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Quelle solution miracle pour unir des positions
(quoique de forme) lorsque la confiance minimum a disparu entre les acteurs
? C'est la
grande question qui se pose si l'on veut mettre de côté l'acceptation du
principe de la représentation de l'Administration et des partis politiques
au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Après
sept séances de discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de
concertation (CPDC), seul des principes sont acquis. Reste à fixer des
chiffres. A la dernière rencontre du mardi, le communiqué officiel précise
que "les membres du CPDC ne parvenant pas toujours à s'entendre sur le
recours à la facilitation, l'UFC a demandé une suspension des travaux (…) en
raison de la crise de confiance qui prévaut jusqu'à présent sur le plan
national". L'objectif étant pour les affidés de Gilchrist Olympio de
recourir à leurs mandants par rapport à cette question de la facilitation.
Sur
la question, tout semble dire que la balle est remise dans le camp du
président Faure Gnassingbé, le noyau central du CPDC. Dans une interview à
l'agence Savoir News, le ministre Pascal Bodjona, représentant du chef de
l'Etat, précise : "…je ne crois pas convenable qu'un règlement intérieur
puisse inscrire et lier la poursuite des travaux à une facilitation, puisque
le décret (créant le CPDC) n'a pas institué le recours à un facilitateur.
Mais il n'est pas exclu que l'initiateur de ce décret, c'est-à-dire le
président de la République, en concertation avec les leaders, puisse voir ce
qu'il y a lieu de faire en cas de blocage avéré". Il ne veut pas voir un
blocage ou une crise. "Nous avons arrêté une méthodologie qui consiste à ce
que nous continuons les accords et les désaccords, et qu'après avoir épuisé
le chapitre inscrit, qu'on rende compte au président de la République sur
l'état des désaccords auxquels nous sommes parvenus et celui des accords
auxquels nous sommes également parvenus.
Et il
(le chef de l'Etat) peut en concertation avec certains leaders, voir les
solutions appropriées à donner dans le cadre de la recherche des accords
politiques".
Contrairement à la délégation de l'UFC qui veut forcément évacuer le
préalable de la facilitation avant toute avancée. "Sinon, les discussions
risquent de s'interrompre", avertit Jean-Pierre Fabre qui n'entend pas être
naïf. Ici, on ne parle pas d'évolution après sept séances. Une ambiguïté que
corrobore cette déclaration : "ceux qui souhaitent le recours à la
facilitation sont en droit, ceux qui estiment qu'ils n'ont pas besoin
d'écrire dans un règlement intérieur le recours à la facilitation n'ont pas
tort". Vivement cette intervention de Faure Gnassingbé pour ramener la
confiance.
En
attendant, d'aucuns voient le retour aux vieux démons entre les politiques
de la Terre de nos Aïeux. Un scénario qui a prévalu au moment des
négociations qui avaient abouti à l'Accord Cadre de Lomé. Conséquence : cet
accord n'a pu connaître son application. Ceci a également secoué les acteurs
au moment de l'APG au point qu'il se dit que le document paraphé à Lomé
reste meilleur au document définitif de l'APG conclu à Ouaga et signé à Lomé
en grande pompe. A cette étape, il se dit que le gouvernement ne veut pas
exécuter l'essence même de l'APG qui est les réformes constitutionnelles et
institutionnelles ; l'Exécutif, lui, applaudit une mise en œuvre presque
totale.
Au
Togo, chacun ne se lasse d'épier son adversaire. Tout ce qui est fait est
toujours suspecté de mauvais par le camp adverse, au point que des fois
l'essentiel est bradé, tronqué ou dénaturé sous le coup des calculs
politiciens d'intérêts. Aujourd'hui, on a du mal à savoir exactement si
toutes les parties au CDPC s'accordent sur la nécessité d'un facilitateur,
comme on veut le faire croire. Si ce paramètre est effectivement vidé, son
inscription ou non ne devait pas diviser au point de bloquer les débats. Le
reste n'est qu'une question de forme. Autant l'inscrire sur un parchemin et
le coller à l'entrée de la salle de conférence de la primature.
Dans
l'autre sens, l'on est en droit de se demander ce que la facilitation
burkinabé a pu faire depuis 2006 si les acteurs de la crise togolaise n'ont
jamais eu la volonté d'avancer. Surtout qu'il n'est jamais fait cas d'une
méthode coercitive du facilitateur à chaque fois qu'il est sollicité.
Au
finish, il faudra faire estomper la méfiance et tenir compte du temps. Car,
"nous n'allons pas confondre précipitation et nécessité de répondre à un
délai, qu'il soit légal ou un délai que nous nous sommes fixé", dixit Pascal
Bodjona.
Le
CPDC est chargé de rechercher le large consensus autour des réformes du code
électoral, du statut de l'opposition, des questions institutionnelles et
constitutionnelles et de tout sujet jugé d'intérêt national.
Sylvestre D.
Vie chère au
Togo :
Des taxes indues paralysent
le gouvernement
"Certes, le gouvernement a fait des efforts". Cette précision du Secrétaire
général de l'Association togolaise des consommateurs (ATC), Aladjou Agouta,
à la sortie de l'audience avec le Premier ministre le 10 février dernier
aurait permis, il y a quelques semaines auparavant, de dire que la vie chère
aura vécu au Togo. Tant la fougue de l'Exécutif était réelle. Mais
aujourd'hui, tout semble dire que l'action du gouvernement est émoussée par
d'autres réseaux de taxation. En effet, de sources proches de l'ATC, la
cause de la persistance du phénomène de la vie chère est simple : des taxes
parallèles indues sont imposées aux produits et biens importés, en dehors du
circuit officiel de perception des frais de douanes. En clair, trop de
charges frappent les importations. Ce qui induit, en toute logique, une
hausse des prix au bout de la chaîne. Puisque le commerçant ne doit jamais
perdre. Le hic, c'est que ces frais perçus ne sont pas comptabilisés au
niveau du Trésor public. L'approche est d'autant plus fondée que la
diminution du prix des produits pétroliers -qui servait d'alibi aux
commerçants au départ- n'a nullement influencé les prix d'achat des produits
de première nécessité. Au finish, c'est le consommateur qui paie tout le
fardeau. En application de la loi n°99-011 révisée portant organisation de
la concurrence. Selon l'article 17, "est interdite la vente de tout produit
en l'état à un prix inférieur à son prix de revient. Le prix de revient est
présumé être le prix porté sur la facture majorée de toutes les taxes
afférentes à cette revente et, le cas échéant, du prix de transport".
Au
Togo, les prix des produits et biens sont libres et déterminés par le seul
jeu de la concurrence. Aussi se demande-t-on pourquoi le ministre chargé du
commerce, sur autorisation par décret en conseil des ministres, n'adopte pas
des mesures temporaires contre les hausses excessives des prix. Dans les
faits, au lieu d'avoir des marges raisonnables par rapport aux prix d'achat
dans la zone de production, ce sont des différentes allant jusqu'au double
qui s'observent. L'Association togolaise des consommateurs trouve du coup le
besoin de diligenter une enquête sur les diverses taxes appliquées sur les
produits de grande consommation (sucre, lait, savon, huile, riz, poisson,
farine de blé, produits pétroliers, ciment, fer, tôle, pâtes alimentaires,
tomate concentrée, conserves, etc.).
L'autre préoccupation de l'ATC à l'endroit du gouvernement reste le non
respect de l'application du salaire minimum interprofessionnel garanti
(SMIG) par certains employeurs. Surtout dans le privé, tous secteurs
confondus. Ici, des gens qui travaillent même au-delà des huit heures
quotidiennes continuent par percevoir 15.000, 18.000 ou 20.000 francs par
mois. Même des avis de recrutement sont lancés avec la précision que le
salaire est à 25.000 francs. Contrairement au SMIG qui est relevé à 28.000
francs depuis fin août 2008. Aujourd'hui, des salariés sont maintenus en
deçà de l'ancien SMIG de 17.000 francs. Ce qui fait voir déjà un manque
d'autorité de l'Etat qui devra s'imposer au nom de la démocratie. En
attendant, le patronat, lui, veut être saisi par le salarié victime. Alors
même que, devant le manque d'éducation à la dénonciation, devra mobiliser
ses membres pour le respect de l'autorité étatique.
Autres chantiers explorés par l'ATC : révision à la baisse du prix des
produits pétroliers restés élevés par rapport aux pays voisins, malgré la
chute vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché international ;
réglementation de la location des loyers et habitats afin d'interdire la
fixation trop élevée des cautions de 1 an ou 2 ans exigés par les
propriétaires ; Révision à la hausse des revenus des Togolais (salaires,
pensions, allocations familiales, bourses, etc.) ; diminution du prix du
ciment qui est resté haut pour "lutter contre la spéculation". Entre-temps,
des magasins ont dû fermer leur porte et le ciment togolais est toujours
prisé à l'extérieur. En plus, l'Association togolaise des consommateurs
réclame une révision à la baisse les taxes douanières fixées par le COTEC
sur les véhicules d'occasion et les taxes à l'importation fixées par le
COTECNA sur les marchandises importées, une lutte contre le phénomène de la
corruption qui prend de l'ampleur dans les administrations publiques et
privées et un renforcement du contrôle de qualité des denrées alimentaires,
médicaments et autres produits de consommation importés avant leur
commercialisation. A y voir de près, les sorties inopinées du ministère du
Commerce, sanctionnées par des opérations de destruction des produits
avariés, doivent être renforcées et maintenues dans le temps. Non de manière
irrégulière.
Et
pour soutenir ses capacités à agir, l'Association veut la subvention que
l'Etat doit accorder aux organisations de défense des consommateurs
conformément à l'article 51 des Accords de Cotonou des ACP-UE et la
représentation des associations de consommateurs dans les instances de
décision (comités techniques, commissions, conseils d'administration,
comités interministériels, etc.) conformément aux dispositions des principes
directeurs des Nations unies pour la protection des consommateurs (PDNU-PC).
