Pas d' élections
transparentes, Pas de coopération avec l'UE.
Les manifestants togolais étaient au
rendez-vous
Mathias Akoulansa
Le général Eyadema a été reçu aujourd'hui par le Président de la
Commission Européenne, l'Italien Romano Prodi. La rencontre peut se
resumer dans la phrase suivante:
«Je voudrais bien
que la coopération avec le Togo soit reprise pour mettre fin à la
souffrance des Togolais, mais tant qu'il n' y aura pas d'élections
transparentes impliquant toutes les parties et sous la supervision
d'observateurs internationaux accrédités, l'Union Européenne ne
reprendra pas sa coopération avec le Togo.»
Après cette position assez
claire de l'Union Européenne qui ne semble pas céder à plusieurs
interprétation, il semble qu'on doive s'attendre à de nouveaux
développements dans l'interminable crise du Togo. Rappelons qu'après
avoir changé unilateralement le code électoral du Togo, le gouvernement
s'acheminait vers l'orgarnisation d'élections législatives fixées à
Aoùt prochain. L'opposition togolaise dans son ensemble conteste les
conditions d'organisation desdites élections sur la base du code
électoral revisé.
Aujourd'hui à Bruxelles,
la tension était très vive et le général Eyadema, sorti des bureaux de
Monsieur Prodi très faché, selon des source bien informées, ne passera
pas la nuit en Belgique comme prévu, mais rentrera à Paris pour la nuit.
La tension n'était pas seulement dûe à la reponse sans appel de M.
Prodi, mais aussi à la présence d'un nombre important de manifestants
Togolais venus protester devant le bureau du Président de la commission
Européenne contre toute reprise de la coopération dans les conditions
actuelles du Togo.
La manifestion anti-Eyadema,
annoncée depuis plusieurs jours, était organisée par le Mouvement
Patriotique du 5 Octobre (M05), La Diastode-Belgique, l'Association
Togolaise de Lutte Contre la Manipulation des Consiences (ATLMC) (Allemagne),
L'Exilé (Belgique), l'Association Togo Libre, le Groupe En Avant (France) et la Communauté
Togolaise d'Allemagne.
Les manifetants aujourd'hui
sur l'avenue d'Auderghem étaient environ 250 à 300 Togolais, appuyés
par une cinquantaine de sympathisants de la cause togolaise. "Il
s'agit de Belges et autres sensibilisés à la cause togolaise" nous
a confié un manifestant. Les manifestants togolais venus de Belgique,
d'Allemagne, de France chantaient en brandissant des pancartes sur
lesquelles on pouvait lire "Eyadema Assassin, Chirac complice";
"Eyadema, Bruxelles n'est pas Paris"; "A bas la Dictature"
etc...
A l'opposé des
manifestation anti-Eyadema, on a appris la présence en Belgique de
manifestants pro-Eyadema venus de Paris à bord de deux bus. Mais eux
n'ont été autorisés à manisfester. De sources bien informée, les
autorités policières de Belgique auraient constaté que ces autres
manifestants ne pouvaient pour la plupart produire de papiers d'identité
prouvant qu'il sont de nationalité togolaise ou qu'ils residaient en
Belgique. Ces mêmes source révèlent que les contre- manifestants
etaient pour la plupart des Rwandais proches de l'ancien Président
Habiyarimana et des Zairois résidents en France "payés par le
camp à Eyadema pour semer des troubles comme ils le font au Togo."
Après avoir reçu le
Président de la republique togolaise, Monsiur Romano Prodi a reçu les
representants des orginisations ayant organisé la protestation, en
l'occurence Eloi Koussawo du M05, l'ancien Ministre de l'interieur du
Togo, Monsieur Massémé de la Communauté Togolaise d'Allemagne, Monsieur
Ayéva Sésérékua de l'ATLMC, LODONOU de Togo Libre, des
representants de l'Exilé et du Groupe En Avant.
Avant de les recevoir,
M. Romano Prodi s'est adressé à foule des manifestants sur un mégaphone
pour leur livrer sans équivoque la position de l'Union Européenne sur la
crise politique togolaise. C'est satisfaits de la réussite de la
manifestions que les Togolais ont quitté l'Avenue d'Auderghem vers 18h,
heure locale.
Bruxelles, 24 juin 2002
Par Akoulansa
Mathias
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Mise
au point et contribution
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