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Chronique de la Semaine #47 du 26 fev 2009
Déblocage des travaux du CPDC : Consensus autour du président Faure comme facilitateur

Après quatre jours de suspension des travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) à la demande de l'UFC qui exigeait la facilitation, la 9e séance de mardi a permis aux acteurs de trouver un compromis.

          Ce compromis qui porte sur le recours à la facilitation  en cas de blocage des travaux, vient de trouver un dénouement heureux qui satisfait toutes les parties prenantes au dialogue. Ainsi, " en cas de blocage des discussions, le CPDC convient de saisir le président de la République. Le chef de l'Etat recherche avec les leaders des partis membres du Cadre, les solutions appropriées avec le recours à la facilitation le cas échéant ".

Désormais, en cas de blocage, le premier facilitateur n'est autre que le président de la République qui a signé le décret mettant en place le CPDC. C'est lorsque ce recours n'a pas pu apporter des solutions idoines au blocage qu'il est possible de recourir à une facilitation. Pourquoi perdre beaucoup de temps alors que la solution était à la portée de la main ? L'on se rappelle qu'avant la suspension des travaux réclamée par l'UFC, le CAR avait suggéré que le représentant du chef de l'Etat au CPDC aille rendre compte à son mandant pour débloquer la situation.

Le RPT est allé loin en proposant de " recourir au chef de l'Etat en cas de blocage pour trouver les solutions appropriées en concertation avec les leaders des partis politiques du CPDC ", indique le communiqué du RPT. Si l'UFC avait accepté de poursuivre les discussions, il va sans dire que les parties prenantes aboutiraient à coup sûr à ce compromis. Mais malheureusement, le parti de Gilchrist  Olympio a choisi la fuite en avant pour soi-disant rendre compte à son mandant.

En tout cas, avec ce compromis, le chemin est balisé pour la poursuite des travaux. La dixième séance qui se déroule ce matin s'appesantira sur le code électoral. L'on se rappelle que le gouvernement avait déposé sur la table de l'Assemblée Nationale un projet de loi sur le code électoral pour que le débat se déroule à ce niveau comme cela se fait partout dans le monde. Mais une fois encore, l'UFC a rejeté catégoriquement cette démarche parce qu'elle n'a pas la majorité au parlement pour s'imposer. Si c'était le cas contraire, c'est-à-dire, si ce parti avait la majorité absolue, elle ne trouverait pas d'inconvénient à ce que les députés puissent en débattre. Comme l'UFC a voulu que le texte du code électoral passe par le CPDC qui n'est qu'un cadre consultatif et qui ne peut en aucun cas s'imposer aux institutions républicaines, l'on attend de voir si les résultats de ses travaux passeront sur un arbre pour devenir une loi de la république ou bien c'est toujours l'Assemblée qui va légiférer.

Et pourtant nous sommes à quelques mois de l'échéance fatidique de 2010 pour la présidentielle. Si le simple règlement intérieur a mis plus de deux semaines pour être adopté, qu'adviendra-t-il lorsqu'il va s'agir des textes chocs, notamment le code électoral, les réformes institutionnelles et constitutionnelles ?

Pour l'heure, le CDPC ne peut en aucun cas se muer en un dialogue bis. C'est juste un cadre consultatif qui ne peut s'imposer à aucune institution.

Aliziou Dominique


Le dernier ministre du gouvernement  Houngbo est connu : M. Comla Kadje ministre des Travaux  Publics et des Transports

Après la publication de la liste des membres du gouvernement Houngbo, un département et non des moindres était rattaché à la présidence de la République. Il s'agit du ministère des Travaux Publics et des Transports. Ce ministère vient de connaître son locataire à la personne de M. Comla Kadje précédemment commissaire à la Commission de la CEDEAO. M. Kadje n'est pas un novice dans la boîte. Il avait occupé la Direction générale des Travaux Publics et donc maîtrise les rouages de ce département que certains qualifient de pourri. En effet, nos routes se trouvent aujourd'hui dans un état de déliquescence avancée à cause bien sûr des entrepreneurs véreux qui, au lieu de réaliser des ouvrages pouvant durer dans le temps préfèrent engloutir des centaines de millions dans leur poche. La plupart des cadres de ce ministère et même des barrons disposent des entreprises BTP.

L'on se demande si le nouveau ministre des TP qui a pris fonction hier a les reins solides pour combattre ce réseau mafieux spécialisé dans la construction des ouvrages de mauvaise qualité vite endommagés dès la première pluie.

En tout cas, le ministre a la lourde responsabilité de réorganiser ce secteur et surtout de lancer une croisade contre les entrepreneurs véreux qui n'ont qu'un seul souci : comment remplir leur poche. Le drame, c'est que les services chargés de contrôler la fiabilité de ces ouvrages sont aussi corrompus que les entrepreneurs. Il suffit de glisser un pot de vin aux contrôleurs pour qu'ils affirment les yeux fermés que l'ouvrage est d'une qualité exceptionnelle alors que la réalité est tout autre. M. Comlan Kadje pourra mieux réussir sa mission si lui-même ne dispose pas d'une entreprise BTP. Il pourra être au dessus de la mêlée et sévir contre les entrepreneurs peu sérieux.

M. le ministre, la tâche qui vous attend est immense, mais avec beaucoup de courage et de sérieux, vous pouvez réussir.

Monsieur le Ministre. Du courage donc!

A.D.


Insécurité à Lomé : Les Forces de Sécurité mènent une "Opération Commando" réussie

Le phénomène de l'insécurité a pris une ampleur inquiétante ces derniers temps, malgré l'Opération araignée mise en place par les autorités pour lutter contre les braqueurs et bandits. Les "toiles" de nos araignées n'arrivaient plus à prendre ne serait-ce que la plus "petite bestiole" nuisible à la société. Les Loméens dans la rue avaient la peur dans le ventre et n'avaient pas le sommeil tranquille la nuit, tout ceci par peur d'être braqués. Face à cette situation qui commençait par ressembler à la vie de la jungle, la presse n'a pas fait de cadeau aux responsables chargés de la sécurité des citoyens : critiques par ici, dénonciation par là et même des propositions ont été adressées à ces responsables.

L'on a l'impression que les intéressés ont pris la mesure de la situation et rectifié le tir. La semaine dernière, nos forces de sécurité ont réussi à mettre hors d'état de nuire sept braqueurs. C'est la gendarmerie nationale qui a donné le ton dans la nuit de mardi 16 à mercredi 18 février dernier à la suite d'une opération qu'on pourrait qualifier de "Commando". Trois malfaiteurs qui venaient de braquer et dépouiller une famille ont été traqués par la gendarmerie nationale, une traque qui a conduit les gendarmes de Hédzranawoé à Agoé-Kitidjan où ces bandits ont été abattus à la suite d'un échange de tirs nourris. Trois jours plus tard, ce fut le tour de la police nationale de mettre fin aux actes d'insécurité de quatre autres malfrats à Aflao Soviépé, à la suite également d'échange de tirs entre forces de sécurité et malfrats.

La police a aussi découvert dans la même localité trois chèvres égorgées et une moto abandonnées par des voleurs, probablement surpris par la présence des hommes en tenue. Cette opération de grande envergure des forces de sécurité est à saluer. Mais elle ne doit pas s'arrêter là, car ça serait comme une goutte d'eau dans la mer. Les réseaux de malfrats il doit en exister beaucoup et il faudra réorganiser le système sécuritaire et mettre à la disposition des forces de sécurité des moyens à la mesure de l'ampleur du phénomène. L'Etat doit également penser à l'électrification des rues de Lomé et des quartiers environnants, car l'obscurité favorise beaucoup les actions des malfrats. Les actes de braquage ralentissent beaucoup le développement.

La population a également son rôle à jouer dans le démantèlement de ces réseaux de braqueurs en dénonçant des comportements étranges d'un cohabitant ou en évitant d'héberger les malfrats.