Sylvestre D.
Grincements de
dents dans les B&TP : Vivement le nouveau code des marchés !
Le
Syndicat National des Entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics du Togo
(SNEBTPT) est monté au créneau cette semaine pour dénoncer l'absence
d'interlocuteur depuis que le ministère des Travaux publics est rattaché à
la présidence de la République. A en croire cette organisation, les marchés
sont mal attribués ; depuis deux ans, pas d'appels d'offres après la
parenthèse d'octobre 2008. Aujourd'hui, plusieurs départements ministériels
exécutent des marchés publics au grand dam des entreprises de B&TP, à savoir
la Santé, l'Urbanisme, l'Administration territoriale, etc. Pour le SNEBTPT,
le ministère des Travaux publics est partout. Il conteste l'exigence d'un
agrément signé du ministre de l'Economie et des Finances et des Travaux
publics et imposé aux entreprises de B&TP dans le cadre des politiques de
réformes et des programmes financiers.
En
terme de recommandations, le Syndicat veut un ministre disponible en plein
temps, une commission composée des cadres des services des TP et des chefs
d'entreprises élargie éventuellement à d'autres acteurs pour élaborer les
nouvelles méthodes de gestion de ce secteur. En réalité, beaucoup veulent
voir la tête de celui qui gère le département. Récemment, il est dit que, en
conseil des ministres, c'est sur rapport du Général Ayéva Essofa, Directeur
de Cabinet du Chef de l'Etat, que le président Faure a donné les
instructions pour que les grands travaux s'accélèrent. Que faut-il en
déduire ?
En
plus, que les modes de passation de marchés fassent l'objet d'un projet de
loi à l'Assemblée Nationale en vue de leur actualisation. C'est à croire que
l'information n'est pas partagée ou que les acteurs du secteur ne vont pas à
l'information. Car, depuis 2007, une politique de révision du cadre, des
textes réglementaires et de l'ordonnance portant code des marchés publics au
Togo est entrée dans sa phase active avec l'accompagnement des experts de la
Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Nous en faisons
souvent écho à toutes les étapes. On peut penser que les choses traînent,
mais cela vaut le coup s'il faut renverser le taux de 90% des marchés qui
échappent à la commission nationale des marchés.
Du
côté de l'Exécutif, tout en reconnaissant des dérives, on signale que la
nouvelle politique vise à court-circuiter les entreprises qui se sont
spécialisées dans le faux en profitant des lacunes du code des marchés. Ce
n'est qu'une question de temps. Mieux, le nouveau projet de code est presque
bouclé. Vivement qu'il voit le jour !
Aujourd'hui, il est question d'arrêter la fantaisie dans les B&TP. Car le
drame "s'explique par la profusion d'entreprises de bâtiments et de travaux
publics qui n'ont aucune capacité tant en ressources humaines que
financières comme cela est exigé par la profession sur le plan
international". D'où la nécessité de l'agrément. Encore que tout le monde
soit informé au même moment et que les entreprises qui ne répondent pas aux
nouvelles conditions puissent reconnaître leur faiblesse en capacités
matérielles et humaines. Dans notre parution du 6 février (L'Union n°164),
nous faisions aussi écho de ce que le seuil d'appel d'offres national est
ramené à 25 millions de francs CFA, en réponse à des soucis de transparence
et d'efficacité.
En
rappel, lors de la mission de la revue des dépenses publiques et de la
gestion financière (PEMFAR) effectuée au Togo par la Banque mondiale du 22
mai au 6 juin 2008, la composante "Système de passation des marchés publics"
a été analysée et fait l'objet d'une série de recommandations qui visent, à
terme, à la révision du code des marchés publics et de ses textes
subséquents afin de répondre aux exigences d'un environnement
socioéconomique en pleine mutation. Ainsi, la réforme du système de
passation des marchés doit tenir compte des nouvelles directives de l'UEMOA
sur les marchés publics et des mesures anti-corruption.
Banque : Le Togo
et sa banque à l'honneur
Lomé
a été la capitale de la banque africaine, du 5 au 7 février derniers. A la
salle de conférence de la Banque ouest africaine de développement (BOAD)
s'est tenue les récentes Journées annuelles du Club des dirigeants des
banques et établissements de crédits d'Afrique une importante réunion des
cadres de banques en Afrique. Après avoir vu naître ce Club en 1989, servi
de cadre pour son dixième anniversaire, le Togo vient de graver encore son
nom dans l'histoire de la Banque africaine en accueillant la réunion du
vingtième anniversaire dudit club. A cette réunion, l'honneur a échu encore
au Togo de gérer la présidence du groupe des patrons de banques au cours de
l'année 2009.
Zakari Darou-Salim, c'est le nom de celui qui devient le vingtième président
du Club des dirigeants de banques et établissement de crédit d'Afrique. Déjà
à la veille de cette réunion, une première réunion des acteurs du même
profil, cette fois-ci de l'UEMOA, a consacré le même Togolais comme
président de la Fédération des banques et établissements de crédit de la
zone des huit pays membres. Voila qui vient enrichir le parcours de celui
qui est avant tout président de l'Association professionnelle des banques et
établissements financiers du Togo et directeur général de la Banque
Togolaise de Développement (BTD).
Darou-Salim
devient dans l'histoire de la banque africaine le troisième Togolais à
occuper le poste de président du club. C'est d'abord Rogui Paass qui en a
été président fondateur. Dix ans après, Mensavi Mensah donne la chance au
Togo d'inscrire de nouveau son nom sur le tableau d'honneur du patronat de
la banque africaine. Dix nouvelles année plus tard, c'est le directeur de la
BTD qui fait encore parler de son pays à la tête du leadership de la jeune
et émergente banque africaine, mais dans un contexte particulier.
La
récente réunion de Lomé a focalisé toute son attention sur la crise
financière internationale qui ne laisse aucune chance aux banques et
établissements de crédit en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Le thème des
assises est d'ailleurs très évocateur : " la place de la banque africaine
dans le contexte de la mondialisation ".
"La
banque africaine est jeune et émergente", constate l'universitaire algérien
Dhafer Saidane, expert invité pour la réunion, auteur du livre "L'industrie
bancaire : mondialisation des acteurs et des marchés". Pour celui-ci, la
banque africaine est restée jusqu'ici à l'abri des effets ravageurs de la
crise, du fait de l'interventionnisme de l'Etat dans la fixation de ses
taux. "Mais cette non vulnérabilité pourrait ne plus être le cas si l'on n'y
prend garde". Dhafer recommande alors que "la banque africaine continue
d'axer ses activités sur le financement de l'économie réelle sur le
continent". "Elle doit être au service du tissu industriel, du tissu
entrepreneurial, des artisans…et répondre aux besoins spécifiques des
Africains", précise t-il.
A
propos de la place de la banque africaine dans le contexte de la
globalisation, le Gabonnais Henri-Claude Oyima, président sortant du Club a,
dans un discours passionné, invité ses collègues à donner une identité à
leur banque en Afrique. "Il est important de trouver une communauté, une
identité dans la réflexion et dans l'action pour assurer à la banque
africaine une autonomie suffisante, une indépendance réelle indispensable
pour apporter à nos économies les services adaptés dont elles ont tant
besoin", a-t-il lancé à ses paires. "La banque africaine doit se doter de
moyens pour lutter à armes égales avec les autres", a-t-il insisté. Pour ce
faire, le Togolais, Darou-salim estime que "la banque africaine a besoin
d'un environnement favorable et d'un accompagnement des pouvoirs publics".
Pendant ce temps, le gouvernement togolais, à travers son ministre de
l'Economie et des Finances Adji Otèth Ayassor, craint que "la globalisation
des systèmes bancaires, les fusions et les absorptions transforment les
banques de proximité en de véritables monstres financiers, risquant ainsi de
détourner la banque de sa mission fondamentale qui est le financement du
développement"
Dom
Dom Koami
Institut
africain d'informatique : L'école supérieure d'informatique fait sa
promotion
-
56
étudiants reçoivent leur diplôme international lundi à Lomé.
Malgré sa
renommée sur le plan africain, l’Institut africain d’informatique branche
Togo (IAI Togo) se fait trop discret par rapport à la pléiade d’écoles de
BTS. Une cérémonie solennelle de remise de diplôme à 56 de ses étudiants
lundi à Lomé vise, d’après ses responsables, à faire découvrir davantage
cette institution supérieure interétatique de technologie.
En
quatre promotions depuis 2002, ils sont 56 étudiants togolais à être formés
en développement d'applications informatiques et en maintenance de réseau
par l'Institut africaine d'informatique branche Togo (IAI Togo). Cela avait
débuté avec 7 étudiants, puis 20, puis 13, puis 16. Lundi, solennellement à
Lomé, ils vont recevoir leur diplôme des mains de l'actuel président du
Conseil d'administration de l'IAI-siège, en la personne du ministre gabonais
des Finances. Même si certains étudiants, une vingtaine, sont à l'extérieur
du pays.
L'occasion
sera ainsi offerte particulièrement aux opérateurs économiques, invités, de
découvrir ces "produits" dont certains sont déjà employés notamment en Côte
d'Ivoire, au Gabon et en Europe. Et à d'éventuels étudiants de s'intéresser
à l'institut.
Entre-temps, les étudiants diplômés n'ont poursuivi leur parcours qu'avec
leur attestation - bien autorisée, nous dira-t-on -, en attendant que le
diplôme ne soit dûment signé par, seulement, le président du Conseil
d'administration l'Institut africain d'informatique dont le siège est à
Libreville, au Gabon.
