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Courrier de la République #106 du 17 fev. 2009
Laisser-aller au garage central administratif : Des voitures d’Etat  devant des églises, salons de coiffure et bars

         Les vieilles habitudes ont vraiment  la dure oreille. Au garage central administratif du colonel Sam, on est encore au bon vieux temps où les véhicules d’Etat étaient utilisés d’une façon avive.

En effet, il ne se passe plus de jour sans que l’on n’aperçoive des voitures immatriculées RTG, devant des églises, salons de coiffures et bars. Et s’il vous arrive de vous approcher des chauffeur desdites voitures, vous n’aurez que cette phrase stéréotypée comme réponse : « nous sommes en mission ». Tous les chauffeurs du garage central l’ont à la bouche.

Un bordel qui ne dit pas trop son nom, règne en ce moment au garage central. Les véhicules d’Etat sont confondus aux propriétés privées sans que personne, pas même le Directeur générale de ce service, le colonel Sam n’ose lever le moindre doigt. « Que voulez-vous qu’on fasse ? Nous recevons les ordres de nos patrons et sur ce plan, nous ne pouvons rien », a lâché un chauffeur que nous avons approché sur le terrain del’école primaire publique de Tokoin  Dounasséssé I.

Celui-ci attendait en ces lieux son « patron » venu se taper une bière fraîche au bar « Denyigban».

Tous les dimanches, c’est une voiture RTG de marque Toyota Carina II qui gare devant l’église catholique Saint kisito sise à Tokoin-Dounasséssé. Celle-ci fait ce «gestapo » là-bas pour pouvoir prendre à la fin de la messe, madame et enfants. Aussi des véhicules d’Etat conduisent souvent des jeunes filles dans la fleur de l’âge ou à peine majeures dans des salons de coiffure, places des fêtes et autres. Dès fois, si ce n’est la tante du « patron » que le chauffeur conduit à l’église, c’est madame elle-même et les enfants ou la maîtresse. Ainsi de suite et les voitures publiques sont devenues des propriétés privées de responsables administratifs, DG et autres.

« A l’allure où vont les choses, on se demande si le colonel Sam maîtrise réellement son service ? Les véhicules de l’Etat ne sont pas faits pour être utilisés importe comment au nom d’un certain «ordre de mission », a déclaré un vieux retraité.

Dans quatre mois, on sera à la période des Evalas en pays Kakyè. De petits malins qui ne tiennent pas à débourser de leur poche pour aller suivre ces rites initiatiques, iront faire des pieds de grue, afin de sauter dans la première voiture RTG en destination de Kara. Un peu d’ordre au garage central ferait du bien  à tout le monde et surtout aux bons d’essence.                                                                     

Yasmine


Le mémorial du 05 février 2005 et ses controverses :  Chronique inédite de l’énigmatique disparition du Général Eyadema

Acte III : De l’intérim à l’investiture de Faure Gnassingbé

L’aventure se poursuit avec Abass Bonfoh, Président intérimaire, même si nombre d’observateurs ne voyaient en lui qu’un épouvantail entre les mains de l’armée et les frères Gnassingbé. Le radeau n’a pas chaviré, la continuité de l’Etat colmatée.

          Abass Bonfoh est investi d’une mission unique : organiser une présidentielle anticipée dans la limite du délai constitutionnel. Les préparatifs des obsèques du « Père de la Nation » était à la charge de la famille  Gnassingbé ; alibi de Faure pour se garder une visibilité. On le verra très souvent à la télévision Nationale, effectuant un périple auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique, sous la bannière de chef de la famille Gnassingbé, à l’ouvrage des obsèques de Feu son père. Mais en réalité, la partition diplomatique pour son retour à la Présidence se jouait ainsi, au rythme des lobbying de Bongo et d’Obasanjo.

Le Président Eyadema, va enfin connaître des hommages dignes de son rang les 13 et 15 février 2005 aux Palais des congrès de Lomé et de Kara, avant d’être inhumé au caveau familial à Pya son village natal.

Place est faite ensuite au concret, on n’était plus qu’à moins de 40 jours du scrutin. Entre protestations et mouvements désamorcés, la mayonnaise tendait à prendre corps quand soudain le pouvoir RPT reçoit une flèche dans le dos. Le commandant François Boko, alors ministre de l’intérieur et de la sécurité, chargé de l’organisation matérielle des élections, trahit la confiance des siens. Dans la nuit du jeudi 21 avril, après le vote par anticipation des forces de l’ordre, il tient un point de presse discret devant les médias internationaux présents au Togo. Il dénonce un péril en la demeure matérialisé par les milices des deux camps opposés suffisamment équipées, pour ouvrir sur un génocide. On n’était à 72 heures du scrutin proprement dit. Il démissionne ainsi de son poste et se réfugie dans une chancellerie européenne. C’est en vérité une autre tentative de coup de force visant à reporter l’échéance et compromettre les calculs du pouvoir pour réinstaller Faure à la Présidence.

La panique ne durera qu’une demi journée, car la course au pouvoir va continuer.

L’opposition affûte ses armes dans une alliance derrière un candidat unique, celui de l’UFC, Bob Akitani. Le RPT reconduit son successeur désigné Faure Gnassingbé. Le Togo était en situation de ni guerre, ni paix. La ligne rouge sera effleurée à plusieurs reprises et très sensiblement le jour du scrutin et ses lendemains souillés de sang, mais le déluge n’arrivera pas.

Faure Gnassingbé sera déclaré vainqueur de ce scrutin. L’opposition fidèle à sa carte, se contente d’une contestation ternie par l’état de santé de son candidat unique évacué quelques jours plus tard sur Paris pour des soins intensifs.

Le ballé diplomatique reprend siège dans le même tracé : Lomé-Abuja-Libreville- Addis-Abeba -Bruxelles- Paris-Berlin. Il s’agissait de faire valider les résultats d’un scrutin assez contesté, mais jugé acceptable par la majeure partie des observateurs internationaux, tout au moins ceux de l’UA et de la CEDEAO.

L’opposition peine dans la résistance, des dissensions  gagnant déjà l’alliance dans son élan de mobilisation des populations pour revendiquer la victoire. Le RPT, serein, sait ce qu’il a de mieux à faire en restant dans la ferme logique de la victoire, avec le soutien des FAT. Trois jours après le scrutin, la CENI donne les résultats provisoires. La Cour constitutionnelle en confirme les faits, 8 jours plus tard : Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur avec plus de 52 % du suffrage. Les requêtes des autres candidats auprès de l’instance compétente n’auront pas gain de cause. Le nouveau président élu prête officiellement serment le 8 mai 2005 ; la Cour constitutionnelle le renvoie à ses fonctions.

Là commence une douloureuse entreprise : légitimer une élection fort controversée moulée dans une violence inédite : au moins 500 morts d’après les rapports d’une commission d’enquête internationale diligentée par l’ONU. L’implication dans la crise ouverte du président en exercice de la CEDEAO, le président nigérian Olusegun Obasandjo, va pour le moins décanter l’atmosphère. Les acteurs politiques se retrouveront à maintes reprises à Abuja pour des compromis. Gilchrist et les siens finiront par courber l’échine, attendant en contrepartie un réaménagement du pouvoir.

De son côté, le patriarche Bongo use de sa notoriété pour désarmer les puissances occidentales.