Cette franche collaboration entre la population et les forces de sécurité conduira à coup sûr à l'éradication de ce fléau.

Pierre Agbanda


Promotion du secteur artisanal Togolais : La Foire Artisanale du Togo officiellement lancée

            Du 15 au 26 avril prochain, Lomé la capitale abritera la deuxième édition de la Foire Artisanale du Togo (FA. Togo). Cette deuxième édition qui aura pour cadre le Palais des Congrès sera placée sous le thème : " Booster notre développement par la force de l'artisanat ".

Initiée par Africa World, une agence de conseil et de stratégie de communication, la Foire Artisanale du Togo vise à faire la promotion des produits et services du Togo et de la sous-région. C'est également une occasion de présenter les performances locales et sous régionales en matière d'œuvres artisanales, de faire leur promotion et de trouver des moyens pour écouler ces produits. Ce faisant, c'est le développement global du pays qui est visé. Nul n'ignore l'apport combien important du secteur artisanal dans l'économie de notre pays. L'artisanat, en effet, contribue à environ 30%  du PIB (Produit Intérieur Brut) et occupe au moins 600 000 personnes, permettant ainsi de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la lutte contre le chômage. Conscientes de cet apport inestimable de l'artisanat dans l'économie du Togo, les autorités ont entrepris l'institutionnalisation du secteur depuis 1992 et adopté en 1998 la loi portant création des chambres régionales de métier, afin de permettre aux artisans de mieux s'organiser pour défendre leurs intérêts.

En prélude à cette grande rencontre d'échange entre les artisans d'une part puis entre ceux-ci et les autres corps de métiers ainsi qu'avec le grand public d'autre part, les organisateurs ont organisé le mardi dernier une conférence de presse à l'hôtel Palm Beach à Lomé consacrée au lancement de cette foire. A en croire les promoteurs de FA-Togo, "cette foire s'inscrit dans le cadre des orientations visant à promouvoir les produits artisanaux, instaurer de nouvelles traditions à même de mettre en relief le patrimoine culturel togolais et sous régional, de mieux faire connaître les produits et services innovants de tous les secteurs d'activités, de créer de nouvelles opportunités pour leur écoulement et de repositionner la destination Togo".

La Foire Artisanale du Togo, c'est également un moment idéal de réflexion sur les problèmes professionnels et de partage d'expérience à travers des thèmes qui seront débattus au cours  des conférences et tables rondes.

La FA 2009 promet beaucoup, car en dehors des cinq pays (Ghana, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Togo) qui avaient pris part à la première édition qui s'est tenue à Atakpamé en 2008, d'autres pays comme le Niger, le Sénégal, le Maroc et la France sont annoncés.

Plusieurs activités sont prévues pour meubler cette manifestation, notamment : la remise de prix (pour encourager les mérites des populations), les expositions-vente, le dîner de gala, le concours miss FAA (pour célébrer la beauté féminine), les défilés de mode, les concerts et spectacles, une caravane, un bal masqué …

La présidente du Comité d'Organisation, Mlle Essomanda Gnassingbé a lancé un appel à tous les partenaires et à la population à participer activement à cette FA, afin de faire d'elle une réussite.

Pour toutes les informations relatives à la FA-Togo, veuillez consulter le site www.foiretogo.com.

Pierre Agbanda


Fait divers : Donc je pars !

Un Indien résidant à Kara est décédé et incinéré courant mois de décembre 2008. C'était la première fois que les populations de la Kozah vivaient en directe un tel évènement riche en douleur, émotion et  tristesse. L'homme était bien connu dans le milieu.  Il était même respecté à cause de sa fortune.  Commerçant de son état, c'est dans sa boutique que l'on trouvait les produits importés d'Europe et principalement de très bons appareils électroménagers. Sa vraie identité n'étant pas connue des populations, il était appelé du nom de son établissement dénommé SANGAM. M. Sangam, comme on aimait  le désigner, n'a pas cru bon de célébrer l'année 2009. Il a mis fin à sa vie le soir du 26 décembre. Il n'avait pas d'enfant mais vivait avec une femme avec qui il n'avait pas encore célébré le mariage. C'était d'ailleurs sa dulcinée, sa papaye et sa carotte. Il l'a aimée jusqu'à même devenir obsédé. Aussi n'admettait-il pas de voir cette dernière aux côtés d'un autre homme. Il aurait même promis qu'il mourrait s'il apprenait ou surprenait sa fleur de beauté en  flagrant délit d’adultère. .Aussi a-t-il mis tout le paquet pour lui  permettre de vivre heureuse, mieux, d'être la plus heureuse  de la Kozah.  Cette  vie de couple n'a pu durer que 3 ans. La femme ne pouvant plus vivre dans cette obsession a fini par se tailler un petit copain. C'est en fait la cause, mieux le motif déterminant de la mort brutale de l'Indien. Plus d'un mois après ce drame, des langues ont commencé par se délier pour expliquer ce qui s'est passé le soir du décès. Des témoins auraient vu la victime se tirailler la veille avec sa dulcinée. Feu Sangam tentait de l'empêcher de sortir. Il a tout fait mais n'a pas réussi. Elle s'en est allée. Ne pouvant pas dormir en l'absence de sa dulcinée, M. Sangam prit sa voiture et se mit dans la rue. C'est alors qu'il vit sa dulcinée en compagnie d'un jeune homme avec qui elle marchait bras dessous bras dessus. Il n'a pas pu supporter. Il est aussitôt retourné chez lui et a pris le bidon rempli d'essence dont il s'aspergea le corps et mit feu. Malgré le secours, il rendit l'âme à l'hôpital. C'est dommage qu'il soit mort trop tôt. Pauvre amoureux,  tu n'as pas pu t'initier en la matière. Que le Bouda, ton Dieu suprême,  offre à ton âme, la chance de souffrir moins et de se reposer en paix !

B. Talom

Chronique de la Semaine #46 du 19 fev 2009
Blocage des travaux du CPDC : L'UFC réclame la facilitation

La septième séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) a été suspendue à la demande de l'Union des Forces de Changement (UFC). Au cours de cette séance qui s'est toujours déroulée à la primature le mardi dernier, l'UFC a demandé la suspension des travaux pour des raisons suivantes : ''en raison de la crise de confiance qui prévaut jusqu'à présent, sur le plan national, l'UFC demande le recours à la facilitation en cas de blocage des discussions sur tous les sujets relatifs aux reformes politiques (loi électorale, reformes constitutionnelles et institutionnelles) prévues par l'Accord Politique Global (APG). Pour ce faire, l'UFC demande une suspension de séance jusqu'à vendredi 20 février 2009 inclus. Cela permettra aux représentants de l'UFC de rendre compte à leurs mandants''. Après cette réaction pour le moins surprenante de l'UFC, l'on se pose la question de savoir si l'UFC a lu le décret de création du CPDC et si elle a également parcouru l'APG qui a prévu la création du Cadre Permanent de Dialogue et de concertation. L'article 5.1 de l'APG dit ceci : ''les parties prenantes au dialogue conviennent de la création d'un cadre permanent de dialogue et de concertation sur les sujets d'intérêt national.

Le gouvernement d'union nationale fixera les missions, la composition et les modalités de fonctionnement de cette structure''. Comme on peut le constater, il n'est nulle part mentionné la présence d'un facilitateur. Au demeurant, que vient chercher la facilitation dans un Cadre de discussion et d'échange sur les questions d'intérêt national ? Est-ce un nouveau dialogue qui aboutit à un accord politique ? Si telle est le cas, l'APG aurait été clair en parlant d'un véritable dialogue bis pour trouver des solutions aux reformes constitutionnelles et institutionnelles. L'article 3.2 de l'APG stipule : ''les parties prenantes au dialogue national, engagent le gouvernement à étudier les propositions de révision constitutionnelle, notamment : le régime politique, la nomination et les prérogatives du premier ministre, les conditions d'éligibilité du président de la république, la durée et la limitation du mandat présidentiel, l'institution d'un sénat, la reforme de la cour constitutionnelle. Le gouvernement pendra en charge ces propositions pour la prochaine législature''. La dernière phrase de l'article 3.2 montre clairement qu'il revient à la législature actuelle de légiférer sur ses reformes sans contrainte. Si le gouvernement d'union de Me Agboyibo avait trouvé un compromis avec les parties prenantes au dialogue sur ces reformes, l'Assemblée Nationale actuelle devait étudier le projet de loi avant de l'adopter. L'Assemblée issue des élections après l'APG n'a pas l'obligation d'adopter les yeux fermés ces reformes parce que c'est un compromis politique mais elle devrait légiférer selon le fonctionnement normal d'un parlement.