L'historique
Créé
en novembre 1971 à N'Djaména, au Tchad, par onze chefs d'Etat dont le Togo,
l'Institut africain d'informatique (IAI) est une école interétatique
(publique), la toute première école supérieure en informatique en Afrique
francophone, avec un statut d'organisme international. Libreville, la
capitale gabonaise, a été retenue comme siège de l'institut. Au Conseil
d'administration de 1998, il a été arrêté que les pays membres qui le
pouvaient pourraient créer des représentations nationales. Histoire de
rapprocher l'IAI des pays membres, d'autant que ceux-ci ont besoin de cadres
informaticiens pour leur développement. Ce que le siège seul ne peut faire
aujourd'hui.
Ainsi
naît l'IAI Togo en 2002, après l'IAI Cameroun en 1999 et l'IAI Niger en
2001. Les trois représentations - les seules pour l'instant - forment avec
le siège le groupe IAI. Dans les pays membres, la charge est confiée aux
structures nationales de statistiques de gérer les représentations. Ce qui
revient au Centre national d'études et de traitement informatiques (CENETI)
et à son directeur Kodjo Agbéti de veiller sur l'IAI Togo.
Les
options
Le
siège formait en ingénieurs de travaux informatiques, ou en licence
professionnelle à l'informatique. Il a évolué, en formant des ingénieurs
concepteurs, ainsi que des maîtrises en informatique de gestion. Les
représentations consistent à ce que les pays créent le premier cycle
(ingénieurs de travaux informatiques). Les étudiants y accèdent par voie de
concours, à la même date, à la même heure simultanément dans tous les pays
membres. Les épreuves sont envoyées, corrigées et les résultats proclamés
par le siège. Aucune interdiction n'est faite aux ressortissants d'autres
pays de concourir.
L'avantage pour l'IAI, c'est que l'institut applique par avance le système
LMD (Licence-Masters-Doctorat). Après le premier cycle, l'étudiant continue
le Masters (M), sans avoir à se rattraper comme pour les BTS. "Cette année,
on a pu semestrialiser le processus et définir les volumes horaires. Il
reste à attribuer les crédits et les mécanismes de rattrapage", explique à
L'Union le directeur général du Ceneti, Kodjo Agbéti. Tout comme dans le
système LMD, il y a des cours de mobilité, qui permettent aux étudiants d'aIler
rattraper des cours ailleurs.
Un avenir
serein
Face
à la farouche concurrence livrée par les écoles de BTS (Brevet de Technicien
Supérieur), l'IAI Togo reste très serein. L'institut ne semble pas raisonner
pas par rapport aux multitudes d'institutions de la place. "C'est une
question de complémentarité. Nous, on n'est pas ébranlés parce que nous
comptons sur la rigueur. Ici, la discipline ne se négocie pas. Nous ne
sommes pas contraints par l'argent pour que l'étudiant vienne faire sa loi",
souligne M. Agbéti. Il se dit "heureux que pour le moment, nos diplômés ne
chôment pas". Trois sont recrutés en Côte d'Ivoire, un autre dans un
organisme à Libreville après sa soutenance au siège, deux poursuivent au
siège, trois sont au Canada pour se former en webmasters… trois en France.
"Nos étudiants n'ont pas de problèmes, ils ont beaucoup d'ouverture",
répète-t-il.
Quant
à l'institut : "Je suis optimiste, et pense que l'institut va tenir, parce
qu'il y a encore un noyau de pays fondateurs qui tiennent à cela", confie le
directeur de l'IAI Togo. Les chefs d'Etats du Togo et du Gabon sont entre
autres cités en exemple. "Le reste, c'est les hommes et le cerveau qu'il
faut pour créer des projets d'autofinancement". C'est ce qui manque
cruellement au continent.
Jean
Afolabi
Au-delà de la
fête de la beauté : Miss Togo reste un vecteur de communication
De
dents de scie à moyennement positif. C’est sous cette forme caricaturale que
le président du Comité Togo, Gaspard Baka, a lancé le 12 février dernier
l’édition 15 de la fête de la beauté togolaise. Une manifestation annuelle
dont l’apothéose aura lieu le 29 août 2009 à Lomé, après l’ouverture des
candidatures depuis lundi dernier, la clôture des candidatures le 29 mai et
les élections préfectorales qui s’étalent du 6 au 27 juin 2009. Plus est,
les phases régionales de la nouvelle aventure sont ainsi programmées :
Dapaong : 10 juillet, Kara : 11 juillet, Sokodé : 18 juillet, Atakpamé : 25
juillet et Lomé 1er août.
Les conditions sont restées intactes : être de nationalité togolaise,
célibataire sans enfant, ni précédemment mariée, avoir entre 18 et 25 ans,
être d’une bonne moralité et avoir une excellente réputation, avoir une
taille minimale de 1,70m, parler couramment le français.
Déjà,
la prochaine porte-parole de la beauté togolaise connaît son chantier
principal : l’eau potable pour tous. Il s’agira aussi d’offrir ici et là la
possibilité aux populations choisies d’utiliser l’eau claire. Contrairement
à ce qui se vit actuellement dans certaines contrées du pays. Mais, ceci
reste plus une invite aux autorités étatiques à focaliser leur attention sur
la cible de la Miss Togo. Miss Togo est un vecteur de communication, a
justement précisé M. Gaspard Baka. Car, au demeurant, le comité Miss Togo
n’aura jamais tous les moyens pour venir à bout d’un fléau social choisi au
bout d’un an de mandat. Surtout qu’il faudra le mener de front avec un autre
thème propre à celle qui est élue. D’où la possibilité de poursuivre les
œuvres humanitaires après son mandat.
Le 12
février, c’était l’occasion pour l’actuelle Miss Togo Paméla Aïcha Fofana de
faire un bilan à mi-parcours. «Je me suis engagée dans un projet social
visant à venir en aide aux enfants déshérités en général et les orphelins
du Sida. En plus de cette activité, s’ajoute la lutte contre le trafic des
enfants, une mission que m’a confiée le chef de l’Etat togolais Faure
Gnassingbé. En octobre lors d’un voyage que j’ai effectué dans le nord,
notamment à Mandouri, puis à Dapaong où j’avais assisté à l’inauguration de
la Poste et
visité un orphelinat de 65 enfants orphelins du sida. Durant mon passage
dans ces localités, j’ai fait des dons. J’ai également assisté à
l’inauguration de l’orphelinat «Agbénoxevi» à Badja où j’ai également fait
des dons. En Novembre dernier, j’étais en France, précisément à Amiens où
j’ai représenté le Togo à la soirée togolaise de l’Association Picardi-Togo»,
a-t-elle précisé. Et d’ajouter : «très prochainement, le 2 mars, je
compte lancer mon projet sur le trafic des enfants à Tchamba. Je profiterai
pour faire une campagne de sensibilisation de deux semaines dans le nord et
certaines localités du sud».
Traditionnellement, le mandat d’une Miss est partagé entre les voyages et
rencontres avec les partenaires et associations et l’exécution des projets.
Le
seul bémol, c’est qu’il n’y a pas de tapage médiatique autour des activités
des Miss. Ce que promet toujours de corriger l’équipe du Comité Miss Togo.
Sylvestre D.
Equipe nationale du Togo : Razak Boukari ne dit pas non
Interrogé par nos confrères de Radio Sport F.M, depuis Lomé à la suite de
leur victoire en début de semaine lors de la 24ème journée de Ligue 2, sur
Clermont Foot, Razak Boukari a confirmé sa disponibilité à éventuellement
rejoindre les Eperviers. "Je
ne ferme pas la porte. Si je le (Ndlr : le maillot de Eperviers)
porterais, ce serait une fierté. Mon père l'a porté et si je dois le porter
aussi, ça ferait plaisir à beaucoup de monde et à moi aussi",
a déclaré l'international Espoir français d'origine togolaise.
Le fils de
l'ancien international togolais Boukari Sadou est en outre revenu sur son
absence en sélection le 11 février dernier à Rouen. Convoqué par la FTF,
l'ancien castelroussin n'a pas favorablement répondu au rendez-vous, arguant
"des raisons personnelles", dans la lettre qu'il a adressée le 3
février à la fédération. "Ce n'est pas que je renie mes origines", a
tenu à préciser le joueur. Avant de poursuivre: "J'ai demandé à avoir le
numéro du coach, discuter avec les dirigeants de la fédération, mais je n'ai
pas eu d'appel, rien. C'est pour ça que j'ai eu quelques appréhensions.
Sinon je ne referme jamais la porte. Après, à l'avenir, s'il y a une
sélection, au moins j'aimerais avoir quelques dirigeants, discuter et
pourquoi pas aller en sélection pour voir comment cela se passe".
Pour Razak
Boukari, les préalables pour son ralliement sont simples. Il souhaite
discuter, "voir ce qui se passe, voir ce qui est prévu à l'avenir".
En somme, le joueur veut savoir ce que la Fdédération togolaise de football
offre comme conditions et projets avant de s'engager.
"Mais le
plus gros handicap qui pourrait empêcher la présence du joueur le 28 mars
prochain résidera dans la procédure pour le changement de sa nationalité
sportive. Il faut pouvoir le faire en un mois. Ce qui suppose que
la
FTF, s'adjuge des compétences pour monter le dossier en vue de s'assurer
l'accord de la FIFA. Ce qui est loin d'être acquis étant donné que le joueur
vient d'avoir 21 ans",
commente le magazine Global Sport dans sa parution de mercredi.
Razak
Boukari s'est enfin imposé comme l'un des maillons forts de l'attaque du
Racing Club de Lens. Après deux saisons en demi-teinte, l'attaquant
franco-togolais est parvenu à faire son trou chez les Sang et Or. Au point
de prolonger récemment son contrat avec la formation artésienne jusqu'en
juin 2013. Formé à Châteauroux où il effectue ses premiers pas chez les
professionnels en 2004, le natif de Lomé quitte la Ligue 2 et la Berrichonne
pour rejoindre Lens et la Ligue 1 en juin 2006. Malgré la relégation des
Sang et Or à l'issue de la saison dernière et de nombreuses convoitises de
formations de l'élite, Boukari a préféré rester dans l'Artois. En L2 cette
saison, l'attaquant franco-togolais a disputé 18 rencontres de championnat
et inscrit 4 buts.
