mort continue de s’adresser à son peuple ? Sans le savoir peut-être, ces caciques du RPT couvrent d’opprobre de leur ancien serviteur en cherchant à l’immortaliser par cette manière. C’est aussi ça, l’ignorance.  

Les fourvoiements du Premier ministre Gilbert Houngbo

Il y a quelques jours, le premier ministre Gilbert Houngbo était face à la presse pour la présentation du bilan des cent jours passés à la tête du gouvernement. Dans l’ensemble, le PM n’a pas convaincu les Togolais et plusieurs voix se sont levées pour le critiquer. Ainsi, pour beaucoup, ces critiques allaient l’amener à prendre conscience de la tâche qui lui est assignée.

Mais visiblement, le « technocrate » ne semble pas comprendre les choses de cette façon. Actuellement,  il semble prendre une nouvelle dimension et les risques d’égarement sont très grands.

Dans une interview accordée à notre confrère en ligne republicoftogo.com, Gilbert Houngbo n’a pas hésité d’affirmer que ce sont les calculs politiciens qui ont amené certains à critiquer son bilan. « Qualifier le bilan de « mitigé » est un peu exagéré. Cette lecture est faîte par deux catégories de Togolais. Il y a ceux qui inscrivent leur démarche dans des calculs politiciens ; ce que je peux comprendre, et il y a ceux qui estiment qu’en comparaison de l’immensité des travaux et des attentes de nos populations, les résultats sont trop minces », a-t-il déclaré en substance.

En clair, Gilbert Houngbo n’est pas prêt à changer de stratégie afin de pouvoir changer le vécu quotidien des Togolais comme lui-même il l’a promis. Les quatre mois passés à côté de Faure Gnassingbé et les siens lui ont permis d’assimiler parfaitement les leçons du RPT. Puisque dans la même interview, « le technocrate » qui est souvent présenté comme un homme politiquement neutre prend partie en défendant aveuglement que les réformes Institutionnelles et Constitutionnelles doivent être faites à l’Assemblée. « Les réformes constitutionnelles et institutionnelles sont un vaste chantier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le président Faure Gnassingbé a convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale afin de commencer les débats.

La vraie question est que certains estiment que les discussions ne doivent pas avoir lieu au niveau du Parlement. Avons-nous, nous Togolais, un respect pour nos institutions ? L’Assemblée actuelle représente le Peuple. Elle est issue d’un scrutin libre et transparent. Elle doit donc jouer son rôle. Telle est ma conviction », déclarait-il encore. On comprend aisément que le monsieur est un vrai militant du RPT. Pire encore, cette déclaration montre à merveille qu’il ne maîtrise rien de la réalité togolaise. Pour information, le PM doit savoir que c’est l’APG qui a permis l’organisation du scrutin qu’il juge libre et transparent et qui a voulu que les réformes soient faites dans le Cadre Permanent.

Non, Gilbert Houngbo n’est pas l’homme de la situation. Il est venu trop tard dans un monde trop vieux. 

Faure a cédé piam!

Un bras de fer a opposé la semaine dernière l’opposition parlementaire au RPT à propos de la création ou non du cadre permanent de dialogue recommandé par l’Accord Politique Global.

En effet, le gouvernement RPT qui ne voulait pas du tout de ce cadre avait préparé et introduit à l’Assemblée nationale, un projet  de loi portant sur le Code électoral. Lequel projet de loi devait être adopté. Le RPT, sûr de sa majorité à l’Assemblée a voulu tenter un passage en force mais a été très vite rattrapé. Les deux partis de l’opposition présents à l’Assemblée ont vite fait d’enterrer leurs différends et se sont fusionnés rapidement. Suite à leur menace de quitter le parlement, Faure Gnassingbé a cédé piam. A moins de 72 heures, ils ont pris et mis en application un autre décret instituant la création de ce cadre tant sollicité par l’opposition.

Pourquoi donc a-t-on attendu tout ce temps pour le faire ? En tout cas, c’est la preuve que « l’esprit nouveau » n’a aucune volonté de changer les choses.

L’opposition est avertie. Le pouvoir RPT est resté fidèle à ses habitudes et ne cédera rien facilement. Ce n’est que dans une union sacrée que la démocratie peut triompher. Plus de place donc aux querelles intestines. L’ennemi commun, c’est le RPT…              

Les imperfections et la corruption entourant la COTEC réveillent la colère des transitaires

Les déclarants en douanes communément appelés transitaires ont manifesté leur colère durant toute la semaine dernière face à ce qu’ils ont considéré comme « les désagréments nés de la création de la COTEC ». A ces déclarants en Douanes, se sont associés finalement les Libanais qui vendent les véhicules d’occasion dans les parcs auto. De ce fait, le Port  Autonome de Lomé et la Douane togolaise ont vu leurs activités tourner au ralenti.

Les transitaires estiment qu’il n’est pas normal que le gouvernement togolais accepte de garder la Compagnie Togolaise d’Evaluation et de Contrôle (COTEC) tel qu’elle se présente aujourd’hui ; et ceci eu égard aux conséquences fâcheuses qui découlent déjà du fonctionnement de cette société que certains appellent « Entreprise personnelle de Ably- Bidamon ».

En effet, beaucoup de transitaires ont reconnu que dès que le fonctionnement de la COTEC est entré en vigueur, le taux de véhicules mis en consommation au Togo a largement diminué, entraînant ainsi un manque à gagner pour l’économie togolaise, même si les initiateurs du projet de création de la COTEC continuent à démontrer le contraire, comme ils ont eu à le faire par le biais d’une conférence de presse animée il y a quelques semaines.

Outre la baisse du taux de véhicules achetés, il faut signaler une autre conséquence grave liée à la création de la COTEC qui est relative à la pollution de l’environnement. Car, face au coût élevé des valeurs douanières, certains Togolais tournent déjà leurs regards vers les vieilles voitures dont l’usage se révèle dangereux pour les efforts consentis dans le domaine de la protection de l’environnement. Tout simplement parce que le parc automobile du Togo devient d’un seul coup très vieux. Un suicidaire paradoxe, quand on sait qu’à ce jour, tous les Etats sont invités à encourager l’usage de véhicules moins âgés afin de réduire l’effet des gaz d’échappement sur l’environnement.  

La persistance de la corruption à la douane

Malgré l’imposition de la COTEC, les douaniers ont du mal à tourner le dos à leurs anciennes méthodes qui leur permettaient de se remplir les poches. C’est ainsi que depuis le lundi 26 janvier dernier, deux douaniers sont allés installer un bureau informel devant les portes du siège de la COTEC où ils perçoivent, depuis lors, une somme de 5 000F CFA par véhicule, à raison de 4 000F pour la Taxe Extra Légale (TEL) et 1000F pour leur poche. Et déjà on indique qu’à  la fin de la semaine, ces deux douaniers qui auraient pris cette initiative au nom d’un certain Directeur de la législation et de régimes économiques à la Douane, Bamana Winiega, auraient empoché déjà 7 millions de nos francs au profit de leurs mentors et plus de 2 millions de francs pour leur propre compte.

Et pourtant, on a eu à démontrer dans ce pays que l’un des multiples avantages du système de la COTEC est qu’il permet d’éviter aux transitaires de payer ces faux frais. Où sont alors la transparence et le sérieux qu’on attribue à la COTEC ?


Le contournement de la COTEC et le système de fraude pratiqué par les sommités

A vrai dire, les grands perdants dans cette affaire de la COTEC ne sont que les pauvres transitaires et leurs clients. Car selon nos informations, les hommes du pouvoir et leurs protégés ont une voie de contournement qui leur permet d’éviter de payer les valeurs exorbitantes qu’impose désormais le système de la COTEC : le procédé du Bon à Conduire (BAC). Les affiliés et affidés du pouvoir en place se font établir ainsi cet accord de la part des autorités douanières après échange de connaissement et passent voir le tout-puissant Konzi qui passe sur leur dossier, l’inscription « à régulariser avec diligence », puis une fois la contre signature de Daoune Boundjou obtenue, le véhicule pour lequel on doit dépenser des millions pour sortir, sort après juste une dépense qui varie entre 94 000 F et 200 000 F, selon le cas. C’est ainsi que certains protégés du pouvoir RPT continuent de dédouaner leurs véhicules sans presque rien dépenser au moment où de pauvres citoyens sont contraints à des dépenses excessives qui les obligent à renoncer même à leur métier.

Voilà donc autant d’éléments sur lesquels se fondent alors les transitaires et leurs clients pour demander au gouvernement togolais d’inviter la Direction de la Douane à revoir sa copie en ce qui concerne l’implantation de la COTEC. Ceux-ci estiment que le gouvernement pourrait demander à la Douane de redéfinir de nouveaux barèmes dans l’attribution des valeurs des véhicules en tenant compte des réalités économiques spécifiques du Togo.

Si malgré l’existence de la COTEC, on arrive encore à trouver des moyens pour soutirer de l’argent aux transitaires et favoriser au même moment d’autres citoyens, entraînant ainsi des pertes pour le Trésor public, il apparaît donc clair que ceux qui considèrent la COTEC comme une entreprise créée sans étude de ses impacts n’ont pas moins raison. Il n’est pas encore trop tard pour rectifier le tir.

Assou ADJIKPA


Nomination de Pascal Bodjona à la tête du CPDC  : Faure Gnassingbé peut mieux faire

            L’espoir que les Togolais ont placé dans le processus électoral de 2010, vient de prendre un sérieux coup avec la nomination de Pascal Bodjona à la tête du Cadre Permanant de Dialogue et de Concertation (CPDC).

