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Les vieilles habitudes ont vraiment la
dure oreille. Au garage central administratif du colonel Sam, on est encore
au bon vieux temps où les véhicules d’Etat étaient utilisés d’une façon
avive.
En effet, il ne
se passe plus de jour sans que l’on n’aperçoive des voitures immatriculées
RTG, devant des églises, salons de coiffures et bars. Et s’il vous
arrive de vous approcher des chauffeur desdites voitures, vous n’aurez que
cette phrase stéréotypée comme réponse : « nous sommes en mission ».
Tous les chauffeurs du garage central l’ont à la bouche.
Un bordel qui
ne dit pas trop son nom, règne en ce moment au garage central. Les véhicules
d’Etat sont confondus aux propriétés privées sans que personne, pas même le
Directeur générale de ce service, le colonel Sam n’ose lever le moindre
doigt. « Que voulez-vous qu’on fasse ? Nous recevons les ordres de nos
patrons et sur ce plan, nous ne pouvons rien », a lâché un chauffeur que
nous avons approché sur le terrain del’école primaire publique de Tokoin
Dounasséssé I.
Celui-ci
attendait en ces lieux son « patron » venu se taper une bière fraîche au bar
« Denyigban».
Tous les
dimanches, c’est une voiture RTG de marque Toyota Carina II qui gare devant
l’église catholique Saint kisito sise à Tokoin-Dounasséssé. Celle-ci fait ce
«gestapo » là-bas pour pouvoir prendre à la fin de la messe, madame
et enfants. Aussi des véhicules d’Etat conduisent souvent des jeunes filles
dans la fleur de l’âge ou à peine majeures dans des salons de coiffure,
places des fêtes et autres. Dès fois, si ce n’est la tante du « patron »
que le chauffeur conduit à l’église, c’est madame elle-même et les enfants
ou la maîtresse. Ainsi de suite et les voitures publiques sont devenues des
propriétés privées de responsables administratifs, DG et autres.
« A l’allure
où vont les choses, on se demande si le colonel Sam maîtrise réellement son
service ? Les véhicules de l’Etat ne sont pas faits pour être utilisés
importe comment au nom d’un certain «ordre de mission »,
a déclaré un vieux retraité.
Dans quatre
mois, on sera à la période des Evalas en pays Kakyè. De petits malins qui ne
tiennent pas à débourser de leur poche pour aller suivre ces rites
initiatiques, iront faire des pieds de grue, afin de sauter dans la première
voiture RTG en destination de Kara. Un peu d’ordre au garage central ferait
du bien à tout le monde et surtout aux bons
d’essence.
Yasmine
Le mémorial du
05 février 2005 et ses controverses : Chronique inédite de l’énigmatique
disparition du Général Eyadema
Acte III : De
l’intérim à l’investiture de Faure Gnassingbé
L’aventure
se poursuit avec Abass Bonfoh, Président intérimaire, même si nombre
d’observateurs ne voyaient en lui qu’un épouvantail entre les mains de
l’armée et les frères Gnassingbé. Le radeau n’a pas chaviré, la continuité
de l’Etat colmatée.
Abass Bonfoh est investi d’une mission unique : organiser une présidentielle
anticipée dans la limite du délai constitutionnel. Les préparatifs des
obsèques du « Père de
la Nation »
était à la charge de la famille Gnassingbé ; alibi de Faure pour se garder
une visibilité. On le verra très souvent à la télévision Nationale,
effectuant un périple auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique, sous la
bannière de chef de la famille Gnassingbé, à l’ouvrage des obsèques de Feu
son père. Mais en réalité, la partition diplomatique pour son retour à la
Présidence se jouait ainsi, au rythme des lobbying de Bongo et d’Obasanjo.
Le Président
Eyadema, va enfin connaître des hommages dignes de son rang les 13 et 15
février 2005 aux Palais des congrès de Lomé et de Kara, avant d’être inhumé
au caveau familial à Pya son village natal.
Place est
faite ensuite au concret, on n’était plus qu’à moins de 40 jours du scrutin.
Entre protestations et mouvements désamorcés, la mayonnaise tendait à
prendre corps quand soudain le pouvoir RPT reçoit une flèche dans le dos. Le
commandant François Boko, alors ministre de l’intérieur et de la sécurité,
chargé de l’organisation matérielle des élections, trahit la confiance des
siens. Dans la nuit du jeudi 21 avril, après le vote par anticipation des
forces de l’ordre, il tient un point de presse discret devant les médias
internationaux présents au Togo. Il dénonce un péril en la demeure
matérialisé par les milices des deux camps opposés suffisamment équipées,
pour ouvrir sur un génocide. On n’était à 72 heures du scrutin proprement
dit. Il démissionne ainsi de son poste et se réfugie dans une chancellerie
européenne. C’est en vérité une autre tentative de coup de force visant à
reporter l’échéance et compromettre les calculs du pouvoir pour réinstaller
Faure à la Présidence.
La panique
ne durera qu’une demi journée, car la course au pouvoir va continuer.
L’opposition
affûte ses armes dans une alliance derrière un candidat unique, celui de l’UFC,
Bob Akitani. Le RPT reconduit son successeur désigné Faure Gnassingbé. Le
Togo était en situation de ni guerre, ni paix. La ligne rouge sera effleurée
à plusieurs reprises et très sensiblement le jour du scrutin et ses
lendemains souillés de sang, mais le déluge n’arrivera pas.
Faure
Gnassingbé sera déclaré vainqueur de ce scrutin. L’opposition fidèle à sa
carte, se contente d’une contestation ternie par l’état de santé de son
candidat unique évacué quelques jours plus tard sur Paris pour des soins
intensifs.