Au regard de tout ce qui précède, l'on peut dire sans se tromper que l'UFC veut amener le CAR et le RPT à violer l'esprit de l'APG. Si l'UFC avait au regard de l'article 5.1 et 3.2 signé l'APG, c'est parce qu'elle était sûre d'obtenir la majorité absolue à l'Assemblée Nationale pour dicter sa loi. Dès lors que les résultats de ces législatives n'ont pas comblé ses attentes, elle change le fusil d'épaule pour menacer les gens et surtout appeler ses badeaux et vandales à des manifestations violentes.

Pourquoi l'UFC n'aime pas les règles de la démocratie ?

Les règles élémentaires en démocratie, c'est le respect des décisions de la majorité du peuple. Si la majorité du peuple décide de porter à la tête d'un pays un perclus, la minorité est obligée de l'accepter. Si le président Américain Barak Obama a pu faire passer son plan d'action pour sortir les USA de la crise économique, c'est parce que son parti dispose d'une majorité au sénat et à l'Assemblée. En France, le président Nicolas Sarkozy a opéré plusieurs reformes justement parce que son parti, l'UMP, dispose d'une majorité à l'Assemblée. Pourquoi au Togo l'UFC ne veut pas que le RPT puisse opérer des reformes quitte à elle de faire ses reformes quand elle sera majoritaire à l'Assemblée ? Ce parti fait croire à la population que c'est le RPT qui bloque tout alors que c'est elle le fossoyeur. Le décret présidentiel qui a créé le CPDC n'a nulle part mentionné la présence d'un quelconque facilitateur. Le hic, c'est que le supposé allié de l'UFC, le CAR n'est pas sur la même longueur d'onde que l'UFC. Le CAR a, dans un communiqué rendu public, ''déploré que sa demande ait été rejetée par l'UFC'' “face au blocage de l'élaboration du règlement intérieur sur la question du recours au facilitateur, le CAR a proposé, au cours de la séance du 17 février 2009, que le président des travaux, le ministre d'Etat Pascal Bodjona, en rende compte au chef de l'Etat, président du Cadre permanent, en vue du déblocage de la situation'', indique de communiqué du CAR. Il va sans dire que si l'UFC avait accepté cette proposition, il ne devrait pas y avoir une suspension de quatre jours. Il suffira pour le représentant du chef de l'Etat de faire un tour à la présidence pour que les travaux reprennent. Juste une suspension de quelques heures et les travaux vont reprendre. Mais malheureusement, malgré les signes d'yeux de Jean-Pierre FABRE à Me APEVON en vue de l'amener à abonder dans le même sens que lui, celui-ci s'est abstenu en demandant plutôt au représentant du chef de l'Etat d'aller rendre compte au président Faure.

Tout compte fait, le décret instituant le CPDC est clair. Pour prendre part à ce Cadre, il faut avoir obtenu 5% lors des dernières législatives. Est-ce le facilitateur en question avait pris part aux élections législative et a-t-il obtenu 5% de l'électorat ?

Nous pensons qu'il ne sert à rien de vouloir tordre le coup à des textes pour assouvir des intérêts égoïstes. D'ailleurs, l'UFC n'avait jamais adhéré à la création d'un quelconque cadre permanent. C'est pour faire plaisir au CAR dont il quémande l'alliance que l'UFC a accepté pendre part aux travaux du CPDC ; sa demande de suspension des séances du CPDC n'est que le début d'un subterfuge. Car, l'UFC est à pied d'œuvre pour provoquer des troubles à Lomé et à l'intérieur du pays. Seulement, elle risque d'être déçue parce que les militants sur lesquels ce parti compte en ont marre de ses sorties de rue qui ne leur ont jamais rien donné. Ses militants sont plutôt aigris depuis qu'ils sont à l'Assemblée, les élus de l'UFC ne se préoccupent que de leur propre bien-être. Ils roulent dans des voitures 4 x 4 et soulèvent la poussière sur leurs militants sans se soucier de leur sort. En tout cas, pour certains, après la suspension demandée par l'UFC, la prochaine étape sera son retrait des travaux, puis l'organisation des troubles. Nous attendons de voir l'issue de son entreprise.

Dominique Aliziou


Forum national du paysan togolais : Le Président Faure sur le front agricole

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Faure Gnassingbé, contrairement à ce que disent ses détracteurs, est résolument engagé à mettre en œuvre son programme de société. Après le volet politique où il s'investit beaucoup pour que le Togo retrouve définitivement sa place dans le concert des nations, réconcilier tous les Togolais (consultations nationales pour la mise en place d'une commission ''Vérité - Justice - Réconciliation''), le chef de l'Etat n'entend pas abandonner le volet social. En vue de favoriser la relance de l'économie togolaise, un projet dénommé PSAEG (Projet de Soutien aux Activités Economiques des Groupements) a été officiellement lancé le 22 décembre 2008 à Atakpamé par le chef de l'Etat lui-même. Ce projet vise à permettre aux groupements de base de mieux s'organiser et de se développer. En définitive, ce projet vise à lutter contre la pauvreté, car les activités des groupements (100) qui ont reçu l'appui matériel et financier de l'Etat auront une incidence positive sur la vie des membres et de leurs familles, en terme d'amélioration de leurs conditions de vie.

C'est à Kara que 800 producteurs agricoles se sont retrouvés le jeudi 12 février pour échanger et confronter les moyens nécessaires à la promotion des activités agricoles, pastorales, hydrauliques, halieutiques et sylvicoles du Togo.

La rencontre dénommée SRPA (Stratégie de Relance de la Production Agricole) est un Forum National des Paysans Togolais qui répond au plan d'action d'urgence du gouvernement pour la période 2008 à 2010.

Le défi est de taille si nous savons que, le secteur primaire doit innover en vue de renforcer le secondaire.

Le représentant des Agriculteurs au Forum ne croyait pas si bien dire en remerciant le chef de l'Etat Faure Gnassingbé à qui il a rendu hommage pour son choix de l'approche participative. M. Koffi Ayenou a passé en revue toutes les initiatives du gouvernement togolais qui ont valorisé l'agriculture :

- La création du réseau des Chambres régionales d'agriculture.

- La restauration réussie du climat de confiance dans la filière coton

- La redynamisation de " l'appui conseil " en zone café cacao.

- La mobilisation d'importantes quantités d'engrais et autres intrants agricoles. Et au représentant des paysans d'ajouter : " Il est honnête de reconnaître que le minimum requis est bien en place et qu'il nous revient de jouer notre rôle et d'assumer pleinement notre responsabilité dans le développement de notre pays "

L'évènement était d'importance et le chef de l'Etat a échangé avec les paysans.

Au cours du Forum, le chef de l'Etat a tiré un coup de chapeau aux paysans togolais qui ont permis au monde rural d'éviter la famine, un fléau évité de justesse au Togo grâce au travail du monde paysan. Et au chef de l'Etat de renchérir : " … Malgré l'affaiblissement continu des capacités d'intervention de l'Etat, vous vous êtes pris en charge et vous avez donné le meilleur de vous-mêmes : nourrir les Togolaises et les Togolais. " Par ailleurs, il va sans dire que cette couche sociale contribue à la croissance du PIB togolais et lutte âprement contre le chômage. Les échanges entre le chef de l'Etat et le monde paysan ont duré quatre heures. Le chef de l'Etat a visité les stands sur l'esplanade du Palais des Congrès de Kara et a ajouté que cette rencontre sera annuelle afin de permettre désormais l'analyse à fond des problèmes du monde rural et assurer la productivité agricole du Togo.