Pour beaucoup, c’est un mauvais départ que de placer deux individus de la trempe de Pascal Bodjona et Gilbert Bawara devant l’opposition pour discuter et aboutir à des résultats concrets. La plupart des observateurs affirment déjà que le climat politique togolais actuel recommande que Faure Gnassingbé prenne lui-même la tête du CPDC, même si la loi lui confère la latitude de se faire remplacer par un membre de son gouvernement. Sinon, que peut-on  espérer de prometteur de ce Cadre permanent de dialogue quand on sait que celui qui le pilote s’appelle Pascal Bodjona, un individu qui, il y a quelques jours, affirmait dans l’un de ses multiples « coassements propagandistes » que Faure Gnassingbé a déjà opéré tous les changements que les Togolais attendent voir se réaliser dans le pays ?

Par ailleurs le projet de loi portant modification du code électoral qui a mis le feu aux poudres a été une œuvre du ministre Bodjona. Et revenir nommer quelqu’un qui inspire peu de confiance pour diriger les travaux des discussions dans cette sturcture dénote d’ un manque de sérieux que le chef de l’Etat met dans cette institution. Ce qui vient confirmer l’argument de ceux qui estiment que c’est à contre coeur que Faure Gnassingbé et ses hommes ont procédé à la mise en place de ce Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation.

          En clair, la signature du décret présidentiel portant création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation n’est rien d’autre que le fruit de la pression exercée par le CAR et l’UFC qui venaient de se mettre d’accord sur le principe d’une candidature unique de l’opposition parlementaire pour l’élection présidentielle de 2010.

Visiblement les discussions au sein du CPDC sont déjà bien parties pour accoucher d’une souris ; car les hommes du RPT comme toujours, ne manqueront pas d’occasion pour pendre leurs interlocuteurs à rebrousse-poil, histoire de les amener à de nouvelles crises d’incompréhension devant conduire à des situations compromettantes à l’élection présidentielle de 2010.

Assou ADJIKPA


Illico portable, la nouvelle trouvaille de Togo Télécom pour escroquer les Togolais

Il n’y a pas longtemps, la Société de Télécommunication du Togo a introduit de nouveaux produits sur le marché de consommation dont Illico, un téléphone portable fixe sans fils qui a rivalisé l’espace avec les deux principales sociétés de téléphonie mobile.

          Très apprécié par les consommateurs en raison de son coût et son usage très pratique, Illico a rivalisé avec l’usage des portables ordinaires. Mais aujourd’hui, face aux multiples difficultés liées à la réparation de cet appareil, les mauvaises langues racontent que les responsables de Togo Télécom ne font ni plus ni moins que de la pure escroquerie.

          Sinon, comment comprendre que les chargeurs de ces portables Illico sont inexistants et dès que celui avec lequel l’on a payé l’appareil est gâté, l’on soit contraint d’abandonner l’appareil à défaut d’en trouver un à louer chez un voisin ? Pire, lorsque cet appareil est gâté, on ne peut pas le réparer, même pour un simple écran. Tenez ! Pour un simple écran gâté, Togo Télécom dit n’avoir pas les moyens pour faire autrement et qu’il faut payer un nouvel appareil. Combien ? 36000 F CFA. Alors qu’on se rappelle qu’il y a eu  quelques mois seulement, des promotions ont été faites et Togo Télécom liquidait deux appareils Illico à 20000 F CFA.

          Aujourd’hui, ils sont nombreux, ces Togolais utilisateurs de Illico qui affirment être déçus des surprises désagréables réservées par le Directeur Général Pétchétibadi Bikassam et ses employés. « Ecoutez, je suis abonné Illico, ça fait six (6) mois. Mais je vous dis que vu les nombreuses perturbations, j’ai laissé tomber pour me consacrer à mes deux numéros moov et Togocel. Surtout que j’ai un fixe au bureau et à la maison, je ne trouve plus son importance », a confié un directeur de société.

          Même son de cloche chez un jeune homme d’environ 25 ans. « C’est la grande déception. C’est vrai qu’avec Illico, on peut faire des choses au coût très réduit. Pour Internet par exemple, le coût est   très moins cher. Mais  il y a trop de complications liées à la réparation de l’appareil. Vous savez qu’on peut payer un portable ordinaire à 5000 F à Déckon ? Vous pensez que   moi je vais payer Illico à 36000 F ? », a-t-il pesté 

          En clair, Togo Télécom doit savoir qu’il ne suffit pas seulement de créer les produits, mais il faut penser au préalable à toutes les difficultés éventuelles qui pouvaient subvenir plus tard.

          En tout cas, pour une trouvaille d’escroquerie, Illico portable en est une belle illustration. Et dire qu’une telle société fait partie des 500 meilleures entreprises africaines pose problème quant à ses prestations.

Kokou AGBEMEBIO


Lettre ouverte aux leaders du CAR et de l’UFC

Pam ! Le glas a peut-être finalement sonné pour une union entre les deux géants partis de l’opposition dont vous assumez les leaderships et qui par voie de conséquence ouvrirait une nouvelle aube sur le Togo.

C’est une union que nous Togolais vivant à l’étranger voulons parfaite, soudée et dénuée de tout soupçon de part et d’autre des deux partis et qui de facto engagerait vous leaders du CAR et de l’UFC solennellement devant Dieu, et devant les Hommes.

Nous avons été très heureux lorsque le dernier communiqué en date, depuis Lomé que le CAR a pris de concert avec l’UFC, nous était parvenu, précisant l’union des deux partis. Cependant, voici les questions que nous nous posons : Est-ce une union en gestation ? Une union au berceau ? Ou bien une union définitive ? Personne ne le sait encore, car, force est de constater amèrement aujourd’hui, telle une baguette magique, qu’un simple communiqué conjoint est bien loin d’enclencher une union vraie entre le CAR et l’UFC. D’ailleurs devons-nous reconnaître que les nombreux communiqués conjoints passéistes n’ont jamais aidé l’opposition à sortir de sa léthargie et de son carcan traditionnel de division et de luttes politiciennes. Reconnaissons ici et maintenant que l’opposition a toujours été plus divisée, plus hétéroclite qu’homogène. A cet égard et seulement dans le but d’apporter nos contributions à un changement dans notre beau pays le Togo, nous vous exhortons à un travail de fond et de forme avec la base des deux partis CAR-UFC, d’autant que cette union représente à nos yeux la clé de  voûté de la victoire de l’opposition. Une théorie que nous vous proposons dans ce sens est de réconcilier, d’informer et d’instruire la base des deux partis. Nous vous en faisons confiance car le défi à relever est de taille. Pour ce faire, nous tirons très tôt sur la sonnette d’alarme pour vous  réveiller de votre sommeil dogmatique, c’est-à-dire basé sur les opinions.

Chers leaders de l’opposition : s’il est vrai que dans les nations de grandes démocraties et de grandes idéologies, une telle union peut s’opérer rapidement et sans ambages, en France et en Amérique par exemple, nous avons en Afrique notre sagesse qui fait de nous de grands hommes. C’est pour cela que nous tirons notre chapeau à Me Agboyibo avec ce grand changement intervenu à la tête du parti CAR. Ce geste suscite jusqu’au jour d’aujourd’hui admiration et inspiration. Un travail de fond consisterait aussi à annihiler toutes sortes de sabotages orchestrés au sein des deux partis. Car, si l’UFC sabote le CAR en matière d’électorat, le parti au pouvoir sabote à son tour l’UFC, et ceci auprès des instances étrangères et internationales. D’où la nécessité pour l’opposition de s’unir réellement. Comme au rendez-vous de « donner et de recevoir », une union parfaite du CAR et de l’UFC équivaudrait ipso facto à un soutien inconditionnel du peuple. Nous vous demandons donc, vous leaders des deux partis de ne plus vous enfermer dans vos tours d’ivoire afin de répondre au desiderata du peuple qui va aujourd’hui en crescendo. Une autre demande que nous formulions de nos vœux et que vous transcendiez vos divergences pour cette union qui ne peut durer dans le temps et dans l’espace que si elle est bien conçue, bien collégiale et bien exprimée.

Dieu vous en aidera.

Nous vous souhaitons bon courage et bonne chance,

Tout en vous promettant dans ce but seulement tous nos soutiens, toutes nos contributions de tous ordres.

Que Dieu vous bénisse et bénisse le Togo. 

Prince HANVI Noël, résidant à New York


Togo-Burkina Faso : Un match organisé dans la cacophonie et le désordre            

Dans le cadre de la journée FIFA, le Togo affronte mercredi le Burkina Faso à Rouen en France. Cette rencontre servira de répétition générale avant le démarrage du 3e tour des éliminatoires CAN-Mondial 2010. Etant  entendu que les Eperviers du Togo devraient en découdre avec les Lions  Indomptables du Cameroun à Accra le 28 mars prochain lors de  la 1ere journée desdites éliminatoires, les préparatifs du rendez-vous du 11 février n’augurent rien de bon.

Des convocations fantaisistes

          Pour un simple match amical, le Secrétaire Général de la Fédération Togolaise de Football sème du bordel en refusant de rendre publique la liste officielle des joueurs retenus. Conséquence, plus de quatre listes différentes sont en circulation avec en prime la convocation des joueurs sans club à l’image de Maman Sherif  Touré et Eninful Kacla, et la ritualisation des cas de néo-Togolais Razak Boukari, Serge Gakpé et Mathieu Dossevi. Sans discussions sérieuses avec ces joueurs, la Fédération se complaît à les  convoquer à chaque sortie amicale. Au bout du rouleau, les joueurs suscités ne répondent jamais favorablement. Visiblement fatigué de voir son nom traîner sur les paperasses de l’encadrement technique du Togo, Serge Gakpé a saisi la FTF en fin de semaine dernière pour lui signifier qu’il a opté définitivement pour la France au détriment de son pays d’origine.