La tâche première de Faure est la formation du gouvernement. Sa préférence va à Edem Kodjo face à Me Agboyibo. Le gouvernement d’union attendu capote : seuls la CPP et le PDR composent avec le RPT. La main du président Faure reste tendue, sa diplomatie s’active à Sant Egidio  à la rencontre de Gilchrist, aussi bien sur le plan local avec Me Agboyibo. Pari gagné avec le dialogue politique qui s’ouvre enfin en 2006 sous la facilitation du Président Blaise Compaoré. Les pourparlers de Ouagadougou accouchent d’un APG qui sonne un nouveau départ dans une confiance relative entre les acteurs politiques, dans l’expectative de lendemains meilleurs.     

  Tchak


Exhibitionnisme au sommet : Faure très en colère

De sources dignes de foi, ceux qui on initié le projet d’affichage de portraits du chef de l’Etat un peu partout sur toute l’étendue du territoire national, ont de sérieux ennuis avec celui à qui ils pensaient faire du bien. Le président Faure aurait ordonné que toutes les affiches à son effigie soient immédiatement enlevées.  « C’est bien de me rendre servir ! Mais, c’est encore mieux de m’en informer. Je ne veux plus qu’on me fasse des bébés dans le dos », aurait martelé le président à propos de ces affiches à son image qui inondent ces derniers temps nos rues et autres lieux publics.

Aux dernières nouvelles, les initiateurs de  ce projet ont demandé indulgence pour que les affiches ne soient pas aussitôt enlevées.

Pour le chef de l’Etat, nous ne sommes pas encore en campagne électorale et de plus, ces affiches participent plus au  non respect des lois de la République qu’à autre chose.

« Cette opération est un gâchis, un étalage ostentatoire de richesse de gens rassasiés alors que le pays est frappé de plein fouet par la crise économique », a relevé un observateur.

Contrairement à ce que d’aucuns ont fait croire, la campagne d’affichage de portraits du président Faure n’a reçu l’assentiment de ce dernier. Cette campagne a été l’œuvre d’individus qui excellent en racolage politique.

En désavouant les initiateurs, Faure prouve une fois encore qu’il s’inscrit dans un style de gouvernance moderne en totale rupture avec l’époque où des « bitosards » de tout acabit prenaient sur eux d’entreprendre des projets bidon afin de soutirer les fonds à l’autorité.

Comme on le constate, les jours de la fameuse campagne d’affichage de portraits du chef de l’Etat, sont désormais comptés.

                    C.R


Microcosme politique en faillite : La cour des grands se rétrécit

Par décret signé le 04 Février dernier, le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) est créé. A propos de sa composition, l’article 2 de ce Cadre est clair : « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5 % aux élections législatives et le Gouvernement. Chaque parti est représenté par son leader ou son représentant. Le gouvernement est représenté par deux ministres. » Dès l’annonce de cette décision du chef de l’Etat de mettre sur pied un Cadre Permanent de dialogue et de concertation, les états-majors des trois poids lourds de la scène politique togolaise notamment le RPT, l’UFC et le CAR, n’ont pas perdu du temps pour faire entendre leur voix. Même si étant majoritaire à l’Assemblée Nationale le RPT est pressé de voir les débats se poursuivre à l’hémicycle, il faut reconnaître que les lieutenants de Faure ont gardé le profil bas suite à la décision portant création du Cadre. D’après certains d’entre eux, l’opposition est attendue au tournant au moment de prendre les « vraies décisions engageant la vie de la Nation ». Comme on le voit, c’est à contre cœur que les trois partis à commencer par le RPT, ont accepté adhérer au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation. L’UFC avait été la première à donner le ton dans sa déclaration du 05 Février 2009 en ces termes : « En tentant d’imposer de manière unilatérale cette troisième version du CPDC non conforme, aussi bien en termes de mission, à celui prévu par l’APG, le régime RPT viole une fois encore l’esprit et la lettre de l’APG ». Nous en étions à cette compréhension que chacune des trois formations représentées à l’hémicycle a du cadre permanent de dialogue lorsque patatras, les recalés des législatives du 14 octobre 2007 sont montés au créneau pour faire entendre leur voix.

Dans un premier temps, c’est Agbéyomé Kodjo de OBUTS qui fait le constat que « le CPDC est réduit à sa portion congrue en ne comprenant que les partis représentés à l’Assemblée Nationale et des membres de l’exécutif ». Même son de cloche du côté des partis comme la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) d’Edem Kodjo et le Nid de Gabriel Dossey-Anyron.

Alors que, les articles 06 et 07 du cadre stipulent respectivement : « Les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du CPDC  peuvent, par écrit le saisir de tout sujet qu’ils jugent d’intérêt national. » et « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation peut consulter, en cas de besoin, toutes personnes, physiques ou morales parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses (catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle et les associations représentatives de la société civile, sur certains sujets d’intérêt national ».

Une fois encore, des partis qui ne représentent plus rien du tout sur l’échiquier politique mais qui aspirent à leur corps défendant à jouer dans la cour des grands empoisonnent l’atmosphère. Avec des déclarations à l’emporte pièce, ceux-ci croient pouvoir émouvoir l’opinion qui pourra en fin de compte s’apitoyer sur leur cas. Peine perdue !

Le  fait que la cour des trois grands souffle le chaud et le froid à l’heure actuelle ne veut en aucun cas signifier que, les Togolais souhaiteraient revenir à la case de départ.

Il est désormais clair pour tous les Togolais que les trois partis notamment le RPT, l’UFC et le CAR sont leurs représentants partout où besoin se fera sentir. Comprenne qui veut !

                            Baba


Péril sécuritaire à Lomé : Atcha Titikpina, tourné en dérision par des bandits

L’étau de l’insécurité se resserre chaque jour que le Créateur fait un peu plus durement sur les Loméens. Ceux là qui estiment avoir la situation sous contrôle, assistent impuissants à la montée en flèche du grand banditisme. Nos messieurs en charge de la sécurité sont plus que fertiles dans la mise en place des dispositifs de lutte contre l’insécurité mais le moins que l’on puisse dire, ceux-ci sont d’une rare inefficacité.

Les bandits armés de fusils et de manchettes sèment la mort et la désolation à tous les coins de la capitale. Il n’y a pas un seul jour où on n’entend pas parlé de braquage, de mort d’hommes sans compter les accidents de circulation. Il serait absurde de parler de moyens car le Chef de l’Etat s’investit personnellement à ce que la sécurité des Togolais soit assurée de manière efficiente. Mais, face à la récurrence des actes de grand banditisme, la conclusion qui peut se tirer aisément est le manque d’efficacité des hommes qui animent la sécurité nationale. Le paradoxe est entier quand les bandits donnent des insomnies et qu’on se résolve à combattre des mirages. Tourné en dérision par les malfrats, le ministre de la sécurité se trompe de cible. Il se tourne vers le terrorisme pour légitimer certaines de ces forfaitures. En effet pour justifier l’extorsion de fonds dont sont victimes certains opérateurs économiques, le ministre et ses ouailles ont trouvé la bonne parade Al Quaida, le Hamas, voir le Hezbollah. Cela peut divertir seulement les niais d’esprit. Les populations togolaises veulent qu’on les épargne de la verve des bandits et non des terroristes qui n’existent que dans la fertile imagination de Titikpina et des siens.

Le comble de l’imposture se trouve être cette volonté d’organiser les journées portes ouvertes sur la sécurité. C’est une première, comment un colonel de son Etat, quelqu’un qui sait bien plus que quiconque que, le domaine de la sécurité n’est pas une chose qui se dévoile publiquement, entend le faire. S’il veut être  à la mode comme ses autres collègues qui organisent des forums, des portes ouvertes, il s’est alors trompé de canal. Les dispositifs semblent d’après lui verrouillés mais les bandits arrivent avec une facilité déconcertante à les déverrouiller, qu’en sera- t- il si on mettait tout à nu, au su et à la vue de bandits au cours de ses portes ouvertes ? C’est dire que l’antidote du sieur Titikpina est inapproprié et lamentable.