Gilles Vevey
Musique : Quand Afia Mala danse sa salsa
Enregistré à la Havane aux studios Egrem, avec l'une des plus prestigieuses
formations musicales cubaines, Orquesta Aragon, la princesse des rives du
Mono propose un album de salsa pure, du montuno ; cet album est autant le
fruit du riche chemin musical parcouru par Afia Mala que celui d'une très
longue histoire qui unit la diaspora que constitue les pays comme Cuba à
l'Afrique. Des stars de la musique cubaine sont venues rejoindre Afia sur
cet album : Rubalcaba au piano et aux arrangements, Tata Guines, l'un des
meilleurs percussionnistes au monde, Carment Flores et Laito Sureda au
chant.
Afia
Mala, "la Princesse des rives du Mono" a officiellement présenté son
huitième album à la presse nationale. Un disque qu'elle a choisi
d'enregistrer à la Havane à Cuba aux mythiques studios Egrem et étiqueté "Afia
Mala à Cuba avec Orquesta Aragon". Elle est allée aux sources de la salsa,
elle nous offre un pur album "Montuno", (comprenez, la véritable musique
traditionnelle cubaine), de la salsa pure chantée en espagnol cubain, en
français et en mina-éwé. Les musiciens qui l'accompagnent et ont arrangé la
plupart des morceaux sont ceux de La Orquesta Aragon, la plus ancienne et
prestigieuse formation musicale cubaine, fondée en 1939, et continuée de
pères en fils.
D'autres stars de la musique cubaine comme Rubalcaba, nominé aux Grammy
Awards en 2006, ont apporté leur touche à ce joyau. Rubalcaba était présent
au piano et a arrangé quelques titres du disque. Tata Guines, l'un des
meilleurs percussionnistes au monde, aujourd'hui disparu, a rythmé quelques
morceaux, et les voix de Carmen Flores et de Laito Sureda accompagnent
parfois celle d'Afia Mala. Égale à elle-même, Afia Mala aborde dans cet
album, composé de onze titres, des thèmes comme l'amour, l'amitié, le
travail, l'amour maternel, la reconnaissance qu'elle a dans la chanson
"Togo", où elle peint une magnifique carte postale de son pays. Le disque
est sorti le 10 novembre 2008 à Paris chez Frochot Music - Cantos et a
été réédité trois déjà.
"Afia
à Cuba", c'est aussi le bruit des vagues de la mer de la Havane, et les
senteurs des authentiques Cigares Cubains. Une musique qui vous entraîne,
vous emporte et vous transporte vers l'essence même de ce rythme séculaire.
C'est enfin une musique qui détonne et une artiste qui étonne toujours le
public par son éternelle jeunesse et son charme qui défie les pesanteurs du
temps.
Note de lecture :
Serge Bilé
dévoile son enquête sur le racisme au Vatican
Après
Noirs dans les camps nazis, La légende du sexe surdimensionné des Noirs, et
Quand les Noirs avaient des esclaves blancs, le journaliste et écrivain
franco-ivoirien Serge Bilé fait paraître, en collaboration avec son confrère
camerounais Audifac Ignace : Et si Dieu n'aimait pas les Noirs ? Enquête sur
le racisme aujourd'hui au Vatican, aux éditions Pascal Galodé. Un ouvrage
qui regroupe des témoignages de prêtres et de religieuses d'origine
africaine, en poste à Rome, sur les conditions, les traitements et les
discriminations dont ils seraient victimes.
"
Qu'aucun noir ne soit déployé aux portes du Vatican. " En 1944, ce message
du pape Pie XII est adressé au commandement des forces alliées et transmis,
par le secrétaire d'Etat du Vatican, à l'ambassadeur de Grande Bretagne près
le Saint Siège. Une injonction que le diplomate rapporte ainsi : " Le
secrétaire d'Etat du Vatican est venu me voir aujourd'hui pour me dire que
le pape espère qu'il n'y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes
alliées qui seront déployées à Rome après la libération. Il s'est empressé
de souligner que le Saint Siège ne fixe pas de limite dans le degré des
couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte. "
Les
événements relatés datent de la Seconde Guerre Mondiale. Les choses
ont-elles évolué depuis ? En 2006, le cardinal japonais Stephen Fumio Hamao
dénonce les critères de nomination des évêques d'Afrique et d'Asie, en
dévoilant au passage les dessous des réunions mensuelles auxquelles il a eu
à prendre part, et où sont examinés les profils des personnalités
pressenties pour la charge.
Deux
poids, deux mesures
Si
les prélats sont touchés par le phénomène, on peut imaginer ce qu'il en est
pour ceux qui évoluent dans des sphères moins élevées. Alors que les prêtres
européens accèdent à la fonction de chapelains (aide de camp du souverain
pontife), purement honorifique et gratifiante au bout de trois ans de
présence au sein siège, les ecclésiastes africains doivent quant à eux,
selon l'enquête de Serge Bilé et Audifac Ignace, attendre entre neuf et
quinze ans!
Dans
l'enseignement, les auteurs de l'essai constatent les mêmes dérives à
Urbaniana, l'université catholique qui dépend du Vatican. Les prêtres
africains, qui y enseignent, doivent attendre parfois jusqu'à dix longues
années pour être titularisés, alors que leurs collègues européens le sont au
bout seulement de trois ans. Tout cela, au vu et au su du Saint-Siège.
Comment l'Eglise peut-elle alors être crédible dans sa dénonciation du
racisme dans le monde, quand elle n'a pas la volonté de le combattre dans sa
propre maison ? Le silence du pape et de la curie romaine sur cette
question, la rend plus criante encore pour les auteurs de l'enquête.
Les
plus gros bastions du catholicisme se trouvent désormais en Afrique, en Asie
et en Amérique laine, tandis que l'Europe voit ses troupes rétrécir à vue
d'œil. Pourtant, le racisme persiste : " Tout est fait pour nous rendre la
vie difficile et nous décourager finalement de rester ici ", confie un
prêtre africain. D'autres, moins chanceux, victimes de tracasseries
administratives, sont tombés dans la déchéance. Ils se retrouvent
aujourd'hui… sans papiers à Rome. Ils seraient une centaine dans ce cas.
Obligés de mendier pour survivre, ils ont interdiction de célébrer la messe,
alors que les églises italiennes, et plus généralement européennes, manquent
cruellement de prêtres. Un comble !
Esclaves
domestiques et religieuses prostituées
Mais,
il y a plus grave, nous disent les auteurs d'Et si Dieu n'aimait pas les
Noirs ? : de jeunes recrues deviennent " captives ". Les congrégations
romaines - crise des vocations oblige- font venir des religieuses
africaines, pour travailler dans les maisons de retraite qu'elles possèdent
et qui les font vivre. Les nouvelles venues, qui ne parlent généralement pas
la langue, constitueraient une main d'œuvre taillable et corvéable à merci.
Ce serait le
cas d'une religieuse congolaise qui raconte, dans le livre, comment la mère
supérieure de son couvent lui a confisqué sa carte de séjour, le jour même
de sa délivrance, pour être sûre de la tenir à sa merci. " On travaille de
six heures du matin jusqu'à parfois vingt-heures le soir ", confie la jeune
femme, en regrettant de n'avoir même pas de quoi s'acheter ne seraient-ce
que des sous-vêtements. Du coup, de brimades en privations, certaines
d'entre elles finiraient par sombrer et accepter, contre rémunérations, les
avances de prêtres italiens. Puis l'argent qu'elles gagnent serait envoyé "
au pays " dans leurs familles. |
-
Les
travaux se poursuivent aujourd’hui
Quel sort
pour les résultats obtenus au sein du Cadre permanent de dialogue et de
concertation (CPDC) ? Doit-on y aller par ordonnance ? Quel sens revêtent
les points 1.1 et 3.2 de l’Accord politique global (APG) s’il faut
considérer que cet accord du 20 août 2006 est toujours en vigueur ? Des
questions auxquelles ne veut pas répondre l’opposition parlementaire avant
d’avoir arraché la présence des observateurs européens et de la
facilitation. Seulement, il faut que les textes se fassent par consensus et
par dialogue. Sans dire sous quelle forme ils seront finalement appliqués.
Le RPT, lui, ne veut pas faire trop de gymnastique : le mécanisme du CPDC
marque la volonté du Chef de privilégier sa politique de large concertation.
Ici, la sérénité confirme que la position à peine voilée du gouvernement ne
fausse pas les calculs. A moins qu’il est plutôt autorisé de voir une
indiscipline au sein de l’équipe gouvernementale.
Visiblement,
ce n’est qu’un rappel d’une précédente position. En effet, dans une
interview à notre confrère Forum de
la Semaine,
le ministre Gilbert Bawara, un des représentants du gouvernement dans les
discussions, se prononce : «il sied de souligner que l’APG n’a jamais
entendu instituer une instance suprême ou parallèle pour la conduite des
réformes politiques, en dehors des institutions républicaines». «Sur
le fond, il s’agit de privilégier l’esprit de dialogue et de concertation
sans pour autant s’arc-bouter sur des considérations de pure forme ni donner
le sentiment de dépouiller les institutions républicaines et démocratiques
de la réalité de leurs prérogatives constitutionnelles, au risque de
transformer les élus du peuple en députés godillots et de muer l’Assemblée
nationale en une chambre d’enregistrement», poursuit-il. Avant de
préciser : «…contrairement à certaines affirmations, l’Union européenne
n’est pas partie prenante à l’APG et aucune règle n’habiliterait cette
institution à contraindre les institutions républicaines du Togo à
rechercher impérativement le consensus sur les réformes projetées». En
clair, les législatives de 2007 ont été un arbitrage dont se prévalent tous
les partis du parlement à ne pas autoriser d’autres entrées dans le CPDC. Au
grand dam de la CPP de Edouard Kodjo qui veut convaincre tout le monde
qu’elle est la 4ème force
du pays. Pour Cornelius Aïdam, rien ne devrait se discuter sur le long terme
sans la présence (non par écrit) de son parti chéri.
