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Dans
le cadre de la conférence des partenaires au développement de Bruxelles de
l’an dernier, l’une des conclusions était la nécessité d’approfondir et de
préciser les priorités sectorielles et les orientations de l’action du
gouvernement dans un certain nombre de secteurs faisant partie du PIAP (Plan
intérimaire d’action prioritaire). Le PIAP inclut les secteurs les plus
touchés qui nécessitent des actions à court terme compte tenu des attentes
des populations. Parmi ces secteurs, la relance de l’agriculture et de la
sécurité alimentaire. C’est ce qui explique la tenue, le 30 janvier prochain
à Kara, d’une Réunion de concertation avec les partenaires ou table ronde
sectorielle portant sur l’agriculture.
Le
but visé par cette rencontre est de «partager avec les partenaires le
cadre stratégique d’intervention», a souligné à L’Union le
ministre de la Coopération, du développement et de l’aménagement du
territoire Gilbert Bawara. En juillet 2008, on se rappelle, le gouvernement
avait déjà adopté le plan d’urgence pour la relance de la production
agricole, dans le but de juguler les conséquences de la récente crise
alimentaire, et de relancer la production agricole en vue d’atteindre
l’autosuffisance alimentaire. Et disposer éventuellement des excédents de
productions céréalières qui pourront être commercialisés, et générer des
ressources pour les paysans. Le dernier bilan prévisionnel de la production
pour l’année 2008-2009, établi par la direction de la statistique agricole,
relève un excédent de céréales, malgré les inondations. Un volume théorique
excédent de céréales de 32.556 tonnes a été relevé. Plus récemment, il a été
adopté un programme national de sécurité alimentaire qui est beaucoup plus
globale que la production agricole (terres, semences et intrants,
conservation des produits vivriers, pistes rurales, maîtrise de l’eau…). La
sécurité alimentaire, elle, concerne plus les considérations qualitatives.
La
rencontre de Kara devra, ensuite, permettre de recueillir des partenaires
des observations et des contributions en vue de discuter ces deux documents.
Bien
évidemment, pour parvenir à ces objectifs, il faut beaucoup de ressources
financières. Depuis là, le gouvernement a roulé sur ses propres ressources ;
il manque l’accompagnement et le soutien des partenaires pour mobiliser
davantage de ressources.
A
terme, il s’agira d’intégrer ces besoins et ces réalités dans le DSRP
(Document de stratégie de réduction de la pauvreté) complet qui est en train
d’être affiné après la contribution écrite de la société civile et du
secteur privé. Ceci participe du processus de consultations et de
concertations qui gouverne l’élaboration du DSRP.
Sont
attendus à Kara le monde paysan, à travers ses organisations faîtières (de
productions vivrières et de rente), les partenaires activement impliqués
dans le secteur agricole (PAM, FAO, BAD, BM, AFD, BOAD, PNUD, BIDC,
Commission européenne…) et les partenaires bilatéraux.
«A
la fin, nous espérons être parvenus à mieux expliquer nos objectifs, nos
priorités, nos orientations en matière de relance de la production agricole
et de sécurité alimentaire. Nous espérons avoir convaincu les partenaires de
la nécessité de se mobiliser pour nous aider davantage. Nous espérons avoir
contribué à restaurer un meilleur climat de confiance et d’optimisme au sein
du monde paysan, que les gens aient le sentiment que les difficultés que
nous avions connues par le passé sont en train d’être pris à bras-le-corps
par le gouvernement», a estimé le ministre Bawara.
Sylvestre D.
Par arrêté du
ministre de l'Economie : Les sociétés d'assurance sommées d'ouvrir leur
capital
Le
gouvernement poursuit la mise en œuvre de ses politiques de réformes et des
programmes financiers concrétisées depuis le 15 février 2008 par une mesure
portant création d'un secrétariat permanent. La nouveauté est contenue dans
cet arrêté signé le 9 janvier 2009 par le ministre de l'Economie et des
Finances, Adji Ayassor. Le texte fixe les conditions de participation de
partenaires techniques de référence au capital des sociétés d'assurance
opérant sur le territoire togolais. Ainsi, le capital social de toute
société d'assurance exploitant le marché togolais des assurances doit
comporter des parts détenues par un ou plusieurs partenaires techniques de
référence. Exception faite des sociétés d'assurance contrôlées par des
sociétés ou groupes de sociétés d'assurance ou de réassurance.
Le
ou les partenaires techniques de référence doivent détenir au moins la
minorité de blocage, soit trente trois virgule trente trois pour cent
(33,33%) de parts dans le capital social de la société d'assurance. On
entend par partenaire technique de référence toute personne morale ayant
exercé pendant au moins cinq (5) ans dans la profession d'assurance ou de
réassurance.
Un délai
maximum de huit (8) mois est accordé aux sociétés d'assurance existantes
pour se conformer aux présentes dispositions.
Sylvestre D.
