B&B Electronics -bb-elec.com
Actualité Tribune Forums Photos Music Sports Sites Interviews Downloads Contact
ACTUALITÉ / NEWS Contact email : patrie006@yahoo.fr
L'Union N°165 du 20 fev. 2009
Après sept séances du CPDC : Appel à la volonté de Faure

       Quelle solution miracle pour unir des positions (quoique de forme) lorsque la confiance minimum a disparu entre les acteurs ? C'est la grande question qui se pose si l'on veut mettre de côté l'acceptation du principe de la représentation de l'Administration et des partis politiques au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Après sept séances de discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), seul des principes sont acquis. Reste à fixer des chiffres. A la dernière rencontre du mardi, le communiqué officiel précise que "les membres du CPDC ne parvenant pas toujours à s'entendre sur le recours à la facilitation, l'UFC a demandé une suspension des travaux (…) en raison de la crise de confiance qui prévaut jusqu'à présent sur le plan national". L'objectif étant pour les affidés de Gilchrist Olympio de recourir à leurs mandants par rapport à cette question de la facilitation.

       Sur la question, tout semble dire que la balle est remise dans le camp du président Faure Gnassingbé, le noyau central du CPDC. Dans une interview à l'agence Savoir News, le ministre Pascal Bodjona, représentant du chef de l'Etat, précise : "…je ne crois pas convenable qu'un règlement intérieur puisse inscrire et lier la poursuite des travaux à une facilitation, puisque le décret (créant le CPDC) n'a pas institué le recours à un facilitateur. Mais il n'est pas exclu que l'initiateur de ce décret, c'est-à-dire le président de la République, en concertation avec les leaders, puisse voir ce qu'il y a lieu de faire en cas de blocage avéré". Il ne veut pas voir un blocage ou une crise. "Nous avons arrêté une méthodologie qui consiste à ce que nous continuons les accords et les désaccords, et qu'après avoir épuisé le chapitre inscrit, qu'on rende compte au président de la République sur l'état des désaccords auxquels nous sommes parvenus et celui des accords auxquels nous sommes également parvenus.

       Et il (le chef de l'Etat) peut en concertation avec certains leaders, voir les solutions appropriées à donner dans le cadre de la recherche des accords politiques".

       Contrairement à la délégation de l'UFC qui veut forcément évacuer le préalable de la facilitation avant toute avancée. "Sinon, les discussions risquent de s'interrompre", avertit Jean-Pierre Fabre qui n'entend pas être naïf. Ici, on ne parle pas d'évolution après sept séances. Une ambiguïté que corrobore cette déclaration : "ceux qui souhaitent le recours à la facilitation sont en droit, ceux qui estiment qu'ils n'ont pas besoin d'écrire dans un règlement intérieur le recours à la facilitation  n'ont pas tort". Vivement cette intervention de Faure Gnassingbé pour ramener la confiance.

       En attendant, d'aucuns voient le retour aux vieux démons entre les politiques de la Terre de nos Aïeux. Un scénario qui a prévalu au moment des négociations qui avaient abouti à l'Accord Cadre de Lomé. Conséquence : cet accord n'a pu connaître son application. Ceci a également secoué les acteurs au moment de l'APG au point qu'il se dit que le document paraphé à Lomé reste meilleur au document définitif de l'APG conclu à Ouaga et signé à Lomé en grande pompe. A cette étape, il se dit que le gouvernement ne veut pas exécuter l'essence même de l'APG qui est les réformes constitutionnelles et institutionnelles ; l'Exécutif, lui, applaudit une mise en œuvre presque totale.

       Au Togo, chacun ne se lasse d'épier son adversaire. Tout ce qui est fait est toujours suspecté de mauvais par le camp adverse, au point que des fois l'essentiel est bradé, tronqué ou dénaturé sous le coup des calculs politiciens d'intérêts. Aujourd'hui, on a du mal à savoir exactement si toutes les parties au CDPC s'accordent sur la nécessité d'un facilitateur, comme on veut le faire croire. Si ce paramètre est effectivement vidé, son inscription ou non ne devait pas diviser au point de bloquer les débats. Le reste n'est qu'une question de forme. Autant l'inscrire sur un parchemin et le coller à l'entrée de la salle de conférence de la primature.

       Dans l'autre sens, l'on est en droit de se demander ce que la facilitation burkinabé a pu faire depuis 2006 si les acteurs de la crise togolaise n'ont jamais eu la volonté d'avancer. Surtout qu'il n'est jamais fait cas d'une méthode coercitive du facilitateur à chaque fois qu'il est sollicité.

       Au finish, il faudra faire estomper la méfiance et tenir compte du temps. Car, "nous n'allons pas confondre précipitation et nécessité de répondre à un délai, qu'il soit légal ou un délai que nous nous sommes fixé", dixit Pascal Bodjona.

       Le CPDC est chargé de rechercher le large consensus autour des réformes du code électoral, du statut de l'opposition, des questions institutionnelles et constitutionnelles et de tout sujet jugé d'intérêt national.

Sylvestre D.


Vie chère au Togo : Des taxes indues paralysent le gouvernement

       "Certes, le gouvernement a fait des efforts". Cette précision du Secrétaire général de l'Association togolaise des consommateurs (ATC), Aladjou Agouta, à la sortie de l'audience avec le Premier ministre le 10 février dernier aurait permis, il y a quelques semaines auparavant, de dire que la vie chère aura vécu au Togo. Tant la fougue de l'Exécutif était réelle. Mais aujourd'hui, tout semble dire que l'action du gouvernement est émoussée par d'autres réseaux de taxation. En effet, de sources proches de l'ATC, la cause de la persistance du phénomène de la vie chère est simple : des taxes parallèles indues sont imposées aux produits et biens importés, en dehors du circuit officiel de perception des frais de douanes. En clair, trop de charges frappent les importations. Ce qui induit, en toute logique, une hausse des prix au bout de la chaîne. Puisque le commerçant ne doit jamais perdre. Le hic, c'est que ces frais perçus ne sont pas comptabilisés au niveau du Trésor public. L'approche est d'autant plus fondée que la diminution du prix des produits pétroliers -qui servait d'alibi aux commerçants au départ- n'a nullement influencé les prix d'achat des produits de première nécessité. Au finish, c'est le consommateur qui paie tout le fardeau. En application de la loi n°99-011 révisée portant organisation de la concurrence. Selon l'article 17, "est interdite la vente de tout produit en l'état à un prix inférieur à son prix de revient. Le prix de revient est présumé être le prix porté sur la facture majorée de toutes les taxes afférentes à cette revente et, le cas échéant, du prix de transport".

       Au Togo, les prix des produits et biens sont libres et déterminés par le seul jeu de la concurrence. Aussi se demande-t-on pourquoi le ministre chargé du commerce, sur autorisation par décret en conseil des ministres, n'adopte pas des mesures temporaires contre les hausses excessives des prix. Dans les faits, au lieu d'avoir des marges raisonnables par rapport aux prix d'achat dans la zone de production, ce sont des différentes allant jusqu'au double qui s'observent. L'Association togolaise des consommateurs trouve du coup le besoin de diligenter une enquête sur les diverses taxes appliquées sur les produits de grande consommation (sucre, lait, savon, huile, riz, poisson, farine de blé, produits pétroliers, ciment, fer, tôle, pâtes alimentaires, tomate concentrée, conserves, etc.).

       L'autre préoccupation de l'ATC à l'endroit du gouvernement reste le non respect de l'application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par certains employeurs. Surtout dans le privé, tous secteurs confondus. Ici, des gens qui travaillent même au-delà des huit heures quotidiennes continuent par percevoir 15.000, 18.000 ou 20.000 francs par mois. Même des avis de recrutement sont lancés avec la précision que le salaire est à 25.000 francs. Contrairement au SMIG qui est relevé à 28.000 francs depuis fin août 2008. Aujourd'hui, des salariés sont maintenus en deçà de l'ancien SMIG de 17.000 francs. Ce qui fait voir déjà un manque d'autorité de l'Etat qui devra s'imposer au nom de la démocratie. En attendant, le patronat, lui, veut être saisi par le salarié victime. Alors même que, devant le manque d'éducation à la dénonciation, devra mobiliser ses membres pour le respect de l'autorité étatique.

       Autres chantiers explorés par l'ATC : révision à la baisse du prix des produits pétroliers restés élevés par rapport aux pays voisins, malgré la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché international ; réglementation de la location des loyers et habitats afin d'interdire la fixation trop élevée des cautions de 1 an ou 2 ans exigés par les propriétaires ; Révision à la hausse des revenus des Togolais (salaires, pensions, allocations familiales, bourses, etc.) ; diminution du prix du ciment qui est resté haut pour "lutter contre la spéculation". Entre-temps, des magasins ont dû fermer leur porte et le ciment togolais est toujours prisé à l'extérieur. En plus, l'Association togolaise des consommateurs réclame une révision à la baisse les taxes douanières fixées par le COTEC sur les véhicules d'occasion et les taxes à l'importation fixées par le COTECNA sur les marchandises importées, une lutte contre le phénomène de la corruption qui prend de l'ampleur dans les administrations publiques et privées et un renforcement du contrôle de qualité des denrées alimentaires, médicaments et autres produits de consommation importés avant leur commercialisation. A y voir de près, les sorties inopinées du ministère du Commerce, sanctionnées par des opérations de destruction des produits avariés, doivent être renforcées et maintenues dans le temps. Non de manière irrégulière.