En prélude donc à ces journées portes ouvertes, le ministre Titikpina a réactivé le dispositif araignée qui sommeillait depuis un moment déjà. On voit à nouveau des Toyota 4x4 aux couleurs de la police nationale dans certaines rues. C’est des trucs trompe l’œil à caractère événementiel. Il suffira que ces journées portes ouvertes prennent fin et qu’on se replie derrière le manque de carburant pour garer ce matériel roulant qui devient moins important qu’une boîte d’allumettes mouillée.


Journées portes ouvertes, l’alibi pour justifier l’usage des fonds saisis 

          D’après des indiscrétions, l’idée d’organiser des journées portes ouvertes participe d’une volonté de pouvoir justifier l’usage qui a été fait des fonds saisis. Si c’est cela, les gens ne sont pas aussi naïfs pour accepter avaler l’addition de ces portes ouvertes.

          Les opérateurs économiques dépouillés notamment les Libanais n’entendent pas accepter le fait accompli qu’on tente par tous les moyens de les faire avaler. Ils attendent aller jusqu’au bout. Ce qui veut dire que les jours à venir seront âprement vécus par les deux entités en présence.

Khaled


Le Port Autonome de Lomé se meurt: La complaisance fatale du Conseil d’Administration 

S’il nous était demandé de noter la gestion du DG Fogan Adégnon, sans remords, nous lui donnerons le zéro. Et pour cause, l’homme est laxiste et hyper opaque dans tout ce qu’il fait.  Au port de Lomé en ce moment, on assiste à une course effrénée d’une grappe d’individus pour la fortune. Ce qui choque, c’est que  cette clique le fait à visages découverts et avec  la manière.

          Ainsi, après analyse de la sanction de six mois infligée à la clique du nommé Dorsou, un homme qui a détourné un pactole, on est arrivé à ce constat bien poignant : le DG Adégnon Fogan a trouvé normal que, pour des détournements d’environ 1 milliard il faut six mois de suspension parce que, c’est un délit mineur par rapport à ce que lui et les siens font. On veut simplement donner le temps matériel nécessaire aux hommes qui ont détourné, de jouir  à fond de l’argent volé. Quand on crie à la cherté de la vie, à la réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, à la construction des ponts détruits par les inondations, le milliard environ détourné si l’on n’exagère pas, peut servir à grand-chose.

Si des agents de moindre envergure arrivent à détourner en un temps record cette manne,  c’est une évidence que les décideurs le font avec dextérité sans craindre quoi que ce soit.

Aujourd’hui au moment où le gouvernement a besoin de moyens pour la mise en œuvre de sa politique de grands travaux, l’orthodoxie financière et la saine gestion des sociétés d’Etat devraient être les choses les plus partagées. Or, le DG Adégnon est aux antipodes de cette volonté manifeste des premières autorités du pays. Tout porte à croire qu’on ne peut rien attendre de lui. Avec  son manque de charisme, il ne peut que se laisser influencer et guider par certains hommes et femmes, et par ce fait, entraîner le désastre au port. Des indiscrétions ont rapporté que les écrits laissent cet homme froid mais pour l’histoire, nous ne voulons pas être complices d’une situation de gangstérisme économique.

Le conseil d’Administration du P.A.L : l’autre déception

Y a-t-il un Conseil d’Administration au port autonome  de Lomé ? Si oui, celui-ci est d’une rare complaisance. Aujourd’hui, des directeurs généraux d’entreprises d’Etat sont sautés parce que les conseils d’administration ont observé de graves manquements dans leur gestion. Pour une fois, les membres du conseil d’Administration de la SNPT et de la CEET ont pris leur responsabilité en arrêtant l’hémorragie. On a cru que cela devrait pousser d’autres CA à se faire respecter mais que nenni. Ces conseils d’administration se complaisent à fermer les yeux parce que bénéficiant de largesses. Les bons de carburants, des Mitsubishi Pajero ou des Peugeot 407, bref, pour acheter leur silence, ces membres du C.A sont entretenus comme des princes.

Une  complicité se situe quelque part, sinon, comment comprendre que des faits aussi graves que la gestion en cours au P.A.L, n’émeuvent personne.

S’il faut faire des pieds et des mains pour trouver des financements extérieurs et donner forme à certains projets et qu’au même moment des milliards s’évanouissent des caisses des sociétés pour les comptes personnels d’une clique dont l’insatiabilité n’est plus à démontrer,  c’est qu’il y a péril en la demeure.

   C.R


Esquisse vers la présidentielle de 2010: L’UFC enfin à la rencontre de ses militants

L’UFC tente enfin de s’affranchir de l’immobilisme, deux aux après sons dernier contact les populations. Dimanche denier un meeting de sensibilisation a été initié par ce parti à l’endroit des militants de sa fédération de Hédzranawoé.

L’initiative se poursuivra dans tous les autres démembrements de Lomé, puis dans la région maritime et sur  toute l’entendue du territoire national.

Il était inscrit  à l’ordre du jour les questions de l’actualité politique (le code électoral, le CPDC, l’union UFC - CAR).

C’est un programme d’ensemble qui permettra à ce parti de jauger sa capacité de mobilisation pour la cause de la présidentielle de 2010.

« Nous avons inscrit dans un  premier temps de faire une tournée à travers les fédérations de Lomé, les fédérations de la région maritime et l’ensemble du territoire national pour que le moment venu, au cas où nous serons   amenés à mobiliser l’ensemble des populations pour obtenir les bonnes conditions d’organisation des prochaines élections, tout le monde puisse soutenir le  mouvement, car nous n’avons comme seul moyen que la mobilisation populaire ». Ces propos d’un député de ce parti, froissent les espoirs de tout un peuple qui trouvait en l’UFC un interlocuteur privilégié pour le changement. Et  pour cause! Il faut attendre d’opter à nouveau pour les mouvements de rue, avant de juger utile de retourner vers les populations qui ont donné leur suffrage à nombre d’entre eux, pour les représenter à l’hémicycle.

Depuis les législatives du 14octobre 2007, les  cadres  de l’UFC avaient en effet déserté leur base. Aucun des députés n’est jusqu’à ce jour retourné vers son électorat ne serait-ce que  pour dire merci et garder le contact.

On les voit quand il sont en  vacances parlementaires, se précipiter vers le premier vol d’Air France, pour un bain de froid dans les capitales européennes.

Mais, à cette allure on voudrait bien l’alternance comme si elle se décrétait de façon rotative.

L’instrumentalisation des populations désabusées se traduit en ce mépris à les garder  toujours dans le rôle d’un bouclier, comme des bêtes en pâture, exposant leur vie pour des mascarades insoupçonnées.

Le politique se moque du peuple il est certain, mais l’UFC en poussant loin le cynisme le chosifie. Des dirigeants bondant d’aisance, désormais à la mangeoire, parlent des souffrances du peuple. Que font-ils d’autre en dehors des discours politiciens. On a vu l’UFC dans son show médiatique, lors des dernières intempéries allant au secours de populations avec une dizaines de nattes, quelques bols de maïs et de riz, du pétrole distribué à l’aide d’un compte goûte ; bref des dons dont l’ardoise n’équivaudrait qu’au quart de l’investissement consacré à l’écho de leur action sur les médias. On se demande ce qu’ils font de mieux que le pouvoir en place, dans ses habitudes exhibitionnistes.