Le ballé
diplomatique reprend siège dans le même tracé : Lomé-Abuja-Libreville-
Addis-Abeba -Bruxelles- Paris-Berlin. Il s’agissait de faire valider les
résultats d’un scrutin assez contesté, mais jugé acceptable par la majeure
partie des observateurs internationaux, tout au moins ceux de l’UA et de la
CEDEAO.
L’opposition
peine dans la résistance, des dissensions gagnant déjà l’alliance dans son
élan de mobilisation des populations pour revendiquer la victoire. Le RPT,
serein, sait ce qu’il a de mieux à faire en restant dans la ferme logique de
la victoire, avec le soutien des FAT. Trois jours après le scrutin, la CENI
donne les résultats provisoires. La Cour constitutionnelle en confirme les
faits, 8 jours plus tard : Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur avec plus
de 52 % du suffrage. Les requêtes des autres candidats auprès de l’instance
compétente n’auront pas gain de cause. Le nouveau président élu prête
officiellement serment le 8 mai 2005 ; la Cour constitutionnelle le renvoie
à ses fonctions.
Là commence
une douloureuse entreprise : légitimer une élection fort controversée moulée
dans une violence inédite : au moins 500 morts d’après les rapports d’une
commission d’enquête internationale diligentée par l’ONU. L’implication dans
la crise ouverte du président en exercice de la CEDEAO, le président
nigérian Olusegun Obasandjo, va pour le moins décanter l’atmosphère. Les
acteurs politiques se retrouveront à maintes reprises à Abuja pour des
compromis. Gilchrist et les siens finiront par courber l’échine, attendant
en contrepartie un réaménagement du pouvoir.
De son côté,
le patriarche Bongo use de sa notoriété pour désarmer les puissances
occidentales.
La tâche
première de Faure est la formation du gouvernement. Sa préférence va à Edem
Kodjo face à Me Agboyibo. Le gouvernement d’union attendu capote : seuls la
CPP et le PDR composent avec le RPT. La main du président Faure reste
tendue, sa diplomatie s’active à Sant Egidio à la rencontre de Gilchrist,
aussi bien sur le plan local avec Me Agboyibo. Pari gagné avec le dialogue
politique qui s’ouvre enfin en 2006 sous la facilitation du Président Blaise
Compaoré. Les pourparlers de Ouagadougou accouchent d’un APG qui sonne un
nouveau départ dans une confiance relative entre les acteurs politiques,
dans l’expectative de lendemains meilleurs.
Tchak
Exhibitionnisme
au sommet : Faure très en colère
De sources dignes de foi, ceux qui on initié le projet d’affichage de
portraits du chef de l’Etat un peu partout sur toute l’étendue du territoire
national, ont de sérieux ennuis avec celui à qui ils pensaient faire du
bien. Le président Faure aurait ordonné que toutes les affiches à son
effigie soient immédiatement enlevées. « C’est bien de me rendre
servir ! Mais, c’est encore mieux de m’en informer. Je ne veux plus qu’on me
fasse des bébés dans le dos », aurait martelé le président à propos de
ces affiches à son image qui inondent ces derniers temps nos rues et autres
lieux publics.
Aux dernières nouvelles, les initiateurs de ce projet ont demandé
indulgence pour que les affiches ne soient pas aussitôt enlevées.
Pour le chef de l’Etat, nous ne sommes pas encore en campagne
électorale et de plus, ces affiches participent plus au non respect des
lois de
la République qu’à autre chose.
« Cette
opération est un gâchis, un étalage ostentatoire de richesse de gens
rassasiés alors que le pays est frappé de plein fouet par la crise
économique », a relevé un observateur.
Contrairement à
ce que d’aucuns ont fait croire, la campagne d’affichage de portraits du
président Faure n’a reçu l’assentiment de ce dernier. Cette campagne a été
l’œuvre d’individus qui excellent en racolage politique.
En désavouant les initiateurs, Faure prouve une fois encore qu’il
s’inscrit dans un style de gouvernance moderne en totale rupture avec
l’époque où des « bitosards » de tout acabit prenaient sur eux
d’entreprendre des projets bidon afin de soutirer les fonds à l’autorité.
Comme on le
constate, les jours de la fameuse campagne d’affichage de portraits du chef
de l’Etat, sont désormais comptés.
C.R
Microcosme
politique en faillite : La cour des grands se rétrécit
Par décret signé le 04 Février dernier, le Cadre Permanent de Dialogue
et de Concertation (CPDC) est créé. A propos de sa composition, l’article 2
de ce Cadre est clair : « Le Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée
nationale ou ayant obtenu 5 % aux élections législatives et le Gouvernement.
Chaque parti est représenté par son leader ou son représentant. Le
gouvernement est représenté par deux ministres. » Dès l’annonce de cette
décision du chef de l’Etat de mettre sur pied un Cadre Permanent de dialogue
et de concertation, les états-majors des trois poids lourds de la scène
politique togolaise notamment le RPT, l’UFC et le CAR, n’ont pas perdu du
temps pour faire entendre leur voix. Même si étant majoritaire à l’Assemblée
Nationale le RPT est pressé de voir les débats se poursuivre à l’hémicycle,
il faut reconnaître que les lieutenants de Faure ont gardé le profil bas
suite à la décision portant création du Cadre. D’après certains d’entre eux,
l’opposition est attendue au tournant au moment de prendre les « vraies
décisions engageant la vie de
la Nation ».
