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Cette année encore, la date du " 13 janvier " a été sobrement célébrée après
les offices rélgieux. Date litigieuse qui divise les Togolais tant dans le
contenu de sa célébration que dans son histoire, elle rappelle constamment,
les clivages d'antan que les Togolais n'arrivent pas à juguler.
Et pourtant le contexte socio-politique semble avoir évolué, puisque tout
le monde parle de réconciliation et de paix sociale. L'atmosphère semble
propice pour clarifier les zones sombres de notre histoire. Surtout celles
qui ont laissé des blessures que d'aucuns ne voudront pas voir cicatriser,
alors qu'au même moment des bonnes volontés croient fermement en les vertus
du pardon.
En effet, 13 janvier 1963 à janvier 2009. Passer toutes ses années à
ressasser une douloureuse histoire, empoisonne la vie et les relations des
communautés de notre pays. Ailleurs, la question aurait pu être réglée
autrement. Au fait, aucun Togolais ne se réjouit en vérité des tristes
péripéties qui ont débouché sur la mort du président togolais de l'époque.
On se remémore, que depuis deux ans, le Président Faure Gnassingbé a
participé à la célébration de la messe anniversaire en mémoire de Sylvanus
Olympio, ce qu'il a encore réitéré cette année. Mais malheureusement, l'UFC
a encore une fois fait bande à part en organisant une messe à l'Eglise Saint
Augustin d'Amoutivé. Ce comportement laisse penser que Sylvanus Olympio est
une propriété privée de l'UFC et non l'ancien président de tous les
Togolais. Par ailleurs, une proposition par le président Faure souhaitant le
rapatriement au Togo des cendres du premier président togolais, a été
balayée d'un revers de main par les responsables de l'UFC. On a du mal à
comprendre le traitement réservé à ce dossier qui pourtant mérite d'être
étudié à la loupe car en fait il concerne tous les citoyens. Ce blocage doit
être levé, les cendres de Sylvanus doivent être ramenées au Togo et ses
obsèques organisées en bonne et due forme.
Tout le Togo en sortira grandi. Ces blocages éternels connotent une logique
d'affrontement. Nul n'a le droit de saper les bases morales de notre
existence. Une erreur grave s'est glissée dans notre histoire. Il faut
trouver les moyens de la rectifier. Comme le disait il n'y a pas longtemps
une haute autorité de notre pays par rapport à la presse privée, " …Certains
propos de la presse privée sont des poisons à l'Unité nationale ". Cette
phrase est un déclic psychologique. Les uns et les autres doivent pouvoir en
faire l'analyse du contenu et tirer les leçons. Pour nous autres, la
Communication entre Togolais s'impose et tout le monde doit pouvoir faire du
dialogue le centre de toutes les stratégies.
Sylvia Do Régo
Les
errements d'un ancien baron du RPT : Agbéyomé Kodjo et son OBUTS pris en
flagrant délit de mensonge
L'ancien baron du RPT, Agbéyomé Kodjo, ne cessera jamais d'étonner les
Togolais. Depuis qu'il a créé son OBUTS qui n'est toujours pas légalisé à
cause des faux documents qu'il a présentés, Agbéyomé Kodjo qui a gravi tous
les échelons du système RPT en occupant notamment directeur général de
SONACOM, ministre de l'Intérieur, directeur général du Port Autonome de
Lomé, président de l'Assemblée Nationale et Premier ministre, use de la
supercherie pour recruter des militants pour son parti.
En effet, depuis un certain moment, circule à Lomé et également à
l'intérieur du pays une supercherie selon laquelle les adhérents de OBUTS
auront droit à un prêt de 250 000 à 500 000 FCFA remboursable à raison 5000
F par mois jusqu'à l'effacement total du prêt. Ce prêt sans intérêt est
accordé aux nouveaux militants du parti dès leur adhésion. Tel est le
message que véhiculent les lieutenants d'Agbéyomé Kodjo lors des meetings ou
rassemblements. La stratégie consiste donc à faire circuler avant le jour
de meeting et sous forme de rumeur l'information de prêt de l'OBUTS dans le
quartier ou la localité qui sera visité par les collaborateurs d'Agbéyomé
Kodjo. Le jour " j ", c'est-à-dire le jour du meeting, ces collaborateurs
atteints de la mythomanie comme le chef Agbéyomé lui-même vont confirmer à
la population cette information qui circulait la veille comme une rumeur.
