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13 janvier 2009 : Graver prioritairement la réconciliation au centre de toutes stratégies
Chronique de la Semaine du 15 jan 2009

Cette année encore, la date du " 13 janvier " a été sobrement célébrée après les offices rélgieux. Date litigieuse qui divise les Togolais tant dans le contenu de sa célébration que dans son histoire, elle rappelle constamment, les clivages d'antan que les Togolais n'arrivent pas à juguler.

Et pourtant le contexte socio-politique  semble avoir évolué, puisque tout le monde parle de réconciliation et de paix sociale. L'atmosphère semble propice pour clarifier les zones sombres de notre histoire. Surtout celles qui ont laissé des blessures que d'aucuns ne voudront pas voir cicatriser, alors qu'au même moment des bonnes volontés croient fermement en les vertus du pardon.

En effet, 13 janvier 1963 à janvier 2009. Passer toutes ses années à ressasser une douloureuse histoire, empoisonne la vie et les relations des communautés de notre pays. Ailleurs, la question aurait pu être réglée autrement. Au fait, aucun Togolais ne se réjouit en vérité des tristes péripéties qui ont débouché sur la mort du président togolais de l'époque.

On se remémore, que depuis deux ans, le Président Faure Gnassingbé a participé à la célébration de la messe anniversaire en mémoire de Sylvanus Olympio, ce qu'il a encore réitéré cette année. Mais malheureusement, l'UFC a encore une fois fait bande à part en organisant une messe à l'Eglise Saint Augustin d'Amoutivé. Ce comportement laisse penser que Sylvanus Olympio est une propriété privée de l'UFC et non l'ancien président de tous les Togolais. Par ailleurs, une proposition par le président Faure souhaitant le rapatriement au Togo des cendres du premier président togolais, a été balayée d'un revers de main par les responsables de l'UFC. On a du mal à comprendre le traitement réservé à ce dossier qui pourtant mérite d'être étudié à la loupe car en fait il concerne tous les citoyens. Ce blocage doit être levé, les cendres de Sylvanus doivent être ramenées au Togo et ses obsèques organisées en bonne et due forme.

Tout le Togo en sortira grandi. Ces blocages éternels connotent une logique d'affrontement. Nul n'a le droit de saper les bases morales de notre existence. Une erreur grave s'est glissée dans notre histoire. Il faut trouver les moyens de la rectifier. Comme le disait il n'y a pas longtemps une haute autorité de notre pays par rapport à la presse privée, " …Certains propos de la presse privée sont des poisons à l'Unité nationale ". Cette phrase est un déclic psychologique. Les uns et les autres doivent pouvoir en faire l'analyse du contenu et tirer les leçons. Pour nous autres, la Communication entre Togolais s'impose et tout le monde doit pouvoir faire du dialogue le centre de toutes les stratégies.

Sylvia Do Régo


Les errements d'un ancien baron du RPT : Agbéyomé Kodjo et son OBUTS pris en flagrant délit de mensonge

L'ancien baron du RPT, Agbéyomé Kodjo, ne cessera jamais d'étonner les Togolais. Depuis qu'il a créé son OBUTS qui n'est toujours pas légalisé à cause des faux documents qu'il a présentés, Agbéyomé Kodjo qui a gravi tous les échelons du système RPT en occupant notamment directeur général de SONACOM, ministre de l'Intérieur, directeur général du Port Autonome de Lomé, président de l'Assemblée Nationale et Premier ministre, use de la supercherie pour recruter des militants pour son parti.