Comme on le voit, c’est à contre cœur que les trois partis à commencer par
le RPT, ont accepté adhérer au Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation. L’UFC avait été la première à donner le ton dans sa
déclaration du 05 Février 2009 en ces termes : « En tentant d’imposer de manière
unilatérale cette troisième version du CPDC non conforme, aussi bien en
termes de mission, à celui prévu par l’APG, le régime RPT viole une fois
encore l’esprit et la lettre de l’APG ». Nous en étions à cette
compréhension que chacune des trois formations représentées à l’hémicycle a
du cadre permanent de dialogue lorsque patatras, les recalés des
législatives du
14 octobre 2007
sont montés au créneau pour faire entendre leur voix.
Dans un premier temps, c’est Agbéyomé Kodjo de OBUTS qui fait le
constat que « le CPDC est réduit à sa portion congrue en ne comprenant
que les partis représentés à l’Assemblée Nationale et des membres de
l’exécutif ». Même son de cloche du côté des partis comme
la Convergence Patriotique
Panafricaine (CPP) d’Edem Kodjo et le Nid de Gabriel Dossey-Anyron.
Alors que, les articles 06 et 07 du cadre stipulent respectivement :
« Les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du
CPDC peuvent, par écrit le saisir de tout sujet qu’ils jugent d’intérêt
national. » et « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation
peut consulter, en cas de besoin, toutes personnes, physiques ou morales
parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses
(catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle
et les associations représentatives de la société civile, sur certains
sujets d’intérêt national ».
Une fois encore, des partis qui ne représentent plus rien du tout sur
l’échiquier politique mais qui aspirent à leur corps défendant à jouer dans
la cour des grands empoisonnent l’atmosphère. Avec des déclarations à
l’emporte pièce, ceux-ci croient pouvoir émouvoir l’opinion qui pourra en
fin de compte s’apitoyer sur leur cas. Peine perdue !
Le fait que la cour des trois grands souffle le chaud et le froid à
l’heure actuelle ne veut en aucun cas signifier que, les Togolais
souhaiteraient revenir à la case de départ.
Il est désormais clair pour tous les Togolais que les trois partis
notamment le RPT, l’UFC et le CAR sont leurs représentants partout où besoin
se fera sentir. Comprenne qui veut !
Baba
Péril
sécuritaire à Lomé : Atcha Titikpina, tourné en dérision par des bandits
L’étau de l’insécurité se resserre chaque jour que le Créateur fait un
peu plus durement sur les Loméens. Ceux là qui estiment avoir la situation
sous contrôle, assistent impuissants à la montée en flèche du grand
banditisme. Nos messieurs en charge de la sécurité sont plus que fertiles
dans la mise en place des dispositifs de lutte contre l’insécurité mais le
moins que l’on puisse dire, ceux-ci sont d’une rare inefficacité.
Les bandits armés de fusils et de manchettes sèment la mort et la
désolation à tous les coins de la capitale. Il n’y a pas un seul jour où on
n’entend pas parlé de braquage, de mort d’hommes sans compter les accidents
de circulation. Il serait absurde de parler de moyens car le Chef de l’Etat
s’investit personnellement à ce que la sécurité des Togolais soit assurée de
manière efficiente. Mais, face à la récurrence des actes de grand
banditisme, la conclusion qui peut se tirer aisément est le manque
d’efficacité des hommes qui animent la sécurité nationale. Le paradoxe est
entier quand les bandits donnent des insomnies et qu’on se résolve à
combattre des mirages. Tourné en dérision par les malfrats, le ministre de
la sécurité se trompe de cible. Il se tourne vers le terrorisme pour
légitimer certaines de ces forfaitures. En effet pour justifier l’extorsion
de fonds dont sont victimes certains opérateurs économiques, le ministre et
ses ouailles ont trouvé la bonne parade Al Quaida, le Hamas, voir le
Hezbollah. Cela peut divertir seulement les niais d’esprit. Les populations
togolaises veulent qu’on les épargne de la verve des bandits et non des
terroristes qui n’existent que dans la fertile imagination de Titikpina et
des siens.
Le comble de l’imposture se trouve être cette volonté d’organiser les
journées portes ouvertes sur la sécurité. C’est une première, comment un
colonel de son Etat, quelqu’un qui sait bien plus que quiconque que, le
domaine de la sécurité n’est pas une chose qui se dévoile publiquement,
entend le faire. S’il veut être à la mode comme ses autres collègues qui
organisent des forums, des portes ouvertes, il s’est alors trompé de canal.
Les dispositifs semblent d’après lui verrouillés mais les bandits arrivent
avec une facilité déconcertante à les déverrouiller, qu’en sera- t- il si on
mettait tout à nu, au su et à la vue de bandits au cours de ses portes
ouvertes ? C’est dire que l’antidote du sieur Titikpina est inapproprié et
lamentable.
En prélude donc à ces journées portes ouvertes, le ministre Titikpina a
réactivé le dispositif araignée qui sommeillait depuis un moment déjà. On
voit à nouveau des Toyota 4x4 aux couleurs de la police nationale dans
certaines rues. C’est des trucs trompe l’œil à caractère événementiel. Il
suffira que ces journées portes ouvertes prennent fin et qu’on se replie
derrière le manque de carburant pour garer ce matériel roulant qui devient
moins important qu’une boîte d’allumettes mouillée.
Journées portes
ouvertes, l’alibi pour justifier l’usage des fonds saisis
D’après des indiscrétions, l’idée d’organiser des journées portes ouvertes
participe d’une volonté de pouvoir justifier l’usage qui a été fait des
fonds saisis. Si c’est cela, les gens ne sont pas aussi naïfs pour accepter
avaler l’addition de ces portes ouvertes.