Une dame dont nous préférons taire le nom raconte : "Ils étaient quatre
personnes à nous rendre visite à Attiégou (un quartier situé au Nord-Est de
Lomé non loin de l'Aéroport) munis de fiches d'adhésion. Le premier dont je
ne me rappelle plus le nom a pris la parole pour nous dire qu'en adhérant à
l'OBUTS, nous aurons droit aux prêts allant jusqu'à 500 000 FCFA.
Le remboursement se fera à raison de 5000 FCFA par mois. Mais en 2010 si
Agbéyomé Kodjo remportait l'élection présidentielle, il va gratifier les
bénéficiaires du reste du prêt. Et le second de renchérir, de ne pas se
faire des soucis pour la provenance de l'argent. L'ancien Premier ministre
Agbéyomé Kodjo sait là où est caché l'argent que feu Eyadema a volé au
peuple pendant 38 ans de règne. Nous avons tous applaudi qu'avec ce prêt,
nous pouvons résoudre tant soit peu nos problèmes ". Très vite, ajoute la
dame, " nous nous sommes jetés sur les fiches d'adhésion qu'on nous vendait
à 100 F plus une photo passeport". Voilà comment le parti d'Agbéyomé Kodjo
qui n'a même pas jusqu'à ce jour le récépissé, exploite la misère de la
population pour recruter ses militants. La dame en question nous expliqua
les raisons qui l'ont conduite aux "OBUTS". "J'ai 4 enfants à scolariser et
à nourrir. Depuis que j'ai perdu mon mari il y a de cela deux ans, toutes
les charges de la famille se reposent sur mes épaules. Ce qui a agi sur mon
commerce qui s'est totalement effondré. J'espèrais donc qu'avec le prêt d'Agbéyomé,
je pourrais relancer mes activités et subvenir aux besoins de ma famille".
Pour cette femme en adhérant au parti OBUTS non légal, elle allait avoir de
l'argent pour résoudre ses problèmes. Ce n'était pas pour les beaux yeux
d'un ancien baron du RPT. Un mois après cette adhésion d'intérêt, la dame ne
voit rien venir. Elle se résoud à se transporter au domicile du généreux
prêteur Agbéyomé Kodjo pour voir clair dans cette affaire. A l'entrée déjà,
il y avait plein de monde qui visiblement était venu pour la même cause.
Après plus de trois heures d'attente, un individu d'une taille courte et
d'un teint noir, un peu chauve, apparait pour les recevoir. " Il nous dit
que le président Agbéyomé très chargé lui a demandé de venir écouter nos
doléances pour aller lui rendre compte. Pour ceux qui sont venus pour le
prêt, ils peuvent venir ensemble. C'est ainsi que ce jeune homme nous
recevra en groupe pour écouter nos préoccupations qui portaient
essentiellement sur l'histoire du prêt. Le gars nous dit alors que pour
avoir accès aux prêts, il faut remplir des conditions, notamment ouvrir un
compte bancaire et que très bientôt le prêt serait disponible. Et quand nous
lui avons demandé de nous situer dans le temps, il répond que c'est dans les
prochains jours", raconte la pauvre femme.
La femme est repartie très déçue et convaincue que cette histoire de prêt
est bidon.
Après le récit de la dame, que peut-on retenir ? Agbéyomé Kodjo est un faux.
D'abord il crée un parti avec de faux documents, ce qui lui bloque
l'obtention du récépissé, et pour avoir des adhésions, il invente une
histoire de prêt à dormir debout pour attirer les gens vers lui. L'on se
demande s'il n'était pas lui-même faux auparavant. En effet, oui ! L'homme
était un roublard ; c'est ce qui lui a permis de gravir rapidement les
échelons au RPT. Par exemple dans l'affaire de l'incarcération d'Agboyibo,
Agbéyomé dit aujourd'hui que c'est sous contrainte qu'il a poussé son frère
au bagne. Or à l'époque où il s'acharnait contre Agboyibo, il jurait auprès
d'Eyadema et de ses amis qu'il aura la peau du président du CAR, natif de la
même préfecture que lui. Aujourd'hui, après la mort d'Eyadema, et quand
l'affaire a refait surface, il ment les yeux ouverts que c'était sous
contrainte qu'il a envoyé son grand frère Agboyibo en prison.
