|
Lomé - le 10 fev. 2009 -
Le président de la République togolaise Faure Gnassingbé a rencontré le 09
février au palais de la présidence à Lomé des délégations des confessions
religieuses au Togo. Il s’agit entre autres de l’Union Musulmane du Togo (UMT),
conduite par son président par intérim El Hadj Inoussa Bouraïma, du Conseil
Chrétien du Togo avec à sa tête le révérend pasteur Djakouti Mitré, de la
délégation de l’Eglise Méthodiste menée par son président Charles Alagba et
du Conseil pontifical ‘’Justice et Paix’’ conduite par son président
l’éminence Renato Raffaele Cardinal Martino. Au menu des entretiens l’apport
des religieux dans la mise en place de la Commission Vérité-Justice
Réconciliation.
Le chef de
l’Etat qui, dit-on, attache un intérêt particulier au processus de
réconciliation nationale, a rappelé à ses interlocuteurs la pertinence et le
bien fondé de la réconciliation nationale au Togo.
Les différents
groupes religieux qui sont se félicité de l’honneur qui leur est fait et
forts de ce que, d’après les consultations nationales qui se sont déroulées
au Togo d’avril à septembre 2008, il ressort que le peuple togolais
souhaite, dans sa grande majorité, que la Commission
Vérité-Justice-Réconciliation soit présidée par un responsable religieux, se
sont exprimés sur le profil de la personnalité qui devrait présider cette
commission et aussi, sur les critères du choix des autres membres.
Au sortir de
l’audience présidentielle, les responsables des différents religieux se sont
prononcé sur la question.
« Nous avons
participé à des séminaires qui traitaient de la réconciliation nationale et
nous avons été, non seulement participants, mais nous avons aussi pris une
part active…Mais là, il n’y a pas une carte blanche donnée à notre
commission » a déclaré El Hadj Inoussa Bouraïma, le président par
intérim de l’UMT
Le président du
Conseil Chrétien, le révérend pasteur Djakouti Mitré devait lui insister sur
la nécessité pour le peuple du Togo de se pardonner et se de réconcilier
car, « la vengeance ne fait qu’engendrer la vengeance, le pardon apporte
l’amour, la paix ». Pour le pasteur Mitré, les religieux sont prêts à
accompagner le président dans ce processus par leurs prières « afin que
Dieu ait pitié de notre pays pour que nous puissions vivre en paix, en
harmonie pour la gloire de son nom »
Le
président de l’Eglise Méthodiste du Togo, le pasteur Charles Alagba s’est
quant à lui réjouit de cette marque de confiance qui est faite aux
religieux, signe du rôle qu’ils jouent dans le pays, et a souhaité que celui
qui doit être président de la commission soit quelqu’un de « profondément
religieux et croyant, c'est-à-dire qui croit en Dieu, en l’Eglise et qui a
aussi des compétences et des expériences en ce qui concerne les
ramifications, la complexité de vivre ensemble, que ce soit sur le plan
politique, social, économique, etc. donc, quelqu’un qui est capable de faire
à la fois la synthèse entre le spirituel et la réalité existentielle »
« L’Eglise
catholique est prête à collaborer dans le processus de réconciliation
nationale et dans le futur du pays. Ma présence en tant que président du
conseil pontifical ‘’Justice et Paix’’ est une garantie d’appui à cette
démarche des évêques qui sont avant tout des citoyens du Togo »
a déclaré pour sa part Son Eminence, Renato Raffaele Cardinal Martino.
Après cette
consultation du premier magistrat du pays, les Togolais attendent donc de
voir qui seront ces personnalités hors pair qui feront partie de cette
commission, surtout celle à qui l’honneur échoira de la présider pour que
véritablement le processus de réconciliation tant souhaité soit enclenché.
|