Les
opérateurs économiques dépouillés notamment les Libanais n’entendent pas
accepter le fait accompli qu’on tente par tous les moyens de les faire
avaler. Ils attendent aller jusqu’au bout. Ce qui veut dire que les jours à
venir seront âprement vécus par les deux entités en présence.
Khaled
Le Port Autonome
de Lomé se meurt: La complaisance fatale du Conseil d’Administration
S’il nous était demandé de noter la gestion du DG Fogan Adégnon, sans
remords, nous lui donnerons le zéro. Et pour cause, l’homme est laxiste et
hyper opaque dans tout ce qu’il fait. Au port de Lomé en ce moment, on
assiste à une course effrénée d’une grappe d’individus pour la fortune. Ce
qui choque, c’est que cette clique le fait à visages découverts et avec la
manière.
Ainsi, après analyse de la sanction de six mois infligée à la clique du
nommé Dorsou, un homme qui a détourné un pactole, on est arrivé à ce constat
bien poignant : le DG Adégnon Fogan a trouvé normal que, pour des
détournements d’environ 1 milliard il faut six mois de suspension parce que,
c’est un délit mineur par rapport à ce que lui et les siens font. On veut
simplement donner le temps matériel nécessaire aux hommes qui ont détourné,
de jouir à fond de l’argent volé. Quand on crie à la cherté de la vie, à la
réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, à la
construction des ponts détruits par les inondations, le milliard environ
détourné si l’on n’exagère pas, peut servir à grand-chose.
Si des agents de moindre envergure arrivent à détourner en un temps
record cette manne, c’est une évidence que les décideurs le font avec
dextérité sans craindre quoi que ce soit.
Aujourd’hui au moment où le gouvernement a besoin de moyens pour la
mise en œuvre de sa politique de grands travaux, l’orthodoxie financière et
la saine gestion des sociétés d’Etat devraient être les choses les plus
partagées. Or, le DG Adégnon est aux antipodes de cette volonté manifeste
des premières autorités du pays. Tout porte à croire qu’on ne peut rien
attendre de lui. Avec son manque de charisme, il ne peut que se laisser
influencer et guider par certains hommes et femmes, et par ce fait,
entraîner le désastre au port. Des indiscrétions ont rapporté que les écrits
laissent cet homme froid mais pour l’histoire, nous ne voulons pas être
complices d’une situation de gangstérisme économique.
Le conseil
d’Administration du P.A.L : l’autre déception
Y a-t-il un
Conseil d’Administration au port autonome de Lomé ? Si oui, celui-ci est
d’une rare complaisance. Aujourd’hui, des directeurs généraux d’entreprises
d’Etat sont sautés parce que les conseils d’administration ont observé de
graves manquements dans leur gestion. Pour une fois, les membres du conseil
d’Administration de la SNPT et de la CEET ont pris leur responsabilité en arrêtant l’hémorragie. On a cru que
cela devrait pousser d’autres CA à se faire respecter mais que nenni. Ces
conseils d’administration se complaisent à fermer les yeux parce que
bénéficiant de largesses. Les bons de carburants, des Mitsubishi Pajero ou
des Peugeot 407, bref, pour acheter leur silence, ces membres du C.A sont
entretenus comme des princes.
Une complicité
se situe quelque part, sinon, comment comprendre que des faits aussi graves
que la gestion en cours au P.A.L, n’émeuvent personne.
S’il faut faire
des pieds et des mains pour trouver des financements extérieurs et donner
forme à certains projets et qu’au même moment des milliards s’évanouissent
des caisses des sociétés pour les comptes personnels d’une clique dont
l’insatiabilité n’est plus à démontrer, c’est qu’il y a péril en la
demeure.
C.R
Esquisse vers la
présidentielle de 2010: L’UFC enfin à la rencontre de ses militants
L’UFC tente enfin de s’affranchir de l’immobilisme, deux aux après sons
dernier contact les populations. Dimanche denier un meeting de
sensibilisation a été initié par ce parti à l’endroit des militants de sa
fédération de Hédzranawoé.
L’initiative se poursuivra dans tous les autres démembrements de Lomé,
puis dans la région maritime et sur toute l’entendue du territoire
national.
Il était
inscrit à l’ordre du jour les questions de l’actualité politique (le code
électoral, le CPDC, l’union UFC - CAR).
C’est un programme d’ensemble qui permettra à ce parti de jauger sa
capacité de mobilisation pour la cause de la présidentielle de 2010.
« Nous avons inscrit dans un premier temps de faire une tournée à
travers les fédérations de Lomé, les fédérations de la région maritime et
l’ensemble du territoire national pour que le moment venu, au cas où nous
serons amenés à mobiliser l’ensemble des populations pour obtenir les
bonnes conditions d’organisation des prochaines élections, tout le monde
puisse soutenir le mouvement, car nous n’avons comme seul moyen que la
mobilisation populaire ».
Ces propos d’un
député de ce parti, froissent les espoirs de tout un peuple qui trouvait en
l’UFC un interlocuteur privilégié pour le changement. Et pour cause! Il
faut attendre d’opter à nouveau pour les mouvements de rue, avant de juger
utile de retourner vers les populations qui ont donné leur suffrage à nombre
d’entre eux, pour les représenter à l’hémicycle.
Depuis les législatives du
14octobre 2007,
les cadres de l’UFC avaient en effet déserté leur base. Aucun des députés
n’est jusqu’à ce jour retourné vers son électorat ne serait-ce que pour
dire merci et garder le contact.