Enfin devrait-on s’interroger au demeurant sur la traduction dans les actes de l’Union pour le moins fictive UFC – CAR. Le bon sens aurait recommandé que l’initiative de telles réunions d’informations soit le début d’une action concertée entre les deux partis. Cela ferait une économie financière et de force, en même temps qu’une meilleure visibilité jaillirait de mobilisations plus conséquentes, autre que la poignée de curieux qui se sont retrouvés audit meeting de l’UFC à Hédzranawoé.

Tchalo


Quand un confrère suscite notre attention
Une réflexion sur les « Forces Nouvelles » lancées officiellement par les promoteurs le 04 février au centre CESAL à Lomé. Lecture.

L’intrigue et la mauvaise graine : Des Forces Nouvelles à l’actif de Hungry dogs, portées sur une motte de sable
Une convergence de forces associatives a été officiellement lancée le 04 février dernier à Lomé. Il s’agit des «Forces Nouvelles» créées sur initiative des organisations suivantes: le Mouvement Patriotique du 05 octobre (MO5), le Bloc d’Action pour le Changement (BAC), l’Association pour le Bien Etre Juvénile (ABEJ), la Renaissance, le Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ), Instruction et Savoir pour Tous (INSAT) et les Jeunes Leaders.

L’initiative qu’on voudrait bonne, s’est criblée d’irrégularités, de contre sens et de fausses notes; le revers imagé s’interprèterait comme un semis dans du sable de mer.

Les fausses notes
« Forces Nouvelles », une connotation guerrière dont ne s’enorgueillit plus la rébellion en Côte d’Ivoire, mais qui aurait  sans doute inspiré nos jeunes leaders en quête de  sensation.

Les Forces Nouvelles s
e veulent un creuset d’analyses sociopolitiques sur la base de nos observations des  partis politiques, de  leurs leaders et de leurs pratiques éthiques, sur la base de la constitution togolaise, de la loi électorale et de nos valeurs ». Une ambition fort démesurée pour des associations qui peinent de visibilité et qui de plus dans leurs constitutions légales sont déclarées apolitiques, ne visant donc que des ouvrages socioculturels.

L’intrigue
« Nous aurons, après étude des différents programmes des candidats et à la lumière de nos convictions, à soutenir le candidat que nous jugerons le plus nanti et apte à donner le bien-être aux popu1ations togolaises ».Cette préoccupation de la nouvelle organisation répond à sa ligne prioritaire, « la campagne de la prochaine élection présidentielle de 2010».

L’incohérence jaillit d’une bourde. L’une de ces associations fédérées, le Bloc d’Action pour le Changement, avait il y a quelques mois, désigné son candidat pour la présidentielle de 2010, en la personne de son président Thomas Noussoukpoé. Plaisanterie de mauvais goût ou réelle ambition, cet acte ne rimerait pas avec cette intention du groupe: soutenir la candidature  la moins mauvaise de la prochaine présidentielle. L’intéressé a semé la confusion, quand suite aux interrogations de la presse, il eut à réitérer sa candidature pour le moins fantaisiste. Ce qui prouve à suffisance la légèreté avec laquelle les initiateurs eux-mêmes abordent la tâche. Simplement des feux de paille.

La mauvaise graine
L’humidité d’un sable  aride en certaines circonstances, pourrait tout au moins faire germer une semence, à condition que les graines soient porteuses de germes.

Il se distingue une, prédisposée à l’infertilité et c’est elle malheureusement qui porte l’espoir d’une moisson. Le coordinateur général désigné des Forces Nouvelles, Hilaire Logo Dossouvi est en effet le germe de la destruction de l’ouvrage. Il souffre en effet de crédibilité et trempe dans une inconstance déconcertante. Il fait d’abord usurpation du MO5 pour fédérer des associations qui, en plus, ne sont que l’ombre d’elles-mêmes. Le leadership ne lui étant pas reconnu par les siens et en l’absence de leur consentement il sème le cafouillage, sur la qualité en laquelle il s’est prévalu: tantôt il prétend y être à titre personnel, tantôt, il déclare y avoir engagé le MO5 sur une décision unilatérale et qu’après il s’activera à convaincre les premiers responsables de ce mouvement à fléchir: peine perdue.

Cette aventure à laquelle il se mêle, offre enfin, l’opportunité à
la CDPA de se débarrasser de lui. Tant il devenait encombrant pour son bienfaiteur le Professeur Léopold Gnininvi, qu’il se plaisait à vilipender dans la presse. Son zèle d’une négation inédite était un casse-tête pour son parti qui s’affuble une notoriété intellectuelle. Hilaire Logo Dossouvi à la tête des fameuses Forces Nouvelles, justifie la première impression de l’assistance à la cérémonie de lancement. C’est un coup de semence stérile aux pétards mouillés, une proie à la manipulation politique. Peut-être, serait-­il l’offre secrète des associés, dont les visages lugubres fument un appétit de «Hungry dogs ».
Rod (Nouvel Echo)


Révolution verte bis: Les paysans face au défi de l’autosuffisance alimentaire

Faure Gnassingbé reconnaît le mérite des paysans togolais. Le Chef de l’Etat a décoré 40 agriculteurs et en a récompensé 220 autres. Il valorise ainsi l’activité agricole qui représente près de 40% du PIB et fait vivre les 2/3 de la population active. Cette cérémonie s’est déroulée au cours de la clôture des travaux du Forum National des Paysans Togolais - FNPT - tenu du 12 au 14 février 2009 à Kara. Le Président témoigne ainsi sa reconnaissance aux producteurs togolais qui participent activement à la relance de la productivité agricole et économique du pays.

Pour récompenser leurs efforts, 40 agriculteurs ont été faits officiers et chevaliers de l’ordre du mérite agricole, 220 ont reçu des prix tels que des tracteurs, des motoculteurs, des appareils pulvérisateurs, des bons d’enlèvement d’engrais et des enveloppes financières allant de 200 milles à 15 millions de CFA.

Dès le début de la rencontre avec le Chef de l’Etat, le Président du Bureau National des Chambres de l’Agriculture M. N’Badia Dénis, a promis au nom des autres paysans togolais, de relever un certains nombres de défis à savoir :

          Porter la production du maïs de 600 000 à 720 000 tonnes, du sorgho de 275 000 à 288 000 tonnes et de riz paddy, de 100 000 à 120 000 tonnes

          Mieux s’organiser pour une meilleure structuration du monde agricole

          Appuyer le département de l’agriculture dans la surveillance des activités de pêche et de la pisciculture

          Oeuvrer au renforcement des Chambres d’agriculture dans leur mission d’intervention

          Réduire sensiblement le déficit en produits carnés

          Adopter des pratiques de production respectueuses de l’environnement

          S’impliquer davantage dans la gestion des intrants mobilisés par l’Etat

   « C’est la première fois dans l’histoire du Togo, qu’un Chef de l’Etat engage un dialogue direct avec nous productrices et producteurs agricoles ; c’est le début véritable d’une action concertée entre le pouvoir central et producteurs à la base pour une agriculture durable » a dit M. N’ Badia au Président Faure. » Et d’ajouter «  le samedi 14 février 2009 restera, en effet et pour toujours, un jour différent des autres, parce qu’il donne un cachet nouveau à notre statut de paysans et d’acteurs dans la vie de notre nation ».

Les paysans togolais pour être soutenus dans leurs actions quotidiennes et enclencher le processus de recherche de la productivité agricole, ont fait des recommandations au Chef de l’Etat et à son gouvernement notamment :

          le renforcement du système d’appui conseil en exploitation agricole

          la déconcentration de la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles CAGIA

          la décentralisation de la gestion des engrais

          l’amélioration de l’accessibilité aux intrants agricoles dont les engrais

          l’amorce de la mise en place d’un cadre de sécurisation du foncier

          la création d’un système adapté de financement de l’agriculture

          la création d’un environnement favorable au développement des productions végétales, animales halieutiques et sylvicoles.