Courant
2008, c’est le ministre Pascal Bodjona, aujourd’hui président du CPDC au
titre de représentant du Chef de l’Etat, qui donnait le ton. Dans une
émission spéciale à la TVT, le 16 octobre dernier, le ministre de
l’Administration territoriale et des collectivités locales précisait ce qui
devra se faire. Lorsqu’une mesure consensuelle sera prise dans un cadre,
quelle que soit sa dénomination, elle doit forcément passer devant
l’assemblée nationale pour avoir force de loi ; on ne peut appliquer une
décision politique, aussi unanime soit-elle, si elle n’est pas transformée
en loi. Encore que les réformes en ligne de mire entraînent aujourd’hui des
conflits avec certaines dispositions actuelles de la loi fondamentale et des
règlements. Autrement, tout doit passer devant le parlement. Dans les
coulisses, on annonce que l’institution entend arracher sa place dans tous
les cas. Et par tous les moyens.
Le Cadre
permanent de dialogue et de concertation (CPDC), mis en place le 4 janvier
2009 par décret du chef de l’Etat, devra rechercher le large consensus
autour des réformes du code électoral, du statut de l’opposition et des
questions institutionnelles et constitutionnelles. A l’étape actuelle, aucun
consensus n’est trouvé sur les différents points à l’ordre du jour.
Quatrième séance de tergiversations! Les travaux se poursuivent ce jour.
Sylvestre D.
La
plaisanterie du boycott du parlement
Sortie
de l’escarcelle de l’opposition parlementaire, l’exigence du facilitateur au
sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) a divisé les
parties prenantes pendant les trois premiers jours des discussions. Au point
de passer sans attendre aux questions prioritaires en l’occurrence le code
électoral et la place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)
dans l’organisation des futures élections. Ce qui veut dire que le règlement
intérieur n’est toujours pas arrêté. Ainsi, unanimement, on ne veut plus
revivre les péripéties des débuts des discussions ayant abouti à l’APG.
Que se
passera-t-il si le CAR et l’UFC se sentent marginalisés par la version du
texte à envoyer au parlement pour adoption? C’est ici qu’on s’interroge sur
l’idée de boycott que ventilent les deux partis réunis par la force des
événements. A y voir de près, cela ressemble à un remake de la politique de
la chaise vide de 1994 initiée et pratiquée par le CAR de Madji Agboyibo.
Aujourd’hui, dans les couloirs du palais des congrès, on est plus poussé à
en rire. Car, si le nombre de 36 (pour le CAR seul) n’a pu rien faire en
1994, ce n’est pas avec 31 (CAR et UFC compris) que le miracle sera produit.
Selon
l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la présence
des députés est obligatoire aux séances plénières. A l’ouverture de chaque
séance, le président procède à la vérification du quorum. L’Assemblée
nationale ne peut délibérer que si la majorité des députés la composant est
présente. Dans le cas contraire, la séance est suspendue. Logiquement, il
suffira seulement que le RPT majoritaire décide d’étudier le projet envoyé
par le gouvernement. L’essentiel, c’est de mobiliser les siens pour une
présence effective, car «les procurations ne sont pas prises en compte».
Sylvestre D.
Système éducatif
dans l’UEMOA : Le Togo veut harmoniser son Bac 2
Après un
premier rendez-vous manqué, le Togo entend faire coïncider cette année sa
période d’écrit du baccalauréat 2è partie avec celle des pays de l’Union
économique et monétaire ouest africaine. Empêcher les candidats de
se présenter la même année à un même examen dans deux pays différents. C’est
la guerre que veulent ainsi mener les Etats membres de l’Union économique et
monétaire ouest africaine (UEMOA) contre les élèves de la classe de
Terminale qui se positionnent simultanément dans deux pays frontaliers afin
de s’augmenter les chances de réussite. A cet effet, les autorités de
l’éducation de ce regroupement économique ont uniformisé les dates de cet
examen qui ouvre aux admis les portes des études universitaires. «Cela se
passait, c’est une forme de fraude», indique-t-on.
A en croire
le ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la recherche Messan
Aduayom, les écrits du baccalauréat commencent dans l’espace UEMOA le 18 et
le 21 juin 2009 dans tous les pays pour le compte de l’année scolaire
2008-2009. Et d’ajouter que, normalement, tous les pays qui se sont engagés
dans cette voie devront prendre leurs dispositions. Lesquelles dispositions
sont déjà opérationnelles depuis le 31 décembre 2008. En fait, la mesure
sous-régionale a commencé à être effective depuis la tenue du baccalauréat
2008 dans l’UEMOA, moins le Togo. Par l’effet de circonstances atténuantes.
«Le Togo est dans cette disposition d’esprit puisque nous nous sommes
engagés. Cette année, c‘est ce que nous ferons. L’année dernière, nous
n’avons pas pu le faire parce que la rentrée a été tardive», explique le
ministre Aduayom. Avec obligation du respect de l’engagement pris.
Seulement, «s’il y a des événements majeurs qui se produisent de nature à
ce que objectivement l’écrit ne pouvait pas se tenir dans cette période,
nous informerons les instances de l’UEMOA pour qu’on comprenne qu’il ne
s’agit pas de dispositions de complaisance», conclut-il.
Désapprobation
sociale : Les licenciés de Wacem toujours dans l’attente
De sources confirmées, les licenciés de la société de fabrication de ciment
Wacem implantée à Tabligbo (préfecture de Yoto) attendent toujours de
reprendre fonction. Cela peut paraître bizarre qu’un licencié puisse être
repris. Mais, c’est ce qui aurait été convenu entre l’Autorité étatique et
la direction de Wacem depuis six mois. Visiblement convaincue qu’un
mouvement de débrayage sous le motif de l’amélioration des conditions de
travail n’était pas un mobile suffisant pour justifier la mise à la porte,
l’Autorité aurait ainsi convaincu les patrons de Wacem à procéder à une
réintégration de la vingtaine de jeunes employés licenciés.
Aujourd’hui, la réticence de Wacem à satisfaire cette demande est réelle.
Et, selon les mêmes sources, la direction de Wacem joue à la montre pour
finalement bouder l’application de la solution convenue. Surtout que
celle-ci a continué à payer les licenciés pendant les six derniers mois
alors même qu’ils ne sont pas autorisés à reprendre service. La méthode
viserait ainsi à faire endormir le gouvernement pour consacrer un refus
définitif de réintégration des licenciés. Ce qui est d’autant plus certain
dans la mesure où on annonce que Wacem est en train d’explorer la
possibilité d’ouvrir une usine dans la localité de Dalavé dans la préfecture
avoisinante de Zio au détriment de celle de Tabligbo. A terme, les employés
seront mis devant l’évidence d’un licenciement collectif pour permettre à la
société d’engager d’autres personnes.
Ceci reste une ingéniosité fortement appliquée dans le secteur privé où il
est certain que, malgré les conditions décriées, d’autres personnes
accepteront d’aller à l’aventure. Il urge que le gouvernement revisite le
dossier de Wacem à un moment où il est logiquement (c’est selon) critiqué
dans la mise en exécution du plan social ayant conduit au licenciement de
centaines d’employés à la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT).
Forum national
des paysans à Kara : Le paysan, pilier de la relance économique
·
Le chef de
l’Etat très attendu à la rencontre
Le secteur agricole contribue pour 38% de la constitution du Produit
intérieur brut (PIB). Il fournit plus de 20% des recettes d’exportation et
procure l’essentiel de l’alimentation à la nation toute entière. Par
ailleurs, ce secteur occupe et fait vivre plus des deux tiers de la
population active nationale. Ces quelques données fournies par le ministère
de l’Agriculture démontre que le secteur est constitue le fondement de la
croissance de l’économie du pays et le principal soutien à la formation de
la richesse nationale. D’où le choix des autorités d’impliquer, ou plutôt de
placer le paysan au centre de la politique de relance agricole et économique
Pour ce faire, il est apparu, d’après Kombaté Konlani, directeur de cabinet
du ministre de l’Agriculture, «nécessaire de créer un cadre permanent de
concertation et d’échange entre les acteurs du monde paysan et les plus
hautes autorités du pays…». Ce cadre, c’est le Forum national des
paysans togolais (FNPT, qui tient ses premières assises depuis hier, et pour
trois jours, à Kara. Près de 800 producteurs agricoles et une centaine de
technicien des pouvoirs publics et de partenaires.
A
Kara, autour des sujets aussi variés que «l’Amélioration du circuit de
distribution des engrais», «Importance de la commercialisation des
produits agricoles locaux dans la lutte contre la cherté de la vie», les
acteurs seront sensibilisés sur les performances et les solutions
susceptibles de lever durablement les contraintes majeures qui freinent les
performances du secteur agricole. L’accent sera mis sur les contributions
spécifiques des producteurs, des autorités et des partenaires à la levée des
principales contraintes en vue de la réussite agricole 2009-2010.
Le clou de l’événement sera sans doute l’entretien, demain, entre les
producteurs et le chef de l’Etat. Ainsi que les orientations et les
instructions que celui-ci aura à donner pour la relance du secteur.
Le FNPT se
veut uns rencontre annuelle et placée sous le patronage du chef de l’Etat
dans le but de lui permettre d’échanger avec le monde paysan et d’autres
professionnels du milieu.