          La belle illustration de cette cacophonie est la convocation sans autres formes de préalables du joueur anglais d’origine nigériane Gabriel Agbonlahor, pour la simple raison que l’attaquant d’Aston Villa aurait passé une partie de sa jeunesse à Lomé. Ce que dément formellement l’intéressé qui avait d’ailleurs rejeté l’offre des Super Eagles du Nigeria et souhaite plutôt porter la tunique de la sélection anglaise.

          On susurre que c’est l’éternel Directeur Technique national Akoussah Camélio et le pneu de secours d’entraîneur  Kodjovi Mawuena qui auraient commis l’impair. Toute honte bue et pour se dédouaner, on évoque des erreurs dactylographiques. N’empêche ! Cette convocation pour le moins grotesque et fantaisiste continue de faire du Togo, un pays des faits divers.  

Le nouvel entraîneur toujours inconnu

          Malgré les démarches en amont du ministre des Sports Christophe Tchao ponctuées par un voyage en Europe, du 05 au 10 janvier en vue d’aider le bureau exécutif élu, trois semaines  après les élections, le choix du nouvel entraîneur n’est pas effectif. Ce voyage inopportun du ministre est une entorse flagrante à la procédure du recrutement, mais il s’est défendu par le souci de faciliter les discussions avec le nouveau sélectionneur.

          A ce jour, on est tenté de croire à un canular et que Tchao, Salo Koffi et Akoussa avaient voyagé « fata » pour un résultat qui n’existe pas. Fini l’étape Peter Zeidler, ce sont de nouvelles pistes qui sont en chantier avec le Belge Jean Thissen et l’Allemand Hans Dieter Schmidt qui sont à Lomé depuis quelques jours. Des discussions sont  avancées et pourraient aboutir au choix du Belge qui a déjà écumé plusieurs stades africains au Gabon, au Maroc, en Egypte entre autres.

          Mais, il serait beaucoup plus judicieux que l’on planche au même moment sur les questions de la Direction Technique qui n’existe pas, si ce n’est l’inamovible Akoussah qui fait office de ce poste par abus de langage.

          Là où le bât blesse, la conclusion du contrat d’entraîneur après le 11 février sera très mal vue et apparaîtra comme un saut dans l’inconnu pour l’éventuel nouveau technicien. Pire, pour des raisons financières, l’entraîneur national adjoint Tchanilé Tchakala et le coach des gardiens Assogba Yaovi malgré leur visa en main, ont été priés de rester au pays en plus de Bossou Vincent et Eninful Kacla qui n’ont pas obtenu leur visa.  

La question du budget

          Cet état de chose repose la question de la préparation et l’organisation de ce match contre les Etalons. Au départ, on annonçait qu’un budget de 200 millions a été élaboré. Pourquoi faire ? Peut-on se demander quand on sait que pour de pareilles rencontres, le budget raisonnable oscille entre 80 et 100 millions F CFA. C’est la preuve suffisante que Rock et sa bande ne sont revenus à la Fédération que pour pomper les maigres ressources du pays dont la plus grande partie est entre les poches de son frère Président et ses copains.

          Aux dernières nouvelles, le budget serait revu à la baisse par le  ministre des Finances. Sur toute la ligne, l’organisation de ce match rappelle bien au public que Rock Gnassingbé est de retour avec sa méthode scabreuse de gestion du football togolais.

Kokou AGBEMEBIO

Une compatriote écrit à Kossivi David Reinhardt

Monsieur Kossivi,

          Suite à votre nomination au poste de Secrétaire Général de la FTF nous sommes très désolés de votre acceptation à ce poste car vous avez servi le football togolais au moment où il le fallait. Lorsque vous étiez Directeur de sports scolaires et universitaires  vous étiez un homme qui a une dignité que tout homme souhaiterait avoir. Vous avez servi vos petits frères, vos enfants et aujourd’hui vos petits fils. C’est vraiment HONTEUX. Nous vous prions de bien vouloir démissionner de ce poste car il ne vous convient pas. On travaille pour être libre. Au fait pour avoir sa retraite puis vivre du fruit de son travail. Je vous ai vu à Paris en 2006 lorsque vous étiez venus pour chercher les joueurs pour la coupe du monde, j’ai versé des larmes car vous ne devriez pas faire ces déplacements car il y a des gens plus dynamiques qui peuvent le faire. Alors par amour au football togolais et pour restaurer votre dignité, laissez ce poste pardon. Il n’est jamais tard de se ressaisir. Dieu Notre Père vous guidera.

Une Togolaise vivant au PAYS-BAS.

 

Election présidentielle de 2010 au Togo / Alternance : Vers une synergie de toutes les forces démocratiques

Correcteur N°49 du 2 fev. 2009

Ce sont les deux partis de l’opposition démocratique présents à l’Assemblée qui ont donné le ton à cette alliance. L’Union des  Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), après une analyse approfondie de la situation politique togolaise, se sont convenus de la nécessité de surmonter leurs divergences pour parvenir à un candidat commun pour la Présidentielle de 2010. En tout cas, c’est ce qui ressort de la rencontre que les deux partis ont eu le mercredi 28 janvier 2009 dans la capitale togolaise.

« Le Mercredi 28 Janvier 2009, une délégation de l’UFC a rencontré une délégation du CAR au siège du CAR. Les deux partis ont procédé à une analyse approfondie de la situation politique togolaise. L’UFC et le CAR ont estimé cette situation extrêmement grave et préoccupante en raison notamment de l’unilatéralisme du RPT et son refus de respecter l’APG. L’UFC et le CAR ont décidé d’unir leur force pour combattre ces initiatives antidémocratiques.

 La délégation de l’UFC a rappelé que son parti a désigné à son dernier Congrès son candidat à l’élection présidentielle de 2010. De son côté, la délégation du CAR a rappelé qu’à son dernier Congrès, il a désigné son candidat à investir lors de son Conseil National et demande le retour de l’ascenseur. L’UFC et le CAR ont reconnu la nécessité de surmonter leurs divergences pour parvenir à un candidat commun pour la Présidentielle de 2010. Le gage de la réussite des actions à mener pour obtenir notamment les réformes constitutionnelles et institutionnelles garantissant la régularité, l’équité et le bon déroulement de l’élection présidentielle de 2010 est l’aboutissement des discussions politiques en cours.

L’UFC et le CAR ont décidé de poursuivre les discussions en vue d’atteindre leurs objectifs », précise le communique conjoint  UFC-CAR rendu public après la réunion.

L’initiative ferait également l’avis d’autres forces démocratiques qui pourront rejoindre les deux partis de l’opposition parlementaire. C’est l’exemple donc de l’ADDI du professeur Aimé Tchaboré Gogué qui a toujours oeuvré pour une telle alliance. Dans une interview accordée à notre rédaction six mois plus tôt, le patron de l’ADDI avait appelé une fusion de toutes les forces pour provoquer l’alternance en 2010. « Le temps est arrivé pour changer nos manières et fusionner nos forces pour une mobilisation du peuple afin de lui donner sa victoire en 2010 », avait-il déclaré. Même l’ancien baron du RPT, le patron de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), ne serait pas indifférent à une telle idée. En témoigne son message de vœu de nouvel an au peuple togolais et  sa position par rapport au projet de loi portant sur le  code électoral introduit par le gouvernement à l’Assemblée nationale. En effet, sur ce dernier point, la position d’Agbéyomé Kodjo Messan rejoint exactement celle de l’UFC et du CAR.

Même du côté de la diaspora, les sources généralement bien informées indiquent que l’ancien ministre de l’Intérieur, Akila Esso Boko et le président de Sursaut Togo, Koffi Yamgane, ne tarderont pas à rejoindre la barque UFC-CAR.

Seule la position de la convention Démocratique des Peuples Africains reste jusque là inconnue. Considéré comme le seul parti démocratique présent aujourd’hui au gouvernement, la CDPA n’a pas pu empêcher  les ministres RPT d’élaborer le projet de loi portant sur le code électoral. Lequel code viole l’Accord Politique Global qui a permis de décrisper, un tant soit peu, le paysage politique togolais. Aujourd’hui, « Jeune Afrique » annonce une probable démission  du professeur Léopold Gnininvi du gouvernement Houngbo dans les jours à venir. Le ferait-il peut-être pour pouvoir rejoindre ses camarades de lutte ? Nul ne saurait répondre.

De toutes les façons, on va inévitablement vers une fusion de toutes les forces démocratiques  en vue d’une alternance en 2010.

Mais est-ce que le Rassemblement du peuple Togolais (RPT) qui a derrière lui les Forces Armées Togolaises acceptera en fin le verdict des urnes ? That is the question ?
Olivier GLAKPE ( oliglakp@yahoo.fr)


Dans l’espoir d’une suite favorable en 2010 : Faure Gnassingbé fait la cour aux chefs traditionnels 

Le chef de l’Etat a eu, si l’on en croit les confrères des médias d’Etat, une rencontre avec les gardiens des us et coutumes. Le commun des Togolais a bien voulu croire à un simple rendez-vous pour une organisation plus efficiente de la chefferie traditionnelle, quand on sait que les différends autour de ce sujet prennent de l’ampleur et entraînent des affrontements entre les communautés. La décision a été d’ailleurs prise de créer un conseil national de la chefferie traditionnelle. Mais ce qu’on a vu sur les écrans défend de croire à une rencontre désintéressée.