40 agriculteurs ont été faits officiers et chevaliers de l'Ordre du mérite agricole. 220 autres ont été récompensés et ont reçu des prix tels que des tracteurs, des motoculteurs, des appareils pulvérisateurs, des bons d'enlèvement d'engrais et des enveloppes financières allant de 200.000 à 15 millions de francs CFA.

L'activité agricole attire sérieusement l'attention des autorités du pays qui comptent relever le niveau des productions :

- de 600.000 tonnes à 720.000 tonnes pour le maïs ;

-        de 275.000 tonnes à 288.000 tonnes de sorgho ;

Tels sont les chiffres avancés par M. Dénis N'BADIAN, président du Bureau National des Chambres de l'Agriculture. Aussi a-t-il déclaré voir appuyer le département de l'agriculture dans la surveillance des activités de la pêche et de la pisciculture.

Sylvia Do Régo


L'Union CAR - UFC à l'épreuve de réalité : Les deux partis présentent deux propositions différentes sur la composition de la CENI

''L'Union fait la force'', dit-on. L'annonce avec fracas de l'Union CAR - UFC devrait répondre à cet adage mais malheureusement les deux partis ne semblent pas être sur le même diapason. Les travaux en cours au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) laissent apparaître clairement que les deux partis de l'opposition parlementaire n'ont rien en commun. Chacun défend sa position. Si c'était le contraire, les deux partis devraient ensemble envoyer un document commun sur les amendements du code électoral. C'est d'abord le CAR qui fait les observations et propose son amendement sur le code électoral au CPDC. Après, c'est l'UFC qui propose son amendement au CPDC. Et lorsque l'on parcourt les deux documents, les deux partis censés former une union ont des positions diamétralement opposées. L'UFC propose pour la composition de la CENI, 14 membres dont 11 désignés par les partis représentés à l'Assemblée Nationale et répartis suivants les suffrages à raison de 05 membres pour la majorité parlementaire, 06 membres pour l'opposition parlementaire.

Deux membres désignés au titre de la société civile togolaise à raison de un (01) par majorité parlementaire, un (01) par l'opposition parlementaire. Un membre recruté par appel à candidature pour jouer le rôle de président de la CENI.

De son côté, le comité d'Action pour le Renouveau (CAR), propose une CENI  de 15 membres repartis comme suite :

- 06 membres désignés par la majorité

- 06 membres désignés par l'opposition parlementaire

- 02 membres désignés par la société civile

- 01 membre désigné par le gouvernement, sans voix délibérative.

Avec ses divergences de vue, entre ces deux partis, que peut-on dire de leur alliance ? Si les deux alliés ne peuvent pas élaborer ensemble un document de base, c'est que leur union est de façade.

Visiblement l'UFC se comporte comme si elle n'est pas prête à retourner l'ascenseur au CAR. Et pourtant c'était l'une des exigences du CAR pour cheminer ensemble. Lors d'un meeting qu'elle a tenu à Hedzranawè, l'UFC aurait dit à la population que le CAR est d'accord de l'aide à chasser le RPT en 2010. Ce qui a provoqué la colère de certains militants du CAR qui ont appris la nouvelle. Ces militants ont dont pris d'assaut le siège du CAR pour avoir la clarification de leur responsable. ''Nous ne somme plus prêt à soutenir la candidature de l'UFC qui n'a pas d'égard pour notre parti'' fulminait un enseignant militant du CAR.

Tout porte à croire que l'UFC veut user de la supercherie pour embobiner les militants du CAR en leur faisant croire que entre les deux partis, c'est la lune de miel alors que la réalité est tout autre. Comme l’a dit un haut cadre du CAR, cette fois-ci son parti ne se laissera plus enfariné par l'UFC qui les considère comme des vassaux. 

  1. D

La campagne de l'élection Miss Togo 2009 a démarré : La prochaine Miss se penchera sur le thème : "Eau potable pour tous "

La campagne de la 15ème édition de l'élection Miss Togo 2009 vient de se lancer. C'est au cours d'une cérémonie de lancement officiel qui a eu lieu, jeudi passé à l'Hôtel Ibis Lomé-Centre. Marquée par la présence de quelques sommités de notre pays en l'occurrence le ministre de la Communication et de la Culture Oulégoh KEYEWA, de plusieurs personnalités administratives, de Chefs de sociétés, de sponsors et des invités, cette cérémonie ouvre la voie aux candidatures pour la compétition de l'élection de la plus belle fille de l’année 2009 du Togo. Démarré à partir de ce 16 février, l'enregistrement des candidatures va se clôturer le 29 mai prochain.

Les potentielles candidates ont quatre mois pour valider leur participation aux phases éliminatoires du concours de beauté, notamment  les élections préfectorales prévues du 06 au 27 juin 2009 et les régionales qui auront lieu les 10,11, 18 et 25 juillet de cette année,  respectivement à Dapaong, à Kara, à Sokodé et à Atakpamé, et le 01 août prochain à Lomé pour le compte de la Région Maritime.

Pour succéder à Aïcha FOFANA, l'actuelle ambassadrice de la beauté togolaise, les candidates retenues vont compétir et se rivaliser d'élégance, de beauté et d'aptitude intellectuelle lors de la Grande Finale prévue pour le 29 août 2009 au Palais des Congrès de Lomé. Celle qui méritera le titre de la 15ème Miss Togo, aura à mener des actions de sensibilisation sur l'importance de l'utilisation de l'eau potable et à s'impliquer dans des projets de développement de nos populations à travers sa contribution dans des initiatives d'implantation de forages et des points d'eau potable au profit des nécessiteux. Elle aura à cet effet à attirer l'attention des autorités et des partenaires sur les difficultés des populations face à ce besoin vital.

Une initiative dont s'est réjoui le Ministre de la Communication et de la Culture, qui a approuvé la pertinence et la justesse du choix du thème qui rime merveilleusement avec le sens de la beauté féminine qui ne peut s'entretenir sans l'apport de l'eau potable nécessaire pour le soin corporel. Par ailleurs, ses félicitations ont été adressées au Comité Miss Togo pour son dévouement sans lequel la beauté togolaise ne gagnerait pas de l'estime et de dimension dont elle fait l'objet aujourd'hui au plan national et international, en se référant à la prouesse réalisée par Edwige BADAKOU lors du concours Miss Coupe du Monde de 2006 en Allemagne. 

En marge du lancement officiel de Miss Togo 2009, le Comité Miss Togo présidé par M. Gaspard K. BAKA, Mlle Aïcha FOFANA et Louis ATTIKPO, chef Division du département Vente et Marketing de Moov Togo, sponsor officiel de l'évènement, ont animé une conférence de presse pour présenter un bilan sur les activités menées par Aïcha FOFANA à mi-chemin de son mandat d'un an, ainsi que le contenu de son agenda sur le programme d'activités à mener pour le reste de son mandat.

Au cours de la première moitié de son mandat, Miss Togo 2008 a effectué des sorties pour entre autres inaugurer l'orphelinat de Mandouri, visiter ceux de Dapaong et d'Agou Gadzagan où elle a fait des dons.

Concernant les actions qu'elle aura à mener, il est prévu une activité particulière soutenue par le Chef de l'Etat et qui concerne le programme de campagne axé sur le thème " La lutte contre le trafic des enfants " et dont le lancement officiel aura lieu en mars prochain à Tchamba.

