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ACTUALITÉ / NEWS
Relance du secteur agricole : Les trois objectifs de la Table ronde de Kara
L'Union #162 du 30 jan 2009

      Dans le cadre de la conférence des partenaires au développement de Bruxelles de l’an dernier, l’une des conclusions était la nécessité d’approfondir et de préciser les priorités sectorielles et les orientations de l’action du gouvernement dans un certain nombre de secteurs faisant partie du PIAP (Plan intérimaire d’action prioritaire). Le PIAP inclut les secteurs les plus touchés qui nécessitent des actions à court terme compte tenu des attentes des populations. Parmi ces secteurs, la relance de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. C’est ce qui explique la tenue, le 30 janvier prochain à Kara, d’une Réunion de concertation avec les partenaires ou table ronde sectorielle portant sur l’agriculture.

       Le but visé par cette rencontre est de «partager avec les partenaires le cadre stratégique d’intervention», a souligné à L’Union le ministre de la Coopération, du développement et de l’aménagement du territoire Gilbert Bawara. En juillet 2008, on se rappelle, le gouvernement avait déjà adopté le plan d’urgence pour la relance de la production agricole, dans le but de juguler les conséquences de la récente crise alimentaire, et de relancer la production agricole en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Et disposer éventuellement des excédents de productions céréalières qui pourront être commercialisés, et générer des ressources pour les paysans. Le dernier bilan prévisionnel de la production pour l’année 2008-2009, établi par la direction de la statistique agricole, relève un excédent de céréales, malgré les inondations. Un volume théorique excédent de céréales de 32.556 tonnes a été relevé. Plus récemment, il a été adopté un programme national de sécurité alimentaire qui est beaucoup plus globale que la production agricole (terres, semences et intrants, conservation des produits vivriers, pistes rurales, maîtrise de l’eau…). La sécurité alimentaire, elle, concerne plus les considérations qualitatives.

       La rencontre de Kara devra, ensuite, permettre de recueillir des partenaires des observations et des contributions en vue de discuter ces deux documents.

Bien évidemment, pour parvenir à ces objectifs, il faut beaucoup de ressources financières. Depuis là, le gouvernement a roulé sur ses propres ressources ; il manque l’accompagnement et le soutien des partenaires pour mobiliser davantage de ressources.

       A terme, il s’agira d’intégrer ces besoins et ces réalités dans le DSRP (Document de stratégie de réduction de la pauvreté) complet qui est en train d’être affiné après la contribution écrite de la société civile et du secteur privé. Ceci participe du processus de consultations et de concertations qui gouverne l’élaboration du DSRP.

       Sont attendus à Kara le monde paysan, à travers ses organisations faîtières (de productions vivrières et de rente), les partenaires activement impliqués dans le secteur agricole (PAM, FAO, BAD, BM, AFD, BOAD, PNUD, BIDC, Commission européenne…) et les partenaires bilatéraux.

       «A la fin, nous espérons être parvenus à mieux expliquer nos objectifs, nos priorités, nos orientations en matière de relance de la production agricole et de sécurité alimentaire. Nous espérons avoir convaincu les partenaires de la nécessité de se mobiliser pour nous aider davantage. Nous espérons avoir contribué à restaurer un meilleur climat de confiance et d’optimisme au sein du monde paysan, que les gens aient le sentiment que les difficultés que nous avions connues par le passé sont en train d’être pris à bras-le-corps par le gouvernement», a estimé le ministre Bawara.

Sylvestre D. 


Par arrêté du ministre de l'Economie : Les sociétés d'assurance sommées d'ouvrir leur capital

          Le gouvernement poursuit la mise en œuvre de ses politiques de réformes et des programmes financiers concrétisées depuis le 15 février 2008 par une mesure portant création d'un secrétariat permanent. La nouveauté est contenue dans cet arrêté signé le 9 janvier 2009 par le ministre de l'Economie et des Finances, Adji Ayassor. Le texte fixe les conditions de participation de partenaires techniques de référence au capital des sociétés d'assurance opérant sur le territoire togolais. Ainsi, le capital social de toute société d'assurance exploitant le marché togolais des assurances doit comporter des parts détenues par un ou plusieurs partenaires techniques de référence. Exception faite des sociétés d'assurance contrôlées par des sociétés ou groupes de sociétés d'assurance ou de réassurance.

          Le ou les partenaires techniques de référence doivent détenir au moins la minorité de blocage, soit trente trois virgule trente trois pour cent (33,33%) de parts dans le capital social de la société d'assurance. On entend par partenaire technique de référence toute personne morale ayant exercé pendant au moins cinq (5) ans dans la profession d'assurance ou de réassurance.

Un délai maximum de huit (8) mois est accordé aux sociétés d'assurance existantes pour se conformer aux présentes dispositions.

Sylvestre D.