Dans sa réponse, le Président Faure a d’abord exprimer sa gratitude  envers le monde rural : « Si le pays a connu des difficultés immenses, Dieu merci, grâce à vous, une des pires calamités a été évitée, je veux parler de la famine. D’autres pays ont connu ce fléau. Mais ici, grâce à votre travail, à vos efforts et malgré l’affaiblissement continu des capacités d’intervention de l’Etat, vous vous êtes pris en charge et vous avez donné le meilleur de vous-mêmes pour nourrir les togolaises et les togolais ».

Au cours de ce forum, le chef de l’Etat s’est adressé en ces termes à ses interlocuteurs : « Compte tenu de votre contribution à la croissance du PIB et à la lutte contre le chômage, vous occupez une place importante dans notre nation » et il est donc de « notre devoir de vous accompagner, vous épauler, de travailler avec vous et de vous dire ce que nous avons l’intention de faire »

Les discussions  qui ont duré plus de 4 heures, entre le Chef de l’Etat et le monde paysan, sont un geste de gratitude et de témoignage du gouvernement envers les agriculteurs. Le Président Faure avant de visiter les stands des produits agricoles sur l’esplanade du Palais des Congrès de Kara a promis que cette rencontre sera annuelle pour désormais analyser les problèmes du monde rural et assurer la productivité agricole au Togo.


CORBEILLE

 Le plus dur reste à venir

Kara a été pendant 72 heures la capitale de l’agriculture togolaise. Venus de tous les horizons, les agriculteurs ont planché sur tous les problèmes auxquels ils sont confrontés et en même temps chercher des approches de solution. Pour une première, c’est bien et cela mérite d’être poursuivi. Au delà de l’engouement et de l’intérêt que ce forum a suscités au niveau de tous les acteurs, il conviendrait de souligner que le plus difficile se trouve toujours être l’application des recommandations et résolutions. Si le constat est que la richesse ne viendrait d’ailleurs que de l’agriculture, alors, les 70 % de la population active intervenant dans ce domaine méritent une plus grande attention des décideurs. Souvent, après l’euphorie, on oublie les bons engagements qui ont été pris et on retourne au cercle vicieux, c’est-à-dire au perpétuel recommencement. La volonté est plus que visible chez les paysans, les terres sont aussi là disponibles, il faut seulement concrétiser dans les actes les résolutions et recommandations prises.

 Du n’importe quoi !

Dieu merci, le 14 février s’en est allé. Depuis quelques semaines, les médias nous ont littéralement assommés avec ce 14 février, fête des amoureux. C’est tout de même bizarre qu’on ait opté de faire tout ce tapage autour d’une date qui n’apporte absolument rien au pays. Sans froisser ou choquer, on peut dire tout simplement qu’on fait l’apologie de la débauche. On a tenté d’embarquer de force les uns et les autres dans une aventure aux contours non maîtrisés. Si c’était à bannir, l’on pense que c’est sans regret qu’on le ferait. En ces temps où il y a fusion des énergies pour combattre le Sida, si on doit encourager des situations qui feront monter d’un cran des pratiques pas très orthodoxes, alors autant arrêter tout. La fête du 14 février en elle-même n’a rien de mal, mais c’est la récupération que certains en font qui dénature tout. Pour ceux-là, c’est le jour indiqué pour décharger le trop plein de leur énergie libidinale sur autrui. Les cadeaux servent d’appâts pour parvenir à certaines fins. Les élèves et étudiants étant les plus friands de la chose, il y a lieu de s’interroger. Combien parmi ceux-ci se sont échangés des bouquins ?  On pourra les compter du bout des doigts mais des portables et autres sont des trucs qui se sont les plus vendus. Il faut repenser ce 14 février car pour nous, c’est du n’importe quoi.

 L’année du sport au Togo

La moisson, dira-t-on a été au-delà des attentes en 2008 dans le domaine du sport. Au niveau de la FTF, c’est le grand désordre qui était de mise mais au niveau individuel, il y a eu la consécration. Ainsi, pour la toute première fois, le drapeau togolais a été monté dans le ciel olympique grâce à la médaille de bronze remportée par Benjamin Boukpéti pour le Canoë Kayak. Et comme surprise, les Eperviers se sont qualifiés in extremis pour le dernier tour de des éliminatoires du mondial et de la CAN 2010 en écrasant le Swaziland par 6 buts à 0. Mercredi dernier, l’auteur des 4 buts de la raclée contre le Swaziland a été fait roi du cuir rond 2008 à Lagos par la CAF. Le capitaine des Eperviers et le percutant attaquant des Gunners donne pour la toute première fois au Togo, son ballon d’or africain. La moisson est plus que bonne et nous souhaiterions que les nombreux talents dont regorge le Togo emboîtent les pas à Boukpéti Benjamin et à Shéyi Emmanuel Adébayor.

La cynique clique au PAL

Actuellement, il n’y a pas plus cynique que celui ou celle qui joue au gangster économique. Après la longue traversée de désert consécutive à la mise en quarantaine de notre pays par les partenaires en développement, il y a lieu par rapport à l’apaisement observé que toutes les énergies convergent pour relever notre économie. Force est malheureusement de constater que les dirigeants du port autonome de Lomé ne sont pas partants pour cette aventure économique. Il s’y est constitué une clique composée d’hommes et de femmes pour piller le port. On a comme l’impression d’assister à une folle course pour la fortune. On amasse, on renfloue les comptes à l’extérieur, on monte des étages de plusieurs niveaux à un rythme fou. Dans cette ambiance où le sommet du PAL et les éléments qui gravitent autour ont fait de la prévarication leur manière de gérer  la poule aux œufs d’or qu’est le port, pourquoi cette clique ne trouvera-t-elle pas normal d’infliger des sanctions mineures à ces voleurs qui poussent leur témérité à faire main basse sur environ 1 milliard de nos francs ? C’est normal, dira la clique puisque ce que la bande à Dorsou a fait est un jeu d’enfant à leurs yeux.

 La grande diversion

Les grands bandits arrivent toujours à trouver de grandes gueules et des plumes mercenaires pour justifier leurs forfaits. Les compères étant habitués à extorquer sans être inquiétés ont trouvé en Chmeisani une arête en travers leur gorge. Comme une traînée de poudre l’histoire a fait le tour des contrées reculées. Sachant l’étau se resserrer fortement autour d’eux, nos maîtres extorqueurs de fonds ont eu la lumineuses mais triste idée de conduire l’opinion sur la piste du terrorisme. Une piste d’ailleurs que ces apprentis sorciers ne maîtrisent même pas. On prétend traquer les réseaux d’alimentation en fonds du terrorisme et on fait en même temps main basse sur le magot. C’est seulement au Togo qu’on peut dépouiller d’honnêtes opérateurs économiques de tels montants sans qu’il n’y ait tollé dans l’opinion. Ils n’ont qu’à garder leur argumentaire au lieu de croire qu’ils nous trompent avec des idioties.

Comme nous n’en sommes pas un, nous dénoncerons toujours ces pratiques d’un autre âge.