Vicarmelo Tiem


Pour la promotion de la musique au Togo : Les professionnels togolais des métiers de la musique se regroupent en une association

En vue d'assurer une promotion du secteur de la musique au Togo et pour une efficacité des actions dans le domaine, il est créé un regroupement de professionnels de la filière musicale dénommée Association Togolaise de Métiers de la Musique. Elle a pour but de mettre en commun les connaissances intellectuelles, spirituelles et toutes les énergies dans le cadre d'un mouvement volontariste. La raison d'être de l'association se justifie par la nécessité d'amener le Togo qui n'arrive pas à se positionner correctement dans le domaine musical, ni sur son marché local, ni sur le marché international, à amorcer une véritable relance de ce secteur en terme de réglementation et de structuration du secteur. En effet, et comme cela a déjà fait l'objet d'un des dossiers traités dans Chronique de la Semaine, le marché togolais de la musique est dominé dans sa majorité par les œuvres d'artistes étrangers et produites hors Togo. A peine les œuvres locales parviennent à occuper les 10% du marché qui se trouve inondé par les œuvres musicales d'origine ivoirienne, congolaise, américaine, européenne, antillaise, etc. Le contenu de la plupart de ces œuvres souvent, décalé par rapport à l'environnement socioculturel des consommateurs togolais, conduit à une fragmentation linguistique et culturelle du marché national. Cette situation n'est guère favorable à l'émergence des artistes togolais sur le marché mondial du disque.

Face à cette situation, l'Association Togolaise des Métiers de la Musique ambitionne de proposer des pistes de recherche de solutions idoines pour y remédier.

Décidés à relever ce grand défi de regroupement des ressources humaines et des bonnes volontés pour mener ensemble le combat de porter la musique togolaise hors de nos frontières, les membres de bureau de l'Association ont fait leur première sortie médiatique en conviant les journalistes à un point de presse. C'était le mardi passé au Centre Culturel de Dényigba où le bureau présidé par Toutou AKIM a présenté le contour et la teneur de l’initiative.

L'Association qui siège à l'Institut Couleur Café du Centre Culturel Dényigba au quartier Tokoin Saint Joseph a pour objectifs d'assister les pouvoirs publics dans la prise de décision dans le secteur de la musique, d'organiser des ateliers et sessions de sensibilisation et d'information, d'organiser des formations à travers des séminaires, ateliers et colloques, d'organiser des spectacles et autres manifestations pouvant valoriser la musique togolaise.

Pour y parvenir, la corporation dispose de moyens d'actions comme les supports de communication existants et à venir tels que la Presse, la Radio, la Télévision et l'Internet.

L'Association compte se baser sur des activités bien précises, notamment de séries de formation, de sensibilisation, l'organisation de festivals et des plaidoyers.

Les initiateurs d'une telle ambition sont à encourager pour réussir leur pari car très grande apparait la taille de leur vision qui exige une synergie d'actions d'un important nombre d'acteurs impliqués dans les métiers de la Musique. Il leur faudra le bénéfice d'une attentive audience de la part des autorités et des pouvoirs publics pour contribuer réellement à la restructuration et à la réglementation de la filière du son au Togo. Car aucune réglementation ni structuration n'est possible sans l'appropriation de l'arsenal juridique dont la responsabilité institutionnelle revient à l'Etat. L'ambition est noble et il faut leur souhaiter toute les conditions de réussite qu'il faut pour l'aboutissement de leurs objectifs.  

Vicarmelo Tiem


Fait divers : Le cadavre d’un bébé accroché au dos de sa meurtrière

L'évènement se déroule à Sokodé et plus précisément dans une banlieue nord-ouest de la ville. Une dame de trente sept ans environ serait arrivée au poste de la gendarmerie de Sokodé avec dans son dos le cadavre d'un bébé. La porteuse du cadavre serait la coépouse de celle dont l'enfant est mort. C'est une foule en colère qui aurait conduit la " meurtrière " au poste de la gendarmerie. A en croire l'informateur, tout aurait commencé chez un charlatan. C'est celui-ci qui aurait recommandé à sa cliente de lui apporter certains organes prélevés sur un enfant. Avec ces organes le soi-disant charlatan pourrait offrir une fortune immense à la malheureuse. Aussi aurait-elle choisi d'éliminer l'enfant de sa coépouse. Elle lui aurait fait avaler à cet effet une bonne dose de poison qui n'aurait pas mis du temps à l'emporter. Enterré, le corps du petit aurait été nuitamment enlevé avec le concours de deux jeunes complices de la dame. Seulement, arrivée chez le charlatan, la femme n'aurait pas pu se débarrasser du cadavre. Le marabout, ne comprenant rien de ce qui se passe, n'avait qu'une seule arme à son épaule : la fuite. Si lui, il court toujours, sa cliente, elle, serait dans le filet de la justice. La nouvelle qui a fait le tour de la ville de Sokodé, semble cependant inconnue de la gendarmerie. S'agit-il d'une simple plaisanterie ou d'un fait réel ? Nul ne saurait le dire. Dans tous les cas, des faits similaires se sont déjà produits dans le pays et l'on est désormais averti. Nos investigations se poursuivent afin de vous éclairer sur cette ténébreuse affaire.

B. Talom

Chronique de la Semaine #45 du 12 fev 2009
Vérité - Justice – Réconciliation : Le président Faure déterminé à faire aboutir le processus

Contrairement aux supputations qui faisaient état de la responsabilité du gouvernement dans le blocage de la mise sur pied d'une commission " Vérité, Justice, Réconciliation " à la suite du processus de consultations nationales lancées le 15 avril 2008 par les autorités togolaises, le chef de l'Etat Faure Essozimna Gnassingbé est déterminé à faire aboutir le processus. Lundi dernier, le président Faure a reçu au palais de la présidence, les différentes congrégations religieuses du pays, notamment l'Eglise Méthodiste, le Conseil Chrétien du Togo, l'Eglise Catholique et l'Union Musulmane, en prélude à la mise en place de la Commission " Vérité, Justice et Réconciliation ". Les discussions avec le chef de l'Etat ont porté sur la mise sur pied de cette commission et les différents groupes religieux se sont prononcés sur le profil de la personnalité qui devrait présider cette commission et aussi, sur les critères de choix des membres de cette commission.

La mise en place de la Commission " Vérité, Justice et Réconciliation " est en effet une recommandation du rapport sur les Consultations nationales remis depuis le 11 septembre 2008 aux autorités togolaises par le représentant au Togo du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme (HCDH), Musa Gassama, dont l'Institution a piloté les enquêtes de ces consultations. Selon les recommandations du rapport, les Togolais, dans leur majorité, ont souhaité que cette commission soit présidée par une personnalité religieuse et le chef de l'Etat par ce geste entend respecter à la lettre ce rapport et faire aboutir le processus de réconciliation qui lui tient beaucoup à cœur. Après cette rencontre avec le Chef de l’Etat, les responsables des différentes congrégations ont fait des déclarations dont voici quelques-unes :

El Hadj Inoussa Bouraïma, président par intérim de l'Union Musulmane du Togo.

" Il nous a dit le bien-fondé de cette réconciliation. Nous lui avons fait part de ce que nous faisons dans le cadre de cette réconciliation. Le chef de l'Etat nous a demandé si nous pouvons nous prononcer sur la ou les personnes qui pourrai(en)t éventuellement présider la commission. Mais là, il n'y a pas une carte blanche donnée à notre commission ".

Son Eminence, Renato Raffaele Cardinal Martino du Conseil pontifical " Justice et Paix " : " Cela a été quelque chose venant du président de la République avant tout. Avec son Excellence, nous avons discuté des questions de justice et paix. Mais surtout on a discuté en présence des évêques du pays. L'Eglise catholique est prête à collaborer au processus de réconciliation nationale et dans le futur du pays. Ma présence en tant que président du Conseil pontifical " justice et paix " est une garantie d'appui à cette détermination des évêques qui sont avant tout des citoyens du Togo parce qu'ils sont nés ici et sont leaders de diocèses dont ils sont des évêques. Ils devront travailler dans ce processus de réconciliation. On a eu l'agrément du président. C'est pour cela que je dis que cette rencontre va être très productive dans le futur immédiat de notre cher pays.”

