NOUEAU
GOUVERNEMENT TOGOLAIS :MÊMES TYPES MÊMES DEGÂTS
Samuel Batchati
On
prend les mêmes et on recommence.
Par
décret N°2002-058/PR du Président de la République portant composition
du Gouvernement en rapport à
l’article 36 de la Constitution Togolaise et du décret N°2002-056/PR,
portant nomination de Koffi Sama
(Kosa) en remplacement de MAK, le nouveau gouvernement a été rendu
public le vendredi 05 Juillet 2002. Le nouveau Premier Ministre
a présenté son gouvernement hier 06 juillet 2002 devant à
l’Assemblée Nassionale à 15 heures TU. Un programme qu'on a du mal à
résumer et sur lequel AgoraPresse reviendra dans ses prochaines éditions.
Le
gouvernement de Koffi
Sama à qui revient le vil
honneur d’éperonner les législatives en vue d’une
constitution dictatorialement modifiée ( CDM), compte 17 ministres,
un ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé du Secteur Privé,
Madame Angèle Aguiga et un Secrétaire d’Etat auprès du Ministre
de l’Economie et des Finances et des privatisations chargé du
budget, M. Mba Léguézim. Outre ce dernier , Madame Suzanne Aho à qui
revient le double portefeuille de
la Santé et des Affaires Sociales et M. Pitang Tchalla, le prote de la
TVT qui gravit la marche supérieure de la Communication, les trois prosélytes
donc, on note le retour d’un ancien
ministre Rodolphe Kossivi Osseyi
à l’Environnement et ressources forestieres. Il fut ambasseur du Togo
aux USA..
- Point
et c’est tout. A part aussi les trois permutations:
Charles Kondi Agba
passe de la santé à l’Education ;
- Assimayidou
quitte le Tourisme pour l'économie, les Finances et privatisations ;
- Takpadja
Lall cède les Finances à Assimayidou pour le Tourisme.
Les
autres sinistres sont demeurés. Tidjani à la Défense ; Agbobli à
l’Enseignement Technique ; Panou aux Affaires Etrangères ;
Tchamdja Andjo à l’Energie, poste et télécommunication; Mèmène
à la Justice ; Dama Dramani au
Commerce; Komikpime Bamnante à l’Agriculture; Walla
à la Sécurité; Kokou Tozoun à la fonction publique; Komi
Klassou à la culture, jeunesse et sport; JoKoKo (Joseph Kokou Koffigoh)
est démeuré au Ministère de l'intégration régionale et relations avec
le parlement.
Supprimé
le Ministère du Plan puisque l'improvisation est plus facile. Nul
besoin de nous attarder sur des interrogations. Faisons des constats.
1-
La République Togolaise est devenu un proscenium où se répètes
des scènes macabres politico-tragiques pour une première
de fin de monde sur un plateau de cimétière avec en avant sonore
d’invraisemblables et atroces cris de 5 millions de togolais.
2-
Rien ne changera . Ni la mise en scène , ni le décor, ni le texte.
Les discours décerveleurs
accompagnés d’images enivrantes, hypnotiques, les discours cosmétiques,
la rhétorique vieillotte, hanteront encore nos sommeils
jusqu’à cet ultime instant où les dieux ayant pris possession
de nos corps et esprit sèmeront
la parousie. Politique fiction ? Soit ! Mais sans le rêve la
vie est bouchée.
3-
Ce gouvernement composé au prorata de l’iniquité et des
menteries, ne saisit pas l’envergure du
désarroi et de la désespérance
du peuple togolais. Il ne comprendra
le gigantisme et l’urgence des
espérances titanesques des
Togolais, ni leur profonde aspiration
à une liberté totale.
L’effritement,
l’usure, la déliquescence du pouvoir, de l’autorité et de la notoriété
de la classe dirigeante et son impertinent désir
de se maintenir coûte que coûte au pouvoir obstruent
sa raison. D’ailleurs la
coterie d’intrigants de Lomé II, sous le chaperonnage d’Eyadema
a perdu la raison. Sinon, comment comprendre
que les talents manœuvriers d’un jeune sergent parvenu très tôt
à la politique; politique dont
il a mal assimilé l’abécédaire, le vocabulaire et la syntaxe,
maintiennent des intellectuels assujettis? On est en droit de dire qu’il
est entouré de diplômés et non d’intellectuels, incapables de
s’affranchir comme D. Péré ou
MAK.
A
l’évidence, ce sont ses diaboliques
qualités de cynique, d’hypocrite, de politique emprunté, de
corrupteur qui le rivent encore au trône avec l’idiote caution d’un sérail
d’abrutis.
4-
Si l’opposition persiste dans sa léthargie écœurante, si les réformateurs
du Rpt échouent à composer une symphonie togolaise en ré espoir et fa
liberté, le togolais se lèvera un matin avec un parlement et une
nouvelle constitution et les mêmes sinistres acteurs. Le vétérinaire
de PM est reconnu pour sa réflexion carrée. Je m’en fichiste et
têtu. Faisant fi des catastrophes futures. Par baguette magique
ou par césarienne, il organisera ces élections. En revanche si
les défections continuent, si demain Panou et Barqué s’en vont,
Eyadema se nommera Premier Ministre, son fils aîné Ernest à la Défense,
Rock à la sécurité et Kpatcha aux Finances. Même si c’est pour rire,
ça ne risque pas de ne pas arriver. Alors Togo debout luttons sans défaillance.
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