Le revers « kaddhafique»

Comme il y a plusieurs décennies, Mobutu voulait s’identifier au roi des Belges, Kadhafi aujourd’hui se bat pour être le président des Etats-Unis d’Afrique à l’image de Bush, de Barack OBAMA. Le guide libyen ne va pas de mains molles. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour rallier un nombre important de chefs d’Etat à sa cause. Les pétrodollars sont mis à contribution pour cette fin. Il se décarcasse, se défonce mais le résultat auquel il s’attend est resté aussi maigre que le fil du rasoir. Quand on connaît un peu la mentalité de nos chefs d’Etat qui veulent régner sans partage, être les seuls à gérer les patrimoines de leur pays, il faut alors comprendre que les réticences se justifient. Pour ces chefs d’Etat, s’unir pour être forts n’existe pas, ils préfèrent être divisés pour être vulnérables et continuer d’être les laquais des puissances occidentales. C’est tout de même dommage qu’on s’emploie sous d’autres cieux à rendre effective l’union et que sur le continent noir on reste hermétiques telles des huîtres, à l’idée prônée par le guide.

On  nous embrouille avec les armoiries de la République

Tout s’entremêle et s’entrechoque dans nos têtes au sujet des armoiries de la République togolaise. N’importe quel quidam se lève et tente de justifier les armoiries. Ce que certains ont affirmé comme étant le faux est supposé vrai dans l’entendement d’autres. C’est quand même dangereux que n’importe qui se lève pour faire des instruments de notre souveraineté l’usage que bon lui semble. Il va tout de même falloir qu’on en finisse une fois de bon avec ces approximations. Le garde des sceaux doit œuvrer à dissiper les récurrentes agressions dont nos armoiries sont victimes de la part même de l’autorité. Ce n’est même pas compliqué de trouver le vrai, l’original. Fausser les armoiries est aussi grave et honteux que d’intervertir les bandes du drapeau togolais ou mal fredonner l’hymne et la devise.

Le garde des sceaux, le département de la formation civique et toutes les autres bonnes volontés devraient concourir à faire jaillir la vérité.

 Gagner 10 F et perdre 100 F

Cette prétendue nouvelle évaluation de la vraie valeur des voitures d’occasion par la COTEC est en passe de vouloir tuer l’économie nationale. On n’a pas l’honnêteté de dire la vérité au peuple par rapport à ce que la COTEC a engendré comme trou dans les recettes douanières. Il y a des individus à l’imagination qui mettent sur pied des machins à des fins de se faire une bonne santé financière. Ces machins n’ont jamais aussi été des sujets à polémiques et controverses comme le COTEC des deux géniteurs dont le nom commun est « Marc ». Le Créateur  souverain si nous ne blasphémons pas, revient sur certaines de ses décisions si elles sont boudées par ses créatures. Pourquoi les deux humains que sont Marc-Antoine et Marc Bidamon ne doivent-ils pas avoir le courage de revoir les contours de leur COTEC chérie et la réadapter au contexte national ? Ce n’est pas aussi difficile que ça, mais l’on pense que c’est la volonté qui manque. Ils sont scotchés à leur décision préférant gagner 10 F et faire perdre 100 F à l’Etat. Drôle de logique !

Ils n’ont pas de couilles

Les frondeurs de l’APMT ont pensé qu’ils devraient arriver à conduire leur président au faux pas. Ils ont usé de toutes les stratégies et les résultats se sont avérés les mêmes. Le président comme dans un miroir observe tout ce qui est fait comme agitation. La dernière fois, mus par on ne sait quoi, ils ont décidé d’organiser une Assemblée générale extraordinaire. A quelle fin ? On ne saura répondre avec exactitude mais tout compte fait, l’appât n’a attiré personne.

Dès lors que toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué, il appartient au président de contre attaquer en passant à l’offensive pour que l’ordre revienne. Ça fait trop désordre quand on sait que le corps qui est agité ne peut pas évoluer dans cette atmosphère. Alors, le président doit prendre ses responsabilités sinon laisser pourrir la situation équivaudrait à rentrer dans le schéma voulu par les frondeurs. Le parricide n’a pas eu lieu, le papa connaît plus que bien ses « enfants » et saura les rétribuer le moment venu.

 Le bras de fer

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décidé d’atténuer les souffrances qu’endurent les responsables des médias privés. Au cours des échanges de vœux à la présidence de la République, le président Faure a porté la bonne nouvelle à la connaissance des journalistes.

L’enveloppe qui était de 75 millions a été revue à la hausse pour atteindre les 350 millions. L’attitude du chef de l’Etat est d’une rare élégance. Mais depuis l’annonce de la bonne nouvelle, c’est une effervescence qui s’observe autour du magot. Le Ministère de la Communication, la HAAC et le CONAPP, chacun à son niveau veut s’assurer le contrôle du pactole. A en croire certaines indiscrétions, cet état de fait retarde le décaissement. Au moment où ce bras de fer perdure, le chemin de croix des médias privés fait sa route. C’est difficile d’assurer convenablement les parutions. Les promesses qui ont été faites aux imprimeurs et autres par rapport aux 350 millions deviennent des mirages. L’argent, c’est aux journalistes, des critères ont été définis pour le partage, toute tentative de vouloir contrôler le magot d’où qu’elle vient n’est que du forcing. Le bras de fer n’a donc pas sa raison d’être. Place à l’essentiel.

Courrier de la République #105 du 10 fev. 2009
Révélations troublantes sur le monde scolaire au Togo : Ce que les chefs d’établissements ont toujours caché

«Nous sommes en février et les chefs d’établissements n’ont rien. Ils font sortir l’argent de leur poche pour payer   des bâtons de craie aux enseignants pour écrire. Depuis octobre jusqu’aujourd’hui, les enseignants volontaires ne sont pas payés ». Ainsi s’est exprimé le jeudi dernier le Secrétaire général de la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN), M. Essotina Boyodé. Celui-ci qui est également proviseur du lycée de Hédzranawoé à Lomé a fait cette déclaration le o5 février dernier au sortir d’une réunion. Pour M. Boyodé, les établissements d’enseignement public ont des problèmes dont entre autres, le manque de matériel didactique, d’outils de travail, le nombre insuffisant des enseignants, la non réalisation des mesures d’accompagnement annoncées à la suppression des frais de scolarité. Comme on peut le constater, les chefs d’établissements, le corps enseignant, les inspecteurs, bref, tout ce que le monde scolaire du Togo compte d’acteurs,  a raison si on s’en tient au tableau pas du tout reluisant ci-dessus présenté.

Mais, pour la vérité, il convient ici de relever l’autre face cachée du monde éducatif que les responsables d’établissements s’emploient par tous les moyens à passer sous silence dans leurs interventions. Comme le dirait l’autre, c’est le jardin secret intouchable de ces responsables des écoles, collèges et lycées du Togo. Un véritable business qui ne dit pas son nom. Malheureusement, cette face cachée n’arrange souvent que les directeurs d’écoles, proviseurs et dans une moindre mesure, les inspecteurs et directeurs régionaux. Les enseignants en sont en tout cas, les grands perdants puisque n’étant mêlés à la gestion des fonds issus des frais de scolarité et des cotisations parallèles.

Parlant de frais de scolarité et de cotisations parallèles, il faut souligner que les chefs d’établissements ont là leur vache à lait. C’est au niveau de ces deux entrées de fonds que ceux-ci se sucrent à satiété et ce, dans une totale discrétion. « Tout d’abord, nos chefs n’ont jamais déclaré les vrais effectifs des salles de classe à leur supérieur hiérarchique. Concernant les cotisations parallèles, ils vont jusqu’à percevoir pratiquement les mêmes montants que ceux des frais de scolarité. Chez nous ici au CEG Tokoin-Nord, la directrice prend 3 000 F CFA pour l’écolage et 3 000 F CFA également pour les cotisations parallèles et ce, par élève. », a confié un enseignant du CEG Tokoin-Nord. D’après un parent d’élève, le Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire notamment le ministre Yves Madow Nagou devraient interdire purement et simplement les cotisations parallèles. « Sinon, les directeurs  d’écoles jouent au malin avec nous à chaque fois. Ils ne font que tromper et l’autorité et nous les parents d’élèves. », a ajouté ce parent.