       Et pour soutenir ses capacités à agir, l'Association veut la subvention que l'Etat doit accorder aux organisations de défense des consommateurs conformément à l'article 51 des Accords de Cotonou des ACP-UE et la représentation des associations de consommateurs dans les instances de décision (comités techniques, commissions, conseils d'administration, comités interministériels, etc.) conformément aux dispositions des principes directeurs des Nations unies pour la protection des consommateurs (PDNU-PC).

Sylvestre D.


Grincements de dents dans les B&TP : Vivement le nouveau code des marchés !

       Le Syndicat National des Entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics du Togo (SNEBTPT) est monté au créneau cette semaine pour dénoncer l'absence d'interlocuteur depuis que le ministère des Travaux publics est rattaché à la présidence de la République. A en croire cette organisation, les marchés sont mal attribués ; depuis deux ans, pas d'appels d'offres après la parenthèse d'octobre 2008. Aujourd'hui, plusieurs départements ministériels exécutent des marchés publics au grand dam des entreprises de B&TP, à savoir la Santé, l'Urbanisme, l'Administration territoriale, etc. Pour le SNEBTPT, le ministère des Travaux publics est partout. Il conteste l'exigence d'un agrément signé du ministre de l'Economie et des Finances et des Travaux publics et imposé aux entreprises de B&TP dans le cadre des politiques de réformes et des programmes financiers.

       En terme de recommandations, le Syndicat veut un ministre disponible en plein temps, une commission composée des cadres des services des TP et des chefs d'entreprises élargie éventuellement à d'autres acteurs pour élaborer les nouvelles méthodes de gestion de ce secteur. En réalité, beaucoup veulent voir la tête de celui qui gère le département. Récemment, il est dit que, en conseil des ministres, c'est sur rapport du Général Ayéva Essofa, Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, que le président Faure a donné les instructions pour que les grands travaux s'accélèrent. Que faut-il en déduire ?

       En plus, que les modes de passation de marchés fassent l'objet d'un projet de loi à l'Assemblée Nationale en vue de leur actualisation. C'est à croire que l'information n'est pas partagée ou que les acteurs du secteur ne vont pas à l'information. Car, depuis 2007, une politique de révision du cadre, des textes réglementaires et de l'ordonnance portant code des marchés publics au Togo est entrée dans sa phase active avec l'accompagnement des experts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Nous en faisons souvent écho à toutes les étapes. On peut penser que les choses traînent, mais cela vaut le coup s'il faut renverser le taux de 90% des marchés qui échappent à la commission nationale des marchés.

       Du côté de l'Exécutif, tout en reconnaissant des dérives, on signale que la nouvelle politique vise à court-circuiter les entreprises qui se sont spécialisées dans le faux en profitant des lacunes du code des marchés. Ce n'est qu'une question de temps. Mieux, le nouveau projet de code est presque bouclé. Vivement qu'il voit le jour !

       Aujourd'hui, il est question d'arrêter la fantaisie dans les B&TP. Car le drame "s'explique par la profusion d'entreprises de bâtiments et de travaux publics qui n'ont aucune capacité tant en ressources humaines que financières comme cela est exigé par la profession sur le plan international". D'où la nécessité de l'agrément. Encore que tout le monde soit informé au même moment et que les entreprises qui ne répondent pas aux nouvelles conditions puissent reconnaître leur faiblesse en capacités matérielles et humaines. Dans notre parution du 6 février (L'Union n°164), nous faisions aussi écho de ce que le seuil d'appel d'offres national est ramené à 25 millions de francs CFA, en réponse à des soucis de transparence et d'efficacité.

       En rappel, lors de la mission de la revue des dépenses publiques et de la gestion financière (PEMFAR) effectuée au Togo par la Banque mondiale du 22 mai au 6 juin 2008, la composante "Système de passation des marchés publics" a été analysée et fait l'objet d'une série de recommandations qui visent, à terme, à la révision du code des marchés publics et de ses textes subséquents afin de répondre aux exigences d'un environnement socioéconomique en pleine mutation. Ainsi, la réforme du système de passation des marchés doit tenir compte des nouvelles directives de l'UEMOA sur les marchés publics et des mesures anti-corruption.


Banque : Le Togo et sa banque à l'honneur

       Lomé a été la capitale de la banque africaine, du 5 au 7 février derniers. A la salle de conférence de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) s'est tenue les récentes Journées annuelles du Club des dirigeants des banques et établissements de crédits d'Afrique une importante réunion des cadres de banques en Afrique. Après avoir vu naître ce Club en 1989, servi de cadre pour son dixième anniversaire, le Togo vient de graver encore son nom dans l'histoire de la Banque africaine en accueillant la réunion du vingtième anniversaire dudit club. A cette réunion, l'honneur a échu encore au Togo de gérer la présidence du groupe des patrons de banques au cours de l'année 2009.

       Zakari Darou-Salim, c'est le nom de celui qui devient le vingtième président du Club des dirigeants de banques et établissement de crédit d'Afrique. Déjà à la veille de cette réunion, une première réunion des acteurs du même profil, cette fois-ci de l'UEMOA, a consacré le même Togolais comme président de la Fédération des banques et établissements de crédit de la zone des huit pays membres. Voila qui vient enrichir le parcours de celui qui est avant tout président de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo et directeur général de la Banque Togolaise de Développement (BTD).

       Darou-Salim devient dans l'histoire de la banque africaine le troisième Togolais à occuper le poste de président du club. C'est d'abord Rogui Paass qui en a été président fondateur. Dix ans après, Mensavi Mensah donne la chance au Togo d'inscrire de nouveau son nom sur le tableau d'honneur du patronat de la banque africaine. Dix nouvelles année plus tard, c'est le directeur de la BTD qui fait encore parler de son pays à la tête du leadership de la jeune et émergente banque africaine, mais dans un contexte particulier.

       La récente réunion de Lomé a focalisé toute son attention sur la crise financière internationale qui ne laisse aucune chance aux banques et établissements de crédit en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Le thème des assises est  d'ailleurs très évocateur : " la place de la banque africaine dans le contexte de la mondialisation ".

       "La banque africaine est jeune et émergente", constate l'universitaire algérien Dhafer Saidane, expert invité pour la réunion, auteur du livre "L'industrie bancaire : mondialisation des acteurs et des marchés". Pour celui-ci, la banque africaine est restée jusqu'ici à l'abri des effets ravageurs de la crise, du fait de l'interventionnisme de l'Etat dans la fixation de ses taux. "Mais cette non vulnérabilité pourrait ne plus être le cas si l'on n'y prend garde". Dhafer recommande alors que "la banque africaine continue d'axer ses activités sur le financement de l'économie réelle sur le continent". "Elle doit être au service du tissu industriel, du tissu entrepreneurial, des artisans…et répondre aux besoins spécifiques des Africains", précise t-il.

       A propos de la place de la banque africaine dans le contexte de la globalisation, le Gabonnais Henri-Claude Oyima, président sortant du Club a, dans un discours passionné, invité ses collègues à donner une identité à leur banque en Afrique. "Il est important de trouver une communauté, une identité dans la réflexion et dans l'action pour assurer à la banque africaine une autonomie suffisante, une indépendance réelle indispensable pour apporter à nos économies les services adaptés dont elles ont tant besoin", a-t-il lancé à ses paires. "La banque africaine doit se doter de moyens pour lutter à armes égales avec les autres", a-t-il insisté. Pour ce faire, le Togolais, Darou-salim estime que "la banque africaine a besoin d'un environnement favorable et d'un accompagnement des pouvoirs publics".

       Pendant ce temps, le gouvernement togolais, à travers son ministre de l'Economie et des Finances Adji Otèth Ayassor, craint que "la globalisation des systèmes bancaires, les fusions et les absorptions transforment les banques de proximité en de véritables monstres financiers, risquant ainsi de détourner la banque de sa mission  fondamentale qui est le financement du développement" Dom

Dom  Koami


Institut africain d'informatique : L'école supérieure d'informatique fait sa promotion

  • 56 étudiants reçoivent leur diplôme international lundi à Lomé.

         Malgré sa renommée sur le plan africain, l’Institut africain d’informatique branche Togo (IAI Togo) se fait trop discret par rapport à la pléiade d’écoles de BTS. Une cérémonie solennelle de remise de diplôme à 56 de ses étudiants lundi à Lomé vise, d’après ses responsables, à faire découvrir davantage cette institution supérieure interétatique de technologie.

       En quatre promotions depuis 2002, ils sont 56 étudiants togolais à être formés en développement d'applications informatiques et en maintenance de réseau par l'Institut africaine d'informatique branche Togo (IAI Togo). Cela avait débuté avec 7 étudiants, puis 20, puis 13, puis 16. Lundi, solennellement à Lomé, ils vont recevoir leur diplôme des mains de l'actuel président du Conseil d'administration de l'IAI-siège, en la personne du ministre gabonais des Finances. Même si certains étudiants, une vingtaine, sont à l'extérieur du pays.

L'occasion sera ainsi offerte particulièrement aux opérateurs économiques, invités, de découvrir ces "produits" dont certains sont déjà employés notamment en Côte d'Ivoire, au Gabon et en Europe. Et à d'éventuels étudiants de s'intéresser à l'institut.

       Entre-temps, les étudiants diplômés n'ont poursuivi leur parcours qu'avec leur attestation - bien autorisée, nous dira-t-on -, en attendant que le diplôme ne soit dûment signé par, seulement, le président du Conseil d'administration l'Institut africain d'informatique dont le siège est à Libreville, au Gabon.