Jean Afolabi
Projets de
développement communautaire : Arrêter le drame des populations de Sada,
Matékpo et autres
Au
moment où pourtant des richissimes de cette contrée se pavanent dans la
capitale en «arrosant» leurs maîtresses et autres copines occasionnelles,
ceux qui sont restés au village continuent d’égrener les jours de leur
drame. Et on attend le gouvernement… Les deux images de l’article (mises en
blanc noir) sont loin d’être illustratives.
Sur
la première, on y voit une fillette en pleine fouille de la terre à la
recherche de l’eau…non potable. Cette scène de corvée d’eau est tout aussi
normale et quotidienne à Matékpo, à une dizaine de kilomètres de la
Nationale n°1 après le village de Sada, depuis le début de l’année. Pour
s’approvisionner en eau, il faut multiplier des creux dans le lit totalement
asséché de la rivière et passer des heures à racler le sol pour remplir sa
petite bassine. Au pire des cas, entre mars et avril, il faut accomplir une
marche de 15 kilomètres (2 fois) qui sépare du fleuve Mono pour y faire sur
place la vaisselle, la lessive avant de revenir au village avec des bidons
remplis du précieux liquide. On peut donc comprendre que des gens peuvent
passer une semaine sans les bains quotidiens… Le comble aura été que des
individus, qui ont promis de leur ériger un forage, se sont volatilisés avec
la cagnotte de 400.000 francs Cfa constituée par les pauvres paysans. Et au
finish, Matékpo n’a pu bénéficier d’un seul des 180 forages construits par
le gouvernement. Pour cause de difficultés pratiques, dit-on.
Un
peu plus à l’ouest vers la montagne, c’est l’école publique de Sada qui
offre une autre image pitoyable. Depuis avril 2008, les tout-petits du
primaire sont obligés de côtoyer soleil, pluie, insectes et serpents. Le
toit du seul bâtiment en dur de l’école est resté couvert au tiers ; le
reste étant en partie coiffé par des feuilles de palmiers non tissées, donc
facilement attaquable par un vent violent pareil à celui qui avait sévi le
16 avril dernier. Et depuis-là, le corps enseignant attend le messie après
avoir envoyé un rapport à la hiérarchie. Mais, rien de soulageant ! Jusqu’à
cette visite organisée par la Coordination du Projet de développement
communautaire (PDC), soutenu financièrement par la Banque mondiale. Ah,
l’école dispose de deux hangars servant de classe.
Ces
populations attendent ainsi de voir un début de solution dans un mois, comme
souhaité par le bailleur. En attendant, le gouvernement prend l’engagement
de garantir une gestion rigoureuse et transparente des ressources éjectées
dans l’intérêt des populations bénéficiaires. C’est aussi ça le problème des
projets communautaires.
Conçu
par le Togo et financé par la Banque mondiale, le PDC s’étend sur quatre ans
renouvelables, de 2009 à 2012, et veut réaliser les infrastructures,
renforcer les capacités de tous les acteurs et développer les activités
génératrices de revenus. D’un coût total d’environ 10 milliards de francs
Cfa, il engloutit au moins 350 microprojets (à raison de 82 pour la
Maritime, Plateaux 78, Centrale 56, Kara 64 et 70 pour les Savanes) répartis
dans les cinq régions économiques du pays, avec le fort accent mis sur
l’approche participative. En clair, contrairement au Programme d’ajustement
structurel imposé du dehors, les besoins sont ici exprimés par les
collectivités, les projets conçus par les potentialités locales et réalisés
par et au profit des communautés à la base.
Le
lancement officiel du Projet de développement communautaire a eu lieu le 6
février dernier à Atakpamé. Sa gestion est confiée aux Agences d’appui aux
initiatives de base (AGAIB), implantées dans les régions du Togo. Certaines
questions cruciales prises en compte par le PDC sont déjà relevées dans le
Document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) dont la
version finale est en cours de vulgarisation.
Sylvestre D.
CAF/AWARDS
2008 : Adebayor offre au Togo son premier Ballon d’Or de la Confédération
africaine de football
-
Le
capitaine des Eperviers et attaquant d’Arsenal a été désigné par les
sélectionneurs
En désignant l'attaquant togolais des Gunners d'Arsenal Meilleur joueur
africain 2008, les sélectionneurs africains viennent confirmer une fois
encore que le Ballon d'Or africain s'est résolument "expatrié" en Europe.
Depuis 1992, année du renouveau du titre, aucun des lauréats n'évolue sur le
continent. Tous les joueurs désignés, après vote par le jury, étaient ou
sont des joueurs professionnels évoluant en Europe, condition devenue la
coutume pour recevoir le trophée. Leurs clubs au moment de leur victoire
sont l’Olympique de Marseille, le Vitoria Setubal, le Sporting du Portugal,
le Milan AC, l’Inter Milan, l’AS Monaco, le Deportivo La Corogne, Arsenal,
Parme AC, le Racing Club de Lens, Liverpool, le Real Majorque, le FC
Barcelone, Chelsea et le FC Séville, etc. Les championnats auxquels ils
appartenaient ou appartiennent sont donc ceux de l’ Angleterre, de
l’Espagne, de l’Italie, de la France et du Portugal, etc.
Emmanuel
Adebayor qui succède au Malien du FC Séville, Frédéric Kanouté, n'a pas
échappé à la règle. En lutte avec l'Egyptien Mohamed Abou-Treika, c'est
d'ailleurs haut les mains que le Togolais s'est imposé avec 74 points contre
53 pour le milieu d'Al Ahly. Les sélectionneurs ont plutôt opté pour un
joueur qui a porté haut l'étendard africain dans le monde, tant ses
performances avec les Canonniers d'Arsenal la saison 2007-2008 sont
impressionnantes. Et le capitaine des Eperviers le leur a bien rendu à la
suite de la réception de son trophée : " Je suis très honoré et cela
récompense ce que j'ai fait pour le football africain".
Emmanuel
Adebayor la saison dernière, ce sont 24 buts en 36 rencontres de Premier
League et de probantes prestations lors de la Ligue des champions. Certes,
on peut opposer au Togolais le fait de n'avoir pas participé avec sa
sélection nationale à la dernière Coupe d'Afrique des Nations au Ghana, mais
la Confédération africaine de football n'a pas entendu faire de la
participation à la CAN un critère d'éligibilité. " Le concours est ouvert
à tous les joueurs seniors africains évoluant régulièrement dans un
championnat à l'étranger ou dans leurs pays respectifs. Les joueurs sont
récompensés pour leur créativité, leur talent et leurs performances",
dispose le paragraphe 2 du règlement de la CAF Awards.
D'ailleurs,
c'est devant ce phénomène quasi inéluctable que la CAF a décidé en 2001 de
créer d'autres Awards destinés à récompenser le Meilleur joueur évoluant en
Afrique, la Meilleure joueuse, le Meilleur entraîneur, le Meilleur club,
etc. afin d'honorer tous ceux qui participent chaque année, par leur talent,
au rayonnement du football africain.
D'où la
polémique que suscite la désignation du capitaine des Eperviers n'a pas sa
raison d'être. Abou Treika est incontestablement un grand joueur des
Pharaons d'Egypte et d'Al Ahly qui mérite aussi bien le titre que le
Togolais.
Mais les
étoiles consacrées depuis 1992 appartiennent naturellement à l'élite du
football continental même si d'autres auraient pu prétendre au titre envié
de Meilleur joueur africain. Le gardien ivoirien Alain Gouaméné, héros de la
finale de "Sénégal 92" seulement deuxième, barré par Abedi Pelé alors joueur
de l'OM, le défenseur marocain Noureddine Naybet, sixième en 1993, le
Nigérian Daniel Amokachi régulièrement placé dans les dix, jamais tête de
liste, le Tchadien Japhet N'Doram deuxième en 1995 - le défenseur
sud-africain Mark Fish repoussé à la quatrième place en 1996 par Nwankwo
Kanu, capitaine de l'équipe du Nigeria championne olympique à Atlanta et par
George Weah, figure de proue du Milan AC. Autres "oubliés" de taille, le
Nigérian Augustine "Jay Jay" Okocha, deuxième derrière le Marocain Mustapha
Hadji en 1998, ou bien l'attaquant Hossam Hassan, champion d'Afrique et
meilleur buteur de la CAN cette année-là, ou encore le défenseur ghanéen
Samuel Osei Kuffour, deuxième en 1999 et en 2001 et le milieu sénégalais
Khalilou Fadiga stoppé par son compatriote Diouf. Abou Treika fait désormais
partie de cette longue liste. Mais cela ne doit pas être vécu comme un
drame. Et l'Egyptien l'a compris en allant féliciter le Togolais sur le
podium.
Emmanuel
Adebayor, Ballon d'Or, certes, cela ne plaira pas à tout le monde, en
témoignent les pressions énormes exercées sur le Togolais pour le
décourager de se rendre à Lagos pour recevoir son titre et permettre à la
CAF de le déposséder du titre comme ce fut le cas de Didier Drogba en
février 2008 à Lomé. Mais à coup sûr, ce titre ne plaira à personne
médiocrement.
Ainsi donc,
le Togo vient de rentrer dans l'histoire avec un grand joueur qui se tourne
résolument déjà vers le Mondial 2010 que l'Afrique accueille : "La
Coupe du monde 2010 se déroulera pour la première fois en Afrique et nous
les Africains pouvons accomplir quelque chose de grand",
disait le capitaine des Eperviers.
Gilles Vevey
Note de lecture : Le Coeur des enfants léopards de Wilfried N’Sondé
Le Coeur des
enfants léopards est une tragédie d’un jeune Noir emprisonné. Le narrateur,
arrêté par des policiers, est passé à tabac dans un commissariat et son
calvaire semble sans fin. Des pages, à la fois très dures, et pourtant très
belles sur la douleur, la solitude et le désespoir, s’enchaînent en un long
cri. Libérés, les mots se déversent et toute la vie, toutes les
préoccupations du prévenu, français d’origine africaine, défilent. Mais que
lui reproche-t-on au juste ? D’antiques questions resurgissent : «Tu viens
d’où ? Tu connais ta culture ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? T’as de
l’argent ?» Est-il trop noir ? Trop occidentalisé ? Son existence même
poserait-elle un quelconque problème à ses tortionnaires ? « Tu parles pas
ta langue ?»