Pierre Agbanda


SOS : faille d'Alédjo !

L'un des points les plus dangereux sur la nationale N°1 (Lomé-Cinkassé) reste la faille d'Alédjo. Malheureusement, c'est là-bas que la route est véritablement impraticable. Par endroit, le bitume n'existe pas, des nids de poule par ici, des pattes d'éléphant par là et tout ceci assaisonné d'une montée très abrute dont le moindre faux pas vous renvoie au pied de la montagne. Les plus malheureux à vivre le calvaire d'Alédjo, ce sont les remorques. Ces gros et longs camions qui chargent les marchandises hors gabarits vivent l'enfer dans la faille. C'est le cas le vendredi 06 février, où un camion s'est juste renversé à cause d'un gros trou. Le chauffeur nous dit : " Je me battais comme un beau diable pour sortir de cette faille, malheureusement le pneu avant de mon véhicule est tombé dans un trou géant et le camion s'est renversé ". Ce qui voudrait dire que s'il n'y avait pas de trou, le camionneur ne devait pas avoir de problème.

L'on se rappelle qu'en 2006, alors qu'il a pris l'hélicoptère pour se rendre dans la préfecture de Tchamba, le président de la République au retour a préféré prendre la route pour toucher du doigt les réalités du mont Alédjo.

Le constat était très amer et le chef de l'Etat avait débloqué des moyens pour résoudre ce problème.

Au lieu que l'entrepreneur qui a gagné le marché réalise l'ouvrage avec rigueur pour que cela puisse durer dans le temps, il a juste amusé la galerie. Le résultat c'est que quelque mois seulement après ses travaux, l'ouvrage réalisé est tombé en désuétude. Cet entrepreneur devrait être en taule pour s'être enrichi au détriment du contribuable togolais. Face aux désagréments que cela cause aux transporteurs, le gouvernement devra commettre une entreprise sérieuse, locale ou étrangère, afin de réaliser des ouvrages solides pouvant résister aux intempéries. Nous apprenons  que l'Etat a demandé l'expertise chinoise pour solutionner ce problème mais en attendant, que quelque chose soit fait pour éviter aux camionneurs le supplice au risque que ceux-ci se tournent vers d'autres pays. Dans ce cas, c'est notre port qui en pâtir

Aliziou Dominique



Insécurité grandissante à Lomé : Lomé la capitale fait l'objet d'une insécurité qui inquiète de plus en plus ses habitants.

 De jeunes gens, au lieu de travailler pour gagner leur vie, préfèrent s'en prendre aux honnêtes citoyens. Ces bandits de grand chemin sèment allègrement la terreur dans la ville sans être inquiétés. Armés de coupe-coupe ou de machettes, voire de pistolets artisanaux, ces malfaiteurs circulent souvent sur des motos à deux et ciblent leur proie dans des zones où il n'y a pas de forces de sécurité. Ainsi, lorsqu'ils ciblent leur victime, ces malfaiteurs s'arrêtent et sortent leur arsenal en intimant l'ordre à celle-ci de donner tout ce qu'elle a sur elle. A la moindre résistance, ils te découpent en morceau comme des bouchers. Par exemple, dans la nuit de lundi dernier, aux environs de 1 heure du matin, deux personnes ont été encore une fois la cible de ces bandits au niveau du garage central sur le boulevard Eyadema. En effet, un homme qui revenait du boulot, cherchait un taxi-moto pour la maison. Subitement, deux sinistres individus arrivent à moto comme pour l'amener chez lui. Malheureusement, ce n'était le cas, ils brandissent plutôt leur arme et lui intime l'ordre de vider sa poche. Ils lui prirent deux portables, son porte-monnaie et curieusement ses chaussures. L'homme se retrouva dépouillé et ne savait à quel saint se vouer. Au moment où ils opéraient, les malfaiteurs ont aperçu au niveau de la pharmacie Forever une demoiselle qui venait sur le boulevard en train de téléphoner.

Ils bondirent également sur elle et lui prirent tout. Voilà comment ces deux personnes ont été dépouillées. Et ça c'est un exemple parmi tant d'autres.

Où sont passées nos araignées ?

Face à cette  recrudescence de l'insécurité, beaucoup se demandent où sont passées nos araignées. L'opération araignée était conçue pour endiguer le mal. Des véhicules avec des numéros bien visibles, patrouillaient dans les différents quartiers et arrivaient parfois à mettre la main sur ces criminels.

Depuis un certain temps, ces véhicules se font rares à Lomé. Pourquoi ? Parce qu'ils sont en panne, dit-on. Point de solution ? C'est là la grande question qui interpelle le ministre Titikpina et son équipe. Les Loméens doivent-ils dormir à 17 h pour cause d'insécurité ? Ce n'est pas normal. Le comble, c'est que lorsque parfois on rencontre quelques équipes de patrouille des forces de sécurité, au lieu qu'elles fouillent systématique les motocyclistes, elles se contentent de réclamer les pièces de l'engin et après le "café". S'il est vrai qu'en réclamant les pièces de la moto, les forces de sécurité peuvent mettre la main sur les engins volés, il n'en demeure pas moins vrai que les malfrats puissent disposer de ces pièces et passer sans problème.

D'où la nécessité de fouiller systématiquement les motocyclistes pourquoi pas les véhicules également.

Le phénomène prend tellement de l'ampleur que cela doit interpeller le gouvernement qui a l'obligation de sécuriser ses citoyens. Il est clair qu'aucun développement n'est possible lorsqu'il n'y a pas de sécurité. Nos forces de sécurité doivent prendre en compte cette problématique et trouver des stratégies pour en découdre avec ce phénomène. Le gouvernement est donc interpellé.

Aliziou Dominique



3e séance des travaux du CPDC ; L'opposition réclame que les décisions ne soient pas touchées par l'Assemblée Nationale

Ouverts le vendredi 06 février 2009, les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation sont à leur troisième séance et se déroulent dans la salle de conférence de la primature. Les trois partis représentés à l'Assemblée Nationale à savoir, l'UFC, le CAR et le RPT sont présents à ces travaux. Selon le communiqué lu par le secrétaire général de la présidence, M. Awumey-zunu séleagbodji, "les discussions se sont poursuivies sur le règlement intérieur. Les points en suspens ont été adoptés à l'exception du point relatif au recours aux facilitateurs qui a été réservé jusqu'à aujourd’hui. Ensuite, les questions prioritaires, ont été abordées. Les débats ont débuté sur le premier point de ces questions prioritaires en l'occurrence le code électoral. A ce propos, les membres du CPDC sont tombés d'accord et ont réaffirmé le principe de l'organisation des élections par la CENI. Les discussions se sont poursuivies sur la composition de la CENI. Les débats ont été arrêtés à 17h 40mn et les travaux reprennent aujourd’hui 11 heures.

Au deuxième jour des discussions, l'UFC exigeait que les décisions issues de cette rencontre s'imposent à l'Assemblée Nationale, c'est-à-dire que les députés adoptent les yeux fermés les textes qui seront adoptés par le CPDC. Ce qui serait une aberration et une violation flagrante des textes qui régissent la république. Cette attitude laisse penser que notre opposition est composée de gangsters qui, lorsqu'une situation ne les arrange pas, tempêtent pour qu'on puisse violer allégrement les lois de la république. Mais lorsque ça va dans leur intérêt, ils sont les mêmes à crier sur tous les toits qu'il faut respecter les lois de la république.