On les voit quand il sont en vacances parlementaires, se précipiter
vers le premier vol d’Air France, pour un bain de froid dans les capitales
européennes.
Mais, à cette allure on voudrait bien l’alternance comme si elle se
décrétait de façon rotative.
L’instrumentalisation des populations désabusées se traduit en ce
mépris à les garder toujours dans le rôle d’un bouclier, comme des bêtes en
pâture, exposant leur vie pour des mascarades insoupçonnées.
Le politique se moque du peuple il est certain, mais l’UFC en poussant
loin le cynisme le chosifie. Des dirigeants bondant d’aisance, désormais à
la mangeoire, parlent des souffrances du peuple. Que font-ils d’autre en
dehors des discours politiciens. On a vu l’UFC dans son show médiatique,
lors des dernières intempéries allant au secours de populations avec une
dizaines de nattes, quelques bols de maïs et de riz, du pétrole distribué à
l’aide d’un compte goûte ; bref des dons dont l’ardoise n’équivaudrait qu’au
quart de l’investissement consacré à l’écho de leur action sur les médias.
On se demande ce qu’ils font de mieux que le pouvoir en place, dans ses
habitudes exhibitionnistes.
Enfin devrait-on s’interroger au demeurant sur la traduction dans les
actes de l’Union pour le moins fictive UFC – CAR. Le bon sens aurait
recommandé que l’initiative de telles réunions d’informations soit le début
d’une action concertée entre les deux partis. Cela ferait une économie
financière et de force, en même temps qu’une meilleure visibilité jaillirait
de mobilisations plus conséquentes, autre que la poignée de curieux qui se
sont retrouvés audit meeting de l’UFC à Hédzranawoé.
Tchalo
Quand un confrère suscite notre attention
Une
réflexion sur les « Forces Nouvelles » lancées officiellement par les
promoteurs le 04 février au centre CESAL à Lomé. Lecture.
L’intrigue
et la mauvaise graine :
Des Forces Nouvelles à l’actif
de Hungry dogs, portées sur une motte de sable
Une convergence de forces associatives a été officiellement lancée le
04 février dernier à Lomé. Il s’agit des «Forces Nouvelles» créées
sur initiative des organisations suivantes: le Mouvement Patriotique du 05
octobre (MO5), le Bloc d’Action pour le Changement (BAC), l’Association pour
le Bien Etre Juvénile (ABEJ),
la Renaissance,
le Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ), Instruction et Savoir pour Tous (INSAT) et les
Jeunes Leaders.
L’initiative qu’on voudrait bonne, s’est criblée d’irrégularités, de
contre sens et de fausses notes; le revers imagé s’interprèterait comme un
semis dans du sable de mer.
Les
fausses notes
« Forces Nouvelles », une connotation guerrière dont ne
s’enorgueillit plus la rébellion en Côte d’Ivoire, mais qui aurait sans
doute inspiré nos jeunes leaders en quête de sensation.
Les Forces Nouvelles se veulent un creuset d’analyses
sociopolitiques sur la base de nos observations des partis
politiques, de leurs leaders et de leurs pratiques éthiques,
sur la base de la constitution togolaise, de la loi électorale
et de nos valeurs ». Une ambition fort démesurée pour des
associations qui peinent de visibilité et qui de plus dans leurs
constitutions légales sont déclarées apolitiques, ne visant donc que des
ouvrages socioculturels.
L’intrigue
« Nous aurons, après étude des différents programmes des candidats
et à la lumière de nos convictions, à soutenir le candidat que nous jugerons
le plus nanti et apte à donner le bien-être aux popu1ations togolaises
».Cette préoccupation de la nouvelle organisation répond à sa ligne
prioritaire, « la campagne de la prochaine élection présidentielle de
2010».
L’incohérence jaillit d’une bourde. L’une de ces associations fédérées,
le Bloc d’Action pour le Changement, avait il y a quelques mois, désigné son
candidat pour la présidentielle de 2010, en la personne de son président
Thomas Noussoukpoé. Plaisanterie de mauvais goût ou réelle ambition, cet
acte ne rimerait pas avec cette intention du groupe: soutenir la
candidature la moins mauvaise de la prochaine présidentielle. L’intéressé a
semé la confusion, quand suite aux interrogations de la presse, il eut à
réitérer sa candidature pour le moins fantaisiste. Ce qui prouve à
suffisance la légèreté avec laquelle les initiateurs eux-mêmes abordent la
tâche. Simplement des feux de paille.
La mauvaise graine
L’humidité d’un sable aride en certaines circonstances, pourrait tout
au moins faire germer une semence, à condition que les graines soient
porteuses de germes.
Il se distingue une, prédisposée à l’infertilité et c’est elle
malheureusement qui porte l’espoir d’une moisson. Le coordinateur général
désigné des Forces Nouvelles, Hilaire Logo Dossouvi est en effet le germe de
la destruction de l’ouvrage. Il souffre en effet de crédibilité et trempe
dans une inconstance déconcertante. Il fait d’abord usurpation du MO5 pour
fédérer des associations qui, en plus, ne sont que l’ombre d’elles-mêmes. Le
leadership ne lui étant pas reconnu par les siens et en l’absence de leur
consentement il sème le cafouillage, sur la qualité en laquelle il s’est
prévalu: tantôt il prétend y être à titre personnel, tantôt, il déclare y
avoir engagé le MO5 sur une décision unilatérale et qu’après il s’activera à
convaincre les premiers responsables de ce mouvement à fléchir: peine
perdue.