En effet, depuis un certain moment, circule à Lomé et également à l'intérieur du pays une supercherie selon laquelle les adhérents de OBUTS auront droit à un prêt de 250 000 à 500 000 FCFA remboursable à raison 5000 F par mois jusqu'à l'effacement total du prêt. Ce prêt sans intérêt est accordé aux nouveaux militants du parti dès leur adhésion. Tel est le message que véhiculent les lieutenants d'Agbéyomé Kodjo lors des meetings ou rassemblements. La stratégie consiste donc à faire circuler  avant le jour de meeting et sous forme de rumeur l'information de prêt de l'OBUTS dans le quartier ou la localité qui sera visité par les collaborateurs d'Agbéyomé Kodjo. Le jour " j ", c'est-à-dire le jour du meeting, ces collaborateurs atteints de la mythomanie comme le chef Agbéyomé lui-même vont confirmer à la population cette information qui circulait la veille comme une rumeur. Une dame dont nous préférons taire le nom raconte : "Ils étaient quatre personnes à nous rendre visite à Attiégou (un quartier situé au Nord-Est de Lomé non loin de l'Aéroport) munis de fiches d'adhésion. Le premier dont je ne me rappelle plus le nom a pris la parole pour nous dire qu'en adhérant à l'OBUTS, nous aurons droit aux prêts allant jusqu'à 500 000 FCFA.

Le remboursement se fera à raison de 5000 FCFA par mois. Mais en 2010 si Agbéyomé Kodjo remportait l'élection présidentielle, il va gratifier les bénéficiaires du reste du prêt. Et le second de renchérir, de ne pas se faire des soucis pour la provenance de l'argent. L'ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo sait là où est caché l'argent que feu Eyadema a volé au peuple pendant 38 ans de règne. Nous avons tous applaudi qu'avec ce prêt, nous pouvons résoudre tant soit peu nos problèmes ". Très vite, ajoute la dame, " nous nous sommes jetés sur les fiches d'adhésion qu'on nous vendait à 100 F plus une photo passeport". Voilà comment le parti d'Agbéyomé Kodjo qui n'a même pas jusqu'à ce jour le récépissé, exploite la misère de la population pour recruter ses militants. La dame en question nous expliqua les raisons qui l'ont conduite aux "OBUTS". "J'ai 4 enfants à scolariser et à nourrir. Depuis que j'ai perdu mon mari il y a de cela deux ans, toutes les charges de la famille se reposent sur mes épaules. Ce qui a agi sur mon commerce qui s'est totalement effondré. J'espèrais donc qu'avec le prêt d'Agbéyomé, je pourrais relancer mes activités et subvenir aux besoins de ma famille". Pour cette femme en adhérant au parti OBUTS non légal, elle allait avoir de l'argent pour résoudre ses problèmes. Ce n'était pas pour les beaux yeux d'un ancien baron du RPT. Un mois après cette adhésion d'intérêt, la dame ne voit rien venir. Elle se résoud à se transporter au domicile du généreux prêteur Agbéyomé Kodjo pour voir clair dans cette affaire. A l'entrée déjà, il y avait plein de monde qui visiblement était venu pour la même cause. Après plus de trois heures d'attente, un individu d'une taille courte et d'un teint noir, un peu chauve, apparait pour les recevoir. " Il nous dit que le président Agbéyomé très chargé lui a demandé de venir écouter nos doléances pour aller lui rendre compte. Pour ceux qui sont venus pour le prêt, ils peuvent venir ensemble. C'est ainsi que ce jeune homme nous recevra en groupe pour écouter nos préoccupations qui portaient essentiellement sur l'histoire du prêt. Le gars nous dit alors que pour avoir accès aux prêts, il faut remplir des conditions, notamment ouvrir un compte bancaire et que très bientôt le prêt serait disponible. Et quand nous lui avons demandé de nous situer dans le temps, il répond que c'est dans les prochains jours", raconte la pauvre femme.

La femme est repartie très déçue et convaincue que cette histoire de prêt est bidon.

Après le récit de la dame, que peut-on retenir ? Agbéyomé Kodjo est un faux. D'abord il crée un parti avec de faux documents, ce qui lui bloque l'obtention du récépissé, et pour avoir des adhésions, il invente une histoire de prêt à dormir debout pour attirer les gens vers lui. L'on se demande s'il n'était pas lui-même faux auparavant. En effet, oui ! L'homme était un roublard ; c'est ce qui lui a permis de gravir rapidement les échelons au RPT. Par exemple dans l'affaire de l'incarcération d'Agboyibo, Agbéyomé dit aujourd'hui que c'est sous contrainte qu'il a poussé son frère au bagne. Or à l'époque où il s'acharnait contre Agboyibo, il jurait auprès d'Eyadema et de ses amis qu'il aura la peau du président du CAR, natif de la même préfecture que lui. Aujourd'hui, après la mort d'Eyadema, et quand l'affaire a refait surface, il ment les yeux ouverts que c'était sous contrainte qu'il a envoyé son grand frère Agboyibo en prison.