Rendez-vous de la politique

          Pour cette rencontre autour d’une question qui est loin d’être prioritaire, c’est tout le gotha  de l’exécutif qui est présent. Personne ne trouve à  redire sur la présence de Pascal Bodjona, car c’est lui le préposé de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, et c’est sous son autorité que se trouvent les chefs traditionnels. Mais Faure Gnassingbé est venu lui ravir la vedette. Le premier ministre « neutre » Gilbert Houngbo n’a pas voulu se faire compter l’évènement. Même les ministres dont les départements n’ont rien à voir avec la chefferie traditionnelle étaient là. On notait la présence de Gilbert Bawara de la Coopération et de l’Amenagement du Territoire, Silly Kpabré du Tourisme, Kokou Tozoun de la Justice, Atcha Titikpina de la Sécurité et de la Protection civile, Ibrahima Méimounatou de l’Action Sociale, de la Protection de l’Enfance et des Personnes âgés, entre autres. En fait, cette présence des proches du chef de l’Etat, fait  croire que le rendez-vous de Kara avait un enjeu capital pour le clan au pouvoir. Beaucoup de Togolais en ont été d’ailleurs persuadés par le déroulement global de cette rencontre.

          Que ce soit du côté des chefs traditionnels, du chef de l’Etat ou des autres officiels, on a parlé plus politique que chefferie traditionnelle. Ce dernier sujet qui semblait justifier la tenue de cette rencontre n’a été évoqué que par  intermittence. Dans les discours, on a plutôt chanté la même litanie des nombreuses réalisations du chef de l’Etat (sic), sa  politique de réconciliation national et de réformes (sic)… Comme par hasard, le sujet de la présidentielle de 2010 s’est invité, et le chef de l’Etat a créé le sourire chez les gardiens des us et coutumes. Faure Gnassingbé a décidé de doubler les émoluments des chefs traditionnels, et l’argument justificatif est tout trouvé : mettre les gardiens des us et coutumes dans les  meilleures conditions pour accomplir leurs tâches. 

Clin d’œil inédit

          Cet alibi cache mal les réelles motivations de ce geste de magnanimité de Faure Gnassingbé. Cet argument souffre de pertinence et il existe des secteurs prioritaires qui ont plus besoin de ces genres de gestes du chef de l’Etat. Les Togolais ont besoin de manger à leur faim, de pouvoir survivre à cette flambée des prix des produits alimentaires et attendent des actions pareilles de l’Exécutif. Un petit geste si infime soit-il aurait des répercussions considérables sur la masse. Les médecins  ont engagé un bras de fer avec l’autorité depuis des mois. Ils ne réclamaient que de meilleures conditions de vie et de travail pour pouvoir mieux s’occuper de la santé de la population. Eux, ils ne demandaient pas qu’on leur double leur salaire, mais un geste de revalorisation ; ils demandaient la même chose pour leurs primes d’astreinte et de garde et le paiement des arriérés. Le bras de fer avait débuté depuis l’époque où Komlan Mally était Premier ministre et ce dernier est devenu ministre de la santé. Le « Leader nouveau » qu’on dit soucieux des conditions de vie de ses gouvernés n’a pas pensé un seul instant faire un geste à leur endroit. Il a fallu qu’ils brandissent la menace de grève pour voir le gouvernement bouger le club. Combien de fois les voix ne se sont-elles pas levées au temps fort de la vie chère pour demander la revalorisation de salaire, comme cela s’est fait dans les pays voisins ? Aujourd’hui Faure Gnassingbé trouve que ce sont les chefs traditionnels qui ont besoin d’être mis dans de meilleures conditions de travail.

          Personne n’est dupe ; le geste de Faure Gnassingbé est loin d’être gratuit. Il est fait dans l’espoir d’une suite favorable en 2010, quand on sait l’influence de ces chefs dans leur communauté. Certains vont jusqu’à menacer leurs populations de représailles si elles ne votent pas pour le candidat du pouvoir. Et comme pour confirmer que c’est un clin d’œil de l’ « Esprit nouveau » dans la perspective de 2010, un chef traditionnel de Tchaoudjo a pris la parole pour dire que toute la préfecture prépare une sauce qu’elle lui fera goûter en 2010. Sans commentaire !

Olivier GLAKPE


La Loupe du Correcteur :Et voici l’alliance ! 

« Il faut trouver le juste équilibre entre les buts que l’on se fixe et les actes pour les réaliser », écrit John Butler. Et aujourd’hui, il n’en fallait pas plus pour déterminer l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), à se mettre ensemble, à conjuguer leur énergie afin de combattre efficacement « l’ennemi commun », le régime du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT).

Une alliance UFC-CAR n’est certes pas une nouveauté pour les Togolais, mais aujourd’hui, cela paraît un passage obligé pour ces deux partis représentant l’opposition à l’Assemblée Nationale. Et c’est d’ailleurs le vœu de la majorité du peuple togolais. Ce que n’ignorent pas les deux camps politiques de l’opposition togolaise qui viennent de lancer un appel commun à l’union pour l’élection présidentielle  de 2010.

Dans le contexte actuel de la politique togolaise et devant les moyens frauduleux et répressifs dont dispose le parti au pouvoir pour aller à cette élection, il devient un impératif pour les partis de l’opposition de créer une synergie pour rendre leurs actions efficaces et significatives. Dieu soit loué, le pas est franchi ; et il ne fait aucun doute que l’opposition togolaise aura, comme en 2005, un candidat unique pour l’élection présidentielle de l’an prochain.  Mais la grande question à laquelle il faille trouver une réponse juste et immédiate est comment y parvenir. C’est-à-dire de quel parti sera issu ce porte drapeau de l’opposition et quels seront les critères de son choix ? Et après avoir trouvé la solution à cette équation, il importe aussitôt de réfléchir aux moyens et aux stratégies à mettre en place pour s’octroyer la victoire de ce scrutin qui, on le sait, ne sera jamais offerte sur un plateau d’or. C’est dire que l’opposition togolaise et plus particulièrement les deux groupes parlementaires UFC et  CAR n’ont rien de gagné d’avance, surtout quand le Ministre Gilbert Bawara affirme ouvertement du côté du RPT que le souci permanent de tout parti politique est de détenir continuellement le pouvoir.

L’opposition togolaise se doit alors de prendre appui sur le passé pour une meilleure exploration et conquête du futur. Autant dire que les erreurs du passé doivent être utilisées « comme autant de pas vers une meilleure compréhension et de plus grands accomplissements ». Et cela paraît bien beau quand le Premier Vice-président de l’UFC Patrick Lawson reconnaît que les actions passées  « ont contribué à conduire à l’échec » ; ce que ne dément pas le Président du CAR Me Dodji Apévon qui affirme qu’ « aucun parti pris isolément ne peut affronter le RPT et gagner les élections en 2010 ». Mais il est à noter que la décision d’opter pour une candidature unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2010 est une chose, et trouver le consensus et la stratégie nécessaire devant aboutir à une victoire de l’opposition au soir de cette élection en est une autre.

Le temps presse.  Et 2010, c’est comme demain matin. D’ici là, tout invite l’opposition au travail bien fait, tout en ayant en tête, la pensée de Jean de la Bruyère qui dit que « ceux qui emploient mal leur temps sont les premiers à se plaindre de sa brièveté ». Qu’on ne se lève pas demain pour dire que le temps imparti pour les tâches à accomplir avant cette élection est insuffisant et qu’il faut la reporter.

Quand le Rassemblement du Peuple Togolais se lance déjà en campagne électorale déguisée, associant  à la machine à fraudes, les militaires et les chefs traditionnels, c’est parce qu’il sait ce à quoi il veut aboutir.

Tout le monde sait que le vrai problème de l’opposition togolaise réside dans son incapacité à arracher la victoire que le parti au pouvoir lui confisque après chaque élection. Le ton est donc donné, le chemin balisé, place donc aux actions concrètes et convaincantes.

Assou ADJIKPA


CHRONIQUE de DANYITO : DANYITO à la  PRIMATURE

AO !

Qui a dit que ROSALIE n’avait pas raison ?

(suivez mon regard vers le tout 1er des 1er ministres du Togo)

Hhahaha

NOUA GNON LOOO,

Disait Rosalie

AO !

En 3 ans, le Togo a connu 4 Premiers ministres dont le dernier est considéré comme un produit rare qu’on est parti dénicher au fin fond des bureaux de l’ONU.

AO !

Arrivé au Togo, tout le monde a été étonné du cursus de ce Togolais hors pair qui est venu remonté la médiocrité, l’amateurisme, l’improvisation, le rétablissement de l’ordre ancien dont souffrent nos dirigeants.

AO !

Quelle ne fut la surprise de Danyito en voulant connaître le quotidien de l’enfant d’Agbandi

AO !

Hé hé hé

Le dadjè Fossoun a changé, il est devenu malléable pour ne pas dire liquide. Il prend petit à petit la forme du vase RPT qui le contient

AO !

Houngbo frédonne et répète  les chansons d’animation à table, je ne sais si c’est par nostalgie du passé ou c’est pour plaire à ses nouveaux maîtres.

AO !

Il est sur les traces d’un certain ADOBOLI aussi onusien qui a été apprécié par feu Eyadema pour ses danses.