L'historique

       Créé en novembre 1971 à N'Djaména, au Tchad, par onze chefs d'Etat dont le Togo, l'Institut africain d'informatique (IAI) est une école interétatique (publique), la toute première école supérieure en informatique en Afrique francophone, avec un statut d'organisme international. Libreville, la capitale gabonaise, a été retenue comme siège de l'institut. Au Conseil d'administration de 1998, il a été arrêté que les pays membres qui le pouvaient pourraient créer des représentations nationales. Histoire de rapprocher l'IAI des pays membres, d'autant que ceux-ci ont besoin de cadres informaticiens pour leur développement. Ce que le siège seul ne peut faire aujourd'hui.

       Ainsi naît l'IAI Togo en 2002, après l'IAI Cameroun en 1999 et l'IAI Niger en 2001. Les trois représentations - les seules pour l'instant - forment avec le siège le groupe IAI. Dans les pays membres, la charge est confiée aux structures nationales de statistiques de gérer les représentations. Ce qui revient au Centre national d'études et de traitement informatiques (CENETI) et à son directeur Kodjo Agbéti de veiller sur l'IAI Togo.

Les options

       Le siège formait en ingénieurs de travaux informatiques, ou en licence professionnelle à l'informatique. Il a évolué, en formant des ingénieurs concepteurs, ainsi que des maîtrises en informatique de gestion. Les représentations consistent à ce que les pays créent le premier cycle (ingénieurs de travaux informatiques). Les étudiants y accèdent par voie de concours, à la même date, à la même heure simultanément dans tous les pays membres. Les épreuves sont envoyées, corrigées et les résultats proclamés par le siège. Aucune interdiction n'est faite aux ressortissants d'autres pays de concourir.

       L'avantage pour l'IAI, c'est que l'institut applique par avance le système LMD (Licence-Masters-Doctorat). Après le premier cycle, l'étudiant continue le Masters (M), sans avoir à se rattraper comme pour les BTS. "Cette année, on a pu semestrialiser le processus et définir les volumes horaires. Il reste à attribuer les crédits et les mécanismes de rattrapage", explique à L'Union le directeur général du Ceneti, Kodjo Agbéti. Tout comme dans le système LMD, il y a des cours de mobilité, qui permettent aux étudiants d'aIler rattraper des cours ailleurs.

Un avenir serein

       Face à la farouche concurrence livrée par les écoles de BTS (Brevet de Technicien Supérieur), l'IAI Togo reste très serein. L'institut ne semble pas raisonner pas par rapport aux multitudes d'institutions de la place. "C'est une question de complémentarité. Nous, on n'est pas ébranlés parce que nous comptons sur la rigueur. Ici, la discipline ne se négocie pas. Nous ne sommes pas contraints par l'argent pour que l'étudiant vienne faire sa loi", souligne M. Agbéti. Il se dit "heureux que pour le moment, nos diplômés ne chôment pas". Trois sont recrutés en Côte d'Ivoire, un autre dans un organisme à Libreville après sa soutenance au siège, deux poursuivent au siège, trois sont au Canada pour se former en webmasters… trois en France. "Nos étudiants n'ont pas de problèmes, ils ont beaucoup d'ouverture", répète-t-il.

       Quant à l'institut : "Je suis optimiste, et pense que l'institut va tenir, parce qu'il y a encore un noyau de pays fondateurs qui tiennent à cela", confie le directeur de l'IAI Togo. Les chefs d'Etats du Togo et du Gabon sont entre autres cités en exemple. "Le reste, c'est les hommes et le cerveau qu'il faut pour créer des projets d'autofinancement". C'est ce qui manque cruellement au continent.

Jean Afolabi


Au-delà de la fête de la beauté : Miss Togo reste un vecteur de communication

       De dents de scie à moyennement positif. C’est sous cette forme caricaturale que le président du Comité Togo, Gaspard Baka, a lancé le 12 février dernier l’édition 15 de la fête de la beauté togolaise. Une manifestation annuelle dont l’apothéose aura lieu le 29 août 2009 à Lomé, après l’ouverture des candidatures depuis lundi dernier, la clôture des candidatures le 29 mai et les élections préfectorales qui s’étalent du 6 au 27 juin 2009. Plus est, les phases régionales de la nouvelle aventure sont ainsi programmées : Dapaong : 10 juillet, Kara : 11 juillet, Sokodé : 18 juillet, Atakpamé : 25 juillet et Lomé 1er août. Les conditions sont restées intactes : être de nationalité togolaise, célibataire sans enfant, ni précédemment mariée, avoir entre 18 et 25 ans, être d’une bonne moralité et avoir une excellente réputation, avoir une taille minimale de 1,70m, parler couramment le français.

       Déjà, la prochaine porte-parole de la beauté togolaise connaît son chantier principal : l’eau potable pour tous. Il s’agira aussi d’offrir ici et là la possibilité aux populations choisies d’utiliser l’eau claire. Contrairement à ce qui se vit actuellement dans certaines contrées du pays. Mais, ceci reste plus une invite aux autorités étatiques à focaliser leur attention sur la cible de la Miss Togo. Miss Togo est un vecteur de communication, a justement précisé M. Gaspard Baka. Car, au demeurant, le comité Miss Togo n’aura jamais tous les moyens pour venir à bout d’un fléau social choisi au bout d’un an de mandat. Surtout qu’il faudra le mener de front avec un autre thème propre à celle qui est élue. D’où la possibilité de poursuivre les œuvres humanitaires après son mandat.

       Le 12 février, c’était l’occasion pour l’actuelle Miss Togo Paméla Aïcha Fofana de faire un bilan à mi-parcours. «Je me suis engagée dans un projet social visant à venir en aide aux enfants déshérités en  général et les orphelins du Sida. En plus de cette activité, s’ajoute la lutte contre le trafic des enfants, une mission que m’a confiée le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé. En octobre lors d’un voyage que j’ai effectué dans le nord, notamment à Mandouri, puis à Dapaong où j’avais assisté à l’inauguration de la Poste et visité un orphelinat de 65 enfants orphelins du sida. Durant mon passage dans ces localités, j’ai fait des dons. J’ai également assisté à l’inauguration de l’orphelinat «Agbénoxevi» à Badja où j’ai également fait des dons. En Novembre dernier, j’étais en France, précisément à Amiens où j’ai représenté le Togo à la soirée togolaise de l’Association Picardi-Togo», a-t-elle précisé. Et d’ajouter : «très prochainement, le 2 mars, je compte lancer mon projet sur le trafic des enfants à Tchamba. Je profiterai pour faire une campagne de sensibilisation de deux semaines dans le nord et certaines localités du sud».

       Traditionnellement, le mandat d’une Miss est partagé entre les voyages et rencontres avec les partenaires et associations et l’exécution des projets.

       Le seul bémol, c’est qu’il n’y a pas de tapage médiatique autour des activités des Miss. Ce que promet toujours de corriger l’équipe du Comité Miss Togo.

Sylvestre D.


Equipe nationale du Togo : Razak Boukari ne dit pas non

Interrogé par nos confrères de Radio Sport F.M, depuis Lomé à la suite de leur victoire  en début de semaine lors de la 24ème journée de Ligue 2, sur Clermont Foot, Razak Boukari a confirmé sa disponibilité à éventuellement rejoindre les Eperviers. "Je ne ferme pas la porte. Si je le  (Ndlr : le maillot de Eperviers)  porterais, ce serait une fierté. Mon père l'a porté et si je dois le porter aussi, ça ferait plaisir à beaucoup de monde et à moi aussi", a déclaré l'international Espoir français d'origine togolaise.

Le fils de l'ancien international togolais Boukari Sadou est en outre revenu sur son absence en sélection le 11 février dernier à Rouen. Convoqué par la FTF, l'ancien castelroussin n'a pas favorablement répondu au rendez-vous, arguant "des raisons personnelles", dans la lettre qu'il a adressée le 3 février à la fédération. "Ce n'est pas que je renie mes origines", a tenu à préciser le joueur. Avant de poursuivre: "J'ai demandé à avoir le numéro du coach, discuter avec les dirigeants de la fédération, mais je n'ai pas eu d'appel, rien. C'est pour ça que j'ai eu quelques appréhensions. Sinon je ne referme jamais la porte. Après, à l'avenir, s'il y a une sélection, au moins j'aimerais avoir quelques dirigeants, discuter et pourquoi pas aller en sélection pour voir comment cela se passe".

Pour Razak Boukari, les préalables pour son ralliement sont simples. Il souhaite discuter, "voir ce qui se passe, voir ce qui est prévu à l'avenir". En somme, le joueur veut savoir ce que la Fdédération togolaise de football offre comme conditions et projets avant de s'engager.

"Mais le plus gros handicap qui pourrait empêcher la présence du joueur le 28 mars prochain résidera dans la procédure pour le changement de sa nationalité sportive. Il faut pouvoir le faire en un mois. Ce qui suppose que la FTF, s'adjuge des compétences pour monter le dossier en vue de s'assurer l'accord de la FIFA. Ce qui est loin d'être acquis étant donné que le joueur vient d'avoir 21 ans",  commente le magazine Global Sport dans sa parution de mercredi.

Razak Boukari s'est enfin imposé comme l'un des maillons forts de l'attaque du Racing Club de Lens. Après deux saisons en demi-teinte, l'attaquant franco-togolais est parvenu à faire son trou chez les Sang et Or. Au point de prolonger récemment son contrat avec la formation artésienne jusqu'en juin 2013. Formé à Châteauroux où il effectue ses premiers pas chez les professionnels en 2004, le natif de Lomé quitte la Ligue 2 et la Berrichonne pour rejoindre Lens et la Ligue 1 en juin 2006. Malgré la relégation des Sang et Or à l'issue de la saison dernière et de nombreuses convoitises de formations de l'élite, Boukari a préféré rester dans l'Artois. En L2 cette saison, l'attaquant franco-togolais a disputé 18 rencontres de championnat et inscrit 4 buts.