Lorsqu'il a également donné l'ordre aux policiers de massacrer les manifestants, il revient sur ses pas aujourd'hui pour dire que c'est sur ordre du président Eyadema. Or au moment où il donnait l'ordre dans son bureau en tant que ministre de l'Intérieur, il y avait deux témoins. L'un est décédé et l'autre en exil. Ce dernier promet de faire des révélations le jour venu.

Que dire de la stèle de Marie placée dans sa maison et qui symbolise sa foi au catholicisme alors qu'en réalité il s'adonne beaucoup plus aux pratiques mystiques. Un voisin du quartier nous disait : "Un soir, j'aperçois sortir d'un camion, un bœuf noir, un mouton noir, un chien noir, un chat noir. A 0 heure, j'entends un hurlement du bœuf. Le lendemain matin, Agbéyomé fait distribuer dans le quartier la viande du bœuf tué nuitamment. J'ai reçu cette viande que j'ai enfoui dans le sol parce que je ne mange pas la viande issue des pratiques mystiques ". En tout cas, pour ses proches, Agbéyomé dépense énormément pour les charlatans et autres pratiques vodou et les nourrit, eux, d'espoir.

En clair, Agbéyomé Kodjo bâtit son parti et sa stratégie politique sur le mensonge et prend les Togolais pour des cons. N'est-ce pas lui-même qui est con ?

Aliziou Dominique


Gestion calamiteuse de la SNPT : Le PCA Florent Manganawé licencie 420 Agents

Le phosphate togolais qui était le premier contributeur du budget est tombé en ruine depuis quelques années à cause de la mauvaise gestion de ses responsables. Le ministre Damipi de l'Energie n'a-t-il pas révélé au cours d'une séance d'interpellation des députés à l'Assemblée que nos phosphates ont été gérés sans comptabilité pendant 11 ans, ce qui compliquait la tâche aux auditeurs pour boucler leur audit. Cette révélation démontre à suffisance le désordre qui a régné dans ce secteur dont le matériel d'extraction est en partie hors d'usage et dont la dette fait tourner la tête. Depuis la dissolution de l'OTP et de l'IFG et la nomination par décret de Charles Takou à la tête de la Nouvelle Société dénommée SNPT (Société Nouvelle des Phosphates du Togo), des réformes dans la gestion de ce secteur étaient en cours d'exécution. Les bailleurs de Fonds appréciaient ce qui était en train d'être fait quand  le Conseil d'Administration a décidé en l'absence du directeur général de la SNPT de destituer celui-ci. L'une des raisons qui motivaient le Conseil d'Administration, à en découdre avec le DG, c'est qu'il exigeait de Charles Takou de licencier des Togolais qui y travaillent. Conscient du fait que par les temps qui courent, il serait inhumain de mettre ces Togolais sur le carreau, le DG a pris sur lui de ne mettre personne à la porte. Malheureusement, après le coup de force du Conseil d'Administration qui portait au " pouvoir " le tout puissant Florent Manganawé, celui-ci a mis en exécution son plan machiavélique en chassant 420 Togolais qui travaillent à la SNPT. Pourquoi tant de haine contre ses propres frères ? Qu'est-ce que ces Togolais ont fait à Manganawé pour qu'il leur en veule autant ? Sait-il que derrière ces licenciés c'est des pères de famille, s'interrogeaient les uns et les autres? L'un des licenciés joint au téléphone nous dit : "Le président du Conseil d'Administration (PCA) a pris cette décision unilatéralement sans consulter les syndicats. Nous nous organisons pour défendre nos intérêts et nos droits qui consistent à demeurer agents de la SNPT. Aujourd'hui que le prix du phosphate est très élevé nous ne comprenons pas pourquoi une telle décision. Il est clair que Manganawé et sa clique du Conseil d'Administration voudraient nous chasser et disposer suffisamment de sous pour se partager. Mais nous ne nous laisserons pas faire ", a martelé l'un des licenciés.