Au demeurant, comment une Assemblée issue des élections libres transparentes peut juste devenir une chambre d'enregistrement ? Cela répond à quelle prescription ? Notre opposition doit s'accommoder aux règles élémentaires de la démocratie qui consiste à respecter la volonté du peuple. Si l'UFC ou le CAR avait la majorité à l'Assemblée, démanderaient-ils de contourner cette institution clé de la république ? Assurément non ! La bienséance leur recommande d'être patients et que le jour où le peuple leur donnera la majorité à l'Assemblée, ils en usent selon leur bon vouloir. En France l'UMP exploite sa majorité pour légiférer et l'opposition joue son rôle, mais jamais cette opposition n'a demandé de mettre en veilleuse les institutions de la république.

Aujourd'hui, l'UFC se comporte comme si nous étions à l'étape primaire de la crise. L'Assemblée Nationale issue de l'application de l'Accord Politique Global devrait s'occuper de régler ces problèmes notamment les réformes institutionnelles et constitutionnelles, le code électoral, le statut de l'opposition, etc. parce que ces problèmes qui devraient être réglés par le gouvernement d'Union Nationale ne l'ont pas été.

Faute de ne l'avoir pas fait, il revient à l'Assemblée nationale composée de l'UFC, du CAR et du RPT d'en débattre et de trouver un consensus. Vouloir créer un dialogue bis avec à la clé des facilitateurs signifiera que l'APG est caduque. Et puis il n'est nulle part écrit dans l'APG qu'on crée un autre dialogue pour débattre de ces questions. L'APG a plutôt prévu un cadre permanent de dialogue et de concertation pour discuter des sujets d'intérêt national (article 5 -1 de l'APG). Et c'est ce qui est en train de se dérouler à la primature. Mais aller jusqu'à réclamer que ses décisions s'imposent à l'Assemblée, c'est une ligne rouge à ne pas franchir.

Aliziou Dominique


Alerte : Nicolas Lawson du PRR confirme les troubles en préparation par l'opposition

Dans notre parution N° 043 nous faisions cas dans un article des troubles en perspective à l'initiative de l'UFC. D'aucuns ont probablement vu dans notre article une plaisanterie de mauvais goût. Mais en réalité ce n'en est pas une. Et les propos du président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR), Nicolas Lawson, viennent confirmer ce que nous avons annoncé.

En effet, le mercredi 04 février passé, une association dénommée "Forces Nouvelles" (FN) venait d'être portée sur les fonts baptismaux. Et le leader du PRR était présent au lancement des FN. A la fin, la parole a été donnée à Nicolas Lawson pour donner son appréciation. C'est là que notre beau parleur a versé dans une attaque en règle contre le pouvoir en place. Il a accusé celui-ci de l'avoir empêché d'avoir au moins un député lors des législatives d'octobre 2007. "Le système actuel est pervers et plus dangereux que l'ancien", a-t-il tempêté avant de menacer : "Si nous ne pouvons pas l'obtenir (le pouvoir) par les moyens démocratiques, nous finirons par l'obtenir par des moyens violents". Il a également parlé de ses relations extérieures et intérieures  qui sont prêtes à l'aider pour parvenir  à ses fins et invité la population à se tenir prête au moment venu. "J'en ai assez de ce pouvoir ! Je sais que vous serez au rendez-vous de l'histoire quand vos frères qui sont à l'extérieur vont rentrer au pays par la force", a-t-il révélé.

C'est en réalité le parti de Gilchrist Olympio, l'Union des Forces de Changement (UFC) qui a donné le ton des violences en préparation. Le 07 janvier dernier, l'UFC a organisé une conférence de presse à son siège pour marquer sa rentrée politique 2009. Au cours de cette rencontre avec la presse, le secrétaire général de l'UFC, Jean-Pierre Fabre, s'est plaint de la censure faite par la TVT à leur réaction, suite à la présentation du budget 2009. C'est là qu'il a déclaré que si le gouvernement continue de faire adopter les textes d'une façon unilatérale, cette année sera une année de luttes violentes. Seulement, il a manqué d'ajouter "et sanglantes".

L'on se demande maintenant si l'opposition togolaise s'est muée en opposition armée?

Les Togolais attendent de voir les réactions du CAR pour se situer définitivement, car l'UFC et le PRR ont déjà dévoilé ce qu'ils avaient dans leur besace.

En tout cas, l'UFC et ses acolytes doivent savoir qu'une élection, ça se prépare tôt et les violences ne leur donneront jamais le pouvoir. Un adage ne dit-il pas que : "qui veut aller loin, ménage sa monture". Et les leaders de ces partis de l'opposition ne doivent pas l'ignorer.

Chronique 


Education à la démocratie : La Commission de Lutte contre la Misère lance son programme PPCDA-AT

L'Association dénommée CLM (Commission de Lutte contre la Misère) a procédé le mardi 3 février dernier, en collaboration avec la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), au lancement officiel de son programme d'action, dénommé Programme pour la promotion de la culture démocratique en Afrique-Action Togo (PPCDA-AT).

La cérémonie de lancement présidée par le ministre des Droits de l'Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique, Me Yacoubou Hamadou s'est déroulée dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) à Lomé en présence du président de la CNDH, M. Koffi Kounte, des représentants des Organisations de Défense des Droits de l'Homme et de nombreux invités.

Ce programme vise la formation Civique des élèves et étudiants en particulier et par ricochet des citoyens togolais sur les principes et enjeux de la Démocratie et des Droits Humains dans la société, à travers la culture démocratique pour un développement soutenu. Il s'agit en quelque sorte d'une promotion de la culture démocratique à la base.

Selon le président de cette Association, M. Rabbi Agboh, ce programme permettra aux jeunes, relève de demain, d'avoir une meilleure compréhension de la démocratie et cette compréhension les conduira à une meilleure vision du développement soutenu et durable.

La CLM entend également mener ses actions dans ce sens vers la cellule familiale et la société dans son ensemble. Mais pour ce début et en fonction des moyens dont elle dispose, elle oriente ses efforts vers les élèves dans les établissements scolaires du Golfe et de la Commune de Lomé, en les sensibilisant et en leur donnant une formation sur la notion des Droits et Devoirs et sur les principes élémentaires de la culture démocratique afin de faire d'eux des adultes de demain responsables et de vrais citoyens.

Le ministre Yacoubou Hamadou s'est réjoui de cette initiative qui, selon lui, cadre parfaitement avec la politique nationale de promotion et de consolidation de la Démocratie et d'Education Civique définie par le gouvernement. Saluant les efforts des organisations de la société civile et celle de la CLM en particulier, dans la promotion de la culture démocratique, il a indiqué que c'est une œuvre salutaire qui contribue à garantir la paix sociale sans laquelle aucun développement n'est possible. " C'est sans doute un véritable travail de base visant à amener la population la plus jeune de notre pays à s'approprier les idéaux démocratiques et à traduire ces valeurs dans leurs comportements quotidiens ", a-t-il déclaré.

Rappelons que la CML est une association de défense des Droits Socio-économiques et de lutte contre la pauvreté. Comme telle, elle a pour but de contribuer à la réduction de la pauvreté, par l'appui à la formation et à l'initiative privée, l'assistance aux démunis, et d'œuvrer pour un changement de comportement pour une meilleure compréhension de la démocratie et du développement.

Elle a déjà mené plusieurs actions, notamment l'animation des causeries-débats et apporté son expertise sur comment gérer des micro crédits obtenus pour le démarrage des Activités Génératrices de Revenus (AGR).

Pierre Agbanda


Fait divers : Inceste: La dame Mana se fait engrosser par son fils

      En vérité, Dame Mana est une personne libérée de toute contrainte morale et spirituelle. Or, les lois de Dieu constituent des freins et des barrières aux passions humaines et à nos débordements. La loi divine ne dit-elle pas qu'il est formellement interdit d'avoir commerce avec son propre sang. Voila une immorale et inconsciente, qui ne s'est point gênée de coucher avec son propre fils.