Gilles Vevey


Musique : Quand Afia Mala danse sa salsa

       Enregistré à la Havane aux studios Egrem, avec l'une des plus prestigieuses formations musicales cubaines, Orquesta Aragon, la princesse des rives du Mono propose un album de salsa pure, du montuno ; cet album est autant le fruit du riche chemin musical parcouru par Afia Mala que celui d'une très longue histoire qui unit la diaspora que constitue les pays comme Cuba à l'Afrique. Des stars de la musique cubaine sont venues rejoindre Afia sur cet album : Rubalcaba au piano et aux arrangements, Tata Guines, l'un des meilleurs percussionnistes au monde, Carment Flores et Laito Sureda au chant.

        Afia Mala, "la Princesse des rives du Mono" a officiellement présenté son huitième album à la presse nationale. Un disque qu'elle a choisi d'enregistrer à la Havane à Cuba aux mythiques studios Egrem et étiqueté "Afia Mala à Cuba avec Orquesta Aragon". Elle est allée aux sources de la salsa, elle nous offre un pur album "Montuno", (comprenez, la véritable musique traditionnelle cubaine), de la salsa pure chantée en espagnol cubain, en français et en mina-éwé. Les musiciens qui l'accompagnent et ont arrangé la plupart des morceaux sont ceux de La Orquesta Aragon, la plus ancienne et prestigieuse formation musicale cubaine, fondée en 1939, et continuée de pères en fils.

       D'autres stars de la musique cubaine comme Rubalcaba, nominé aux Grammy Awards en 2006, ont apporté leur touche à ce joyau. Rubalcaba était présent au piano et a arrangé quelques titres du disque. Tata Guines, l'un des meilleurs percussionnistes au monde, aujourd'hui disparu, a rythmé quelques morceaux, et les voix de Carmen Flores et de Laito Sureda accompagnent parfois celle d'Afia Mala. Égale à elle-même, Afia Mala aborde dans cet album, composé de onze titres, des thèmes comme l'amour, l'amitié, le travail, l'amour maternel, la reconnaissance qu'elle a dans la chanson "Togo", où elle peint une magnifique carte postale de son pays. Le disque  est sorti le 10 novembre 2008 à Paris chez Frochot Music - Cantos et  a  été  réédité trois déjà.

       "Afia à Cuba", c'est aussi le bruit des vagues de la mer de la Havane, et les senteurs des authentiques Cigares Cubains. Une musique qui vous entraîne, vous emporte et vous transporte vers l'essence même de ce rythme séculaire. C'est enfin une musique qui détonne et une artiste qui étonne toujours le public par son éternelle jeunesse et son charme qui défie les pesanteurs du temps.


Note de lecture : Serge Bilé dévoile son enquête sur le racisme au Vatican

       Après Noirs dans les camps nazis, La légende du sexe surdimensionné des Noirs, et Quand les Noirs avaient des esclaves blancs, le journaliste et écrivain franco-ivoirien Serge Bilé fait paraître, en collaboration avec son confrère camerounais Audifac Ignace : Et si Dieu n'aimait pas les Noirs ? Enquête sur le racisme aujourd'hui au Vatican, aux éditions Pascal Galodé. Un ouvrage qui regroupe des témoignages de prêtres et de religieuses d'origine africaine, en poste à Rome, sur les conditions, les traitements et les discriminations dont ils seraient victimes.

       " Qu'aucun noir ne soit déployé aux portes du Vatican. " En 1944, ce message du pape Pie XII est adressé au commandement des forces alliées et transmis, par le secrétaire d'Etat du Vatican, à l'ambassadeur de Grande Bretagne près le Saint Siège. Une injonction que le diplomate rapporte ainsi : " Le secrétaire d'Etat du Vatican est venu me voir aujourd'hui pour me dire que le pape espère qu'il n'y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération. Il s'est empressé de souligner que le Saint Siège ne fixe pas de limite dans le degré des couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte. "

Les événements relatés datent de la Seconde Guerre Mondiale. Les choses ont-elles évolué depuis ? En 2006, le cardinal japonais Stephen Fumio Hamao dénonce les critères de nomination des évêques d'Afrique et d'Asie, en dévoilant au passage les dessous des réunions mensuelles auxquelles il a eu à prendre part, et où sont examinés les profils des personnalités pressenties pour la charge.

Deux poids, deux mesures

       Si les prélats sont touchés par le phénomène, on peut imaginer ce qu'il en est pour ceux qui évoluent dans des sphères moins élevées. Alors que les prêtres européens accèdent à la fonction de chapelains (aide de camp du souverain pontife), purement honorifique et gratifiante au bout de trois ans de présence au sein siège, les ecclésiastes africains doivent quant à eux, selon l'enquête de Serge Bilé et Audifac Ignace, attendre entre neuf et quinze ans!

       Dans l'enseignement, les auteurs de l'essai constatent les mêmes dérives à Urbaniana, l'université catholique qui dépend du Vatican. Les prêtres africains, qui y enseignent, doivent attendre parfois jusqu'à dix longues années pour être titularisés, alors que leurs collègues européens le sont au bout seulement de trois ans. Tout cela, au vu et au su du Saint-Siège.

       Comment l'Eglise peut-elle alors être crédible dans sa dénonciation du racisme dans le monde, quand elle n'a pas la volonté de le combattre dans sa propre maison ? Le silence du pape et de la curie romaine sur cette question, la rend plus criante encore pour les auteurs de l'enquête.

       Les plus gros bastions du catholicisme se trouvent désormais en Afrique, en Asie et en Amérique laine, tandis que l'Europe voit ses troupes rétrécir à vue d'œil. Pourtant, le racisme persiste : " Tout est fait pour nous rendre la vie difficile et nous décourager finalement de rester ici ", confie un prêtre africain. D'autres, moins chanceux, victimes de tracasseries administratives, sont tombés dans la déchéance. Ils se retrouvent aujourd'hui… sans papiers à Rome. Ils seraient une centaine dans ce cas. Obligés de mendier pour survivre, ils ont interdiction de célébrer la messe, alors que les églises italiennes, et plus généralement européennes, manquent cruellement de prêtres. Un comble !

Esclaves domestiques et religieuses prostituées

     Mais, il y a plus grave, nous disent les auteurs d'Et si Dieu n'aimait pas les Noirs ? : de jeunes recrues deviennent " captives ". Les congrégations romaines - crise des vocations oblige- font venir des religieuses africaines, pour travailler dans les maisons de retraite qu'elles possèdent et qui les font vivre. Les nouvelles venues, qui ne parlent généralement pas la langue, constitueraient une main d'œuvre taillable et corvéable à merci.

Ce serait le cas d'une religieuse congolaise qui raconte, dans le livre, comment la mère supérieure de son couvent lui a confisqué sa carte de séjour, le jour même de sa délivrance, pour être sûre de la tenir à sa merci. " On travaille de six heures du matin jusqu'à parfois vingt-heures le soir ", confie la jeune femme, en regrettant de n'avoir même pas de quoi s'acheter ne seraient-ce que des sous-vêtements. Du coup, de brimades en privations, certaines d'entre elles finiraient par sombrer et accepter, contre rémunérations, les avances de prêtres italiens. Puis l'argent qu'elles gagnent serait envoyé " au pays " dans leurs familles.

Le CPDC et les réformes de l’APG : Le gouvernement réaffirme sa position
L'Union #165 du 13 fev 2009
  • Les travaux se poursuivent aujourd’hui

Quel sort pour les résultats obtenus au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) ? Doit-on y aller par ordonnance ? Quel sens revêtent les points 1.1 et 3.2 de l’Accord politique global (APG) s’il faut considérer que cet accord du 20 août 2006 est toujours en vigueur ? Des questions auxquelles ne veut pas répondre l’opposition parlementaire avant d’avoir arraché la présence des observateurs européens et de la facilitation. Seulement, il faut que les textes se fassent par consensus et par dialogue. Sans dire sous quelle forme ils seront finalement appliqués. Le RPT, lui, ne veut pas faire trop de gymnastique : le mécanisme du CPDC marque la volonté du Chef de privilégier sa politique de large concertation. Ici, la sérénité confirme que la position à peine voilée du gouvernement ne fausse pas les calculs. A moins qu’il est plutôt autorisé de voir une indiscipline au sein de l’équipe gouvernementale.

Visiblement, ce n’est qu’un rappel d’une précédente position. En effet, dans une interview à notre confrère Forum de la Semaine, le ministre Gilbert Bawara, un des représentants du gouvernement dans les discussions, se prononce : «il sied de souligner que l’APG n’a jamais entendu instituer une instance suprême ou parallèle pour la conduite des réformes politiques, en dehors des institutions républicaines». «Sur le fond, il s’agit de privilégier l’esprit de dialogue et de concertation sans pour autant s’arc-bouter sur des considérations de pure forme ni donner le sentiment de dépouiller les institutions républicaines et démocratiques de la réalité de leurs prérogatives constitutionnelles, au risque de transformer les élus du peuple en députés godillots et de muer l’Assemblée nationale en une chambre d’enregistrement», poursuit-il. Avant de préciser : «…contrairement à certaines affirmations, l’Union européenne n’est pas partie prenante à l’APG et aucune règle n’habiliterait cette institution à contraindre les institutions républicaines du Togo à rechercher impérativement le consensus sur les réformes projetées». En clair, les législatives de 2007 ont été un arbitrage dont se prévalent tous les partis du parlement à ne pas autoriser d’autres entrées dans le CPDC. Au grand dam de la CPP de Edouard Kodjo qui veut convaincre tout le monde qu’elle est la 4ème force du pays. Pour Cornelius Aïdam, rien ne devrait se discuter sur le long terme sans la présence (non par écrit) de son parti chéri.