Cette aventure à laquelle il se mêle, offre enfin, l’opportunité à
la CDPA de se débarrasser de lui. Tant il devenait encombrant pour son
bienfaiteur le Professeur Léopold Gnininvi, qu’il se plaisait à vilipender
dans la presse. Son zèle d’une négation inédite était un casse-tête pour son
parti qui s’affuble une notoriété intellectuelle. Hilaire Logo Dossouvi à la
tête des fameuses Forces Nouvelles, justifie la première impression de
l’assistance à la cérémonie de lancement. C’est un coup de semence stérile
aux pétards mouillés, une proie à la manipulation politique. Peut-être,
serait-il l’offre secrète des associés, dont les visages lugubres fument un
appétit de «Hungry dogs ».
Rod (Nouvel Echo)
Révolution verte bis: Les paysans face au défi de l’autosuffisance
alimentaire
Faure Gnassingbé reconnaît le mérite des paysans togolais. Le Chef de l’Etat
a décoré 40 agriculteurs et en a récompensé 220 autres. Il valorise
ainsi l’activité agricole qui représente près de 40% du PIB et fait vivre
les 2/3 de la population active. Cette cérémonie s’est déroulée au cours de
la clôture des travaux du Forum National des Paysans Togolais - FNPT - tenu
du 12 au 14 février 2009 à Kara. Le Président témoigne ainsi sa
reconnaissance aux producteurs togolais qui participent activement à la
relance de la productivité agricole et économique du pays.
Pour récompenser leurs efforts, 40 agriculteurs ont été
faits officiers et chevaliers de l’ordre du mérite agricole, 220 ont
reçu des prix tels que des tracteurs, des motoculteurs, des appareils
pulvérisateurs, des bons d’enlèvement d’engrais et des enveloppes
financières allant de 200 milles à 15 millions de CFA.
Dès le début de la rencontre avec le Chef de l’Etat, le
Président du Bureau National des Chambres de l’Agriculture M. N’Badia Dénis,
a promis au nom des autres paysans togolais, de relever un certains nombres
de défis à savoir :
Porter la production du maïs de 600 000 à 720 000 tonnes, du sorgho de
275 000 à 288 000 tonnes et de riz paddy, de 100 000 à 120 000 tonnes
Mieux
s’organiser pour une meilleure structuration du monde agricole
Appuyer
le département de l’agriculture dans la surveillance des activités de pêche
et de la pisciculture
Oeuvrer
au renforcement des Chambres d’agriculture dans leur mission d’intervention
Réduire
sensiblement le déficit en produits carnés
Adopter
des pratiques de production respectueuses de l’environnement
S’impliquer davantage dans la gestion des intrants mobilisés par l’Etat
« C’est
la première fois dans l’histoire du Togo, qu’un Chef de l’Etat engage un
dialogue direct avec nous productrices et producteurs agricoles ; c’est le
début véritable d’une action concertée entre le pouvoir central et
producteurs à la base pour une agriculture durable » a dit M. N’ Badia au
Président Faure. » Et d’ajouter « le samedi
14 février 2009 restera, en effet et pour toujours, un jour différent des
autres, parce qu’il donne un cachet nouveau à notre statut de paysans et
d’acteurs dans la vie de notre nation ».
Les paysans togolais pour être soutenus dans leurs actions quotidiennes
et enclencher le processus de recherche de la productivité agricole, ont
fait des recommandations au Chef de l’Etat et à son gouvernement notamment :
le
renforcement du système d’appui conseil en exploitation agricole
la
déconcentration de la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles
CAGIA
la
décentralisation de la gestion des engrais
l’amélioration de l’accessibilité aux intrants agricoles dont les engrais
l’amorce
de la mise en place d’un cadre de sécurisation du foncier
la
création d’un système adapté de financement de l’agriculture
la
création d’un environnement favorable au développement des productions
végétales, animales halieutiques et sylvicoles.
Dans sa réponse, le Président Faure a d’abord exprimer sa gratitude
envers le monde rural : « Si le pays a connu des difficultés immenses,
Dieu merci, grâce à vous, une des pires calamités a été évitée, je veux
parler de la famine. D’autres pays ont connu ce fléau. Mais ici, grâce à
votre travail, à vos efforts et malgré l’affaiblissement continu des
capacités d’intervention de l’Etat, vous vous êtes pris en charge et vous
avez donné le meilleur de vous-mêmes pour nourrir les togolaises et les
togolais ».
Au cours de ce forum, le chef de l’Etat s’est adressé en ces termes à
ses interlocuteurs : « Compte tenu de votre contribution à la croissance
du PIB et à la lutte contre le chômage, vous occupez une place importante
dans notre nation » et il est donc de « notre devoir de vous accompagner,
vous épauler, de travailler avec vous et de vous dire ce que nous avons
l’intention de faire »
Les discussions qui ont duré plus de
4 heures, entre
le Chef de l’Etat et le monde paysan, sont un geste de gratitude et de
témoignage du gouvernement envers les agriculteurs. Le Président Faure avant
de visiter les stands des produits agricoles sur l’esplanade du Palais des
Congrès de Kara a promis que cette rencontre sera annuelle pour désormais
analyser les problèmes du monde rural et assurer la productivité agricole au
Togo.
CORBEILLE
Le plus dur
reste à venir
Kara a été pendant 72 heures la capitale de l’agriculture togolaise.