Makoulaaaa

La primature togolaise prend des couleurs et les catéchèses du RPT veulent à tout prix apprendre les méthodes de la maison à notre naïf Premier ministre qui croit qu’il peut changer le mode de fonctionnement d’un parti qui ne pense jamais se retrouver dans une quelconque opposition un jour au Togo.

AO !

Mais à Danyito de poser  une série de questions à Tonoussi une tante d’Agbandi :

1- Dadjè Fossoun sera-t-il PM en avril 2010?

2- Comment un technocrate du rang du PM peut-il accepter que le président d’un pays pauvre comme le Togo puisse rouler dans une voiture de plus de 1 milliard de francs cfa ?

3- Comment le technocrate onusien peut-il accepter qu’un mort comme Eyadema puisse présenter des voeux en 2009 sur des affiches grandeur nature sur une route qu’il emprunte tous les jours ?

4- Comment le sous-secrétaire général des Nations unies peut accepter que le RPT créé une CENI provisoire en violation de l’Accord politique global ?

5- Comment celui qui a donné 180 jours pour changer le quotidien des Togolais peut-il accepter la célébration des fêtes qui divisent ?

6- Comment un PM peut accepter la fête de l’anniversaire d’un crash d’avion d’un président décédé ?

7- Comment Fossoun peut-il dire que les élections locales doivent avoir lieu après les législatives ?

8- Comment peut-on accepter de gagner moins dans sa vie si c’est par amour de la patrie et accepter que certains pillent allègrement le pays si on est pas complice ?

9- Que dit l’enfant d’Agbandi du Fonds d’Entretien Routier, de l’OTP ; lui qu’on nous a présenté comme l’expert comptable, gestionnaire émérite ?

10- Qu’en est-il de son poste à l’ONU ?

AO, ENOUDJOLOO !

Autant de questions auxquelles notre éminent Premier ministre doit répondre plutôt qu’à ces questions fades voire arrangées et complaisantes  des confrères lors de sa sortie télévisée pour lesquelles il s’est débrouillé en s’embrouillant.

Des chefs traditionnels béni-oui-oui ?

Ailleurs, les chefs traditionnels sont  considérés comme des « dieux » sur terre. En vertu de leur rôle de gardien des us et coutume, ils sont protégés comme des pierres précieuses. Dans l’ensemble, ce sont des hommes sages qui sont là en tant que repères pour toute la société et qui cherchent le bien-être de tous leurs fils.

Malheureusement ce n’est pas le cas au Togo. Les chefs traditionnels communément appelés « Togbui » (nom donné aux vieillards en pays éwé)  sont utilisés à des fins politiques. Ce qui fait qu’ils perdent toute crédibilité aux yeux des populations.

Hier sous le père, ils étaient pires que des marionnettes. Ils se confondaient à la masse et on les voyait souvent s’aligner sous les arbres devant Lomé II pour les « bitos ». Ils lisaient même les motions de soutien à « Gnass » pour bénéficier de quelques liasses de dix mille francs. Ainsi, pour nombre de Togolais, avec la fin du règne du « miraculé de Sarakawa », toutes ses pratiques allaient prendre fin pour permettre à la chefferie traditionnelle de reprendre la place qui est la sienne dans la société. Mais  c’est tout le contraire. Les anciennes pratiques reprennent sous le fils. La semaine dernière, Faure Gnassingbé a fait rassembler tous les chefs cantons du Togo au Palais des Congrès de Kara.

Mais apparemment, il ne s’agissait que d’une promenade de santé. Puisque rien de concret n’est sorti de cette rencontre si ce n’est le recueillement sur la tombe du « père de la nation ». Les gardiens des us et coutume revigorés par la promesse de doubler leurs émoluments ne faisaient qu’applaudir tout ce que disait  Faure.

Nul d’entre eux n’a osé demander à Faure ce qui s’est réellement passé à Tchamba et qui a obligé le gouvernement à retirer le décret de nomination de leur confrère Titikpina Oudjo Bouh. Cette situation montre à merveille qu’ils ne sont pas solidaires. Ils sont devenus des béni-oui-oui pour le pouvoir en place.

Et tout cas, le seul courageux était un chef traditionnel venu de la préfecture de Yoto. Lui au moins a eu l’opiniâtreté de demander à Faure de se souvenir aussi de sa préfecture qui en raison des inondations qui ont emportées les ponts, n’est plus accessible. Jusqu’à quand les chefs traditionnels Togolais se rendront compte qu’ils s’esquivent du rôle qui est le leur ?

Et si le gouvernement avait menti

Le Conseil d’Administration de la Société Nouvelle des Phosphates (SNPT) a décidé le mois dernier de la restructuration du personnel de ladite société. Ainsi, six cents (600) employés de l’ex Office Togolaise des Phosphates (OTP) ont été mis sur le carreau. L’affaire continue de faire grand bruit. Dans un récent conseil des ministres, le sujet a fait l’objet d’un débat. Mais  le gouvernement a tenté en vain d’expliquer cette décision. Au lieu d’évoquer les vraies raisons qui ont conduit la société à la faillite, la communication présentée à cet effet stipule que c’est la grève générale illimitée  des années 90 qui est à l’origine des difficultés que connaît la société aujourd’hui. On va même très loin en soulignant que c’est cette grève qui n’a pas permis à la société d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses clients.

N’est-ce pas malhonnête cette affirmation ? Qui au Togo ne sait pas que l’ancienne CTMB a commencé à avoir les difficultés avant les années 90 ? Urbain Kabasséma, un ancien Directeur de cette société n’a-t-il pas fait des révélations troublantes sur la manière cavalière avec laquelle cette société est gérée au cours de la conférence nationale souveraine ?  En tout cas, sur la question, le Gouvernement Houngbo ne peut tromper personne. Tous les Togolais savent que cette société considérée hier comme le poumon de l’économie a été gérée comme une boutique familiale. Et les différents directeurs généraux qui se sont succédé l’ont proprement siphonné.

Malheureusement, ce sont les pauvres employés qui font aujourd’hui les frais de cette gestion catastrophique. N’est pas cynique de faire endosser ça à  la grève générale ?

Quand nos jeunes sœurs sacrifient la dignité sur l’autel d’un bonheur fictif

Difficile voire impossible de dire avec exactitude ce qui pousse tant nos jeunes sœurs à se livrer quelques fois à des comportements indignes des Africaines qu’ont le sens de la pudeur et de bonne éducation.

C’est vrai qu’aujourd’hui, c’est une honte que de ne pas savoir manipuler le clavier d’un ordinateur, et qu’il est une pratique courante de nos jours de tisser des relations sincères et durables par une simple connexion à l’Internet. Mais la question est de savoir si cela devient une caution aux agissements ou attitudes teintées d’incongruité et d’immoralité ?

Le fait qui nous conduit à cette interrogation s’est produit dans un cybercafé à Bè.

Il s’agissait d’une jeune fille d’environ 22 ans qui était entrée en contact avec un Blanc par le biais de la rubrique tchatche. Quelques temps après, la jeune fille appelle le moniteur du cybercafé et lui demanda avec insistance de venir lui brancher le webcam. Ce que le moniteur fit sans hésiter. Et puis quelques minutes après, on voyait notre jeune fille s’efforcer de sortir son sein gauche de son boubou pour le montrer à son interlocuteur à l’autre bout de la connexion. Et on rapporte que c’est de cette manière que les hommes blancs désireux d’épouser les jeunes filles africaines procèdent pour s’assurer de la viabilité de leurs partenaires.

 Mais entre nous, est-ce en public  que cette scène doit se passer ?

Faut-il ainsi sacrifier ou vendre sa dignité avant d’obtenir un bonheur dont on n’est même pas sûr ? De grâce, que nos sœurs se ressaisissent. Ce n’est pas du tout bon.

Pourquoi faut-il payer cher dans

les cybercafés de la Poste

que chez les privés ?

Malgré les fanfaronnades du ministre Pascal Bodjona qui disait que tous les changements sont déjà accomplis au Togo, beaucoup de Togolais ont du mal à discerner les traces de ce changement. Parce qu’il semble paradoxal qu’au moment où l’on se jette des fleurs pour avoir opéré des changements significatifs, on assiste encore à des faits et actes qui suscitent colère et indignation de la part des populations.

De nos jours, la plupart des Etats africains font des efforts pour que le coût de la communication revienne moins cher à leurs citoyens. Et dans ces conditions, seule la concurrence permet aux populations de bénéficier de cet avantage. Mais au Togo, pour des raisons liées à des intérêts lucratifs égoïstes, les autorités togolaises ont du mal à accepter l’implantation de nouvelles sociétés de téléphonie mobile aux côtés des deux anciennes sociétés qui se partagent le pactole. Et les pauvres citoyens continuent d’en pâtir.

Même la connexion Internet dont les structures privées s’efforcent de rendre le coût abordable au peuple, la Société des Postes du Togo peine encore à réduire ses coûts et continue de rechercher allègrement le plus grand profit aux dépens des pauvres citoyens. Et c’est déplorable.

A titre d’exemple, au cybercafé de la poste de Bè, le prix de la connexion est fixé à 400 F CFA l’heure. Dans le même temps, une heure de navigation coûte 250 F CFA, dans un cybercafé privé non loin de la Poste. Et dans les cybercafés privés du même quartier tout comme ceux des autres quartiers de Lomé, le coût de la connexion ne dépasse jamais 300 F CFA l’heure. Et pourtant ces cybercafés privés et la Poste ont les mêmes fournisseurs. Comment avoir alors confiance en un Etat dont les prestations de services ne sont pas de nature à rendre la vie facile à ces citoyens ?