Courant 2008, c’est le ministre Pascal Bodjona, aujourd’hui président du CPDC au titre de représentant du Chef de l’Etat, qui donnait le ton. Dans une émission spéciale à la TVT, le 16 octobre dernier, le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales précisait ce qui devra se faire. Lorsqu’une mesure consensuelle sera prise dans un cadre, quelle que soit sa dénomination, elle doit forcément passer devant l’assemblée nationale pour avoir force de loi ; on ne peut appliquer une décision politique, aussi unanime soit-elle, si elle n’est pas transformée en loi. Encore que les réformes en ligne de mire entraînent aujourd’hui des conflits avec certaines dispositions actuelles de la loi fondamentale et des règlements. Autrement, tout doit passer devant le parlement. Dans les coulisses, on annonce que l’institution entend arracher sa place dans tous les cas. Et par tous les moyens.

Le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), mis en place le 4 janvier 2009 par décret du chef de l’Etat, devra rechercher le large consensus autour des réformes du code électoral, du statut de l’opposition et des questions institutionnelles et constitutionnelles. A l’étape actuelle, aucun consensus n’est trouvé sur les différents points à l’ordre du jour. Quatrième séance de tergiversations! Les travaux se poursuivent ce jour.

Sylvestre D.


La plaisanterie du boycott du parlement

Sortie de l’escarcelle de l’opposition parlementaire, l’exigence du facilitateur au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) a divisé les parties prenantes pendant les trois premiers jours des discussions. Au point de passer sans attendre aux questions prioritaires en l’occurrence le code électoral et la place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans l’organisation des futures élections. Ce qui veut dire que le règlement intérieur n’est toujours pas arrêté. Ainsi, unanimement, on ne veut plus revivre les péripéties des débuts des discussions ayant abouti à l’APG.

Que se passera-t-il si le CAR et l’UFC se sentent marginalisés par la version du texte à envoyer au parlement pour adoption? C’est ici qu’on s’interroge sur l’idée de boycott que ventilent les deux partis réunis par la force des événements. A y voir de près, cela ressemble à un remake de la politique de la chaise vide de 1994 initiée et pratiquée par le CAR de Madji Agboyibo. Aujourd’hui, dans les couloirs du palais des congrès, on est plus poussé à en rire. Car, si le nombre de 36 (pour le CAR seul) n’a pu rien faire en 1994, ce n’est pas avec 31 (CAR et UFC compris) que le miracle sera produit.

       Selon l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la présence des députés est obligatoire aux séances plénières. A l’ouverture de chaque séance, le président procède à la vérification du quorum. L’Assemblée nationale ne peut délibérer que si la majorité des députés la composant est présente. Dans le cas contraire, la séance est suspendue. Logiquement, il suffira seulement que le RPT majoritaire décide d’étudier le projet envoyé par le gouvernement. L’essentiel, c’est de mobiliser les siens pour une présence effective, car «les procurations ne sont pas prises en compte».

Sylvestre D.


Système éducatif dans l’UEMOA : Le Togo veut harmoniser son Bac 2

Après un premier rendez-vous manqué, le Togo entend faire coïncider cette année sa période d’écrit du baccalauréat 2è partie avec celle des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Empêcher les candidats de se présenter la même année à un même examen dans deux pays différents. C’est la guerre que veulent ainsi mener les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) contre les élèves de la classe de Terminale qui se positionnent simultanément dans deux pays frontaliers afin de s’augmenter les chances de réussite. A cet effet, les autorités de l’éducation de ce regroupement économique ont uniformisé les dates de cet examen qui ouvre aux admis les portes des études universitaires. «Cela se passait, c’est une forme de fraude», indique-t-on.

A en croire le ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la recherche Messan Aduayom, les écrits du baccalauréat commencent dans l’espace UEMOA le 18 et le 21 juin 2009 dans tous les pays pour le compte de l’année scolaire 2008-2009. Et d’ajouter que, normalement, tous les pays qui se sont engagés dans cette voie devront prendre leurs dispositions. Lesquelles dispositions sont déjà opérationnelles depuis le 31 décembre 2008. En fait, la mesure sous-régionale a commencé à être effective depuis la tenue du baccalauréat 2008 dans l’UEMOA, moins le Togo. Par l’effet de circonstances atténuantes. «Le Togo est dans cette disposition d’esprit puisque nous nous sommes engagés. Cette année, c‘est ce que nous ferons. L’année dernière, nous n’avons pas pu le faire parce que la rentrée a été tardive», explique le ministre Aduayom. Avec obligation du respect de l’engagement pris. Seulement, «s’il y a des événements majeurs qui se produisent de nature à ce que objectivement l’écrit ne pouvait pas se tenir dans cette période, nous informerons les instances de l’UEMOA pour qu’on comprenne qu’il ne s’agit pas de dispositions de complaisance», conclut-il.


Désapprobation sociale : Les licenciés de Wacem toujours dans l’attente

            De sources confirmées, les licenciés de la société de fabrication de ciment Wacem implantée à Tabligbo (préfecture de Yoto) attendent toujours de reprendre fonction. Cela peut paraître bizarre qu’un licencié puisse être repris. Mais, c’est ce qui aurait été convenu entre l’Autorité étatique et la direction de Wacem depuis six mois. Visiblement convaincue qu’un mouvement de débrayage sous le motif de l’amélioration des conditions de travail n’était pas un mobile suffisant pour justifier la mise à la porte, l’Autorité aurait ainsi convaincu les patrons de Wacem à procéder à une réintégration de la vingtaine de jeunes employés licenciés.

         Aujourd’hui, la réticence de Wacem à satisfaire cette demande est réelle. Et, selon les mêmes sources, la direction de Wacem joue à la montre pour finalement bouder l’application de la solution convenue. Surtout que celle-ci a continué à payer les licenciés pendant les six derniers mois alors même qu’ils ne sont pas autorisés à reprendre service. La méthode viserait ainsi à faire endormir le gouvernement pour consacrer un refus définitif de réintégration des licenciés. Ce qui est d’autant plus certain dans la mesure où on annonce que Wacem est en train d’explorer la possibilité d’ouvrir une usine dans la localité de Dalavé dans la préfecture avoisinante de Zio au détriment de celle de Tabligbo. A terme, les employés seront mis devant l’évidence d’un licenciement collectif pour permettre à la société d’engager d’autres personnes.

            Ceci reste une ingéniosité fortement appliquée dans le secteur privé où il est certain que, malgré les conditions décriées, d’autres personnes accepteront d’aller à l’aventure. Il urge que le gouvernement revisite le dossier de Wacem à un moment où il est logiquement (c’est selon) critiqué dans la mise en exécution du plan social ayant conduit au licenciement de centaines d’employés à la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT).


Forum national des paysans à Kara : Le paysan, pilier de la relance économique

·         Le chef de l’Etat très attendu à la rencontre

            Le secteur agricole contribue pour 38% de la constitution du Produit intérieur brut (PIB). Il fournit plus de 20% des recettes d’exportation et procure l’essentiel de l’alimentation à la nation toute entière. Par ailleurs, ce secteur occupe et fait vivre plus des deux tiers de la population active nationale. Ces quelques données fournies par le ministère de l’Agriculture démontre que le secteur est constitue le fondement de la croissance de l’économie du pays et le principal soutien à la formation de la richesse nationale. D’où le choix des autorités d’impliquer, ou plutôt de placer le paysan au centre de la politique de relance agricole et économique  

            Pour ce faire, il est apparu, d’après Kombaté Konlani, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, «nécessaire de créer un cadre permanent de concertation et d’échange entre les acteurs du monde paysan et les plus hautes autorités du pays…». Ce cadre, c’est le Forum national des paysans togolais (FNPT, qui tient ses premières assises depuis hier, et pour trois jours, à Kara. Près de 800 producteurs agricoles et une centaine de technicien des pouvoirs publics et de partenaires.

            A Kara, autour des sujets aussi variés que «l’Amélioration du circuit de distribution des engrais», «Importance de la commercialisation des produits agricoles locaux dans la lutte contre la cherté de la vie», les acteurs seront sensibilisés sur les performances et les solutions susceptibles de lever durablement les contraintes majeures qui freinent les performances du secteur agricole. L’accent sera mis sur les contributions spécifiques des producteurs, des autorités et des partenaires à la levée des principales contraintes en vue de la réussite agricole 2009-2010.

            Le clou de l’événement sera sans doute l’entretien, demain, entre les producteurs et le chef de l’Etat. Ainsi que les orientations et les instructions que celui-ci aura à donner pour la relance du secteur. 

Le FNPT se veut uns rencontre annuelle et placée sous le  patronage du chef de l’Etat dans le but de lui permettre d’échanger avec le monde paysan et d’autres professionnels du milieu.

Jean Afolabi


Projets de développement communautaire : Arrêter le drame des populations de Sada, Matékpo et autres

       Au moment où pourtant des richissimes de cette contrée se pavanent dans la capitale en «arrosant» leurs maîtresses et autres copines occasionnelles, ceux qui sont restés au village continuent d’égrener les jours de leur drame. Et on attend le gouvernement… Les deux images de l’article (mises en blanc noir) sont loin d’être illustratives.

