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Lome
- le 3 fev 2009 -
Le 23 janvier
dernier, le gouvernement réuni en conseil des ministres avait enjoint au
président de l’assemblée nationale de convoquer une session extraordinaire à
l’effet de se pencher sur un certain nombre de mesures prises dans le cadre
des réformes politiques préconisées par l’APG signé le
20 août 2006 par
l’ensemble des acteurs togolais notamment : le projet de loi portant
modification du Code Electoral, le projet de loi portant statut de
l’opposition, le projet de loi modifiant la loi organique relative à la HAAC.
Faisant suite à
l’injonction du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale, El Hadj
Abass Bonfoh a convoqué, le vendredi 30 janvier 2009, une réunion de la
Conférence des Présidents, afin d’affecter les projets de lois aux
commissions concernées, pour la préparation de leur adoption en séance.
Réunis le 2
février 2009 en conférence des présidents au Palais des Congrès, les trois
groupes parlementaires n’ont pas pu se mettre d’accord et les trois textes
sur lesquels ils devaient plancher ont été renvoyés au président de la
République.
Au sortir de
cette réunion, l’Union des Forces de Changement a rendu public un communiqué
dans lequel, elle dénonce le caractère arrogant et péremptoire de la
démarche du gouvernement qui tente d’imposer unilatéralement par
l’intermédiaire de sa majorité à l’Assemblée nationale, l’adoption d’un Code
Electoral. Le parti de Gilchrist Olympio met en garde le gouvernement et le
régime RPT contre les conséquences graves de leur entêtement à imposer un
code électoral inique et rétrograde et se réserve le droit de quitter les
travaux de l’Assemblée nationale si le gouvernement persiste à imposer un
projet de code électoral non consensuel à la classe politique togolaise.
Voici in extenso ledit communiqué
Par décret pris
en conseil des ministres extraordinaire, le vendredi 23 janvier 2009, le
chef de l’Etat a demandé à l’Assemblée nationale d’examiner en session
extraordinaire, plusieurs projets de loi adoptés tout récemment par le
gouvernement notamment:
- le projet de
loi portant modification du Code Electoral,
- le projet de
loi portant statut de l’opposition,
- le projet de
loi modifiant la loi organique relative à la HAAC.
Déférant à cette
injonction, le Président de l’Assemblée nationale a convoqué, le vendredi 30
janvier 2009, une réunion de la Conférence des Présidents, afin d’affecter
les projets de lois aux commissions concernées, pour la préparation de leur
adoption en séance plénière.
Lors de cette
réunion, les députés de l’opposition (UFC, CAR), membres de la Conférence
des présidents, ont fait valoir que l’adoption unilatérale par le
gouvernement de projets de loi qui relèvent des réformes politiques prévues
par l’Accord Politique Global (APG), est une violation de l’esprit et de la
lettre de cet Accord.
Les députés de
l’opposition ont en outre dénoncé et condamné le caractère arrogant et
péremptoire de la démarche du gouvernement qui tente d’imposer
unilatéralement par l’intermédiaire de sa majorité à l’Assemblée nationale,
l’adoption d’un Code Electoral non consensuel, tout en reconnaissant dans
son exposé des motifs, la nécessité du dialogue et du consensus préconisés
par l’APG pour l’adoption et la mise en œuvre des réformes politiques.
Les députés de
l’UFC n’ont pas manqué de rappeler également que face aux intentions du
gouvernement, l’UFC a saisi le Facilitateur du dialogue inter-togolais, le
Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, pour lui demander de réunir de
toute urgence, le Comité de suivi en vue d’aplanir les divergences, et que
le Président Compaoré a aussitôt dépêché au Togo, M. Bédouma Alain Yoda,
Ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et de la coopération
régionale du Burkina Faso, qui s’est entretenu sur cette question aussi bien
avec le chef de l’Etat togolais que les responsables de l’UFC, le lundi 19
janvier 2009.
Le Groupe
Parlementaire UFC refuse catégoriquement de s’associer au coup de force que
le gouvernement demande à l’Assemblée nationale de parachever. Ses députés
protestent énergiquement contre l’introduction inopportune d’un tel projet
de loi, qui est totalement inacceptable non seulement au regard de l’APG et
des recommandations des missions d’observation électorale des législatives
de 2007, mais encore et surtout, au regard de la volonté et de la
détermination des populations togolaises d’aller à la réconciliation
nationale notamment par des élections libres, équitables, transparentes et
démocratiques
Le Groupe
parlementaire UFC met en garde le gouvernement et le régime RPT contre les
conséquences graves de leur entêtement à imposer un code électoral inique et
rétrograde. Il se réserve le droit de quitter les travaux de l’Assemblée
nationale si le gouvernement persiste à imposer un projet de code électoral
non consensuel à la classe politique togolaise.
Le Groupe
parlementaire UFC lance un appel pressant aux populations togolaises, tant à
l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national, afin qu’elles se
mobilisent massivement pour organiser la résistance et empêcher la
préparation par le régime RPT d’une énième mascarade électorale. |