Nommé le 15 septembre dernier, le Premier Ministre Houngbo
vient de passer ses 100 jours à la tête du gouvernement. Cent jours c'est
trop peu pour jauger d'une action gouvernementale. Mais c'est assez
suffisant pour apprécier l'orientation et la marque qu'on veut imprégner
aux affaires du pays. Passé l'euphorie suscitée au sein de l'opinion qui
pensait qu'avec un gestionnaire international à la tête de la Primature, il
était possible de booster le développement le doute commence à s'installer.
Certes, il y a des déclarations d'intentions et de projets en cours mais les
Togolais commencent à s’impatienter. Et la question sur toutes les lèvres
c’est de savoir : Gilbert Houngbo va-t-il connaître le même sort que tous
ceux qui l'ont précédé ? Il ne peut en être autrement. Comment Houngbo
peut-il faire des miracles dans notre bourbier où l'immobilisme est la
règle. Comment un gestionnaire de son calibre peut-il s'accommoder des
anachronismes à la tête de certaines sociétés publiques dont la LONATO et
la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Quel bon gestionnaire peut admettre
cette observation.
Quelle est cette bonne gouvernance ou la rigueur s'applique aux uns et pas
aux autres. La politique du nouveau PM est pleine de bonnes intensions.
Mais, elle manque encore de lisibilité. Mais ne nous trompons pas. Gilbert
Houngbo n'est que le premier des ministres. Il reste un ministre soumis au
bon vouloir de son chef. Celui-ci parle peu et ne se confie qu'à ses amis.
Ça traîne et rien ne bouge dans le pays. Sinon comment comprendre que quatre
mois après les inondations on ne fait rien pour réparer les infrastructures
routières détruites? Dans trois mois, nous serons encore avec les
inondations. Les problèmes vont encore s'accumuler. Et tout le monde attend.
Une attente synonyme d'ennui.
Faut-il alors rappeler que le 100e jour du premier Ministre coïncide avec le
jour de la nativité. Un bon signe et un bon augure pour la nouvelle année.
Espérons-le.
Joyeux Noël et Bonne Année quand même Monsieur le Premier Ministre.
KAO Victoire
Assemblée Nationale : La loi de finance, gestion 2009
adoptée : La défection du député Habia Nicodème de l’UFC
Les travaux de la neuvième séance plénière de la deuxième
session ordinaire de l'année se sont tenus mercredi dernier au Palais des
Congrès de Lomé, siège de l'Assemblée Nationale. Dirigés par le président
de l'Assemblée Nationale, El Hadji Abass BONFOH, ces travaux ont été
sanctionnés par le vote de la loi de finance, gestion 2009 dont les
prévisions budgétaires en recettes s'élèvent à 308.674.000.000 F CFA et en
dépenses à 350.147.857.000 F CFA. Sur les 77 députés présents à cette
session, 50 ont voté pour l'adoption de cette loi, 26 ont voté contre et une
abstention. Par rapport aux prévisions de 2008, le budget 2009 a connu une
croissance de 12%. Il se dégage cependant un besoin additionnel de
financement de 41,47 millions de F CFA. Il faut relever en outre que le
budget 2009 prend en compte les préoccupations majeures du gouvernement qui
consistent à œuvrer dans le sens de l'amélioration des conditions de vie des
populations et met un accent particulier sur le social avec la promotion de
l'emploi, de l'éducation, de la santé.
En effet, le gouvernement s'engage prioritairement à renforcer les
capacités de l'administration, à combattre la pauvreté à travers la relance
de la croissance, à poursuivre les recrutements, la gratuité de l'école,
l'intégration des enseignants auxiliaires ayant 5 ans d'ancienneté et des
agents temporaires, la réhabilitation des infrastructures routières
détruites par les inondations etc. Dans le secteur agricole, le gouvernement
compte également subventionner la Centrale d'Approvisionnement et de
Gestion des Intrants Agricoles et l'Agence Nationale de Sécurité
Alimentaire (ANSAT). Le fonds de garantie pour le financement et
l'installation des jeunes agriculteurs sera aussi renforcé. Le renforcement
et la restructuration du secteur bancaire, la résolution de la crise
énergétique, la redynamisation du secteur du phosphate, de même que
l'installation de la cour des comptes sont entre autres dépenses prises en
compte par le budget 2009.
La neuvième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l'année a
servi également de cadre pour le vote de la loi de finance rectificative
gestion 2008. Cette loi rectificative dont les dépenses s'élèvent à 326,91
milliards F CFA contre une prévision initiale de 307,62 milliards F CFA et
dont les ressources sont estimées à 284,47 milliards F CFA contre 265,17
milliards initialement prévus, est la conséquence du dépassement des
prévisions dû entre autres à la grave pénurie d'électricité et aux
inondations avec les conséquences qui en ont suivi. Les dépenses de la loi
rectificative ont donc connu une progression de 6,3%.