       Sur la première, on y voit une fillette en pleine fouille de la terre à la recherche de l’eau…non potable. Cette scène de corvée d’eau est tout aussi normale et quotidienne à Matékpo, à une dizaine de kilomètres de la Nationale n°1 après le village de Sada, depuis le début de l’année. Pour s’approvisionner en eau, il faut multiplier des creux dans le lit totalement asséché de la rivière et passer des heures à racler le sol pour remplir sa petite bassine. Au pire des cas, entre mars et avril, il faut accomplir une marche de 15 kilomètres (2 fois) qui sépare du fleuve Mono pour y faire sur place la vaisselle, la lessive avant de revenir au village avec des bidons remplis du précieux liquide. On peut donc comprendre que des gens peuvent passer une semaine sans les bains quotidiens… Le comble aura été que des individus, qui ont promis de leur ériger un forage, se sont volatilisés avec la cagnotte de 400.000 francs Cfa constituée par les pauvres paysans. Et au finish, Matékpo n’a pu bénéficier d’un seul des 180 forages construits par le gouvernement. Pour cause de difficultés pratiques, dit-on.

       Un peu plus à l’ouest vers la montagne, c’est l’école publique de Sada qui offre une autre image pitoyable. Depuis avril 2008, les tout-petits du primaire sont obligés de côtoyer soleil, pluie, insectes et serpents. Le toit du seul bâtiment en dur de l’école est resté couvert au tiers ; le reste étant en partie coiffé par des feuilles de palmiers non tissées, donc facilement attaquable par un vent violent pareil à celui qui avait sévi le 16 avril dernier. Et depuis-là, le corps enseignant attend le messie après avoir envoyé un rapport à la hiérarchie. Mais, rien de soulageant ! Jusqu’à cette visite organisée par la Coordination du Projet de développement communautaire (PDC), soutenu financièrement par la Banque mondiale. Ah, l’école dispose de deux hangars servant de classe.

       Ces populations attendent ainsi de voir un début de solution dans un mois, comme souhaité par le bailleur. En attendant, le gouvernement prend l’engagement de garantir une gestion rigoureuse et transparente des ressources éjectées dans l’intérêt des populations bénéficiaires. C’est aussi ça le problème des projets communautaires.

       Conçu par le Togo et financé par la Banque mondiale, le PDC s’étend sur quatre ans renouvelables, de 2009 à 2012, et veut réaliser les infrastructures, renforcer les capacités de tous les acteurs et développer les activités génératrices de revenus. D’un coût total d’environ 10 milliards de francs Cfa, il engloutit au moins 350 microprojets (à raison de 82 pour la Maritime, Plateaux 78, Centrale 56, Kara 64 et 70 pour les Savanes) répartis dans les cinq régions économiques du pays, avec le fort accent mis sur l’approche participative. En clair, contrairement au Programme d’ajustement structurel imposé du dehors, les besoins sont ici exprimés par les collectivités, les projets conçus par les potentialités locales et réalisés par et au profit des communautés à la base.

       Le lancement officiel du Projet de développement communautaire a eu lieu le 6 février dernier à Atakpamé. Sa gestion est confiée aux Agences d’appui aux initiatives de base (AGAIB), implantées dans les régions du Togo. Certaines questions cruciales prises en compte par le PDC sont déjà relevées dans le Document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) dont la version finale est en cours de vulgarisation.

Sylvestre D.


CAF/AWARDS 2008 : Adebayor offre au Togo son premier Ballon d’Or de la Confédération africaine de football 

  • Le capitaine des Eperviers et attaquant d’Arsenal a été désigné par les sélectionneurs

En désignant l'attaquant togolais des Gunners d'Arsenal Meilleur joueur africain 2008, les sélectionneurs  africains viennent confirmer une fois encore que le Ballon d'Or africain s'est résolument "expatrié" en Europe. Depuis 1992, année du renouveau du titre, aucun des lauréats n'évolue sur le continent.  Tous les joueurs désignés, après vote par le jury, étaient ou sont des joueurs professionnels évoluant en Europe, condition devenue la coutume pour recevoir le trophée. Leurs clubs au moment de leur victoire sont l’Olympique de Marseille, le Vitoria Setubal, le Sporting du Portugal, le Milan AC, l’Inter Milan, l’AS Monaco, le Deportivo La Corogne, Arsenal, Parme AC, le Racing Club de Lens, Liverpool, le Real Majorque, le FC Barcelone, Chelsea et le FC Séville, etc. Les championnats auxquels ils appartenaient ou appartiennent sont donc ceux de l’ Angleterre, de l’Espagne, de l’Italie, de la France et du Portugal, etc.

Emmanuel Adebayor qui succède au Malien du FC Séville, Frédéric Kanouté, n'a pas échappé à la règle. En lutte avec l'Egyptien Mohamed Abou-Treika, c'est d'ailleurs haut les mains que le Togolais s'est imposé avec 74 points contre 53 pour le milieu d'Al Ahly. Les sélectionneurs ont plutôt  opté pour un joueur qui a porté haut l'étendard africain dans le monde, tant ses performances avec les Canonniers d'Arsenal la saison 2007-2008 sont impressionnantes. Et le capitaine des Eperviers le leur a bien rendu à la suite de la réception de son trophée : " Je suis très honoré et cela récompense ce que j'ai fait pour le football africain".

Emmanuel Adebayor la saison dernière, ce sont 24 buts en 36 rencontres de Premier League et de probantes prestations lors de la Ligue des champions. Certes, on peut opposer au Togolais le fait de n'avoir pas participé avec sa sélection nationale à la dernière Coupe d'Afrique des Nations au Ghana, mais la Confédération africaine de football n'a pas entendu faire de la participation à la CAN un critère d'éligibilité. " Le concours est ouvert à tous les joueurs seniors africains évoluant régulièrement dans un championnat à l'étranger ou dans leurs pays respectifs. Les joueurs sont récompensés pour leur créativité, leur talent et leurs performances", dispose le paragraphe 2 du règlement de la CAF Awards. 

D'ailleurs, c'est devant ce phénomène quasi inéluctable que la CAF a décidé en 2001 de créer d'autres Awards destinés à récompenser le Meilleur joueur évoluant en Afrique, la Meilleure joueuse, le Meilleur entraîneur, le Meilleur club, etc. afin d'honorer tous ceux qui participent chaque année, par leur talent, au rayonnement du football africain. 

D'où la polémique que suscite la désignation du capitaine des Eperviers n'a pas sa raison d'être. Abou Treika est incontestablement un grand joueur des Pharaons d'Egypte et d'Al Ahly qui mérite aussi bien le titre que le Togolais. 

Mais les  étoiles consacrées depuis 1992 appartiennent naturellement à l'élite du football continental même si d'autres auraient pu prétendre au titre envié de Meilleur joueur africain. Le gardien ivoirien Alain Gouaméné, héros de la finale de "Sénégal 92" seulement deuxième, barré par Abedi Pelé alors joueur de l'OM, le défenseur marocain Noureddine Naybet, sixième en 1993, le Nigérian Daniel Amokachi régulièrement placé dans les dix, jamais tête de liste, le Tchadien Japhet N'Doram  deuxième en 1995 - le défenseur sud-africain Mark Fish repoussé à la quatrième place en 1996 par Nwankwo Kanu, capitaine de l'équipe du Nigeria championne olympique à Atlanta et par George Weah, figure de proue du Milan AC. Autres "oubliés" de taille, le Nigérian Augustine "Jay Jay" Okocha, deuxième derrière le Marocain Mustapha Hadji en 1998, ou bien l'attaquant Hossam Hassan, champion d'Afrique et meilleur buteur de la CAN cette année-là, ou encore le défenseur ghanéen Samuel Osei Kuffour, deuxième en 1999 et en 2001 et le milieu sénégalais Khalilou Fadiga stoppé par son compatriote Diouf. Abou Treika fait désormais partie de cette longue liste. Mais cela ne doit pas être vécu comme un drame. Et l'Egyptien l'a compris en allant féliciter le Togolais sur le podium. 

Emmanuel Adebayor, Ballon d'Or, certes, cela ne plaira pas à tout  le monde, en témoignent les pressions énormes exercées sur le Togolais pour  le décourager de se rendre à Lagos pour recevoir son titre et permettre à la CAF de le déposséder du titre comme ce fut le cas de Didier Drogba en février 2008 à Lomé. Mais à coup sûr, ce titre ne plaira à personne médiocrement.

Ainsi donc, le Togo vient de rentrer dans l'histoire avec un grand joueur qui se tourne résolument déjà vers le Mondial 2010 que l'Afrique accueille : "La Coupe du monde 2010 se déroulera pour la première fois en Afrique et nous les Africains pouvons accomplir quelque chose de grand", disait le capitaine des Eperviers.

Gilles Vevey


Note de lecture : Le Coeur des enfants léopards de Wilfried N’Sondé

Le Coeur des enfants léopards est une tragédie d’un jeune Noir emprisonné. Le narrateur, arrêté par des policiers, est passé à tabac dans un commissariat et son calvaire semble sans fin. Des pages, à la fois très dures, et pourtant très belles sur la douleur, la solitude et le désespoir, s’enchaînent en un long cri. Libérés, les mots se déversent et toute la vie, toutes les préoccupations du prévenu, français d’origine africaine, défilent. Mais que lui reproche-t-on au juste ? D’antiques questions resurgissent : «Tu viens d’où ? Tu connais ta culture ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? T’as de l’argent ?» Est-il trop noir ? Trop occidentalisé ? Son existence même poserait-elle un quelconque problème à ses tortionnaires ? « Tu parles pas ta langue ?»