Face à ce désordre orchestré par M. Manganawé Florent, le Chef de l'Etat devrait siffler la fin de la récréation en mettant hors d'état de nuire le président de Conseil d'Administration et sa bande. La filière phosphatière ne peut pas être à la merci des prédateurs qui ne pensent qu'à s'enrichir au détriment du peuple. Selon certaines informations provenant de la société, M. Manganawé se livre déjà à des pillages des deniers de la SNPT. Tout récemment, le tout-puissant Manganawé empoche 15 millions de FCFA à la comptabilité soi-disant qu'il va en mission pour 15 jours en raison d'un million par jour. Aussi bizard que cela puisse paraître, l'homme revient trois jours après. L'orthodoxie financière recommande qu'il verse le reliquat, c'est-à-dire les 12 millions restants à la comptabilité. Mais, le directeur autoproclamé refuse de reverser les sous à la comptabilité et va jusqu'à menacer le comptable de licenciement s'il persiste à lui réclamer le reliquat. Quelques jours après, l'homme fabrique encore une autre mission de six jours et empoche une fois encore six millions. L'on se demande si c'est sa gourmandise qui le pousse à licencier des employeurs pour avoir suffisamment de sous à la caisse et s'en servir à loisir pour ses multiples " missions " ? C'est regrettable que ce secteur qui était sur la voie des réformes en vue d'asseoir une gestion saine pour le bien-être du peuple tombe dans la main d'un prévaricateur. Le Chef de l'Etat doit mettre de l'ordre dans la maison de la SNPT pour sauver la filière qui est en voie de putréfaction.

Aliziou Dominique


Fait divers : Un revenant à bord d'un minibus
Il était 13 heures TU ce 9 janvier 2009 lorsque le minibus à bord duquel voyageait un " revenant " s'était immobilisé juste en face de la clôture de la ferme d'élevage du village de Badja, sur la RN2 (Lomé -Kpalimé). Le prétendu revenant était habillé en blanc et avait protégé sa tête avec un foulard. Comme tout passager qui arrive à destination, le " revenant " sur sa demande, obtint l'arrêt du bus. Il n'avait pas payé au chauffeur. Aussi, celui-ci demanda-t-il à son apprenti de descendre avec lui et de lui prendre ce qu'il devait. C'est alors que, le fixant directement dans les yeux, le passager essaya de soulever le foulard qui cachait son visage. Horreur ! Qu'est ce que l'apprenti voit ? Un visage non identifiable et méconnaissable. Il pouvait apercevoir du coton sous le nez et dans les oreilles de l'homme qu'il avait en face de lui. Ayant vu à plusieurs reprises des cadavres préparés et exposés dans les mêmes circonstances, l'apprenti comprit qu'il était en face d'un revenant. C'est alors qu'il cria d'un ton très assourdissant : " Awonli ! " (en langue éwé) pour signifier " revenant ". Bien que ce fût en plein jour, la panique s'empara de tous les témoins de l'événement. Ce fut d'abord le chauffeur qui démarra en trombe, abandonnant son apprenti en compagnie de l'indésirable. Une femme qui attendait aux mêmes moments le taxi pour se rendre au CHU de Lomé, poussa à son tour un grand cri et s'effondra. Un conducteur de taxi moto était, lui, descendu entre temps pour taxer les marchandises au sol. Il ne put se retenir. Il dut abandonner sa moto pour ensuite finir sa course derrière un rocher situé à plus de 500m des lieux. Il avoua plus tard qu'il avait déféqué dans son pantalon et s'était entièrement taché. Alerte, le chef du village s'y rendit rapidement et rétablit l'ordre. S'agissait-il vraiment d'un " awonli " ou de quelqu'un qui a bien voulu dribler ? Nul ne peut le savoir. Somme toute, il est clair que devant le phénomène de la vie chère, ils sont nombreux, nos compatriotes qui ont dans leurs besaces, des stratégies de sortie de crise. Vigilance et vigilance !

B. TALOM

 

 
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