Lorsqu'il a également donné l'ordre aux policiers de massacrer les
manifestants, il revient sur ses pas aujourd'hui pour dire que c'est sur
ordre du président Eyadema. Or au moment où il donnait l'ordre dans son
bureau en tant que ministre de l'Intérieur, il y avait deux témoins. L'un
est décédé et l'autre en exil. Ce dernier promet de faire des révélations le
jour venu.
Que dire de la stèle de Marie placée dans sa maison et qui symbolise sa foi
au catholicisme alors qu'en réalité il s'adonne beaucoup plus aux pratiques
mystiques. Un voisin du quartier nous disait : "Un soir, j'aperçois sortir
d'un camion, un bœuf noir, un mouton noir, un chien noir, un chat noir. A 0
heure, j'entends un hurlement du bœuf. Le lendemain matin, Agbéyomé fait
distribuer dans le quartier la viande du bœuf tué nuitamment. J'ai reçu
cette viande que j'ai enfoui dans le sol parce que je ne mange pas la viande
issue des pratiques mystiques ". En tout cas, pour ses proches, Agbéyomé
dépense énormément pour les charlatans et autres pratiques vodou et les
nourrit, eux, d'espoir.
En clair, Agbéyomé Kodjo bâtit son parti et sa stratégie politique sur le
mensonge et prend les Togolais pour des cons. N'est-ce pas lui-même qui est
con ?
Aliziou Dominique
Gestion calamiteuse de la SNPT : Le PCA Florent Manganawé licencie 420
Agents
Le phosphate togolais qui était le premier contributeur du budget est tombé
en ruine depuis quelques années à cause de la mauvaise gestion de ses
responsables. Le ministre Damipi de l'Energie n'a-t-il pas révélé au cours
d'une séance d'interpellation des députés à l'Assemblée que nos phosphates
ont été gérés sans comptabilité pendant 11 ans, ce qui compliquait la tâche
aux auditeurs pour boucler leur audit. Cette révélation démontre à
suffisance le désordre qui a régné dans ce secteur dont le matériel
d'extraction est en partie hors d'usage et dont la dette fait tourner la
tête. Depuis la dissolution de l'OTP et de l'IFG et la nomination par décret
de Charles Takou à la tête de la Nouvelle Société dénommée SNPT (Société
Nouvelle des Phosphates du Togo), des réformes dans la gestion de ce secteur
étaient en cours d'exécution. Les bailleurs de Fonds appréciaient ce qui
était en train d'être fait quand le Conseil d'Administration a décidé en
l'absence du directeur général de la SNPT de destituer celui-ci. L'une des
raisons qui motivaient le Conseil d'Administration, à en découdre avec le
DG, c'est qu'il exigeait de Charles Takou de licencier des Togolais qui y
travaillent. Conscient du fait que par les temps qui courent, il serait
inhumain de mettre ces Togolais sur le carreau, le DG a pris sur lui de ne
mettre personne à la porte. Malheureusement, après le coup de force du
Conseil d'Administration qui portait au " pouvoir " le tout puissant Florent
Manganawé, celui-ci a mis en exécution son plan machiavélique en chassant
420 Togolais qui travaillent à la SNPT. Pourquoi tant de haine contre ses
propres frères ? Qu'est-ce que ces Togolais ont fait à Manganawé pour qu'il
leur en veule autant ? Sait-il que derrière ces licenciés c'est des pères de
famille, s'interrogeaient les uns et les autres? L'un des licenciés joint au
téléphone nous dit : "Le président du Conseil d'Administration (PCA) a pris
cette décision unilatéralement sans consulter les syndicats. Nous nous
organisons pour défendre nos intérêts et nos droits qui consistent à
demeurer agents de la SNPT. Aujourd'hui que le prix du phosphate est très
élevé nous ne comprenons pas pourquoi une telle décision. Il est clair que
Manganawé et sa clique du Conseil d'Administration voudraient nous chasser
et disposer suffisamment de sous pour se partager. Mais nous ne nous
laisserons pas faire ", a martelé l'un des licenciés.