Cet exemple du coût du prix de la navigation dans les cybercafés de la Société des Postes  du Togo est juste un cas parmi tant d’autres qui montrent à suffisance la part que les soucis des populations occupent dans le cœur de leurs gouvernants.


Faure Gnassingbé décidé à dévaluer les valeurs morales de la chefferie traditionnelle

          Dans le cadre de sa campagne déguisée à travers le pays pour la présidentielle de 2010, le Président de la République a rencontré les chefs traditionnels le 29 janvier dernier au palais des Congrès de Kara. A cette occasion, Faure Gnassingbé a fait le point de la situation socio-politique du pays et rappelé les enjeux des échéances de 2010. Dans cet exercice, « le fils de la nation » a  été soutenu par ses fidèles, notamment Gilbert Houngbo, Pascal Bodjona, Komlan Mally, et autre Gilbert Bawara qui ont excellé dans leurs litanies louangeuses des supposées réalisations. Les discours de par leur teneur, se ressemblent tellement au point qu’on se demande leur importance, étant donné que c’est la même récitation à travers tout le pays lors de la tournée des vœux.

          Au cours de cette rencontre, Faure Gnassingbé a décidé de « doubler les indemnités » des gardiens des us et coutumes. Cette décision a suscité un torrent d’applaudissements des 329 chefs cantons du pays présents à Kara, tant elle permettra d’améliorer leurs conditions de vie. Mais les propos de certains de ces chefs qui s’en sont suivis, inspirent indignation et dégoût. Dans l’euphorie, certains ont appelé ouvertement à soutenir la candidature de Faure Gnassingbé en 2010 comme récompense à sa magnanimité.

          Entre nous, comment ceux qui sont censés incarner des valeurs morales pour la sensibilisation et l’éducation des populations puissent se comporter de cette manière ? Est-ce à dire que ces chefs coutumiers sont au service du RPT et son président ? Comment ces chefs « dévalués » peuvent-ils régler les litiges entre leurs administrés en toute neutralité ? En cas de contestations pour l’élection de 2010 d’où qu’elles viennent, comment ces « rachetés » de Faure pourront-ils ramener le calme lorsqu’on sait à l’avance qu’ils oeuvrent au maintien au pouvoir de ce même Faure Gnassingbé ?

          C’est un secret de polichinelle, presque tous les chefs traditionnels sont au service du pouvoir en place, mais lorsque Faure Gnassingbé cherche à les soudoyer davantage pour sa réélection en 2010, il dévalue les valeurs morales de la chefferie traditionnelle au Togo, et chasse la réconciliation.

          Dans cette situation de misère généralisée, doubler les indemnités des chefs cantons, est-ce la priorité ? Honte à vous ! Après les chefs cantons, ce seront certainement les préfets très prochainement. N’importe quoi !

Sagbo toujours perdant

          « Fini les élections, adieu les promesses », peut-on dire quant aux controverses nées du scrutin du 18 janvier dernier à la Fédération Togolaise de Football.

          Au terme de la rencontre du 27 janvier entre le Bureau exécutif et les présidents des clubs et ligues, il a été décidé de la reprise des activités sportives au rang desquelles les championnats de 1ere et 2e  divisions. Lorsque vint le moment de proclamer les clubs admis à ces compétitions, Rock Gnassingbé n’a pas hésité à caser les Verts de Tokoin en D2.

          Pourtant le président Omnisport d’Agaza, Auguste Sagbo aurait reçu des garanties de maintien du club de la part de l’ « Espérance » qui a remporté les élections. Le président Sagbo aurait même voté pour la liste de Rock dans ce sens. Mais aujourd’hui, il se raconte que  c’est pour éviter des démêlés avec les autorités de la FIFA que Agaza est casé en D2.

          En réalité, c’est un canular, puisqu’en plus des 22 clubs de D2 qui ont voté le 18 janvier, le B.E a autorisé onze (11) autres à les rejoindre pour le championnat prévu pour le 07 mars prochain. Pourquoi ne peut-on pas trouver un compromis pour faire jouer Agaza en D1 ? Rock et sa  bande n’avaient-ils pensé à l’après élection ? C’est clair que « Espérance » a profité de la gentillesse du très  posé Sagbo pour le roubler après.

          On se rappelle que pour ces mêmes élections, Auguste Sagbo candidat sur la liste de Gabriel Améyi avait été sacrifié au profit de la liste de Rock Gnassingbé. Et voilà qu’il fait les frais de la mauvaise foi de Rock Gnassingbé et ses collabos.

          Dans tous les cas, on souhaite du courage au président Sagbo et ses joueurs. Seul le travail paie et Agaza pourra revenir très rapidement en D1, tout comme Gomido l’a réalisé au bout d’une saison.


Réactions des Togolais face au bilan du PM Houngbo : Gilbert Bawara entre griotisme et contradiction

Le zélé  ministre « à la salive venimeuse », Gilbert Bawara, ne manque jamais d’occasion de narguer le peuple à chaque fois que des Togolais font des observations à l’endroit du parti au pouvoir. Sa dernière sortie est celle de la semaine dernière où le ministre Gilbert Bawara s’est montré, comme toujours, en avocat défenseur du Gouvernement, suite aux multiples réactions des populations qui ont négativement accueilli le bilan des 100 jours du gouvernement de Gilbert Fossoun Houngbo.

Pour le ministre Gilbert Bawara, les Togolais n’ont pas raison d’affirmer que « le gouvernement fait du spectacle ». « Quand on augmente les salaires de 5% en 2005 et de 3% en 2007, vous pensez que c’est du spectacle ? Quand on réhabilite les infrastructures routières,  vous pensez que c’est du spectacle ? », se demandait-il . Bref, le ministre Bawara n’était pas du tout d’accord que les Togolais fassent des reproches à l’endroit du Premier Ministre et son Gouvernement. Mais quand on sait que c’est un ministre comme Gilbert Bawara qui adopte une telle position, cela se comprend très vite. Parce que ce n’est pas pour rien que certains le surnomment « le Nouveau Griot du régime RPT ».

Mais il faut noter qu’ils sont nombreux, ces Togolais qui estiment que c’est une erreur que de parachuter un individu du genre Gilbert Bawara dans un gouvernement qui se veut vraiment sérieux et réconciliateur. Car cela paraît paradoxal de désigner quelqu’un qui a du mal à faire preuve de bienséance envers certains de ses collègues pour assurer les fonctions de ministre de la coopération. Pour quelle Coopération ?

D’ailleurs le ministre Bawara lui-même ne cesse de dire que  c’est par amitié à Faure Gnassingbé qu’il a accepté revenir servir au Togo.Il l’a même confirmé une fois à notre rédaction par téléphone. Ce qui signifie que l’homme est venu pour se servir et servir un individu et non le pays ; d’où son manque de souci d’agir pour le bien-être des pauvres citoyens togolais. Et c’est ici justement qu’il faut comprendre pourquoi Bawara ne peut que s’ériger en véritable griot de Faure Gnassingbé et de son gouvernement. On n’en veut pour preuve que ses différentes sorties médiatiques, toujours sous-tendues par l’idée de chanter et vanter les mérites des actions du gouvernement ou d’insulter tout opposant au régime RPT.

Certaines mauvaises langues susurrent qu’il a fallu le fameux séminaire gouvernemental de Kara pour amener le très virevoltant ministre Bawara à se ressaisir un peu et à témoigner un minimum d’égard aux autres ministres qu’il considère, souvent, comme ses subordonnés ; puisqu’à un moment donné, le jeune ministre de la Coopération se considérait comme le Vice-Président de la République de Faure Gnassingbé. En tout cas, c’est notre constat. Pour lui, le seul fait d’avoir travaillé dans le Système des Nations Unies suffit pour qu’il se considère en « superman » vis-à-vis des autres ministres. Or l’histoire a montré que tous ces Togolais qui nous reviennent des Nations Unies apportent rarement un plus aux Togolais, si ce n’est leurs propres intérêts qu’ils reviennent défendre, impuissants qu’ils sont devant la réticence du régime RPT à changer véritablement de méthodes de gouvernance.

A quoi ça sert de brandir le titre de fonctionnaire du Système des Nations Unies si les actions et les comportements que l’on affiche n’apportent rien de positifs à ses populations ? Ne dit-on pas que l’intelligence, la richesse ou le gros bagage intellectuel ne représentent rien s’ils ne sont pas dûment mis au service de l’humanité ?

D’autre part, le même Bawara était le premier à critiquer le Premier ministre au lendemain de la table ronde de Bruxelles. En effet, lorsque Gilbert Houngbo avait annoncé que la table ronde de Bruxelles fera bénéficier au Togo des milliards de nos francs, le ministre Bawara n’avait pas attendu un seul instant pour déclarer à la presse que ces affirmations n’engagent que le PM lui-même. De quoi se plaint-il alors si aujourd’hui, les Togolais jugent son bilan catastrophique ? 

Pour le petit conseil, le jeune ministre Gilbert Bawara doit comprendre que beaucoup de Togolais estiment  aujourd’hui que sa présence dans le gouvernement leur cause beaucoup plus de préjudices que lorsqu’il était dans ses business aux Nations Unies.