Venus de tous les horizons, les agriculteurs ont planché sur tous les
problèmes auxquels ils sont confrontés et en même temps chercher des
approches de solution. Pour une première, c’est bien et cela mérite d’être
poursuivi. Au delà de l’engouement et de l’intérêt que ce forum a suscités
au niveau de tous les acteurs, il conviendrait de souligner que le plus
difficile se trouve toujours être l’application des recommandations et
résolutions. Si le constat est que la richesse ne viendrait d’ailleurs que
de l’agriculture, alors, les 70 % de la population active intervenant dans
ce domaine méritent une plus grande attention des décideurs. Souvent, après
l’euphorie, on oublie les bons engagements qui ont été pris et on retourne
au cercle vicieux, c’est-à-dire au perpétuel recommencement. La volonté est
plus que visible chez les paysans, les terres sont aussi là disponibles, il
faut seulement concrétiser dans les actes les résolutions et recommandations
prises.
Du
n’importe quoi !
Dieu merci, le 14 février s’en est allé. Depuis quelques semaines, les
médias nous ont littéralement assommés avec ce 14 février, fête des
amoureux. C’est tout de même bizarre qu’on ait opté de faire tout ce tapage
autour d’une date qui n’apporte absolument rien au pays. Sans froisser ou
choquer, on peut dire tout simplement qu’on fait l’apologie de la débauche.
On a tenté d’embarquer de force les uns et les autres dans une aventure aux
contours non maîtrisés. Si c’était à bannir, l’on pense que c’est sans
regret qu’on le ferait. En ces temps où il y a fusion des énergies pour
combattre le Sida, si on doit encourager des situations qui feront monter
d’un cran des pratiques pas très orthodoxes, alors autant arrêter tout. La
fête du 14 février en elle-même n’a rien de mal, mais c’est la récupération
que certains en font qui dénature tout. Pour ceux-là, c’est le jour indiqué
pour décharger le trop plein de leur énergie libidinale sur autrui. Les
cadeaux servent d’appâts pour parvenir à certaines fins. Les élèves et
étudiants étant les plus friands de la chose, il y a lieu de s’interroger.
Combien parmi ceux-ci se sont échangés des bouquins ? On pourra les compter
du bout des doigts mais des portables et autres sont des trucs qui se sont
les plus vendus. Il faut repenser ce 14 février car pour nous, c’est du
n’importe quoi.
L’année du
sport au Togo
La moisson, dira-t-on a été au-delà des attentes en 2008 dans le
domaine du sport. Au niveau de
la FTF, c’est
le grand désordre qui était de mise mais au niveau individuel, il y a eu la
consécration. Ainsi, pour la toute première fois, le drapeau togolais a été
monté dans le ciel olympique grâce à la médaille de bronze remportée par
Benjamin Boukpéti pour le Canoë Kayak. Et comme surprise, les Eperviers se
sont qualifiés in extremis pour le dernier tour de des éliminatoires du
mondial et de la CAN 2010 en écrasant le Swaziland par 6 buts à 0. Mercredi dernier,
l’auteur des 4 buts de la raclée contre le Swaziland a été fait roi du cuir
rond 2008 à Lagos par
la CAF. Le
capitaine des Eperviers et le percutant attaquant des Gunners donne pour la
toute première fois au Togo, son ballon d’or africain. La moisson est plus
que bonne et nous souhaiterions que les nombreux talents dont regorge le
Togo emboîtent les pas à Boukpéti Benjamin et à Shéyi Emmanuel Adébayor.
La cynique
clique au PAL
Actuellement, il n’y a pas plus cynique que celui ou celle qui joue au
gangster économique. Après la longue traversée de désert consécutive à la
mise en quarantaine de notre pays par les partenaires en développement, il y
a lieu par rapport à l’apaisement observé que toutes les énergies convergent
pour relever notre économie. Force est malheureusement de constater que les
dirigeants du port autonome de Lomé ne sont pas partants pour cette aventure
économique. Il s’y est constitué une clique composée d’hommes et de femmes
pour piller le port. On a comme l’impression d’assister à une folle course
pour la fortune. On amasse, on renfloue les comptes à l’extérieur, on monte
des étages de plusieurs niveaux à un rythme fou. Dans cette ambiance où le
sommet du PAL et les éléments qui gravitent autour ont fait de la
prévarication leur manière de gérer la poule aux œufs d’or qu’est le port,
pourquoi cette clique ne trouvera-t-elle pas normal d’infliger des sanctions
mineures à ces voleurs qui poussent leur témérité à faire main basse sur
environ 1 milliard de nos francs ? C’est normal, dira la clique puisque ce
que la bande à Dorsou a fait est un jeu d’enfant à leurs yeux.
La grande
diversion
Les grands bandits arrivent toujours à trouver de grandes gueules et
des plumes mercenaires pour justifier leurs forfaits. Les compères étant
habitués à extorquer sans être inquiétés ont trouvé en Chmeisani une arête
en travers leur gorge. Comme une traînée de poudre l’histoire a fait le tour
des contrées reculées. Sachant l’étau se resserrer fortement autour d’eux,
nos maîtres extorqueurs de fonds ont eu la lumineuses mais triste idée de
conduire l’opinion sur la piste du terrorisme. Une piste d’ailleurs que ces
apprentis sorciers ne maîtrisent même pas. On prétend traquer les réseaux
d’alimentation en fonds du terrorisme et on fait en même temps main basse
sur le magot. C’est seulement au Togo qu’on peut dépouiller d’honnêtes
opérateurs économiques de tels montants sans qu’il n’y ait tollé dans
l’opinion. Ils n’ont qu’à garder leur argumentaire au lieu de croire qu’ils
nous trompent avec des idioties.
Comme nous n’en sommes pas un, nous dénoncerons toujours ces pratiques
d’un autre âge.
