Le coup de gueule de Me
Abdoulaye Wade
Samuel Batchati
Le rideau est tombé à
Durban. L'UA est née. Mais ce qui aura véritablement marqué ce
sommet de Durban ce sont moins les décisions dites importantes qui
sont prises. Le sensationnel restera le coup de gueule du président
sénégalais contre les anti-Ravalomanana. Alors qu'il demandait une
ultime fois que le président malgache soit invité pour participer à la
cloture de ce sommet il s'est vu rabrouer par le président nigérian
Olussugun Obassanjo. Celui-ci ironoquement a fait remarquer à Wade qu'il
avait échoué à réconcilier les frères malgaches et qu'il n'était pas
question qu'un président qui n'est pas démocratiqument et proprement élu
prenne part au sommet de l'UA.
L'avocat a alors remarqué
amer que la majorité des chefs d'Etat présents à ce sommet était arrivé
au pouvoir par des coups d'Etat qu'ils avaient par la suite été légitmé
par des élections pipées. Il a ainsi cloué le clapet au dictateur
retappé et verni d'Abuja et à d'autres Eyadema, Bongo,
Biya, Mugabé et consort qui ont dû voir rouge. Mais Wade dot davantage
se renseigner sur les origines de la mort de Thomas Sankara en Octobre
1987 et se préparer en conséquence.
Alors que l'UA hérite
d'une prise de position incongrue à l'égard de Madagascar, les grands
bailleurs de fonds ouvrent leurs caisses après la casse de l'amiral
rouge Didier Ratsiraka. La Grande Bretagne, à la suite de la Chine, de la
France le pays qui secrète toutes les hontes africaines et les Etats Unis
d'Amérique viennent de reconnaître le régime de Marc Ravalomanana.
Au fait ce que craignent
les dictateurs africains, c'est que des opposants ne soient amenés à
suivre l'exemple de Marc Ravalomanana, exemple qui a déjà fait école en
Yougoslavie et en Côte d'Ivoire. Ils ne perdent rien pour attendre. De
toutes façon, la démocratie avance et la volonté populaire s'impose de
plus en plus. Rien à faire contre la marche de l'histoire.
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