En votant à la fois contre le budget 2009 et la loi de finance rectificative
2008, le CAR et l'UFC estiment que ces deux budgets sont inconsistants et en
déphasage avec l'évolution des ressources et charges financières de l'Etat.
Le groupe parlementaire RPT trouve pour sa part que le budget 2009 et la loi
de finance rectificative 2008 sont réalistes et témoignent de la volonté du
gouvernement à promouvoir la croissance économique et à lutter contre la
pauvreté. Toutefois, le RPT reconnaît la nécessité de parfaire ces textes.
La défection du député Habia
Selon certaines sources, l'abstention de l'honorable Habia
Nicodème a suscité des mécontentements au sein de l'UFC. C'est le cas par
exemple du président du groupe parlementaire UFC, M. Jean-Pierre FABRE qui
aurait qualifié de " grave ", l'attitude de l'honorable Habia.
Contacté pour en savoir davantage sur les raisons de son abstention, M.
Habia Nicodème a expliqué l'avoir fait dans l'intérêt de ses électeurs. " Je
me suis tout simplement abstenu pour voir ce que fera le gouvernement demain
pour le mettre devant le fait accompli ", a-t-il confié. Pour lui, l'UFC
est un parti démocratique et grâce au vote du mercredi dernier sanctionné
par son abstention, les gens sauront que son parti n'est pas contre la
liberté de vote. " A l'UFC, nous ne sommes pas obligés d'aller dans la même
direction ", a-t-il laissé entendre.
Joel KOYE
J.J. Rawlings menace de semer du bordel
lors de la Présidentielle de 2010 au Togo
" Voter massivement pour assurer la victoire du NDC afin que
nous donnions une amère leçon aux enfants de feu général EYADEMA lors de la
Présidentielle de 2010 au Togo. Si par vos suffrages, nous arrivons au
pouvoir, nous allons montrer un peu de
bon sens aux enfants d'EYADEMA ". Tels sont les propos graves
que John Jerry Rawlings, fils d'une tante des Olympio a tenu le 7 décembre
2008 à DENU (Volta Region) lors d'un meeting pour le compte de NDC
(opposition) qui est en réalité le parti qu'il gère en sous main.
Le général Rawlings qui a fusillé on se rappelle six anciens
chefs d'Etat du Ghana dont le père d'ADO DANKUA candidat du NPC au pouvoir,
rêve donc d'aider ses oncles, les Olympio à parvenir au pouvoir par tous les
moyens.
Le lieu où l'ancien sanguinaire métis écossais a tenu ses
propos n'est pas le fruit du hasard. C'est de DENU qu'était basée au plus
fort de notre crise politique, l'armée de Gilchrist Olympio qui lançait des
raids répétés sur notre capitale, Gilchrist oublie les leçons que notre
vaillante armée a assené à ses guérilleros à la solde des Olympio.
Malgré l'impressionnant arsenal de guerre déployé, Rawlings
et les supplétifs de Gilchrist Olympio ont dû battre en retraite. Si donc
l'envie le prend, vivement que le NDC gagne les prochaines élections au
Ghana. Les FAT vont lui asséner une leçon que l'écosso-ghanéen n'oubliera
jamais.
KAO Victoire
Réhabilitation du stade municipal de Sokodé : Mieux vaut tard
que jamais
Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2005,
le candidat Faure avait promis un stade moderne à la ville de Sokodé. Depuis
son élection, les Tem de Sokodé attendaient le président Faure au tournant.
Le président Faure est lent à agir, mais il n'oublie pas. Il vient d'honorer
sa promesse faite en 2005 à Sokodé.
La bonne nouvelle a été donnée le vendredi dernier aux Affaires Sociales de
Sokodé par le Directeur du Cabinet de la Présidence de la République, le
très sérieux et consensuel Général AYEVA.
En effet, le chef de l'Etat, son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE est
conscient du rôle que le sport en général et le football en particulier
joue dans le développement socio-économique d'un pays. Cela ne peut être
possible que par des infrastructures adéquates. C'est dans cet objectif que
le président de la République vient de débloquer une somme de 300 millions
de F CFA pour la réhabilitation du stade municipal de Sokodé. Cette somme
servira à revêtir le stade de gazon, le vestiaire et porter le nombre de
places de 2000 à 10.000, voir plus. Bref des structures pouvant permettre au
stade de Sokodé de devenir un cadre moderne pour le football.
Prévu pour durer 6 mois, ces travaux de réhabilitation devraient démarrer le
lundi dernier
Souhaitons qu'au-delà des réfections ou de réhabilitation des anciens
stades, qu'on construise de nouveaux à l'instar de celui de Kégué afin de
permettre à notre pays d'abriter des compétitions sportives de haut niveau
comme nos voisins du Ghana et du Burkina Faso.
T. Vivien |