Coopération franco-togolaise :
L'AFD engage 11
milliards pour le Togo
Pour
les cinq prochaines années, l'Agence française de développement (AFD) engage
17 millions d'euros, soit 11 milliards de francs Cfa, au profit du
gouvernement et du secteur privé togolais. La dotation va être décaissée
progressivement, avec 7 millions d'euros (4,55 milliards de francs) dès 2009
pour la réalisation de programmes sociaux, a affirmé mercredi le directeur
général de l'AFD, Jean-Michel Séverino, en visite à Lomé pour participer à
une réunion annuelle avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD).
Une équipe technique sera à Lomé au cours de l'année pour identifier,
notamment avec le secteur privé, les domaines à financer.
M.
Séverino a aussi évoqué la contribution de l'AFD dans le domaine de
l'hydraulique villageoise dans la région des Plateaux ainsi que l'eau et
l'assainissement dans la ville de Lomé avec des programmes importants avec
la Togolaise des Eaux TdE pour l'adduction d'eau et l'assainissement. L'AFD
a également financé le dragage de la lagune de Bè dont les travaux vont
commencer incessamment.
Jean-Michel Séverino a relevé l'engagement de son agence dans le secteur de
la santé dans le projet visant à développer, sur la période 2007-2010, les
capacités du Centre national de transfusion sanguine de Lomé, à accompagner
la décentralisation du système de transfusion sanguine et à soutenir le
programme de lutte contre le sida pour lequel le Togo a bénéficié, début
janvier, d'un don pour l'achat de médicaments antirétroviraux.
L'enjeu pour l'AFD en 2009, a dit M. Séverino, est de mettre en place des
instruments de financement du secteur privé "de façon à accélérer la
croissance économique dans le pays", a souligné le directeur de l'AFD. Il a
indiqué qu'il croit en l'avenir économique du Togo, précisant que les
potentiels économiques sont là dans tous les domaines.
"La
France demeure le premier partenaire technique et financier bilatéral du
Togo", a rappelé M. Severino qui souhaite que l'effort porte désormais sur
une aide directe au secteur privé. "Grâce à la mise en place des instruments
de financement du secteur privé du groupe de l'AFD, nous allons mettre au
profit des petites comme grandes entreprises togolaises le maximum
d'instruments utiles pour promouvoir la croissance et l'emploi", a précisé
le patron de l'Agence.
FTF/ Election
Rock Gnassingbé : "
C'est ensemble
que nous pouvons développer notre football"
Elu dimanche président de la Fédération Togolaise de Football
avec 30 voix
contre 13 pour Tata Avlessi et 7 pour Winny Dogbatsè, Rock Gnassingbé a pris
fonction mardi à la suite d'une cérémonie de passation de pouvoir, à
laquelle ont assisté plusieurs personnalités dont le ministre des Sports
Christophe Tchaou et le président du Comité olympique national, le général
Zoumaro Gnofame.
" Nous
sommes ouverts à toutes les bonnes volontés, car c'est ensemble que nous
pouvons développer notre football", a déclaré Rock Gnassingbé qui a reçu
symboliquement quelques documents transmis par le président sortant Tata
Avlessi, à l'endroit de qui il a dit quelques mots : " je voudrais vous
faire part de toute ma sympathie, mon amitié et mon admiration pour la
bravoure avec laquelle vous avez dirigé la Fédération durant les deux ans ".
Tata Avlessi,
de son côté, a exhorté les membres du nouveau Bureau et les agents de la
Fédération à travailler de concert avec le nouveau président afin de
relever les grands défis qui attendent le football togolais. " Je tiens à
vous exprimer toutes mes félicitations et à vous assurer de ma
collaboration. J'invite le nouveau Bureau à être sincère avec vous et à vous
aider à conduire notre football vers de nouveaux horizons ".
Tata Avlessi,
élu le 9 janvier 2007 pour un mandat de quatre ans, n'aura finalement passé
deux années à la tête de la Fédération. La tenue des élections de dimanche
dernier était une décision prise conjointement par la FIFA, le président de
la FTF et les autorités togolaises, suite à la crise qui secoue le football
togolais depuis plusieurs mois.
Deux années
caractérisées par d'interminables crises qui ont empêché le football
togolais d'être du rendez-vous de la Coupe d'Afrique des Nations, Ghana
2008. Sur le plan national, toutes les activités étaient bloquées : pas de
championnats, ni de formations. Seuls les Eperviers ont réussi à tirer leur
épingle du jeu en se qualifiant pour la dernière phase des éliminatoires
combinées CAN/Mondial 2010.
Rock
Gnassingbé et sa liste entendent " redonner vie au football togolais et
mettre en confiance le public sportif togolais et l'amener à reprendre goût
au football en instaurant cette confiance entre tous les acteurs du foot
dans le pays. Entre autres objectifs, l'équipe de l'Espérance a l'ambition
de qualifier le Togo pour la prochaine CAN et faire de notre mieux pour
récidiver l'exploit de 2006 en se qualifiant pour le Mondial en Afrique du
Sud ". Mais les priorités restent le démarrage du championnat national de
D1, le match international amical du 11 février prochain et le recrutement
d'un sélectionneur. Sur ce dernier point, le ministre des Sports, Christophe
Tchaou a déjà effectué une série de démarches qui doivent permettre à la
Fédération de proposer le nom du nouveau sélectionneur dans les jours à
venir.
Gilles
Vevey |