Héritier de
deux cultures qui s’ignorent, l’accusé les renvoie dos à dos. Le langage et
ses vertus magiques, ou encore les esprits des ancêtres ne lui sont pas d’un
grand secours. Qui est-il au milieu de ce chaos culturel ? «N’oublie jamais
que tu n’es pas chez toi, le fardeau de l’étranger. Sois toujours meilleur
que le Blanc, sinon il te méprisera», lui conseille l’ancien. Seule
consolation et seul regret véritable, l’amour sans condition d’une amie
d’enfance, blanche et juive, ouverte à son âme et qui ne l’a quitté que pour
échapper à la violence d’un quartier chaud. Une violence à laquelle il a
lui-même succombé un soir trop alcoolisé. Dans la sueur, le sang, la pisse
qui jonchent sa cellule-cage, il pense à son paradis perdu. Pas de coupables
dans ce premier roman de Wilfried N’Sondé (né en 1968 au Congo), mais
au-delà d’un crime horrible en dernier rebondissement, un ballet de
victimes.
Ce roman de
Wilfried N’Sondé pose l’éternel problème de l’identité des Noirs qui, pour
une raison ou une autre, vivent en Europe. Que cela ne soit pas dit de façon
précise dans les 113 pages de ce roman ne constitue pas pour l’auteur une
fuite en avant des réalités, mais plutôt sa manière de les aborder. « Le
Coeur des enfants léopards » est d’une lecture facile. On aurait dit que
c’est écrit en un seul jour. Wilfried N’Sondé laisse libre cours à un verbe
ou se mêlent de paroles violentes et puissantes, où se mêlent souvenirs,
rêves et réalités d’un jeune Noir incarcéré pour avoir tué un policier.
L’auteur exquise le parcours d’une génération sans racines ni repères.
L’Afrique devient un fantasme. Un paradis insaisissable. Le confort de
l’enfance a laissé place à la brutalité du monde réel, le renoncement et le
pessimisme ont gangrené les espoirs, le désir a été remplacé par la peur.
L’auteur parvient à se glisser dans les profondeurs de cette âme perdue pour
nous la restituer dans ce qu’elle a de passionné et de rage.
Wilfried
N’SONDE est né en 1968 à Brazzaville. Il émigre en France avec sa famille en
1973.
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Le
gouvernement togolais reste décidé à activer le cadre de redynamisation des
entreprises publiques et organismes de l'Etat, avec pour principal objectif
l'amélioration des performances des sociétés du portefeuille de l'Etat.
Aussi le ministre de l'Economie et des Finances procède-t-il actuellement à
une consultation par appel d'offres auprès des professionnels de nationalité
togolaise agréés pour le renouvellement des commissaires aux comptes et à la
nomination de commissaires aux comptes suppléants, conformément à la loi
n°90-26 du 4 décembre 1990 portant réforme du cadre institutionnel et
juridique des entreprises publiques. Toutes les offres devant parvenir au
cabinet dudit ministre au plus tard le mardi 17 février 2009. Quatre
objectifs sont liés à cette mission de l'Exécutif : assurer la vérification
des comptes des entreprises publiques selon les règles de l'art, participer
à la réunion d'arrêté des comptes de la société par le conseil
d'administration, présenter un rapport de commissariat aux comptes au
conseil de surveillance à l'occasion des réunions d'approbation des comptes
de l'entreprise et, plus généralement, prendre les dispositions pour
informer à temps le conseil de surveillance de tout événement de nature à
porter atteinte au patrimoine de l'entreprise.
Cette
nouvelle aventure gouvernementale succède à l'opération d'homologation du
barème de rémunération des experts comptables et les comptables agréés et
surtout celle qui a institué la Commission d'agrément des auditeurs et
commissaires aux comptes habilités à opérer sur les comptes des entreprises
publiques, des Fonds et organismes autonomes bénéficiant des subventions de
l'Etat. Depuis le 6 juin 2008, le ministère Adji Ayassor a ainsi validé une
liste de 16 Experts comptables et comptables agrées à l'expertise comptable
et au commissariat aux comptes, 15 cabinets agréés à l'expertise comptable
et au commissariat aux comptes, 2 Comptables agréés et ayant été agréés à
toutes sortes d'audits excepté l'audit financier et le commissariat aux
comptes et 3 Sociétés agréées au titre de consultants.
Le
commissaire aux comptes est un organe de contrôle dont la compétence peut
aller au-delà des comptes pour embrasser la régularité de la vie juridique
de la société. C'est donc un contrôle comptable, financier et juridique. La
gestion transparente et saine des entreprises publiques togolaises est
devenue une exigence des bailleurs de fonds dans un monde où les
financements extérieurs restent le fruit des contribuables d'autres peuples.
En clair, il faut empêcher que l'argent public passe impunément par des
circuits non maîtrisés.
Rappelons que la trouvaille est de paralyser les complicités de détournement
entre les commissaires aux comptes et les organes de direction des
entreprises publiques par des contrats à vie. Désormais, la durée du mandat
d'un commissaire aux comptes pour une même Entreprise publique, un Fonds ou
un Organisme bénéficiant des subventions de l'Etat est de trois ans
renouvelable une seule fois.
Sylvestre D.
Grève
d’avertissement dans l’enseignement des 1er et 2ème degrés : Le Ministre
Yves Madow Nagou n’a pas été entendu
«Actuellement, les primes de déplacement des directeurs et les dépenses
diverses de fonctionnement des écoles sont en cours de payement au niveau de
chaque région. Les discussions se poursuivent pour que satisfaction soit
donnée aux autres revendications. Pour ces raisons, le ministre des
Enseignements primaire, secondaire et de l’alphabétisation demande à la
FESEN et à tous ses sympathisants de surseoir à leur mot d’ordre de grève».
Cette mise au point du ministre Yves Madow Nagou n’aura servi à rien ; elle
est simplement ignorée par la Fédération des syndicats de l’éducation
nationale (FESEN), visiblement dépitée du caractère infructueux des
précédentes négociations. «Je réaffirme que la grève d’avertissement pour
le 5 et le
6 février
2009 tient par rapport à la FESEN. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu ce
que nous devons avoir et la grève est maintenue tout juste pour avertir nos
autorités »,
explique le secrétaire général de la FESEN, Essodina Poyodé, rencontré hier.
Plusieurs séances de négociations avaient donc eu lieu. «Mais toutes les
réponses ne nous ont pas convaincu car une décision suprême prise par le
Président de
la
République de donner des fonds depuis octobre 2008 ne peut pas être
actuellement bloquée quelque part sans être mise à la disposition des
acteurs du développement de l’éducation nationale»,
soutient le responsable de la FESEN. Et d’avertir : «si les autorités
veulent prendre les problèmes un à un, elles ne vont jamais s’en sortir. Il
faut les états généraux de l’éducation pour prendre en charge tous les
problèmes de l’éducation et qu’on puisse les canaliser dans un document».
Par
constat fait hier à Lomé et dans les villes de l’intérieur, la grève
d’avertissement de 48 heures a été largement suivie, même si on peut noter
par endroits sur le territoire national quelques rares établissements
publics en activité. Au moment où le mot d’ordre peut être mitigé à Kara
(dans le nord du pays) avec certains établissements secondaires en activité
dans la matinée d’hier, c’est une discipline dans les consignes de grève que
vivent les centres scolaires du primaire et du secondaire à Lomé, Vogan,
Tsévié, Kpalimé… Pour la FESEN, c’est une réussite de voir que la consigne
de rester carrément à la maison a été bien respectée par les membres du
préscolaire, du primaire, des inspections, des directions régionales de
l’éducation et autres.
Aujourd’hui, les enseignants reconnaissent qu’un «premier geste» est
fait avec le décaissement des premiers fonds (de près de 300 millions de
francs CFA) depuis la rentrée scolaire 2008-2009. Ainsi, l’on s’interroge
sur le bien-fondé de ce communiqué tardif (lu au journal de 20 heures sur la
TVT) de la veille du déclenchement de la grève ? Alors même que les mesures
annoncées pouvaient venir plus tôt et éviter une paralysie des activités
scolaires pendant deux jours. Au demeurant, le communiqué n’est qu’une
goutte d’eau dans la mer, précise les syndicats des enseignants des
préscolaire et primaire du public. «Le décaissement devait se faire
depuis octobre 2008, et depuis les chefs d’établissements n’ont rien ; ils
sortent l’argent de leur proche pour payer les bâtons de craie, les
registres…», fait remarquer un chef d’établissement à Tabligbo.
Dans
les faits, les grévistes dénoncent le manque des mesures d’accompagnement
après que le gouvernement eut décrété la gratuité des frais scolaires et
suspendu en mai 2008 les indemnités de fonctions de tous les chefs de
service y compris ceux des établissements scolaires. Les directeurs
régionaux, inspecteurs, conseillers pédagogiques, chefs d’établissements
scolaires se sentent abandonnés. La nouvelle situation crée un manque à
gagner dans les budgets des chefs d’établissements. Et le sort des
enseignants volontaires (non rémunérés depuis octobre 2008) souvent
supportés par les contributions des parents d’élèves est loin d’être
enviable.
Attribution des
marchés publics : Le seuil d’appel d’offres national ramené à 25 millions
C’est
la substance du décret pris courant novembre 2008 en conseil des ministres.