Coopération franco-togolaise : L'AFD engage 11 milliards pour le Togo

       Pour les cinq prochaines années, l'Agence française de développement (AFD) engage 17 millions d'euros, soit 11 milliards de francs Cfa, au profit du gouvernement et du secteur privé togolais. La dotation va être décaissée progressivement, avec 7 millions d'euros (4,55 milliards de francs) dès 2009 pour la réalisation de programmes sociaux, a affirmé mercredi le directeur général de l'AFD, Jean-Michel Séverino, en visite à Lomé pour participer à une réunion annuelle avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD). Une équipe technique sera à Lomé au cours de l'année pour identifier, notamment avec le secteur privé, les domaines à financer.

       M. Séverino a aussi évoqué la contribution de l'AFD dans le domaine de l'hydraulique villageoise dans la région des Plateaux ainsi que l'eau et l'assainissement dans la ville de Lomé avec des programmes importants avec la Togolaise des Eaux TdE pour l'adduction d'eau et l'assainissement. L'AFD a également financé le dragage de la lagune de Bè dont les travaux vont commencer incessamment.

       Jean-Michel Séverino a relevé l'engagement de son agence dans le secteur de la santé dans le projet visant à développer, sur la période 2007-2010, les  capacités du Centre national de transfusion sanguine de Lomé, à accompagner la décentralisation du système de transfusion sanguine et à soutenir le programme de lutte contre le sida pour lequel le Togo a bénéficié, début janvier, d'un don pour l'achat de médicaments antirétroviraux. 

       L'enjeu pour l'AFD en 2009, a dit M. Séverino, est de mettre en place des  instruments de financement du secteur privé "de façon à accélérer la croissance économique dans le pays", a souligné le directeur de l'AFD. Il a indiqué qu'il croit en l'avenir économique du Togo,  précisant que les potentiels économiques sont là dans tous les domaines. 

         "La France demeure le premier partenaire technique et financier bilatéral du Togo", a rappelé M. Severino qui souhaite que l'effort porte désormais sur une aide directe au secteur privé. "Grâce à la mise en place des instruments de financement du secteur privé du groupe de l'AFD, nous allons mettre au profit des petites comme grandes entreprises togolaises le maximum d'instruments utiles pour promouvoir la croissance et l'emploi", a précisé le patron de l'Agence.


FTF/ Election  Rock Gnassingbé : " C'est ensemble que nous pouvons développer notre football"

Elu dimanche président de la Fédération Togolaise de Football avec 30 voix contre 13 pour Tata Avlessi et 7 pour Winny Dogbatsè, Rock Gnassingbé a pris fonction mardi à la suite d'une cérémonie de passation de pouvoir, à laquelle ont assisté plusieurs personnalités dont le ministre des Sports Christophe Tchaou et le président du Comité olympique national, le général Zoumaro Gnofame.

" Nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés, car c'est ensemble que nous pouvons développer notre football", a déclaré Rock Gnassingbé qui a reçu symboliquement quelques documents transmis par le président sortant Tata Avlessi, à l'endroit de qui il a dit quelques mots : " je voudrais vous faire part de toute ma sympathie, mon amitié et mon admiration pour la bravoure avec laquelle vous avez dirigé la Fédération durant les deux ans ".

Tata Avlessi, de son côté, a exhorté les membres du nouveau Bureau et les agents de la Fédération  à travailler de concert avec le nouveau président afin de relever les grands défis qui attendent le football togolais. " Je tiens à vous exprimer toutes mes félicitations et à vous assurer de ma collaboration. J'invite le nouveau Bureau à être sincère avec vous et à vous aider à conduire notre football vers de nouveaux horizons ".

Tata Avlessi, élu  le 9 janvier 2007 pour un mandat de quatre ans, n'aura finalement passé deux années à la tête de la Fédération. La tenue des élections de dimanche dernier était une décision prise conjointement par la FIFA, le président de la FTF et les autorités togolaises, suite à la crise qui secoue le football togolais depuis plusieurs mois.

Deux années caractérisées par d'interminables crises qui ont empêché le football togolais d'être du rendez-vous de la Coupe d'Afrique des Nations, Ghana 2008. Sur le plan national, toutes les activités étaient bloquées : pas de championnats, ni de formations. Seuls les Eperviers ont réussi à tirer leur épingle du jeu en se qualifiant pour la dernière phase des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010.

Rock Gnassingbé et sa liste entendent " redonner vie au  football togolais  et mettre en confiance le public sportif togolais et l'amener à reprendre goût au football en instaurant cette confiance entre tous les acteurs du foot dans le pays. Entre autres objectifs, l'équipe de l'Espérance a  l'ambition de qualifier le Togo pour la prochaine CAN et faire de notre mieux pour récidiver l'exploit de 2006 en se qualifiant pour le Mondial en Afrique du Sud ". Mais les priorités restent le démarrage du championnat national de D1, le match international amical du 11 février prochain et le recrutement d'un sélectionneur. Sur ce dernier point, le ministre des Sports, Christophe Tchaou a déjà effectué une série de démarches qui doivent permettre à la Fédération de proposer le nom du nouveau sélectionneur dans les jours à venir.

Gilles Vevey

 

 
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