Le revers « kaddhafique»
Comme il y a plusieurs décennies, Mobutu voulait s’identifier au roi
des Belges, Kadhafi aujourd’hui se bat pour être le président des Etats-Unis
d’Afrique à l’image de Bush, de Barack OBAMA. Le guide libyen ne va pas de
mains molles. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour rallier un nombre
important de chefs d’Etat à sa cause. Les pétrodollars sont mis à
contribution pour cette fin. Il se décarcasse, se défonce mais le résultat
auquel il s’attend est resté aussi maigre que le fil du rasoir. Quand on
connaît un peu la mentalité de nos chefs d’Etat qui veulent régner sans
partage, être les seuls à gérer les patrimoines de leur pays, il faut alors
comprendre que les réticences se justifient. Pour ces chefs d’Etat, s’unir
pour être forts n’existe pas, ils préfèrent être divisés pour être
vulnérables et continuer d’être les laquais des puissances occidentales.
C’est tout de même dommage qu’on s’emploie sous d’autres cieux à rendre
effective l’union et que sur le continent noir on reste hermétiques telles
des huîtres, à l’idée prônée par le guide.
On nous
embrouille avec les armoiries de
la République
Tout s’entremêle et s’entrechoque dans nos têtes au sujet des armoiries
de la
République togolaise. N’importe quel quidam se lève et tente de justifier
les armoiries. Ce que certains ont affirmé comme étant le faux est supposé
vrai dans l’entendement d’autres. C’est quand même dangereux que n’importe
qui se lève pour faire des instruments de notre souveraineté l’usage que bon
lui semble. Il va tout de même falloir qu’on en finisse une fois de bon avec
ces approximations. Le garde des sceaux doit œuvrer à dissiper les
récurrentes agressions dont nos armoiries sont victimes de la part même de
l’autorité. Ce n’est même pas compliqué de trouver le vrai, l’original.
Fausser les armoiries est aussi grave et honteux que d’intervertir les
bandes du drapeau togolais ou mal fredonner l’hymne et la devise.
Le garde des sceaux, le département de la formation civique et toutes
les autres bonnes volontés devraient concourir à faire jaillir la vérité.
Gagner 10 F et perdre
100 F
Cette prétendue nouvelle évaluation de la vraie valeur des voitures
d’occasion par
la COTEC est en
passe de vouloir tuer l’économie nationale. On n’a pas l’honnêteté de dire
la vérité au peuple par rapport à ce que la COTEC a engendré comme trou dans
les recettes douanières. Il y a des individus à l’imagination qui mettent
sur pied des machins à des fins de se faire une bonne santé financière. Ces
machins n’ont jamais aussi été des sujets à polémiques et controverses comme
le COTEC des deux géniteurs dont le nom commun est « Marc ». Le Créateur
souverain si nous ne blasphémons pas, revient sur certaines de ses décisions
si elles sont boudées par ses créatures. Pourquoi les deux humains que sont
Marc-Antoine et Marc Bidamon ne doivent-ils pas avoir le courage de revoir
les contours de leur COTEC chérie et la réadapter au contexte national ? Ce
n’est pas aussi difficile que ça, mais l’on pense que c’est la volonté qui
manque. Ils sont scotchés à leur décision préférant gagner 10 F et faire
perdre 100 F à l’Etat. Drôle de logique !
Ils n’ont
pas de couilles
Les frondeurs de l’APMT ont pensé qu’ils devraient arriver à conduire
leur président au faux pas. Ils ont usé de toutes les stratégies et les
résultats se sont avérés les mêmes. Le président comme dans un miroir
observe tout ce qui est fait comme agitation. La dernière fois, mus par on
ne sait quoi, ils ont décidé d’organiser une Assemblée générale
extraordinaire. A quelle fin ? On ne saura répondre avec exactitude mais
tout compte fait, l’appât n’a attiré personne.
Dès lors que toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué, il
appartient au président de contre attaquer en passant à l’offensive pour que
l’ordre revienne. Ça fait trop désordre quand on sait que le corps qui est
agité ne peut pas évoluer dans cette atmosphère. Alors, le président doit
prendre ses responsabilités sinon laisser pourrir la situation équivaudrait
à rentrer dans le schéma voulu par les frondeurs. Le parricide n’a pas eu
lieu, le papa connaît plus que bien ses « enfants » et saura les rétribuer
le moment venu.
Le bras de
fer
Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décidé d’atténuer les souffrances
qu’endurent les responsables des médias privés. Au cours des échanges de
vœux à la présidence de
la République,
le président Faure a porté la bonne nouvelle à la connaissance des
journalistes.
L’enveloppe qui était de 75 millions a été revue à la hausse pour
atteindre les 350 millions. L’attitude du chef de l’Etat est d’une rare
élégance. Mais depuis l’annonce de la bonne nouvelle, c’est une
effervescence qui s’observe autour du magot. Le Ministère de
la Communication,
la HAAC et le CONAPP, chacun à son niveau veut s’assurer le contrôle du
pactole. A en croire certaines indiscrétions, cet état de fait retarde le
décaissement. Au moment où ce bras de fer perdure, le chemin de croix des
médias privés fait sa route. C’est difficile d’assurer convenablement les
parutions. Les promesses qui ont été faites aux imprimeurs et autres par
rapport aux 350 millions deviennent des mirages. L’argent, c’est aux
journalistes, des critères ont été définis pour le partage, toute tentative
de vouloir contrôler le magot d’où qu’elle vient n’est que du forcing. Le
bras de fer n’a donc pas sa raison d’être. Place à l’essentiel. |