Au moment où nous mettions sous presse, on nous a signalé les cas devenus pathétiques du CEG Tokoin-Nord de Mme Kézié et du Lycée d’Enseignement Technique et de formation professionnelle d’Adidogomé du proviseur De Souza. Selon nos sources, les deux établissements, excellent dans les cotisations parallèles alors qu’au même moment, les parents se plaignent du fait qu’ils ne voient à quoi les fonds qui leur sont extorqués, servent au juste. Dans certains cas, on parle même de complicité entre les présidents des associations de parents d’élèves et les chefs d’établissements pour faire main basse sur les sous.

Nous reviendrons sur les cas des établissements dans lesquels les premiers responsables abusent des cotisations parallèles.

C.R.


L’alibi du terrorisme pour justifier l’arnaque

On a finalement comme l’impression que des individus au nom des charges qu’ils assument se permettent tous les vices même les plus insoupçonnés. Ce qui aujourd’hui a lieu et qui peut s’avérer une bombe à retardement se trouve être ces extorsions de fonds dont sont victimes des opérateurs économiques expatriés. Le dossier est sensible mais l’allure que certains essaient de le donner pour masquer leurs forfaitures, est ridicule et cynique.

On souhaiterait que les services de sécurité et de renseignement jouent leur partition dans la lutte contre le crime organisé, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent sale. Mais quand cette lutte est prise comme alibi pour faire mal et franchir le pas du non droit, il y a de réels soucis à se faire.

· Le terrorisme, un fallacieux prétexte

Quand c’est noir, il faut oser le reconnaître, quand on se replie derrière des considérations trompe-l’œil pour légitimer des forfaits, ça fait honte et ça sonne faux.

Il faut reconnaître que le monde est en train de basculer dans l’horreur par le simple fait du terrorisme et c’est bien facile d’établir des symétries entre ce terrorisme et certaines forfaitures telles des extorsions de fonds qui sont devenues monnaie courante chez nous. L’on ne peut que s’élever contre ces viles pratiques quand de mauvais génies trempés jusqu’au cou essaient de légitimer leurs crimes financiers à travers des alibis ridicules et dénués de tout bon sens.

·         Où va l’argent saisi ?

Ces montants saisis au jour d’aujourd’hui se chiffrent à plusieurs milliards de nos francs. Ces sous souvent saisis à l’aéroport ne vont dans aucune caisse de l’Etat. Ils deviennent des propriétés de pseudos meneurs de la traque contre « Le terrorisme ». Des fois, la façon dont on opère pour saisir les fonds montre à suffisance que les enjeux sont ailleurs et que les contorsions pour justifier l’injustifiable n’ont pas leur raison d’être.

Cette attitude de faire main basse sur les fonds a conduit l’autorité à la création de la CENTIF et Dieu seul sait si nos spolieurs habitués à faire main basse sur le magot entendront raison pour laisser désormais  la CENTIF jouer son rôle. C’est trop facile que des opérateurs économiques fassent toutes les démarches administratives et qu’en dernier ressort, la force vienne avoir le dessus sur  ces démarches. Et là où ça sonne encore faux, c’est la précipitation sur fond de menace dans laquelle l’expulsion de l’un des opérateurs économiques expatriés est menée. Que se reprochent-ils pour procéder ainsi ? Simplement pour museler quelqu’un qui est victime de la toute-puissance auto décrétée par certains. Des contorsions très désagréables font jour tendant à faire croire aux uns et aux autres de l’opportunité de l’action. Ceux qui se sont lancés dans de telles affaires se raviseront un jour parce que ne maîtrisant aucun contour du dossier qu’ils gèrent. Pourquoi avoir attendu que quelqu’un dénonce la forfaiture avant de la justifier par la lutte contre le terrorisme?

· L’inquiétude grandit dans les rangs des opérateurs économiques libanais

C’est bien drôle que de vouloir une chose et son contraire en même temps. Au moment où des voix les plus autorisées s’élèvent pour faire appel aux opérateurs économiques, des mains visibles de par leurs pratiques torpillent tout. Quand au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme ou Al Quaïda on peut déposséder d’honnêtes gens de plusieurs millions de nos francs, c’est qu’il y a péril en la demeure. Que les uns et les autres ne se laissent divertir, le problème d’extorsion de fonds mérite qu’on le prenne sous un autre angle que celui qu’on tend à imposer à l’autorité. La lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent sale, la drogue doit être menée avec la dernière rigueur mais, vouloir passer par ce canal pour s’enrichir, dépouiller et créer des situations de non droit, est inadmissible. C’est un sérieux frein à la relance économique car ces « gourous » de la fausse lutte contre le terrorisme peuvent frapper qui ils veulent et quand ils veulent et ce, en toute liberté.          

 T.M.H


Corruption et sabotage à l’Office du Baccalauréat : Le BAC II bradé à 200 000 F CFA

          De nos jours, le baccalauréat qui était jadis un important sésame pouvant  permettre à son détenteur d’entrer immédiatement dans la vie active, est devenu l’ombre de lui-même. Et ceci par la faute des agents de l’Office du Baccalauréat sis dans l’enceinte du lycée de Tokoin à Lomé. A en croire des sources proches de ce service, le premier diplôme universitaire s’échange contre des billets craquants.

          « L’année surpassée, lorsque j’avais échoué au BAC, un employé de cet office m’a proposé d’introduire une demande de réclamation pour qu’il puisse avec l’aide de ses collègues, me délivrer le BAC en bonne et due forme. », a déclaré un étudiant de l’université de Lomé. Selon des indiscrétions, le stratagème consiste à exiger des candidats attirés par cette voie de contournement, d’introduire une demande de réclamation suivie en coulisses d’une enveloppe financière. Des employés de l’Office du Baccalauréat se chargeant dans ce cas du reste, qui est d’établir le BAC au demandeur.

          Généralement, on parle de 200 à 300 000 F CFA même si  200 000 F CFA revient souvent. Et il est rapporté que de tels diplômés du BAC aiment choisir les écoles de BTS pour poursuivre leur cursus craignant les universités où le contrôle semble plus strict, dit-on. « Ils craignent qu’on puisse découvrir leur manège ; c’est pourquoi souvent, ces bacheliers après leur « réclamation  assidue » optent pour les écoles privées de formation en BTS et autres où ils sont un peu à l’abri. », a confié un cadre au parfum de ces manèges relatifs au Bac togolais.

          Un autre phénomène qui prend de l’ampleur ces dernières années : la traversée de frontières de jeunes togolais pour aller décrocher le BAC au profit d’autres moyennant également 200 ou 300 000 F CFA. A chaque examen du BAC, ça grouille de monde à la frontière entre le Togo et le Bénin. De jeunes compatriotes prennent sur eux de franchir la frontière afin d’aller composer frauduleusement pour des élèves dont les parents sont nantis. Ce business a permis, d’après des sources dignes de foi, à plusieurs jeunes togolais de décrocher sans trop de peines leur baccalauréat.

A cette allure, c’est la facilité qui s’installe dans le domaine. Les élèves ne sont plus obligés de faire travailler leur méninge pour avoir les diplômes.

          « Avec la nouvelle réglementation en vigueur dans l’espace UEMOA qui veut que le baccalauréat se tienne au même moment dans tous les Etats, ce phénomène va prendre fin. », a déclaré un enseignant avouant être au courant d’une telle pratique depuis 2002.