Héritier de deux cultures qui s’ignorent, l’accusé les renvoie dos à dos. Le langage et ses vertus magiques, ou encore les esprits des ancêtres ne lui sont pas d’un grand secours. Qui est-il au milieu de ce chaos culturel ?  «N’oublie jamais que tu n’es pas chez toi, le fardeau de l’étranger. Sois toujours meilleur que le Blanc, sinon il te méprisera», lui conseille l’ancien. Seule consolation et seul regret véritable, l’amour sans condition d’une amie d’enfance, blanche et juive, ouverte à son âme et qui ne l’a quitté que pour échapper à la violence d’un quartier chaud. Une violence à laquelle il a lui-même succombé un soir trop alcoolisé. Dans la sueur, le sang, la pisse qui jonchent sa cellule-cage, il pense à son paradis perdu. Pas de coupables dans ce premier roman de Wilfried N’Sondé (né en 1968 au Congo), mais au-delà d’un crime horrible en dernier rebondissement, un ballet de victimes.

Ce roman de Wilfried N’Sondé pose l’éternel problème de l’identité des Noirs qui, pour une raison ou une autre, vivent en Europe. Que cela ne soit pas dit de façon précise dans les 113 pages de ce roman ne constitue pas pour l’auteur une fuite en avant des réalités, mais plutôt sa manière de les aborder. « Le Coeur des enfants léopards » est d’une lecture facile. On aurait dit que c’est écrit en un seul jour. Wilfried N’Sondé laisse libre cours à un verbe ou se mêlent  de paroles violentes et puissantes, où se mêlent souvenirs, rêves et réalités d’un jeune Noir incarcéré pour avoir tué un policier. L’auteur exquise le parcours d’une génération sans racines ni repères. L’Afrique devient un  fantasme. Un paradis insaisissable. Le confort de l’enfance a laissé place à la brutalité du monde réel, le renoncement et le pessimisme ont gangrené les espoirs, le désir a été remplacé par la peur. L’auteur parvient à se glisser dans les profondeurs de cette âme perdue pour nous la restituer dans ce qu’elle a de passionné et  de rage. 

Wilfried N’SONDE est né en 1968 à Brazzaville. Il émigre en France avec sa famille en 1973.
 

Gestion des fonds publics : Le contrôle des entreprises publiques prend corps
L'Union N°164 du 6 fev. 2009

     Le gouvernement togolais reste décidé à activer le cadre de redynamisation des entreprises publiques et organismes de l'Etat, avec pour principal objectif l'amélioration des performances des sociétés du portefeuille de l'Etat. Aussi le ministre de l'Economie et des Finances procède-t-il actuellement à une consultation par appel d'offres auprès des professionnels de nationalité togolaise agréés pour le renouvellement des commissaires aux comptes et à la nomination de commissaires aux comptes suppléants, conformément à la loi n°90-26 du 4 décembre 1990 portant réforme du cadre institutionnel et juridique des entreprises publiques. Toutes les offres devant parvenir au cabinet dudit ministre au plus tard le mardi 17 février 2009. Quatre objectifs sont liés à cette mission de l'Exécutif : assurer la vérification des comptes des entreprises publiques selon les règles de l'art, participer à la réunion d'arrêté des comptes de la société par le conseil d'administration, présenter un rapport de commissariat aux comptes au conseil de surveillance à l'occasion des réunions d'approbation des comptes de l'entreprise et, plus généralement, prendre les dispositions pour informer à temps le conseil de surveillance de tout événement de nature à porter atteinte au patrimoine de l'entreprise.

       Cette nouvelle aventure gouvernementale succède à l'opération d'homologation du barème de rémunération des experts comptables et les comptables agréés et surtout celle qui a institué la Commission d'agrément des auditeurs et commissaires aux comptes habilités à opérer sur les comptes des entreprises publiques, des Fonds et organismes autonomes bénéficiant des subventions de l'Etat. Depuis le 6 juin 2008, le ministère Adji Ayassor a ainsi validé une liste de 16 Experts comptables et comptables agrées à l'expertise comptable et au commissariat aux comptes, 15 cabinets agréés à l'expertise comptable et au commissariat aux comptes, 2 Comptables agréés et ayant été agréés à toutes sortes d'audits excepté l'audit financier et le commissariat aux comptes et 3 Sociétés agréées au titre de consultants.

       Le commissaire aux comptes est un organe de contrôle dont la compétence peut aller au-delà des comptes pour embrasser la régularité de la vie juridique de la société. C'est donc un contrôle comptable, financier et juridique. La gestion transparente et saine des entreprises publiques togolaises est devenue une exigence des bailleurs de fonds dans un monde où les financements extérieurs restent le fruit des contribuables d'autres peuples. En clair, il faut empêcher que l'argent public passe impunément par des circuits non maîtrisés.

       Rappelons que la trouvaille est de paralyser les complicités de détournement entre les commissaires aux comptes et les organes de direction des entreprises publiques par des contrats à vie. Désormais, la durée du mandat d'un commissaire aux comptes pour une même Entreprise publique, un Fonds ou un Organisme bénéficiant des subventions de l'Etat est de trois ans renouvelable une seule fois.

Sylvestre D.


Grève d’avertissement dans l’enseignement des 1er et 2ème degrés : Le Ministre Yves Madow Nagou n’a pas été entendu

       «Actuellement, les primes de déplacement des directeurs et les dépenses diverses de fonctionnement des écoles sont en cours de payement au niveau de chaque région. Les discussions se poursuivent pour que satisfaction soit donnée aux autres revendications. Pour ces raisons, le ministre des Enseignements primaire, secondaire et de l’alphabétisation demande à la FESEN et à tous ses sympathisants de surseoir à leur mot d’ordre de grève». Cette mise au point du ministre Yves Madow Nagou n’aura servi à rien ; elle est simplement ignorée par la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN), visiblement dépitée du caractère infructueux des précédentes négociations. «Je réaffirme que la grève d’avertissement pour le 5 et le 6 février 2009 tient par rapport à la FESEN. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu ce que nous devons avoir et la grève est maintenue tout juste pour avertir nos autorités », explique le secrétaire général de la FESEN, Essodina Poyodé, rencontré hier. Plusieurs séances de négociations avaient donc eu lieu. «Mais toutes les réponses ne nous ont pas convaincu car une décision suprême prise par le Président de la République de donner des fonds depuis octobre 2008 ne peut pas être actuellement bloquée quelque part sans être mise à la disposition des acteurs du développement de l’éducation nationale», soutient le responsable de la FESEN. Et d’avertir : «si les autorités veulent prendre les problèmes un à un, elles ne vont jamais s’en sortir. Il faut les états généraux de l’éducation pour prendre en charge tous les problèmes de l’éducation et qu’on puisse les canaliser dans un document».

       Par constat fait hier à Lomé et dans les villes de l’intérieur, la grève d’avertissement de 48 heures a été largement suivie, même si on peut noter par endroits sur le territoire national quelques rares établissements publics en activité. Au moment où le mot d’ordre peut être mitigé à Kara (dans le nord du pays) avec certains établissements secondaires en activité dans la matinée d’hier, c’est une discipline dans les consignes de grève que vivent les centres scolaires du primaire et du secondaire à Lomé, Vogan, Tsévié, Kpalimé… Pour la FESEN, c’est une réussite de voir que la consigne de rester carrément à la maison a été bien respectée par les membres du préscolaire, du primaire, des inspections, des directions régionales de l’éducation et autres.

       Aujourd’hui, les enseignants reconnaissent qu’un «premier geste» est fait avec le décaissement des premiers fonds (de près de 300 millions de francs CFA) depuis la rentrée scolaire 2008-2009. Ainsi, l’on s’interroge sur le bien-fondé de ce communiqué tardif (lu au journal de 20 heures sur la TVT) de la veille du déclenchement de la grève ? Alors même que les mesures annoncées pouvaient venir plus tôt et éviter une paralysie des activités scolaires pendant deux jours. Au demeurant, le communiqué n’est qu’une goutte d’eau dans la mer, précise les syndicats des enseignants des préscolaire et primaire du public. «Le décaissement devait se faire depuis octobre 2008, et depuis les chefs d’établissements n’ont rien ; ils sortent l’argent de leur proche pour payer les bâtons de craie, les registres…», fait remarquer un chef d’établissement à Tabligbo.

       Dans les faits, les grévistes dénoncent le manque des mesures d’accompagnement après que le gouvernement eut décrété la gratuité des frais scolaires et suspendu en mai 2008 les indemnités de fonctions de tous les chefs de service y compris ceux des établissements scolaires. Les directeurs régionaux, inspecteurs, conseillers pédagogiques, chefs d’établissements scolaires se sentent abandonnés. La nouvelle situation crée un manque à gagner dans les budgets des chefs d’établissements. Et le sort des enseignants volontaires (non rémunérés depuis octobre 2008) souvent supportés par les contributions des parents d’élèves est loin d’être enviable. 


Attribution des marchés publics : Le seuil d’appel d’offres national ramené à 25 millions

       C’est la substance du décret pris courant novembre 2008 en conseil des ministres. Le nouveau texte modifie le décret n°94-039/PR du 10 juin 1994 portant fixation de la limite des travaux, fournitures et services dispensés de la formalité d’appel d’offres et du montant limite de ces prestations entraînant la rédaction obligatoire d’un marché. Ainsi, lorsque le montant du marché est supérieur à quinze millions de francs CFA et inférieur à vingt cinq millions de francs, le marché est passé après consultation restreinte de fournisseurs ou entrepreneurs qualifiés. Le marché ne peut être attribué qu’après réception et comparaison d’au moins trois offres. Et lorsque le montant du marché est supérieur ou égal à vingt cinq millions, le marché est passé par appel d’offres ouvert. Selon les motifs du gouvernement, il urge de réviser dans l’immédiat certains textes réglementaires en vue d’assurer la transparence et l’efficacité des marchés publics.