Assou ADJIKPA


Face à l’unilatéralisme du RPT : Les députés UFC-CAR ont quitté en cascade l’Assemblée hier

La menace d’un retrait éventuel de l’Union des Forces de Changement (UFC) du parlement plane toujours, comme l’épée de Damoclès, sur la tête du pouvoir togolais. Le pire c’est qu’une telle menace de retrait de l’Assemblée nationale commence à se faire lire dans les propos des responsables du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Ce qui n’est pas étonnant quand on sait que les deux partis représentant l’opposition à l’Assemblée viennent d’accorder leur violon sur le principe de désignation d’un candidat unique qui défendra les couleurs de l’opposition à la prochaine présidentielle de 2010.

Ce qui semble mettre le feu aux poudres est le fameux projet de loi portant modification du code électoral introduit par le gouvernement togolais.

En effet le vendredi dernier, les groupes parlementaires UFC et CAR ont clairement signifié au sortir d’une rencontre des présidents des groupes parlementaires siégeant à l’Assemblée, qu’il n’entendent pas du tout discuter d’un sujet portant sur la révision du code électoral si ce n’est au sein du Cadre permanant de dialogue prévu par l’Accord Politique Global (APG). Selon le parti de Gilchrist Olympio, « le projet de loi portant modification du code électoral, au lieu d’améliorer le code actuel, marque un recul très grave de la transparence de l’organisation et de la supervision des élections. Il ruine l’autonomie et l’indépendance de la CENI en rétablissant et en renforçant l’intervention de l’administration dans le processus. Il réintroduit des mesures supplémentaires de discrimination et d’exclusion ». Pour le Président du Groupe parlementaire CAR, Kossi Amégnona, « ces textes ont un caractère hautement politique  et méritent d’être discutés d’abord dans le cadre permanent de dialogue prévu par l’APG avant d’être portés devant l’Assemblée Nationale ». Voilà pourquoi la rencontre qui a eu lieu au siège du parlement vendredi dernier a été suspendue pour être ramenée à hier. Ce que le Président du Groupe parlementaire UFC, Jean Pièrre Fabre a beaucoup salué, estimant que cela constitue déjà un signe qui montre au  pouvoir en place qu’il y a « quelque chose qui ne va pas ». Malheureusement, la rencontre d’hier aussi n’a abouti à rien. Les trois (3) partis étant campés sur leur position. Même la proposition du RPT de mettre en place une commission pour statuer sur l’affaire, n’a pas été acceptée ni par l’UFC ni par le CAR ; et le président de l’Assemblée nationale Abass Bonfoh a décidé de porter le problème à la connaissance du chef de l’Etat.

L’UFC tout comme le CAR ont relevé qu’il y a beaucoup d’articles qui sont introduits dans le code électoral par le régime RPT sans le moindre consensus avec les partis de l’opposition. Ce qui, selon eux, fausse dès le départ le jeu électoral. «  La démarche unilatérale qui a présidé à l’introduction de ce projet, sans aucune recherche de concertation et de consensus préalables, constitue un casus belli. Le régime RPT sera tenu responsable des conséquences de son entêtement à imposer une loi inique et rétrograde », estime t-on du côté du principal parti de l’opposition, UFC.

A noter que cela fait la deuxième fois, en début de cette année que l’UFC avertit par rapport aux conséquences néfastes auxquelles vont conduire le radicalisme du parti au pouvoir. Si à cette allure aucune solution n’est trouvée et que l’UFC et le CAR venaient à quitter l’Assemblée Nationale, ce sera un coup dur pour la démocratie au Togo.

A.D .


CHRONIQUE INTERNATIONNALE 

AMERIQUE : La légitime colère de Barack OBAMA

          Les grands financiers de Wall Street et leurs actionnaires se sont distribué la coquette  somme de 18 Milliards comme primes de fin d’année et ce au nez et aux barbes de tous ceux qui cherchent par tous les moyens des solutions à la crise financière mondiale dont ils sont d’ailleurs à l’origine. Le président américain a dit en être très choqué. Car, pendant cette période, beaucoup d’hommes et de femmes ont du mal à commencer et à finir les mois.

          Il a raison ; mais il lui sera difficile, voire impossible de trouver des solutions à cette crise sans l’aide de ces mêmes financiers et leurs actionnaires. 

FRANCE : Le ministère de l’immigration

          Tous les chefs d’Etat africains  et leurs représentants ont signé l’accord qui permet à l’Etat français de reconduire les  sans-papiers africains dans le pays dont ils sont originaires sans difficulté diplomatique. Tous ont signé, sauf le Malien qui a dit n’avoir aucune garantie du bien-fondé d’un tel accord et ces conséquences.

Ne serait-il pas temps encore dans ces circonstances de travailler à garder notre jeunesse sur nos terres ?


TOGO VU DE FRANCE

          La plupart des jeunes vendent leur terre pour s’acheter une moto pour faire le taxi-moto. Comment les décourager dans cette entreprise ?

          Il faudra leur expliquer et les aider à avoir un puits sur leur terre. Ainsi la présence d’eau qui fait défaut participera pour beaucoup à la réussite des cultures saisonnières. Ne serait-il pas aussi indispensable de leur faire prendre conscience des risques liés au taxi moto : mal de dos, accidents fréquents et désenchantement (absence et/ou insuffisance de gains).

 

          Nomination d’un retraité au poste du secrétaire Général de la FTF

Rock Gnassingbé démarre son troisième mandat sur fond de cafouillage

. La  répartition des tâches au B.E suscite des remous

Le Bureau exécutif issu de l’élection du 18 janvier dernier entre de plain-pied dans ses activités. En effet, dans une décision rendue publique mercredi, M. David Hippolyte Kossivi Reinhardt, administrateur civil émérite de classe exceptionnelle, spécialisé en organisation des sports et loisirs est nommé Secrétaire Général de la Fédération Togolaise de Football conformément aux nouveaux statuts adoptés le 21 juillet 2008 à Sokodé.

          Reconnu comme la cheville ouvrière de la Fédération, le Secrétaire Général suivant les nouveaux statuts aura en charge l’administration et les finances. Cette nomination met un terme au bras de fer entre le président Rock Gnassingbé et son 1er Vice-président Gabriel Améyi à propos du choix de ce personnage clé de l’administration. Faut-il rappeler, pendant que Rock souhaitait composer avec Reinhardt, Améyi aurait jeté son dévolu sur le Secrétaire sortant Espoir Assogbavi. L’ancien nouveau président a usé de ses prérogatives pour trancher dans le vif en publiant cette décision 48 heures après sa signature.

Reinhardt  Kossivi sans surprise

          Au regard de ses sorties tonitruantes sur les médias depuis quelques mois, la nomination de Kossivi Reinhardt, très lié au « Nouvel homme blindé de la FTF », était prévisible. 1er Vice-président entre 1998-2002 et conseil spécial de 2002-2006, Reinhardt a vécu de près les deux mandats de Rock Gnassingbé. Ancien patron de la Direction des sports scolaires et universitaires (DISSU), Kossivi Reinhardt fut président de la ligue de football de Lomé pendant plus de 10 ans. Homme de terrain, sa nomination est une reconnaissance à ses valeurs intrinsèques.

Comment refaire le passé

          L’atterrissage du très controversé David Kossivi Reinhardt au Secrétariat de la FTF est un grand défi à relever, tant le passé sportif de l’homme s’inscrit en pointillets. Malgré sa suffisance, on a souvenance que Reinhardt avait été littéralement hué  au Congrès de Kpalimé en 2002 pour ses défaillances caractérielles. En 2006 pour la défense de son 3e mandat à la ligue, il a dû se désister à la dernière minute pour éviter le pire.

          Mais il a profité des deux dernières années pour se mettre en valeur à travers les médias où il s’est illustré par un pédantisme hors norme. L’homme se prenait pour le nombril du football togolais et croit tout savoir.  Il n’hésitait pas à charger violemment le B.E de la Fédération d’alors, et surtout les membres des commissions techniques au point qu’on se demandait s’il ne cherchait pas du boulot à la Fédé. Aujourd’hui, on a trop raison d’avoir pensé ainsi il y a quelques mois.

          Kossivi Reinhardt a aujourd’hui pour premier adversaire, ses propres propos dont il a abreuvé la presse ces derniers mois. A l’œuvre, on verra bien si celui qui a été « chassé » de la ligue de Lomé pour ses incuries pourrait sauver la face.

          Pour y parvenir, M. Reinhardt devrait savoir que ses huit ans avec Rock n’ont été qu’un fiasco où les programmations des matches du  championnat, le respect du calendrier établi et le fonctionnement des commissions techniques ont laissé à désirer. On se rappelle même qu’en 2006, le championnat de D1 avait accouché de deux classements différents avec la relégation fantaisiste de  Gomido de Kpalimé.

          En réalité, Reinhardt n’a jamais fait ses preuves ailleurs à ce poste, même s’il s’attribue ce titre de « technicien et planificateur » ;  ses compétences sont à prouver à présent. Mais vu son âge avancé (60 ans), d’aucuns estiment que M. Reinhardt doit préparer rapidement sa relève pour plus de dynamisme à ce poste.

          Selon nos informations, le Secrétaire Général recruté désormais par la fédération est un fonctionnaire qui perçoit des rémunérations dans l’ordre de près d’un million par mois sur le Programme d’assistance financière (PAF) envoyé chaque année par la FIFA.

          Vu la précarité ambiante, M. Kossivi Reinhardt, retraité de  son état, ferait mieux de faire bénéficier cette opportunité à ces jeunes cadres formés dans le domaine et qui sont toujours contraints aux tristes réalités du chômage. M. Reinhardt aura rendu aussi un service louable à la jeunesse. D’ailleurs l’administration actuelle de la Fédération en est une belle illustration de cette touche juvénile. 