Les faits

 Lorsque son mari décéda en 2005, dame Mana déménagea avec son fils M. D. dans le village Egbi dans la préfecture de Kloto dans la nouvelle concession que son époux y avait construite avant de prendre sa retraite existentielle .Là-bas, elle vécut en peaux avec son fils. Mais, au fil de chaudes nuits de jeux de jambes en l'air, tous les voisins ne tardèrent pas à remarquer que la griotte du coin était trop attentionnée envers son fils. Mais, jusqu'en 2002, personne n'imagina la relation intime qui liait la mère à son rejeton. 

En fin 2007, plus précisément en novembre, la Dame Mana tomba en grossesse à la grande surprise générale. Jusque-là, nul n'avait souvenance de l'avoir vu fréquenter un homme.

Dans le quartier, on commença à jaser et tout le monde finit par se lasser à la fin.

Apres neuf longs mois de grossesse, elle finit par accoucher. Contrairement à la coutume, elle n'organisa pas de cérémonie de baptême. Et le temps s'écoula allégement. Mais, en ce mois d'août, elle fut terrassée par un mal insidieux. Elle fit le tour des hôpitaux sans pouvoir guérir .Comble de malheur ! Le mal empirait de jour en jour, sans lui laisser une minute de répit. On se tourna alors vers les "Houno" .Consultés sur l'origine du mal, ces charlatans furent unanimes : "Madame, votre mal n'est pas une maladie ordinaire et si vous ne faites pas attention, elle risque de vous coûter la vie". Dans l'espoir de guérir, elle dépensa sans compter, jusqu' au jour où, elle se rendit chez Monsieur Mékpo, un “Houno” réputé du village voisin Totolito. Lequel ne mâcha ses mots : "Vous avez commis un acte impur... Je dirais même... ignoble. Si vous permettez le terme. Et, les mannes de vos ancêtres n'ont pas apprécié .Confessez-vous et vous serez libérée de ce mal insidieux qui vous dévore. Sinon, je ne donne pas cher à votre vie. Mais, bien avant, voilà les sacrifices que vous devez faire. Et, il énuméra lesdits sacrifices".

Désorientée, la dame Mana réunit quelques vieilles personnes et leur avoua son forfait .Mais, hélas ! Comme les murs ont des oreilles, la nouvelle ne tarda pas à faire le tour du quartier. La dame Mana, confuse et abattue, s'enferma chez elle, ne mettant le bout du nez dehors que lorsqu'elle n'en avait pas le choix. Fin Août, le fils inceste, accablé par les jaseries, disparut de la circulation sans laisser de trace.

Une mère et son fils pris en flagrant délit d'adultère, quel inceste !


Logo Dossouvi au sujet des FN : C'est triste qu'à chaque fois que la jeunesse togolaise prend des initiatives, tout le monde crie "manipulation"
Les Forces Nouvelles (FN), une association de jeunes, ont été portées sur les fonts baptismaux le 4 février 2009. De quoi s'agit-il, pourquoi cette initiative maintenant, de quelle couleur politique est-elle? M. Hilaire Logo Dossouvi, secrétaire général des FN apporte des éléments de réponse dans une interview dont nous vous proposons le contenu.

Qu'est-ce que les FN ?
Les Forces Nouvelles (FN) sont une initiative de la jeunesse pour resserrer les rangs des Associations de bonne volonté pour apporter leur contribution au débat démocratique en cours au Togo. Une initiative essentiellement civique pour aider à une meilleure compréhension du débat politique en cette période névralgique de la vie politique togolaise.

Pourquoi les FN maintenant, c'est-à-dire à un an de l'élection présidentielle de 2010 ?
Nous disons "période névralgique" et pour ce faire, nous comptons nous positionner aux côtés de nos populations et susciter le débat dans toutes les régions du Togo pour partager avec elles la vision démocratique des choses en vue de contrer certaines tares comme le tribalisme, les démagogies, les mensonges… afin que l'interprétation des enjeux ne relève plus exclusivement de la politique politicienne. Nous invitons toute la jeunesse à se joindre à nous dans l'intérêt de nos populations pour lutter contre certains critères subjectifs qui interviennent dans le choix de nos premiers responsables."

Vous êtes le représentant du MO5 dans les FN. Est-ce à dire que le MO5 est dissout ?
Je connais les objectifs du MO5 pour en avoir été un des initiateurs. Je crois qu'il est de bon aloi, pour les objectifs que nous assignons au FN, d'associer le MO5. Mais sur place, les militants étant déconnecter d'une partie de la coordination partie depuis, la base est en concertation pour l'harmonisation et une adhésion totale aux FN. Mais je crois que les objectifs sont nobles. Si nous y parvenons, ce sera une bonne chose. Mais pour le moment, l'initiative du Mouvement patriotique est franchement personnelle. Le MO5 n'est absolument pas dissout. La discussion continue…pour l'adhésion du Mouvement patriotique du 05 octobre aux FN.

M. Eloi Koussao s'est adjugé le MO5 pour arnaquer les Blancs en Europe et fait son one man show. Lorsque vous affiliez l'association aux FN, est-ce avec l'accord de Eloi Koussao ?
Comme je viens de le dire, pour des raisons de communication, la concertation n'a pas eu lieu. Mais cela va se faire. En tout cas, c'est mon souhait. Je crois qu'il faut que le MO5 retrouve sa place au panorama qu'il apporte le dynamisme et l'intelligence que les Togolais lui reconnaissaient. Telle est ma préoccupation. Pas plus…

Votre association est née au moment où les acteurs politiques sont en conclave dans le Cadre permanent de dialogue et de concertation pour discuter, des réformes institutionnelles et constitutionnelles réclamées par l'opposition. Quel regard les FN portent-elles sur ce dialogue en cours ?
Nous sommes informés du décret présidentiel portant création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) créé le 4 février dernier dans le prolongement de l'Accord Politique Global (APG). Nous savons que le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) s'est décarcassé pour cela et s'en réjouit donc. Mais l'Union des Forces de Changement (UFC) considère ce décret comme un diktat du parti au pouvoir.
Nous déplorons ce bras de fer en perspective et souhaitons que les protagonistes concernés fassent clin d'œil à l'arbitrage des instances appropriées de l'APG pour aplanir les difficultés.

Les FN roulent pour qui ?
" C'est triste qu'à chaque fois que la jeunesse togolaise prend des initiatives, tout le monde crie "manipulation" d'Untel ". C'est dommage. Un confrère de la place a dit que les FN sont "une appendice de la CDPA pour amuser la galerie". C'est dommage, très dommage. Et moi je dis que c'est un mépris de la jeunesse et un manque de confiance en cette couche sociale au Togo. " Nous ne sommes générés par personne ". Ils auraient dû attendre et nous voir un peu à l'œuvre d'abord.

Depuis  votre retour au pays, que faites vous comme activité ?
J'ai fait mes études à l'Institut Supérieur de Presse du Conseil de l'Entente et je suis sorti en 1982 avec une maîtrise en Science et technique de Communication de Masse. De 1982 jusqu'à ce jour, ce diplôme ne m'a jamais donné droit à un travail jusqu'à mon départ en exil. A mon retour en mars 2007,  j'ai été nommé "chargé de mission" au ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration Régionale le 28 février 2008. Je dis que cette nomination est très controversée car au ministère des Affaires Etrangères depuis le 28 février jusqu'à ce jour, cet arrêté n'a aucune incidence financière sur mon existence. Puisque je ne suis pas payé jusqu'à ce jour. Une réponse à un courrier que j'ai adressé au ministère des Finances m'a notifié au sujet de mon poste de "chargé de mission".

" …Le texte régissant lesdites indemnités n'ont pas prévu un tel poste au sein des départements ministériels. Par conséquent, je ne saurais réserver une suite favorable à sa requête… "

Au moment où je vous parle, je n'ai même pas un bureau au ministère des Affaires Etrangères. C'est contre la législation togolaise du travail. Mais nous le prenons très sportivement.

Vous êtes un membre actif de la CDPA, les FN sont-elles un mouvement proche de votre parti ?
Les FN n'ont aucun lien avec la CDPA.

Propos recueillis par LIZIOU Dominique

 

 
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