Le nouveau texte modifie le décret n°94-039/PR du 10 juin 1994 portant
fixation de la limite des travaux, fournitures et services dispensés de la
formalité d’appel d’offres et du montant limite de ces prestations
entraînant la rédaction obligatoire d’un marché. Ainsi, lorsque le montant
du marché est supérieur à quinze millions de francs CFA et inférieur à vingt
cinq millions de francs, le marché est passé après consultation restreinte
de fournisseurs ou entrepreneurs qualifiés. Le marché ne peut être attribué
qu’après réception et comparaison d’au moins trois offres. Et lorsque le
montant du marché est supérieur ou égal à vingt cinq millions, le marché est
passé par appel d’offres ouvert. Selon les motifs du gouvernement, il urge
de réviser dans l’immédiat certains textes réglementaires en vue d’assurer
la transparence et l’efficacité des marchés publics.
En
rappel, lors de la mission de la revue des dépenses publiques et de la
gestion financière (PEMFAR) effectuée au Togo par la Banque mondiale du 22
mai au 6 juin 2008, la composante «Système de passation des marchés
publics» a été analysée et fait l’objet d’une série de recommandations
qui visent, à terme, à la révision du code des marchés publics et de ses
textes subséquents afin de répondre aux exigences d’un environnement
socioéconomique en pleine mutation. Ainsi, la réforme du système de
passation des marchés doit tenir compte des nouvelles directives de l’UEMOA
sur les marchés publics et des mesures anti-corruption.
Le
décret de 1994 fixe le seuil minimum de passation de marché à quinze
millions et le seuil de la consultation restreinte d’au moins cinq
entreprises à un montant supérieur à quinze millions et inférieur à
cinquante millions de francs. Ce seuil estimé très élevé pour la
consultation restreinte (sans appel d’offres) favorise le fractionnement des
marchés et limite l’accès aux opportunités d’affaires pour beaucoup
d’entreprises nationales.
48 heures après
la rencontre Faure/Bonfoh : Première réunion du Cadre permanent aujourd'hui
De
sources bien informées, le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC),
mis en place ce 4 janvier 2009 par décret du chef de l'Etat, se réunit déjà
ce vendredi à la Primature sous la présidence du Premier ministre Gilbert
Fossoun Houngbo. Comme indiqué par le décret créant cet instrument d'éhanges,
ce premier contact devra organiser le débat autour des questions figurant à
l'ordre du jour de la session extraordinaire du parlement réclamée par le
dernier conseil des ministres.
Autrement, il s'agit de rechercher le large consensus autour des réformes du
code électoral, du statut de l'opposition et des questions institutionnelles
et constitutionnelles. Il faut signaler que la mise en place de ce Cadre est
fortement exigée par les deux partis de l'opposition parlementaire (UFC et
CAR) depuis que l'Exécutif a transmis à la représentation nationale le
projet de loi portant modification du code électoral jugé " unilatéral ".
La
rapide mise en activité du CPDC se justifie par les délais à respecter et
les exigences des règles fondamentales fixées par la constitution dans la
préparation de l'élection présidentielle de 2010. Le CPDC regroupe les
partis représentés à l'Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% aux élections
législatives et le gouvernement. Chaque parti y est représenté par son
leader ou son représentant, le gouvernement par deux ministres. Il peut
consulter en cas de besoin toutes personnes physiques ou morales parmi
lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses
(catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle
et les associations représentatives de la société civile sur certains sujets
d'intérêt national. En outre, les partis politiques légalement constitués
non représentés au sein du CPDC peuvent, par écrit, le saisir de tout sujet
qu'ils jugent d'intérêt national.
Rappelons que le CPDC est créé à la suite de l'entretien entre le président
de la République et le président de l'Assemblée nationale sur les conditions
dans lesquelles devrait se dérouler la session extraordinaire du parlement.
Abass Bonfoh a fait part à Faure Gnassingbé du souci de concertation
manifesté par plusieurs formations politiques.
Sylvestre D.
Lutte contre le
blanchiment d’argent au Togo : 1.100.000 dollars US saisis conduisent à
l’expulsion du libanais Chmeisani
Depuis un
certain temps des rumeurs incessantes courent nos murs sur la sortie
illégale de faramineuses sommes d’argent du Togo vers les pays orientaux.
L’expulsion la semaine dernière du libanais Chmeisani Toufic Ahmad a rouvert
le débat sur ce phénomène longtemps soupçonné d’être soutenu par les
autorités togolaises.
Par arrêté
pris le 28 janvier 2009 par le ministre Atcha Mohamed Titikpina de la
Sécurité et de la Protection Civile, le nommé Chmeisani Toufic Ahmad,
Directeur de la Société Ghena Sarl est interdit de séjour sur le territoire
togolais. Cette disposition a été suivie immédiatement de la reconduction du
Libanais à la frontière de son choix. Des consignes fermes ont été données
pour que l’agrément de sa société et sa carte de séjour lui soient retirés.
Les autorités lui reprochent des activités illicites sur le territoire
togolais.
Les faits
Dans la nuit
du 18 décembre 2008, les sieurs Chmeisani Ahmad et Baaklini Farès ont été
appréhendés par les agents de sécurité à l’Aéroport International Gnassingbé
Eyadéma, en possession de près de 1100 000 dollars américain soit 550
millions de francs Cfa environ. Interrogés sur place, Chmeisani Ahmad fait
comprendre que cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes
libanais revendeurs de véhicules d’occasion au Togo qu’il est chargé de
convoyer sur Beyrouth, la capitale libanaise. Pour justifier son acte, il
prétend avoir l’autorisation de transfert d’argent délivrée par les services
des douanes togolaises.
Limiter
les dégâts
«L’activité
menée par le sieur Chmeisani Ahmad est tout à fait légale dans le cadre de
l’agrément de change manuel reçu auprès du ministère de l’Economie et des
Finances», nous a expliqué un cadre dudit ministère. Seulement, a-t-il
poursuivi, il n’est pas en règle pour faire un transport de fonds aussi
importants. Il existe des dispositions réglementaires pour faire passer
d’importantes sommes d’argent d’un pays à un autre suivant les accords qui
les lient. Dans les échanges commerciaux internationaux, des plafonds de
fonds que les individus ne doivent pas porter sur eux sont instaurés par les
Etats. Au sein de l’Uemoa par exemple, plus de 5 000 dollars US constituent
une infraction punissable par la loi.
Il est donc
clair que le sieur Chmeisani Ahmad a violé le principe international de
transfert de fonds. S'il menait une activité transparente, il lui suffisait
de déclarer les sommes obtenues par le change, prendre une autorisation
auprès du ministère de l'Economie et des Finances, se présenter à une banque
et opérer son transfert légalement et en toute transparence. Ce qui
sous-entend que la somme est déclarée, que le ou les destinataires sont
connus et que le circuit ne souffre d'aucune anormalité du genre à
fragiliser davantage l’économie d’un pauvre pays comme le Togo.
Dans le cas
d'espèce, toutes ces dispositions n'ont pas été respectées. Certaines
sources approuvent d'ailleurs que la méthode utilisée est digne d'un gang
organisé qui utilise généralement ce circuit pour des évasions fiscales.
Ailleurs, on craint l'utilisation de ce canal pour financer le terrorisme.
C'est donc, pour mettre fin à ces activités illicites, que le ministère en
charge de la sécurité a été obligé d'expulser le fautif.
Pater Late
De
nombreux Togolais sélectionnés pour le Fespaco 2009
Le
documentaire "Epé Ekpé ou la prise de la pierre sacrée" du réalisateur
togolais Xavier Balouki sera présent à la 21e édition du Festival
panafricain du cinéma et de la télévision d'Ouagadougou (Fespaco) prévue du
28 février au 7 mars. Documentaire d'une durée de 52 minutes, "Epé Ekpé"
retrace toutes les cérémonies liées à la prise de la pierre sacrée chez le
peuple Guin d'Aného (environ 45 km à l'est de Lomé). D'un coût d'environ de
8 millions de francs CFA, ce documentaire a été réalisé avec l'appui
financier de la coopération française.
Les
Togolais Abalo Kilizou et Steven AF sont aussi invités à présenter leur
dernier film. Dans la catégorie des films documentaires, le Togolais Adjilé
Assouna présente le film Sossoko ou Du côté du Levant, tandis que Agbemadon
Kokou lui présente un documentaire sur le tissu pagne. Dans la catégorie de
la Vidéo africaine, Assiongbon Gadjo présente " Le Prix du Voyage ", et
Rodrigue Ako met en scène "Anna Bazil et la petite Amina".
En
outre, Cent vingt-sept (127) œuvres cinématographiques et télévisuelles ont
été retenues dans la sélection officielle du Festival panafricain du cinéma
de Ouagadougou (Fespaco), prévu du 28 février au 7 mars 2009. Parmi les
œuvres sélectionnées, on dénombre 19 longs métrages, 20 courts métrages, 30
documentaires et 17 films de la diaspora africaine.
Cette
21ème édition du festival donne une place importante aux fictions télé /
vidéos (28 œuvres), ainsi qu'aux séries et sitcoms (13 œuvres). Ces deux
catégories ne comptaient que 24 productions en 2007. Les sitcoms sont de
plus en plus prisées par les populations et la diaspora africaine, il est
donc important d'y mettre un accent particulier. Les Burkinabés présentent à
eux seuls, 19 films, dont deux longs métrages, 4 courts métrages et 3
documentaires. La diaspora africaine des Etats-Unis compte sur ses 12
productions pour décrocher le 1er prix Robinson de la diaspora. Sont
également présent dans cette catégorie, le Brésil, Haïti, Trinidad et Tobago
et la Martinique.
En
tout, 30 pays seront au rendez vous de cette 21ème édition du Fespaco placé
sous le thème "cinéma et patrimoines culturels ".
L'Etalon d'or de Yennega, décerné au Nigérian Newton Aduaka pour son film
Ezra est doté d'une somme d'un million de FCFA. |