. La répartition des tâches aux membres du B.E  suscite des remous

          Au cours de la réunion du 27 janvier dernier, le Président Rock Gnassingbé aurait procédé à la répartition des tâches aux membres du B.E. Ainsi, Rock s’est offert lui-même la sélection A des Eperviers et a confié l’équipe Espoir à Gabriel Améyi. Le 2e Vice-président Boukpéssi Essoyaba est chargé de l’organisation du championnat de D1 et Bossou Komlanvi la D2. Amavi Patatu sera chargé des cadets et  Mme Adabbla Kayi, du championnat féminin.

          Cette répartition pose problème car la sélection Espoir n’existe même pas. Par rapport au travail déterminant abattu par le député Améyi pour la victoire de la liste « Espérance », cette nouvelle donne apparaît comme une ingratitude vis-à-vis du magnat de Womé.  Si on peut se féliciter du fait qu’il n’ait pas en charge le championnat par rapport à ses prises de positions, Gabriel Améyi devrait logiquement avoir en main l’Equipe A des Eperviers.

          Il se raconte que l’homme en plus de la nomination du Secrétaire Général, ne voit pas d’un bon oeil la façon dont les choses se passent à la Fédération. Il aurait  quitté la réunion à laquelle la décision de lui confier l’Equipe Espoir a été prise, devant les présidents des clubs et ligues.

          En tout cas, bien que certains    aient recommandé qu’il faut parler de la liste du duo « Rock, Améyi », c’est une évidence aujourd’hui, Rock Gnassingbé montre plutôt qu’il est le seul capitaine à bord du bateau. Pourvu que la cohésion et la sérénité soient de mise pour la relance du football togolais.

 

XAVIER NONO


Relance des compétitions à la FTF : Pour des raisons électoralistes Rock maintient les clubs recalés et suspendus

Le Bureau exécutif de la Fédération Togolaise Football a rencontré le mardi dernier les présidents des ligues et des clubs de 1ère et 2e division. Au terme de « la réunion (qui) s’est déroulée dans une ambiance de convivialité, de retrouvailles et de fair-play » selon Amavi Patatu, membre du BE, d’importantes décisions ont été prises, notamment la reprise des championnats de 1ère division le 22 février et de 2e  division le 07 mars prochain. Au total, 16 clubs de D1 seront au départ alors qu’en D2, 33 ont    été retenus. Il a été recommandé aux ligues de s’occuper de l’organisation des championnats de 3e division, des Juniors, des Cadets et des Dames. Avant le démarrage des compétitions, une subvention sera accordée aux clubs et aux ligues ainsi que la formation des commissaires aux matches.  Pour Amavi Patatu, « avec ce départ, notre football va s’en porter mieux. »

          D’ores et déjà, le président Rock Gnassingbé place la saison sous le signe de la souplesse. « Après deux années d’absence, vous voyez l’état dans lequel se trouvent les pelouses, les joueurs dont beaucoup sont partis  au-delà des frontières. Il faut donc les amener à s’intéresser à ce qu’on va faire. Cela passe par la tenue et le respect de nos promesses pour que nous soyions crédibles aux yeux des présidents de clubs. Je ne dirai pas le montant des subventions, mais une chose est certaine, les équipes seront subventionnées », a-t-il déclaré.

          Voilà autant d’éléments qui mis l’un dans l’autre, augurent un lendemain meilleur pour le sport-roi togolais. Mais à y voir de près la manière dont les décisions ont été prises à la hussarde, Rock Gnassingbé a démontré aux yeux du public sportif qu’il n’a pas rompu avec l’arbitraire.

Les préalables occultés
Il est évident que le football togolais a accusé beaucoup de retards dus aux crises incessantes qui ont miné la Fédération. Mais ce n’est pas une raison pour annoncer la reprise des compétitions sans s’assurer des conditions minimales  pour la quiétude et l’éthique du jeu.

          A ce jour, la formation des 14 commissions techniques, l’établissement et l’informatisation des licences sont encore à l’état de promesse. L’état des différents terrains qui doivent abriter les matches est préoccupant, les deux stades les plus utilisés au Togo sont en réfection :   le  stade d’Ageonyivé que se partagent les 12 clubs de Lomé de D1 et D2 et le  stade municipal de Sokodé pour les 4 clubs de Tchaoudjo en compétition.

          C’est avec une légèreté insoupçonnable que l’on aborde la question alors qu’il se dit qu’à l’issue de la saison 2008-2009, 4 clubs seront relégués en D2 et 17 en D3. Ce qui annonce des luttes âpres et sans commune mesure entre les différents clubs engagés. Et déjà, on se demande les  motivations de Rock et sa bande à retenir 33 clubs en D2.

D2, un cafouillage amical

          Au sortir de la réunion, on a annoncé 33 clubs en D2 pour la saison 2008-2009 mais jusqu’à ce jour, les arguments avancés par Rock et ses sbires n’ont convaincu  grand-monde. Dans un premier temps, Rock Gnassingbé a avancé le chiffre 22 pour, dit-on, se conformer à la liste  électorale reconnue par la FIFA. Ce qui est d’ailleurs un faux problème pour la simple raison que la FIFA n’a rien à voir avec l’organisation interne des championnats des fédérations affiliées.

          A l’issue du dernier  championnat de 2e division, des clubs comme Aspoto, Caïman AC, US Amou, Anges de Dayes, Arabia, Foukpa, Odalou, AS Dankpen et Kakadl sont relegués en D3. Mais aujourd’hui pour des raisons purement électoralistes, (puisque tous avaient voté le 18 janvier), ces clubs sont maintenus à coup d’arguments  fallacieux entretenus par Rock et ses laudateurs. Personne n’est dupe, presque tous ces clubs suscités figuraient en bonne place parmi les votants qui ont bu la potion d’alliance.

          Mais cela cache mal les agissements des membres du BE qui feingnent de ne pas reconnaître l’effectivité de ce championnat de D2 organisé par le Comité Provisoire de Gestion. En tout cas, pour avoir accepté le repêchage de onze autres clubs pour le démarrage de la saison, il n’y a  pas de raison que les sept autres clubs recalés notammet Modèle, Olympique, Asaha, Tirazaou,   Tafass, Arc-en-ciel et Boundja ne puissent pas figurer sur le départ de ce championnat.  Rien que de la complaisance dangereuse et notoire pour le nouvel élu de Kégué.

Des clubs réhabilités sans façon

          Au rang des 33 élus de la 2e  division, on note des clubs suspendus et relégués pour violences. Il s’agit de Odalou de Kambolé et Anges de Dayes. Mais aujourd’hui, on les fera jouer la D2 au nom d’une récompense électorale. Certains n’hésitent pas à parler d’un encouragement à l’impunité quant à la réhabilitation desdits clubs sans qu’aucune disposition préalable ne soit prise pour dissuader les supporters véreux de Dayes et Kambolé.

          Contrairement au satisfecit d’Amavi Patatu, le BE de Rock Gnassingbé a pris un très mauvais départ et on ne serait pas étonné de retrouver les vieilles méthodes employées par Rock Gnassingbé pour chasser les clubs indésirables. Le cas de Gomido est encore vivace dans les esprits. De la poudre aux yeux.

          Il importe une prise de conscience rapide du BE et des clubs pour une relance saine et sans complaisance des activités de la Fédération.  

Kokou AGBEMEBIO


Volley-ball : La Fédération opte pour une nouvelle stratégie de développement

La nouvelle saison sportive 2009 a été officiellement lancée samedi dernier par la Fédération togolaise de Volley-ball. Une saison placée sous le signe de la promotion et de la vulgarisation de la discipline à la base. D’où l’introduction du projet « Volley-ball à l’école » ; un projet qui a été également officiellement lancé samedi lors de l’ouverture de la saison. La cérémonie de lancement officiel qui s’est déroulée au terrain de volley-ball du stade Omnisports de Lomé a connu la présence des ministres Christophe Tchao et Yves Madow Nagou, respectivement en charge des Sports et des Enseignements Primaire et Secondaire. Au sujet du projet « Volley-ball à l’école » le président de la Fédération Togolaise de Volley-ball, Babanawo Ayawovi a laissé entendre qu’ «il faut aller dans les établissements scolaires pour trouver des adhérents au volley-ball ». Selon le Président Babanawo, tous les établissements scolaires ciblés vont bénéficier de matériel et de l’assistance de la commission technique mise en place à cet effet par la FTVB.

L’un des événements marquant l’ouverture de la saison est la remise officielle du badge d’arbibtre international à Madame Nathalie Noameshi Tadégnon qui venait d’obtenir cette éclatante promotion faisant d’elle la première arbitre à atteindre ce niveau de carrière en Afrique ; une fierté pour le Togo.

A la veille de l’ouverture de la saison, la FTVB a organisé un séminaire de formation à l’intention des journalistes togolais. Cette formation qui a connu la participation d’une vingtaine de participants a été co-dirigée par Madame Nathalie Tadégnon, nouvellement promue arbitre international et le Directeur Technique National de la FTVB, Fiati A. Koffi. C’était une occasion pour les journalistes, comme l’a espéré la FTVB, de s’imprégner des nouveautés introduites dans la règle du jeu en vue d’une bonne couverture du championnat qui commence ainsi avec les phases de ligues dans les différentes régions du Togo avant d’aboutir finalement au championnat national qui permettra de dégager le champion du Togo aussi bien chez les dames que chez les messieurs.
J. F. C.

 

 
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