Face à ce désordre orchestré par M. Manganawé Florent, le Chef de l'Etat
devrait siffler la fin de la récréation en mettant hors d'état de nuire le
président de Conseil d'Administration et sa bande. La filière phosphatière
ne peut pas être à la merci des prédateurs qui ne pensent qu'à s'enrichir au
détriment du peuple. Selon certaines informations provenant de la société,
M. Manganawé se livre déjà à des pillages des deniers de la SNPT. Tout
récemment, le tout-puissant Manganawé empoche 15 millions de FCFA à la
comptabilité soi-disant qu'il va en mission pour 15 jours en raison d'un
million par jour. Aussi bizard que cela puisse paraître, l'homme revient
trois jours après. L'orthodoxie financière recommande qu'il verse le
reliquat, c'est-à-dire les 12 millions restants à la comptabilité. Mais, le
directeur autoproclamé refuse de reverser les sous à la comptabilité et va
jusqu'à menacer le comptable de licenciement s'il persiste à lui réclamer le
reliquat. Quelques jours après, l'homme fabrique encore une autre mission de
six jours et empoche une fois encore six millions. L'on se demande si c'est
sa gourmandise qui le pousse à licencier des employeurs pour avoir
suffisamment de sous à la caisse et s'en servir à loisir pour ses multiples
" missions " ? C'est regrettable que ce secteur qui était sur la voie des
réformes en vue d'asseoir une gestion saine pour le bien-être du peuple
tombe dans la main d'un prévaricateur. Le Chef de l'Etat doit mettre de
l'ordre dans la maison de la SNPT pour sauver la filière qui est en voie de
putréfaction.
Aliziou Dominique
Fait
divers
: Un revenant à bord
d'un minibus
Il était 13 heures TU ce 9 janvier 2009 lorsque le minibus à bord duquel
voyageait un " revenant " s'était immobilisé juste en face de la clôture de
la ferme d'élevage du village de Badja, sur la RN2 (Lomé -Kpalimé). Le
prétendu revenant était habillé en blanc et avait protégé sa tête avec un
foulard. Comme tout passager qui arrive à destination, le " revenant " sur
sa demande, obtint l'arrêt du bus. Il n'avait pas payé au chauffeur. Aussi,
celui-ci demanda-t-il à son apprenti de descendre avec lui et de lui prendre
ce qu'il devait. C'est alors que, le fixant directement dans les yeux, le
passager essaya de soulever le foulard qui cachait son visage. Horreur !
Qu'est ce que l'apprenti voit ? Un visage non identifiable et
méconnaissable. Il pouvait apercevoir du coton sous le nez et dans les
oreilles de l'homme qu'il avait en face de lui. Ayant vu à plusieurs
reprises des cadavres préparés et exposés dans les mêmes circonstances,
l'apprenti comprit qu'il était en face d'un revenant. C'est alors qu'il cria
d'un ton très assourdissant : " Awonli ! " (en langue éwé) pour signifier "
revenant ". Bien que ce fût en plein jour, la panique s'empara de tous les
témoins de l'événement. Ce fut d'abord le chauffeur qui démarra en trombe,
abandonnant son apprenti en compagnie de l'indésirable. Une femme qui
attendait aux mêmes moments le taxi pour se rendre au CHU de Lomé, poussa à
son tour un grand cri et s'effondra. Un conducteur de taxi moto était, lui,
descendu entre temps pour taxer les marchandises au sol. Il ne put se
retenir. Il dut abandonner sa moto pour ensuite finir sa course derrière un
rocher situé à plus de 500m des lieux. Il avoua plus tard qu'il avait
déféqué dans son pantalon et s'était entièrement taché. Alerte, le chef du
village s'y rendit rapidement et rétablit l'ordre. S'agissait-il vraiment
d'un " awonli " ou de quelqu'un qui a bien voulu dribler ? Nul ne peut le
savoir. Somme toute, il est clair que devant le phénomène de la vie chère,
ils sont nombreux, nos compatriotes qui ont dans leurs besaces, des
stratégies de sortie de crise. Vigilance et vigilance !
B. TALOM |