       En rappel, lors de la mission de la revue des dépenses publiques et de la gestion financière (PEMFAR) effectuée au Togo par la Banque mondiale du 22 mai au 6 juin 2008, la composante «Système de passation des marchés publics» a été analysée et fait l’objet d’une série de recommandations qui visent, à terme, à la révision du code des marchés publics et de ses textes subséquents afin de répondre aux exigences d’un environnement socioéconomique en pleine mutation. Ainsi, la réforme du système de passation des marchés doit tenir compte des nouvelles directives de l’UEMOA sur les marchés publics et des mesures anti-corruption.

       Le décret de 1994 fixe le seuil minimum de passation de marché à quinze millions et le seuil de la consultation restreinte d’au moins cinq entreprises à un montant supérieur à quinze millions et inférieur à cinquante millions de francs. Ce seuil estimé très élevé pour la consultation restreinte (sans appel d’offres) favorise le fractionnement des marchés et limite l’accès aux opportunités d’affaires pour beaucoup d’entreprises nationales.


48 heures après la rencontre Faure/Bonfoh : Première réunion du Cadre permanent aujourd'hui

       De sources bien informées, le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), mis en place ce 4 janvier 2009 par décret du chef de l'Etat, se réunit déjà ce vendredi à la Primature sous la présidence du Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Comme indiqué par le décret créant cet instrument d'éhanges, ce premier contact devra organiser le débat autour des questions figurant à l'ordre du jour de la session extraordinaire du parlement réclamée par le dernier conseil des ministres.

       Autrement, il s'agit de rechercher le large consensus autour des réformes du code électoral, du statut de l'opposition et des questions institutionnelles et constitutionnelles. Il faut signaler que la mise en place de ce Cadre est fortement exigée par les deux partis de l'opposition parlementaire (UFC et CAR) depuis que l'Exécutif a transmis à la représentation nationale le projet de loi portant modification du code électoral jugé " unilatéral ".

       La rapide mise en activité du CPDC se justifie par les délais à respecter et les exigences des règles fondamentales fixées par la constitution dans la préparation de l'élection présidentielle de 2010. Le CPDC regroupe les partis représentés à l'Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% aux élections législatives et le gouvernement. Chaque parti y est représenté par son leader ou son représentant, le gouvernement par deux ministres. Il peut consulter en cas de besoin toutes personnes physiques ou morales parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses (catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle et les associations représentatives de la société civile sur certains sujets d'intérêt national. En outre, les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du CPDC peuvent, par écrit, le saisir de tout sujet qu'ils jugent d'intérêt national.

       Rappelons que le CPDC est créé à la suite de l'entretien entre le président de la République et le président de l'Assemblée nationale sur les conditions dans lesquelles devrait se dérouler la session extraordinaire du parlement. Abass Bonfoh a fait part à Faure Gnassingbé du souci de concertation manifesté par plusieurs formations politiques.

Sylvestre D.


Lutte contre le blanchiment d’argent au Togo : 1.100.000 dollars US saisis conduisent à l’expulsion du  libanais Chmeisani

Depuis un certain temps des rumeurs incessantes courent nos murs sur la sortie illégale de faramineuses sommes d’argent du Togo vers les pays orientaux. L’expulsion la semaine dernière du libanais Chmeisani Toufic Ahmad a rouvert le débat sur ce phénomène longtemps soupçonné d’être soutenu par les autorités togolaises. 

Par arrêté pris le 28 janvier 2009 par le ministre Atcha Mohamed Titikpina de la Sécurité et de la Protection Civile, le nommé Chmeisani Toufic Ahmad, Directeur de la Société Ghena Sarl est interdit de séjour sur le territoire togolais. Cette disposition a été suivie immédiatement de la reconduction du Libanais à la frontière de son choix. Des consignes fermes ont été données pour que l’agrément de sa société et sa carte de séjour lui soient retirés. Les autorités lui reprochent des activités illicites sur le territoire togolais.

Les faits

Dans la nuit du 18 décembre 2008, les sieurs Chmeisani Ahmad et Baaklini Farès ont été appréhendés par les agents de sécurité à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma, en possession de près de 1100 000 dollars américain soit 550 millions de francs Cfa environ. Interrogés sur place, Chmeisani Ahmad fait comprendre que cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes libanais revendeurs de véhicules d’occasion au Togo qu’il est chargé de convoyer sur Beyrouth, la capitale libanaise. Pour justifier son acte, il prétend avoir l’autorisation de transfert d’argent délivrée par les services des douanes togolaises.

Limiter les dégâts

«L’activité menée par le sieur Chmeisani Ahmad est tout à fait légale dans le cadre de l’agrément de change manuel reçu auprès du ministère de l’Economie et des Finances», nous a expliqué un cadre dudit ministère. Seulement, a-t-il poursuivi, il n’est pas en règle pour faire un transport de fonds aussi importants. Il existe des dispositions réglementaires pour faire passer d’importantes sommes d’argent d’un pays à un autre suivant les accords qui les lient. Dans les échanges commerciaux internationaux, des  plafonds de fonds que les individus ne doivent pas porter sur eux sont instaurés par les Etats. Au sein de l’Uemoa par exemple, plus de 5 000 dollars US constituent une infraction punissable par la loi.

Il est donc clair que le sieur Chmeisani Ahmad a violé le principe international de transfert de fonds. S'il menait une activité transparente, il lui suffisait de déclarer les sommes obtenues par le change, prendre une autorisation auprès du ministère de l'Economie et des Finances, se présenter à une banque et opérer son transfert légalement et en toute transparence. Ce qui sous-entend que la somme est déclarée, que le ou les destinataires sont connus et que le circuit ne souffre d'aucune anormalité du genre à fragiliser davantage l’économie d’un pauvre pays comme le Togo.

Dans le cas d'espèce, toutes ces dispositions n'ont pas été respectées. Certaines sources approuvent d'ailleurs que la méthode utilisée est digne d'un gang organisé qui utilise généralement ce circuit pour des évasions fiscales. Ailleurs, on craint l'utilisation de ce canal pour financer le terrorisme. C'est donc, pour mettre fin à ces activités illicites, que le ministère en charge de la sécurité a été obligé d'expulser le fautif.

Pater Late


De nombreux Togolais sélectionnés pour le Fespaco 2009

       Le documentaire "Epé Ekpé ou la prise de la pierre sacrée" du réalisateur togolais Xavier Balouki sera présent à la 21e édition du Festival  panafricain du cinéma et de la télévision d'Ouagadougou (Fespaco) prévue du 28 février au 7 mars. Documentaire d'une durée de 52 minutes, "Epé Ekpé" retrace toutes les cérémonies liées à la prise de la pierre sacrée chez le peuple Guin d'Aného (environ 45 km à l'est de Lomé). D'un coût d'environ  de 8 millions de francs CFA, ce documentaire a été réalisé avec l'appui financier de la coopération française.

       Les Togolais Abalo Kilizou et Steven AF sont aussi invités à présenter leur dernier film. Dans la catégorie des films documentaires, le Togolais Adjilé Assouna présente le film Sossoko ou Du côté du Levant, tandis que Agbemadon Kokou lui présente un documentaire sur le tissu pagne. Dans la catégorie de la Vidéo africaine,  Assiongbon Gadjo présente " Le Prix du Voyage ", et Rodrigue Ako met en scène "Anna Bazil et la petite Amina".

        En outre, Cent vingt-sept (127) œuvres cinématographiques et télévisuelles ont été retenues dans la sélection officielle du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), prévu du 28 février au 7 mars 2009. Parmi les œuvres sélectionnées, on dénombre 19 longs métrages, 20 courts métrages, 30 documentaires et 17 films de la diaspora africaine.

       Cette 21ème édition du festival donne une place importante aux fictions télé / vidéos (28 œuvres), ainsi qu'aux séries et sitcoms (13 œuvres). Ces deux catégories ne comptaient que 24 productions en 2007. Les sitcoms sont de plus en plus prisées par les populations et la diaspora africaine, il est donc important d'y mettre un accent particulier. Les Burkinabés présentent à eux seuls, 19 films, dont deux longs métrages, 4 courts métrages et 3 documentaires. La diaspora africaine des Etats-Unis compte sur ses 12 productions pour décrocher le 1er prix Robinson de la diaspora. Sont également présent dans cette catégorie, le Brésil, Haïti, Trinidad et Tobago et la Martinique.

       En tout, 30 pays seront au rendez vous de cette 21ème édition du Fespaco placé sous le thème "cinéma et patrimoines culturels ".

       L'Etalon d'or de Yennega, décerné au Nigérian Newton Aduaka pour son film Ezra est doté d'une somme d'un million de FCFA.

 

 
Retourner à la page Accueil

La Presse Togolaise

Agni l'Abeille
Carrefour
Chronique
Courrier de la Rep
Golfe Info
Forum
FocusInfos
L'Alternative
La Dépêche
Le Regard
Le Correcteur
Liberté Hebdo
Le Canard Ind.
Le Changement
L'Union
Magnat Libéré
Triangle
 

Yahoo! Small Business

 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved

ARCHIVES