Khaled


Grève des enseignants : Comment le ministre des finances a contraint les enseignants au débrayage

          La gratuité de l’enseignement au niveau du préscolaire et du primaire dans les établissements publics a connu ses premiers leurres avec la grève de 48 heures lancée par les  enseignants. Il faut être cynique pour ne pas reconnaître le bien fondé de ce mouvement. Les enseignants en effet, sont ceux-là qui vivent  mieux que quiconque les problèmes auxquels ils sont confrontés. Un peu partout dans le pays, la  gratuité est décriée car les moyens pour assurer son bon aboutissement manquent le plus. Dans les établissements, c’est un  total dénuement. Dieu seul sait comment les chefs d’établissements et leurs enseignants sont arrivés à tenir jusqu’à ces moments. Le principe en lui est à saluer mais les réticences constatées à certains niveaux risqueraient de transformer cette gratuité en un grand fiasco, un  labyrinthe aux issues incertaines. 

· Le constat

          La rupture a été sèche et a pris de court  tous les enseignants et les techniciens du département des enseignements primaire et secondaire. Pour éviter le chaos, ceux-ci  ont dû faire des études sur le terrain. C’est ainsi que le Ministre en charge de l’enseignement  primaire et secondaire Yves Madow Nagou, a fait une prévision moyenne de deux milliards de nos francs pour rendre effective cette mesure. Le tout puissant Ministre de l’Economie et des Finances, piqué par on ne sait quel insecte a seulement tenté de noyer la proposition qui lui a été faite. Et les députés garderont en mémoire comme si c’était hier, ce terme péjoratif « individu » employé par Ayassor à l’endroit de son collègue Nagou qui a  péché rien qu’en demandant les moyens pour accompagner une mesure prise par le Chef de l’Etat. C’est au Togo qu’on peut voir cela. Comme si cela ne suffisait, le puissant argentier togolais a fait ouvrir des comptes aux établissements, histoire de loger directement l’argent de fonctionnement sur ces comptes. Jusqu’à ce que ces enseignants n’arrivent à cette grève de 48 heures, aucun franc n’était parvenu sur ces comptes ouverts des établissements. Tantôt, on fait savoir aux chefs d’établissements que c’est les receveurs des préfectures qui viendront chercher leurs maigres sous de fonctionnement, tantôt c’est autre chose. D’après des témoignages qui nous sont parvenus, ces montants que le sieur Ayassor estime trop pour lui ne dépassent pas  200.000Fcfa par établissement.

          Les établissements ayant un important effectif n’auront pas plus que ce montant, c’est dire que certains s’en tireront avec bien moins de 90.000Fcfa. Il est vrai qu’en faisant la somme de tous les établissements primaires publics, ça fait un gros paquet de billets mais c’est le prix à payer pour donner à la décision du Président Faure la forme et le fond.

·Pourquoi Ayassor se prend-il aussi  gauchement ?

          Ce professeur d’université aujourd’hui argentier du pays a la certitude d’une chose: il ne mettra jamais ses pieds dans un établissement d’enseignement primaire.

          Si c’était pour la santé, il n’hésiterait parce qu’il peut soigner un mal de tête dans un hôpital de la place.

          Il faut aussi chercher à voir si le Ministre Ayassor a un de ses rejetons dans nos établissements de la place ? Si non, l’enfer comme on le dit souvent, est pour les autres.

          C’est intolérable de voir quelqu’un qui a eu à se frotter à un moment de sa vie à la craie et aux étudiants, être aussi hermétique comme une huître aux problèmes du monde scolaire. La relève de demain est composée en majorité de pauvres élèves à qui  on refuse délibérément d’octroyer les moyens d’apprendre et de réussir. Sûrement qu’on le fait à dessein pour que les enfants des riches  qui  vivent et étudient en occident reviennent un jour prendre la place de leurs parents.

          A notre sens, le mot «individu » du sieur Ayassor éloigne de toute responsabilité le Ministre Nagou dans la  grève des enseignants.  

Ben Tchak


Malversation gangreneuse au P.A.L Le DG Adégnon bénit le détournement d’environ un milliard de francs CFA

Un milliard de francs FCFA environ, c’est la rondelette somme des malversations découvertes récemment à la direction du Port Autonome de Lomé. Le circuit des fichiers manipulés pour se garnir les poches, prend sa source aux services du recouvrement avec l’agent Dorssou Boko entouré de « brain-trust fraudeurs » chargés de la finition au département des finances.  Le comble, c’est qu’il soit possible que cette besogne date de très longue date quand  le sieur Dorssou a été infiltré dans  ce département.

Le cynisme vient de la réaction du DG Adégnon, face à cet état de fait, après  consultation de son directeur financier. Il prend pour seule mesure, la simple suspension pour 6 mois des agents malversateurs (lire fac-similé). Une impuissance manifeste du DG et de son Directeur Financier et comptable Jérémie Womegan qui suscite des interrogations. L’on a à première vue l’impression que les premiers responsables eux-mêmes en savent assez, pour se livrer à ce simulacre de sanction. Sinon, comment comprendre que 4 agents, s’accaparent de près d’un milliard de francs et qu’ils n’écopent que d’une telle complaisance. En pareil cas, tout observateur aguerri prendrait le risque de voir derrière, la barbe mouillée de la main qui devrait sévir. Le DG Adégnon et son financier ne seraient pas en toute vraisemblance d’une odeur d’innocence dans cette affaire. C’est en voulant protéger leur propre tête qu’ils sont limités dans la prise de sanction disciplinaire. Le cas échéant, on se demande si toutes les fois qu’il y aurait des malversations, la sanction se limiterait à une petite suspension.

Longtemps décriée, la gestion du Contre Amiral Adégnon crache aujourd’hui sa vérité. C’est d’un pis aller qu’il s’agit. Tout le monde dans la boîte est trempé dans les recettes jusqu’aux coudes et ce, dans l’impunité totale. Il ne pouvait en être autrement, car dit-on, le poisson pourrit par la tête. Le DG Adégnon est interpellé une fois encore et l’autorité devrait s’imposer à lui avec la dernière rigueur, afin que toute la lumière soit faite sur ce –nième détournement au Port Autonome de Lomé. Mieux encore, un audit des services de ce secteur stratégique de l’économie nationale devrait être diligenté dans les meilleurs délais.

Nous n’avons rien contre Adégnon et Womégan mais il faut reconnaître que le poids du port semble les dépasser. Les incapables, on les range d’un côté, qu’ils ne contribuent pas de par leur complaisance à donner le goût des détournements à certains qui pourraient tenter de faire comme la bande au tristement célèbre Dorssou. Ça ne fait pas sérieux de vouloir auditer Togocel, Togotelecom et autres en laissant le port ou les crimes financiers sont applaudis et couronnés.

Voler environ un milliard et jouir d’une douce sanction de suspension de six mois, c’est un repos donné aux fossoyeurs de pouvoir jouir du temps nécessaire pour dépenser leur pactole.

En tout  cas, pour Dorssou, il mettra à profit ces six mois de suspension pour peaufiner d’autres fines stratégies de vol après son grand retour.

Ses nombreuses villas à Avédji, ses orgies dans des suites des hôtels se justifient. Car gagner tant et tant d’argent donne des goûts à tout faire. Le chef de l’Etat et le Premier Ministre, comptables devant le peuple, devraient chercher à mieux connaître les raisons d’un tel laxisme. Si c’est la retraite qu’on se prépare, c’est la très mauvaise option. L’histoire est là têtue et rattrapera les uns et les autres par rapport à leurs forfaitures.  Ci-contre le fac-similé.

Tchak

 

 
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